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WHAT THE FOOT ?!

Le projet photo qui bouscule les idées reçues

À propos du projet

"Que les jeunes filles fassent du sport entre elles, dans un terrain rigoureusement clos, inaccessible au public : oui d'accord. Mais qu'elles se donnent en spectacle, à certains jours de fêtes, où sera convié le public, qu'elles osent même courir après un ballon dans une prairie qui n'est pas entourée de murs épais, voilà qui est intolérable !" 

(Henri Desgrange) 

Le fondateur du Tour de France se retournerait dans sa tombe s’il apprenait que la pratique féminine du football en public est à présent autorisée. Pire ! Une Coupe du monde se prépare dans son pays, en 2019 ...

A L'ORIGINE DU PROJET

Virginie Nguyen Hoang, photojournaliste, membre du Collectif Huma, est aussi footballeuse. 

A force de l'entendre parler des exploits de son équipe avec passion, on est allés la voir jouer. On a vibré et on s'est demandé pourquoi on avait attendu si longtemps pour assister à une rencontre féminine. 

De là est née l'envie d'arpenter les terrains, avec nos appareils photos et nos calepins, à la rencontre de footballeuses du monde entier. Pour apprendre, pour raconter et, surtout, pour que les nouvelles générations grandissent avec des images de sportives libres et inspirantes !

LA PLANÈTE FOOT AU FÉMININ 

Elles sont des millions à jouer au foot à travers le monde. Pourtant, de Bruxelles à Téhéran, de Buenos Aires à Amman, en passant par Paris et Abidjan, les femmes sont peu visibles au sein du sport le plus populaire de la planète. Leurs compétences y sont rarement reconnues. L’étude historique du football féminin a déjà cerné cette récurence : le football est un lieu de différences et d’inégalités entre les sexes. Toutefois, les clubs féminins sont aussi des lieux d’empowerment privilégiés.

Qu'elles soient amateures ou professionnelles, nous chercherons à comprendre ce qui anime ces filles et ces femmes et de quelle façon le football les a construites. En quoi le football est-il devenu pour elles un vecteur d'émancipation et un outil pour plus d'égalité ? Qu'ont-elles envie de partager au sujet de leur passion pour le ballon rond ?

Les reportages du Collectif HUMA vous emmèneront sur plusieurs continents, à la rencontre de joueuses, coaches, arbitres, supportrices qui font bouger les lignes et prennent la société à contre-pied ; ils vous emmèneront à la découverte d'initiatives encore trop peu visibles aujourd'hui. 

A travers le football, nous entrevoyons une porte exceptionnelle d'explorer certaines questions de société concernant les filles et les femmes.

Voici un aperçu des histoires que nous souhaitons vous raconter (*) ...

En Allemagne, le paysage a de quoi surprendre: une sélection nationale féminine parmi les meilleures du monde, des stades pleins de vie lors des matchs de Frauen-Bundeliga, une femme qui arbitre des matchs d’hommes, une commentatrice de la télévision en direct au Mondial 2018. Les Allemandes ont réussi à se faire une place dans le monde du foot. Elles se sont battues - et certaines se battent toujours - contre des vents contraires pour arriver là où elles sont. L’ancienne joueuse Petra Landers, l’arbitre Bibiana Steinhaus et la journaliste Claudia Neumann sont bien placées pour en parler. Ce sont ces femmes pionnières dont nous vous proposons de raconter l’histoire.

En Argentine, l'association "Futbol militante" permet à des jeunes femmes, issues de tous milieux, de se réapproprier l’espace public, principalement dévolu aux hommes, en jouant au football. Leurs entraînements, tous les mardis soirs, sont un moyen de se rassembler pour défendre leur place dans la société. Josefina est l'une de ces femmes. “Je continue de jouer parce que sans le football, je ne serais plus moi-même”, nous a expliqué la native de Buenos Aires. "Le sport est un vecteur d'égalité entre hommes et femmes. Il fait de l’empowerment des filles une réalité. Elles se rendent compte alors qu’elles peuvent participer à n’importe quelle autre sphère de la vie publique”, soutient la jeune femme. Ou quand le sport devient un levier social et économique ; un moyen de faire entendre des revendications politiques ; qu’il favorise la pleine inclusion des filles et des femmes dans leur société. En les rendant audibles et visibles.

En Belgique, l'avenir du football ne se pense pas sans les femmes et les jeunes sont de plus en plus nombreuses à rêver de porter un jour les couleurs de l'équipe nationale. La popularité du football auprès des filles se matérialise d'ailleurs dans les chiffres : 300 filles sont inscrites à l'Académie de Molenbeek, des sections féminines s'ouvrent à tour de bras. En trois ans, la ligue amateure de la BBFL est passée de 6 à 40 équipes, faisant état d'un manque criant d'infrastructures disponibles pour les accueillir. Le RRCB Boisfort a quant à lui ouvert une masterclass spécialement destinée aux joueurs/euses qui veulent débuter dans un club tout en bénéficiant d'un accompagnement pour allier leur passion du sport et leur scolarité. 
A côté du football-loisir, comment les joueuses des "Red Flames" voient-elles le football féminin évoluer ? Comment gèrent-elles leur statut, les exigences du sport de haut niveau et la presque impossibilité d'en vivre ? Que pensent les joueuses de leur situation et de la façon dont elles sont considérées ou dont elles ont pu progresser ? Ont-elles été soutenues et/ou freinées dans leurs choix ? Comment faire évoluer l’égalité dans le football ? Nous poserons ces mêmes questions aux membres des “Red Cougs”, une équipe bruxelloise unie dans sa diversité (de langues, de cultures, de milieux sociaux). Des femmes cherchant, par la pratique du football, davantage d'égalité; d'autres qui, loin de quelconque revendication, jouent par passion et amour du ballon.
Enfin, nous suivons depuis cet été Tinne, joueuse de l'équipe du championnat « G-Voetbal » (pour personnes handicapées) du FC Gulleghem. Cette équipe est la seule qui soit entièrement féminine. Lors de leurs matchs de championnat, elles affrontent donc des équipes masculines ou mixtes, avec plus ou moins de succès. Mais toujours la volonté de se dépasser.

Au Bénin, l'ONG Plan International soutient l'éducation et le leadership des jeunes filles par le biais du football, dans une région marquée par le manque d'opportunités économiques et un haut taux de mariages ou grossesses précoces. Dans la région de l’Atacora, où le taux de mariages d’enfants est encore plus élevé que la moyenne du pays, le projet "Impact'elles : renforcer le leadership des filles dans l’Atacora" est suivi par les élèves du Collège d’Enseignement Général de Gouandé. Nous y suivrons notamment Yvette Saba Sambieni. Orpheline, cette jeune fille de 16 ans fait partie de l’équipe de football des "Gazelles de Gouandé".

En Chine, la pratique du football bénéficie de l’engouement du président de la République Populaire. Xi Jinping l’a en effet inscrit dans l’ambition de son "Rêve chinois". Le football est désormais pratiqué à l’école et des académies forment de jeunes joueurs et joueuses. Une Women's Super League a par ailleurs été créée en 2015. Les clubs chinois attirent les stars du ballon rond et offrent de belles perspectives aux jeunes filles. Dans le district de Putuo, la Meilong Middle School leur permet de poursuivre leur éducation et le foot de haut niveau. Nous partirons à la rencontre de Quian Hui, ancienne joueuse et coach depuis plus de 24 ans à Putuo. Jusqu'ici, la sélection nationale masculine peine à se hisser dans la hiérarchie mondiale. En devenant la première nation à se sélectionner pour la Coupe du monde 2019, la Chine montrera peut-être, grâce à ses femmes, le chemin vers les sommets.

En Côte d'Ivoire (reportage déjà réalisé), 30 jeunes filles s'entraînent sur le terrain du centre sportif Olympafrica de Soubré photographié par Olivier Papegnies. Aurélia, 21 ans, se consacre au foot depuis 2008 : "Je voudrais en faire mon métier mais je n'ai jamais fait de vrai match, il n'y a pas de championnat pour les filles". 

En France, l'association "les dégommeuses" réunit chaque semaine 40 joueur/euses au stade Louis Lumière, à Paris. Objectif numéro 1 : que chacun.e se sente la/le bienvenu.e et puisse évoluer dans l'équipe, peu importe son âge, son niveau, son genre, son origine ou statut social. Particulièrement actives dans la lutte contre le sexisme, les LGBT phobies et les discriminations dans le sport, les dégommeuses contribuent à modifier le paysage sportif. Dans une étude récente, elles soulignent l'inégalité de traitement médiatique des femmes dans le monde du football. Un aspect qui pourrait bien évoluer à l'occasion du mondial 2019 car pour la FiFA, "c'est le moment de briller" !

En Iran, depuis la Révolution islamique de 1979, les femmes sont interdites d’entrée dans les stades de football. Pour néanmoins vivre cette ferveur populaire, certaines se travestissent en homme : vêtements amples, fausse barbe, elles se mêlent à une foule exclusivement masculine. Avec plus ou moins de réussite. Zahra khoshnavaz est l’une d’elles. Nous rencontrerons cette joueuse de Téhéran qui se bat désormais pour que cela change.
A travers l’histoire de Nilofar Ardalan, ancienne capitaine de l’équipe nationale de futsal, nous raconterons les barrières que rencontrent les joueuses. Sa reconversion dans le coaching l’a amenée à ouvrir une académie pour filles, à Téhéran. Nous suivrons aussi cette jeune génération et vous proposerons de partir à la rencontre de ces femmes qui tentent de faire bouger les lignes.

En Jordanie, rares sont les filles qui exécutent leurs premiers dribbles dans les rues. Dans les zones rurales, les opportunités pour elles de faire du sport ne dépassent pas l’enceinte de l'école. «Je jouais avec mes cousins mais à l’adolescence, il a fallu affronter la désapprobation de la communauté » , commente Haneen. Coordinatrice du projet “Madrassati” (“mon école”), présent dans une douzaine d’établissements scolaires, cette jeune femme de 23 ans y promeut le changement social par la pratique du football. Elle le fait avec la conviction que «  le sport est la clé de l’émancipation des filles et peut changer le monde ». 
Il a changé le sien, celui de Yasmeen, Shahenad (capitaine de l’équipe nationale) et de tant d'autres femmes musulmanes à qui les instances internationales de football ont, un temps, interdit de jouer avec leur voile. C’était sans compter l'intervention du prince Ali pour leur permettre de poursuivre leur passion en même temps que leur inclusion dans la société. Le programme qu’il a initié bénéficie aujourd’hui à des centaines d’enfants (et de filles) dans plusieurs villes du pays… jusqu’au camp de réfugiés syriens de Zaatari ou le football permet aux fillettes d’échapper à la réalité de l’exile le temps d'un entrainement autant qu’il combat le mariage précoce.
Nous avons rencontré cette génération de pionnières qui luttent tous les jours pour faire tomber les barrières morales et dissoudre les inégalités de genre.

Au MexiqueMarisa Gonzales a enfilé des crampons dès sa naissance malgré la nature machiste de la planète foot. Son père était coach et joueur. Il l’a initiée au football, qu’elle a pratiqué au Mexique puis aux Etats Unis. Blessée, elle deviendra entraîneuse. “Être une femme dans ce monde pousse à travailler encore plus, à repousser ses limites et à prouver ce dont on est capable”, indique-t-elle. Monica Gonzales voit, elle aussi, ses compétences constamment questionnées. Ancienne capitaine de l’équipe nationale mexicaine, consultante pour la chaîne ESPN, commentatrice et analyste pour FOX Deportes, membre du syndicat des joueuses professionnelles FIFPro... Son CV devrait suffire. et pourtant ! Elle fait quotidiennement face à la discrimination liée à sa condition de femme. Avec la “Gonzo Academy” qu’elle a fondée, elle se bat pour que les filles aient accès au sport et, grâce à lui, à une éducation de qualité. “Cela change non seulement leur vie mais aussi leur famille, leurs amis et leur communauté toute entière”, remarque Monica.

(*) Sous réserve de l'obtention de visas et du contexte politique des pays prévus (d'autres pays sont envisagés pour palier à d'éventuelles difficultés de cet ordre).  

Chaque histoire, aussi singulière soit-elle, dresse le panorama d’un système économique et social qui discrimine - autant qu'il nourrit - le genre féminin. Chaque histoire est aussi celle d'une passion pour le ballon rond.

A quoi va servir le financement ?

Grâce à votre soutien, nous pourrons faire vivre les histoires de ces femmes de foot dans la presse et dans une exposition populaire et accessible à toutes et tous (dans des clubs sportifs, dans des festivals, à l'occasion d'événemens culturels, ...). Nous rêvons également d'en faire un livre fort, mêlant le récit et l'image. 

Notre projet a déjà commencé, sur fonds propres, en Belgique en Côte d'Ivoire et en Jordanie. Nous pouvons également compter sur le soutien financier du Fonds pour le Journalisme, de LLB et de Plan International Belgique, pour couvrir les reportages au Bénin, en Argentine et en Iran. Merci à eux !! 

Le projet est construit pour pouvoir être limité ou étendu en fonction de la somme que nous récolterons. Le principe est simple : plus le montant sera élevé, plus d'histoires nous pourrons raconter !  Des femmes, sur tous les continents, sont d'ores et déjà prêtes à nous rencontrer et à partager leur parcours, leur enthousiasme et leurs combats !

En fonction de la somme récoltée, nous pourrons couvrir :

- entre 5 et 10 reportages internationaux (transports, visas, hébergements, frais de traduction, rémunérations liées au travail de recherche, de reportage et de post-production). (coût estimé : 25.000 euros minimum pour atteindre les 10 pays). 

- une partie de la production de l'exposition (tirages, panneaux textes, supports d'accrochage, coûts logistiques de transport et de location de salles) (coût total estimé : 30.000 euros)

Parmi nos sources de financement, nous avons choisi de faire appel au crowdfunding pour que tout un chacun puisse contribuer à ce projet, populaire et fédérateur. C'est aussi une façon de vous rencontrer, de mettre l'humain au coeur de notre démarche. 

FAITES VIVRE CE PROJET AVEC NOUS 

Vous êtes intéressé(e) par le projet "What the Foot ?!" et pensez pouvoir nous appuyer autrement que par un don financier ?

Nous sommes à la recherche de soutiens et d'énergies dans de nombreux domaines (logistique des reportages, préparation de l'exposition, communication et valorisation du projet, ... ). Vous connaissez quelqu'un susceptible de nous appuyer ou vous êtes vous-mêmes intéressé(e) de devenir partenaire ? Contactez-nous

Vous pouvez aussi relayer ce crowdfunding auprès de votre entourage. Mille mercis pour votre soutien !! 

À propos du porteur de projet

L'équipe de ce projet, rassemblée par le Collectif Huma, est composée de quatre photographes et quatre rédactrices

Nos précédents projets collectifs sont à découvrir sur notre site

L'un de nos projets les plus récents est l'exposition photographique itinérante d’Amnesty International, #JeSuisHumain. Celle-ci met en lumière la faculté de résilience de jeunes réfugiés en Belgique et à l’étranger.

Contacts :

www.collectifhuma.com

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