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Zábrana & Panero, poésie des irréconciliés

Le dernier homme / Le mur des souvenirs

À propos du projet

Deux livres, deux poètes, deux irréconciliables au programme du printemps de fissile

Les deux chantiers principaux, aujourd'hui, des éditions fissile, sont d'une part la publication de l'œuvre poétique colossale du poète espagnol Leopoldo María PANERO (1948-2014), dont nous avons déjà publié sept volumes, et d'autre part, la poursuite de la collection háček, dédiée à la littérature et à la poésie tchèques modernes, dont Jan ZÁBRANA (1931-1984) fut une des figures les plus singulières.

Deux nouveaux livres sont prévus pour mars 2020, qui creuseront un peu plus ces deux trous-là.

Nous vous appelons vivement à soutenir ce projet ! en souscrivant dès maintenant.

Quelle ne sera pas votre joie lorsque vous recevrez, au premier jour du printemps, dans votre boîte aux lettres, les deux beaux & faramineux livres que voici :

 

JAN ZÁBRANA / LE MUR DES SOUVENIRS

Traduit du tchèque par Petr Zavadil & Cédric Demangeot

Ce livre est écrit entre 1969 et 1971, juste après les amères désillusions du printemps de Prague, alors que Jan Zábrana, poète essentiel de sa génération, voit ses amis un à un se résigner, s'exiler ou mourir, se voit lui-même interdit de publication, et entre dans une période de désarroi profond, d'inquiétude, de résistance silencieuse et de rupture aggravée avec un monde qui décidément, semble-t-il, n'est pas la vie – quand au contraire il ne devrait être rien d'autre qu'elle. Le mur des souvenirs, un des poèmes les plus hirsutes et inspirés de son auteur, est l'expression de ce tourment moral et de ce désir de secousse vitale, très inextricablement entretissés.

Trois fois par désespoir j’ai tiré dans l’aube silencieuse et froide –
dans le mur aveugle et ocre de la maison d’en face, entassement de dormeurs !
Beretta 6.36 ! – Un voïvode de Valachie !
Tu ne termineras pas d’écrire ton vers sur le mur avec un revolver.
Ni dans ta jeunesse, ni dans le désespoir.
Toujours sur le mur – près du mur – dans le mur !
Et tu ne fais que claquer des dents, sous une couverture grossière,
dans une peau de sueur refroidie.
Le cliquètement de la guitare des dents, sous la couverture qui grattait.
Non pas la vie, mais la mort glapissait sur la langue, tout doucement.
Et ils vont (ils peuvent !) faire comme si la mort leur était égale.
Trembles-tu toujours comme une folle ? Même à Berne ?
L’hystérie – la pire au crépuscule, en été, près de la rivière.
Une paire de gifles par amour.
Les chants des vagues d’applaudissements l’endormaient.
La gangrène du succès – la seule gale à m’avoir évité.
Mais toi ! avec cette vieille
et si familière tendresse.
(...) Et le livre des jobs. Plein de souffrance.
Le livre des jobs.

Format 14 x 21 cm, 120 pages.   Prix public : 18 €

 

LEOPOLDO MARÍA PANERO / LE DERNIER HOMME (poésie 1980-1986)

Traduit de l'espagnol par Rafael Garido, Victor Martinez & Cédric Demangeot

Ce volume est le huitième de Leopoldo María Panero publié chez fissile, ce qui nous dispense peut-être d'en présenter l'auteur. On y trouvera rassemblés, en version intégrale, les sept livres et plaquettes parus entre 1980 et 1986 (Last river together, Celui qui ne voit pas, Trois histoires de la vie réelle, Dioscures, Le dernier homme, Sept poèmes, Derniers poèmes), soit toute la poésie des années qui précèdent l'internement permanent du poète à l'hôpital psychiatrique de Mondragón, dans le pays basque espagnol.

Je me tâte, nerveux, les yeux et les pieds, et le gros orteil
de la main je l’enfonce dans l’œil, et je suis sale
et ma vie pue.
Et je rêve que j’ai vécu et que j’ai un nom quelconque
et que ce conte est réel, cet absurde
que mes yeux trahissent,
ce délire à Veracruz, et que ce pays est
réel, ce lieu qui ressemble à l’enfer
qu’on appelle l’Espagne, j’ai entendu les morts dire
que l’enfer est beaucoup mieux
et plus ressemblant.
Je me dis (...) que se saouler c’est ne pas être saoul
toute la vie, c’est être
saoul de vie, non pas de mort,
c’est un sang différent de cet autre
épais qui s’infiltre à travers les plafonds et les murs
et les trous de la vie.

L'essentiel de ce livre est traduit par Rafael Garido, seules les trois sections les plus brèves sont traduites par Victor Martinez et Cédric Demangeot.

Format 14 x 21 cm, 208 pages.   Prix public : 21 €

 

                                                    

J. Z.                                                                                                    L. M. P.

À quoi va servir le financement ?

La somme récoltée sera entièrement affectée à la réalisation des deux livres. Le coût total prévu est d'environ 5500 €. Cette somme comprend l'impression en Offset sur un papier élégant et pérenne (Munken pure), le façonnage en cahiers cousus, la mise en page et les droits d'auteur.

Imprimeur : In Octo / Gérard Bourdarias (34).

Façonneur : Façonnage 113 (30)

Au cas très improbable où cette somme totale de 5500 € serait dépassée, eh bien... ne vous inquiétez pas, nous vous concocterons d'autres livres avec l'excédent !

À propos du porteur de projet

L'association FISSILE publie depuis 2001 des poètes contemporains, non pas "du monde entier", mais du monde en morceaux. Plus ou moins 130 titres parus et envoyés un peu partout faire leur travail enfantin d'inquiètement. Certes, la barque a failli couler cent fois. Mais un copain nous en a redessiné une.

Rafael GARIDO est poète et traducteur. Il anime à Marseille la librairie et les éditions Zoème. Outre ses versions de L. M. Panero chez fissile et chez d'autres éditeurs, il est aussi l'auteur d'une excellente traduction du poète mexicain Mario Santiago Papasquiaro, Jardin fracturé, à paraître aux éditions Zoème.

Victor MARTINEZ est poète et traducteur. Il a publié deux livres à nos éditions : Coupe franche et Carnets du muet. Il est depuis le premier jour au cœur du chantier de traduction de la poésie de Panero chez fissile. Il dirige par ailleurs la revue Conséquence, en collaboration avec Paul Laborde.

Petr ZAVADIL est reconnu en République Tchèque comme un traducteur de premier plan de la poésie française et de la poésie espagnole en langue tchèque. Depuis quelques années, il traduit aussi dans l'autre sens, du tchèque vers le français, en étroite collaboration avec...

Cédric DEMANGEOT, poète, traducteur... & votre serviteur.

 

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