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Les Chebabs de Yarmouk

Un film documentaire de A.S.S

À propos du projet

Ala’a, Hassan, Samer, Tasneem et Waed, d’une moyenne d’âge de 24 ans, sont nés et ont grandi au Mukhayyam Yarmouk, situé en banlieue de Damas en Syrie.

Le mukhayyam, c’est leur Palestine, ce territoire qu’ils ne connaissent pas. Et dans cette Palestine d’outre-terre, ils sont les Chebabs - la troisième génération de réfugiés.

Ils ont 20 ans quand je les filme pour la première fois au centre de jeunes où ils développent ensemble leur fibre artistique. Ils mènent alors une vie rythmée par leur passion artistique, leur engagement politique, la bande de potes et la tradition familiale. Quatre ans plus tard, le groupe d’amis se divise. Pour beaucoup, le militantisme est déjà loin. Seule reste l’envie de théâtre et de cinéma.

L’exil paraît être pour d'autres la seule issue possible pour envisager un avenir.

En attendant, tous se retrouvent dans une énergie collective où l’entraide et la solidarité, mais aussi la clandestinité, sont les mots d’ordre.

À un âge où ils ont encore tout à construire, le film suit le parcours des Chebabs face aux réalités qu’impliquent le statut de réfugié et le fait de vivre en Syrie.

 

A quoi va servir le financement ?

Nous sommes à l'étape du montage des Chebabs de Yarmouk. Jusque là, nous avons réussi à réunir des financements qui nous ont permis d'assurer le tournage et la post-production du film mais l'économie du film reste fragile.

L'argent récolté grâce à Ulule permettra de financer l'ambiance musicale qui accompagnera le film.

Pour l'instant, la voix de la chanteuse libanaise Fayrouz permet une belle envolée lyrique. Mais il reste encore à paufiner certaines séquences. Le travail d'un compositeur alliant musique traditionnelle orientale et hip-hop/slam en arabe est envisagé.

À propos du porteur de projet

De janvier à juin 2006, j’ai séjourné en Syrie pour effectuer une recherche en anthropologie sur la jeunesse palestinienne réfugiée. J’ai passé du temps dans un centre de jeunes, à vivre le quotidien de Ala’a, Hassan, Samer, Tasneem et Waed. J’avais alors 24 ans et eux 20.

Ce qui nous rapprochait, c’était notre passion commune pour le cinéma.

Ce qu’ils me racontaient faisait écho à ce que moi-même j’étais en train de vivre. Notre différence d’âge étant minime, j’y voyais la mise en abîme de mes propres questionnements et de mes propres aspirations.

Les années suivantes, alors qu’internet était très peu developpé en Syrie, j’ai eu avec eux des échanges épistolaires suivis. Spécialement avec l’un d’entre eux, Bilal, qui partait se marier à Bruxelles.

Je lui rendis visite dans cette ville en mars 2008. Il me confia alors qu’il avait rompu le lien avec les Chebabs restés sur place, et qu’il n’était pas passé les voir lors de son dernier séjour à Yarmouk. En revanche, les nouvelles les concernant étaient encourageantes : chacun semblait vouloir perséver dans son apprentissage personnel.

Est-ce que Bilal se sentait coupable d’avoir trahi ses amis en quittant le camp ?

J’ai vaguement fait allusion à un projet de film avec lui et le reste des Chebabs. Touché par la proposition, Bilal a néanmoins refusé. La répression du régime syrien le figeait dans ses aspirations.
J'ai été frappé de constater combien cette paranoïa, issue d'une culture de la peur, continuait d'influencer les comportements - même pour ceux qui vivent à l’extérieur.

Sensible à la cause de ces jeunes, j'ai pourtant décidé de poursuivre mon projet, et d’en faire un film.
J’ai pris un avion pour la Syrie, le bus jusqu'au camp, et j’ai retrouvé les Chebabs.

Retrouvez moi sur le site d'Adalios

 

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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