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Wakhan afghan, une Terre d’espoir

Un film qui va vous faire oublier un temps la guerre et les talibans en Afghanistan

À propos du projet

A QUOI PENSEZ-VOUS QUAND VOUS ENTENDEZ "AFGHANISTAN"?

 

Paysages à couper le souffle, religion modérée, faune emblématique, hospitalité inégalable? 

Pas vraiment, n'est-ce-pas...? 

 

Au cours des dernières décennies, des images stéréotypées sur l’Afghanistan se sont ancrées dans nos sociétés. Cependant, une région du pays a toujours été épargnée par la guerre et représente les pensées mentionnées ci-dessus. C'est le Wakhan, qu' Émilie a découvert en 2018 et qui ne l'a jamais quittée.

Hommes Wakhis dans leurs montagnes (Crédit photo : E. BANCEL)

POURQUOI CE FILM? 

Nous sommes trois femmes avec un but commun: montrer un autre regard sur l'Afghanistan, un regard loin des préjugés, un regard bienveillant par rapport à cette culture préservée, un regard d’admiration sur son fonctionnement connecté à la nature.

Trois thèmes seront mis en valeur pour illustrer le lien des Wakhis avec la nature et l’importance de vivre en communauté:

  • Loin de tout, la vie des Wakhis en montagne
  • L'essor des femmes Wakhis, un vent de liberté 
  • La cohabitation entre les Wakhis et la faune sauvage

 

TOURNAGE DU 9 JUIN AU 13 JUILLET 2019

 

L'EQUIPE 

 

Émilie Bancel est basée à Paris et est ingénieure en environnement, spécialisée dans le traitement de l’eau, notamment au Moyen-Orient. Investie dans l’humanitaire, elle se déplace parfois dans des pays en guerre et découvre que la réalité est souvent bien loin de ce qu’elle entend dans les médias. Elle aime les treks en montagne, le partage, et l’Iran où elle a pu apprendre le Persan. Aujourd’hui, Émilie change de cap et se réoriente dans le droit des réfugiés et des étrangers en France. Elle apprend le Dari qu’elle pratique avec les Afghans lorsqu’elle les accompagne dans leurs démarches de demande d’asile. Son rêve est qu’il n’y ait plus de frontières invisibles et que chaque être humain puisse se sentir libre d’être, peu importe où il se trouve. Elle aime reprendre l’expression du poète irlandais William Butler Yeats : «  Il n’y a pas d’étrangers ici, seulement des amis que vous n’avez pas encore rencontrés ».

 

Cécile Sarabian est docteure en Écologie cognitive et travaille sur les origines du dégoût chez les primates à l'université de Kyoto. Passionnée de voyages, de rencontres, de nature, et d’animaux incluant parasites et primates en tout genre, elle s'investit dans plusieurs activités de sensibilisation à la conservation à travers l’organisation de rencontres  entre chercheurs et membres du public, la production de podcasts et la coordination d'un programme éducatif, humanitaire et environnemental en Iran. Bien consciente des challenges auxquels font face les projets de conservation sur le terrain, elle désire désormais pouvoir concilier ses recherches sur le dégoût à des applications de stratégies pour renforcer les bonnes pratiques d’écotourisme et atténuer les conflits homme-animaux en Asie et en Afrique. Dans le Wakhan, Cécile explorerera le lien entre ses habitants et la faune sauvage.

 

 

Claire Gayraud travaille depuis plus d'une décennie dans le traitement des déchets et les études d’impact sur le milieu naturel en France et en Afrique. Dans le cadre de son travail ou pour des projets humanitaires, elle s'est déjà rendue dans des zones de guerre comme à Goma en République Démocratique du Congo ou d’urgence comme au Népal, au moment du séisme. Forte de ces expériences, Claire a co-fondé "Regards Croisés", une association bordelaise qui offre un autre regard sur le monde en créant du lien entre les Hommes, entre eux, et avec la Nature. Et ça tombe bien puisqu'à travers ce documentaire, elle compte offrir un certain regard sur la culture modérée et l'essor des femmes. 

 

 

L'ORIGINE DU PROJET 

Émilie visionne un court métrage où quatre Afghans tentent l’ascension de la plus haute montagne d’Afghanistan, le Noshaq (7492 m). Pour la toute première fois, deux Afghans atteindront le sommet en 2009 et révéleront un message de paix au niveau international. Émue par cette histoire, elle décide de partir à la rencontre de cette lointaine contrée. 

Dès le passage de frontière, le dépaysement est total. Arrivée à Ishkashim, les Afghans montrent une hospitalité inégalable. Il fait presque 40°C et ils lui proposent d’enlever son voile pour avoir moins chaud : « Ici, tu n’es pas obligée de porter le voile, il n’y a pas de talibans, on est libre ». Elle repense alors à la plupart des médias ne montrant que guerre, instabilité et femmes sous tchadris (le tchador bleu) ; alors qu’elle est en train de vivre une toute autre histoire dans un autre Afghanistan.

Pendant trois semaines, elle va partager avec les Wakhis une expérience interculturelle inoubliable sur une terre libre où les habitants ne connaissent pas ou peu la notion de guerre.

Elle va vivre à leurs côtés dans la vallée de Langar (Hindu Kush) à 2650 mètres d’altitude pendant plusieurs semaines. La vie y est rude mais authentique, pure. Avec Saeid, un habitant connaissant par cœur les montagnes alentours, ils vont aller jusqu’à la montagne Languta-e-barfi (6827 m). A 4100 mètres d’altitude, les deux compères remarquent les traces d’un camp de base qui aurait été utilisé pour la dernière fois par des alpinistes polonais en 1973. Ce moment est incroyable et unique. De retour au village, les femmes et les jeunes filles lui montrent un accueil chaleureux en lui ouvrant leurs cœurs et en partageant leurs vies de famille.

Après trois semaines loin de tout soubresaut, dire au revoir est difficile. Sur le chemin du retour, Émilie n’a qu’une hâte, raconter son histoire et montrer un autre visage de l’Afghanistan, le vrai.

Rencontre d’Émilie avec Malang, 1er Afghan à atteindre le sommet du Noshaq en 2009 

 

L’idée d’y retourner émerge et réaliser un documentaire n’est pas impossible. Elle en parle à Claire, une amie de longue date rencontrée à Madagascar lors d’une mission humanitaire en 2008. Claire est emballée par l’aventure et propose à Émilie de contacter une amie à elle, Cécile, rencontrée en Indonésie en 2014. Cécile fait part à Claire de son envie d’aller en Afghanistan notamment pour y découvrir les projets de conservation sur le terrain, visant à protéger les dernières espèces emblématiques de la région comme le léopard des neiges. Ce projet commun devient alors une évidence.

 

PRÉSENTATION DU WAKHAN ET SES HABITANTS 

Le Wakhan est une zone du Nord-Est de l’Afghanistan, longue de 350 km, avec le Tadjikistan au Nord, le Pakistan au Sud et la Chine à l’Est. Elle fût créée au XIXe siècle, au temps de la grande rivalité coloniale entre la Russie et le Royaume-Uni, pour servir de zone tampon entre ces deux puissances.

Dans l’encadré rouge, le Wakhan (Crédit image : Google Maps)

Le Wakhan est une région montagneuse située sur un plateau entre 2600 et 5000 mètres d’altitude, où l’Hindu Kush et le Pamir se sont face. La plupart des villages sont en bas des vallées mais certains habitants vivent en nomades et se déplacent de flanc en flanc de montagne en fonction des saisons et du climat. Les Wakhis (~12000) cohabitent avec les Kirghizes (<1500) vivant plutôt à l’extrémité Nord-Est du corridor.

Cette région a toujours été épargnée par la guerre. En 2015, les talibans tentèrent une approche à Ishkashim (à la frontière avec le Tajikistan). En vain. Jamais les talibans ne prendront le contrôle du pays et les Wakhis se revendiquent pacifistes. Ils vivent ainsi en paix, malgré la misère. Son accès très difficile a préservé le Wakhan de près de quarante ans de conflit et l’absence de pouvoir a empêcher de voler sa liberté.

L’histoire du Wakhan en fait donc un endroit mystérieux. Son nom évoque quelque chose de magique, comme un rêve inaccessible. Lorsque le voyageur arrive à passer entre les mailles de l’actualité et décide de se confronter à la réalité, il réalise alors un rêve éveillé en ayant la conviction d'avoir trouvé un trésor en Afghanistan.

Cécile, Claire et Émilie traverseront le corridor du Wakhan sur environ 250 km pour rencontrer ses habitants avec l’aide d’un Wakhi et d’un yak jusqu’à atteindre le lac de Chaqmaqtin.

En rouge, l’itinéraire prévu jusqu’au lac Chaqmaqtin (Crédit image : Google Maps)

 

1. LOIN DE TOUT, LA VIE DES WAKHIS EN MONTAGNE 

Les habitants du Wakhan ont une capacité hors du commun à observer et écouter la Nature. Ils vivent en harmonie avec le cycle des saisons. C’est une condition fondamentale pour pérenniser leur agriculture et leur mode de vie. Grâce à leurs techniques anciennes, transmises de génération en génération, leurs cultures et leurs troupeaux permettent l’autosuffisance presque toute l’année. En revanche, l’hiver est rude. Les Wakhis se retrouvent parfois isolés pendant des semaines. Il faut alors anticiper et s’organiser pendant la période printanière et estivale pour faire des provisions. Au début du printemps, ils recommencent à travailler leur terre. Les hommes, les femmes et les enfants se répartissent les tâches au nom de la communauté. Chacun a son rôle.

Femme Wakhi retroussant son voile en bandeau avant de travailler dans les champs de blé (Crédit photo : E. BANCEL)

Ils cultivent différentes herbes qu’ils appellent « sabzi ». Ils ne conçoivent pas un repas sans ce mélange d'herbes, d'oignons, d’estragon, de menthe et de radis servis à chaque repas. Ils mangent ces herbes telles quelles, pour se rafraîchir la bouche ou relever leur riz. 

À Gauche : partage d'un repas avec riz, pain, et sabzi ; à droite : potager à sabzi et haricots (Crédit photos : E. BANCEL)

Quand arrive l’été, il est temps pour les Wakhis de prendre soin de leurs vaches qui ont perdu beaucoup de poids pendant l’hiver. Les hommes montent légèrement en altitude pour retrouver les pâturages. Tandis que certains animaux sont utilisés pour la viande en automne et en hiver, l'été, les Wakhis ne s’alimentent que de pain, riz et sabzi.

À gauche : Wakhi bienveillant avec sa vache ; au milieu : jeune fille tirant le lait de sa vache amaigrie par l’hiver ; à droite : jeunes filles Wakhis emmenant leurs vaches dans un pâturage (Crédit photos : E. BANCEL)

Les jeunes filles s’occupent des vaches laitières. Tôt le matin, elles récupèrent une quantité suffisante de lait pour nourrir toute la famille, tout en faisant attention d'en laisser suffisament au veau. Ensuite, elles partent avec les vaches pour les faire marcher et brouter. La maturité de ces jeunes filles est impressionante et indispensable pour vivre ici. Certaines ont à peine une dizaine d’années lorsqu’elles sont déjà capables de gérer toute seule un troupeau.

 

A travers ce reportage, nous mettrons en lumière les compétences agricoles impressionnantes des Wakhis ainsi que leur lien indissociable avec l’environnement.

 

De retour en France, nous proposerons d’aller plus loin avec une réflexion sur l’intégration des réfugiés afghans au sein du milieu agricole français. L’avenir d’une agriculture respectueuse de tous les vivants ne part-elle pas d’une connexion à la nature et aux éléments ? Une connexion qui est justement au cœur du savoir être et savoir-faire afghan…

 

2. L'ESSOR DES FEMMES WAKHI: UN VENT DE LIBERTÉ

Adolescente Wakhi cheveux au vent avec ses ânes (Crédit photo : E. BANCEL)

La condition des femmes en Afghanistan est sujette à de nombreuses difficultés, de par la persistance de l'idéologie talibane dans le pays, mais aussi de traditions patriarcales islamiques qui les discriminent. Selon les talibans, les femmes n'ont aucun autre rôle à jouer que celui de procréer, satisfaire les besoins sexuels des hommes ou s'atteler aux tâches domestiques. En 2018, le Ministère des Affaires Féminines a signalé une recrudescence des violences faites aux femmes (coups, homicides, attaques à l’acide), en particulier dans les zones contrôlées par les talibans. Sur fond d’impunité et d’absence d’enquête, ces actes sont encore rarement signalés en raison des pratiques traditionnelles, de la stigmatisation et de la crainte de représailles. Des groupes armés tentent également de restreindre l’accès des filles à l’éducation.

Dans la vallée du Wakhan souffle un vent de liberté. Les femmes ont un rôle important dans la communauté. Dans les écoles, la mixité est acceptée. Leur religion ismaélienne permet de prier côte à côte. Cette position de la femme dans le contexte que nous connaissons en Afghanistan est une bulle d’oxygène et d’espoir pour le reste du pays. En Août 2018, la première femme afghane a atteint le sommet du Noshaq. L’Afghanistan n’est pas qu’un pays en guerre, victime d’atrocités notamment envers les femmes. C’est aussi des scènes de vie simple, pleines de valeurs, d’humanité et de parité que nous vous ferons vivre à travers ce documentaire.

 

 

 

 

 

Jeunes filles Wakhis (Crédit photo : E. BANCEL)

 

3. COHABITATION ENTRE WAKHIS ET FAUNE SAUVAGE

Vallée de Langar - Hindu Kush (Crédit photo : E. BANCEL)

Avant les trois dernières décennies de conflit, le corridor du Wakhan était considéré comme une aire importante de conservation de la faune de haute altitude. Désormais, la région compte le deuxième parc national du pays (Wakhan National Park, créé en 2014) ainsi que de nombreuses espèces de larges mammifères dont certaines globalement menacées d’extinction, comme le léopard des neiges, le léopard commun, l’argali de Marco Polo, ou potentiellement encore, l’hyène rayée. Les principales causes de leur déclin sont le braconnage et le surpâturage. Des rapports montrent aussi les conflits qui peuvent exister avec les populations humaines du fait de la prédation des léopards des neiges et des loups envers le bétail. 

Mais les Wakhis ont aussi de nombreuses croyances basées sur la faune locale ainsi que des connaissances accrues pouvant servir aux projets de conservation de ces animaux. La plus grosse ONG de conservation dans la région, la Wildlife Conservation Society  (WCS), travaille d’ailleurs en partenariat avec les habitants pour les recensements de population, interventions vétérinaires et autres projets de recherche et de sensibilisation. 

Message de bienvenue à l’entrée du Wakhan National Park (Crédit photo : E. BANCEL)

À travers une série d’interviews avec les habitants du Wakhan, des membres du WCS, et des images aériennes de terrain, nous tenterons de mettre en évidence la relation intrinsèque de ces hommes et femmes avec la faune environnante et de tirer leçon de cet enseignement des Wakhis que la nature est une ressource à préserver.

 

LE MONTAGE ET LA PRODUCTION

 

Notre projet se réclame pour l'instant indépendant en s'entourant progressivement d’une équipe de bénévoles dans la réalisation et le montage de ce documentaire. Nous suivrons en avril et mai prochain une formation sur l'utilisation du matériel et les différentes prises de vue et de son. Néanmoins, nous n'excluons pas de travailler avec une boîte de production afin de donner de l’ampleur au projet et permettre de diffuser le documentaire sur des chaînes de télévision. 

Nous souhaitons faire de ce film un outil pour alimenter les débats internationaux et nationaux sur ce qu'aurait pu être le destin de l'Afghanistan sans l'influence des grandes puissances mais aussi un outil introspectif pour que chacun puisse se questionner sur son lien avec les autres et avec la Nature. 

 

A quoi va servir le financement ?

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS POUR FINANCER NOS DERNIERS EQUIPEMENTS ! 

Nous finançons notre voyage, nos formations et une partie des équipements (vols, transfert en 4x4, hotels, visas, permit pour entrer dans le Wakhan, microphones, appareils photos)  

Le crowdfunding financera la caméra vidéo numérique, les accessoires pour réaliser des séquences de haute qualité et les frais Ulule. 

A notre retour en france et dès que nos séquences seront terminées, nous lèguerons le matériel acheté grâce à vos dons à une association : "Les ateliers Réza".  Elle accompagne les enfants dans les camps de réfugiés à s'exprimer à travers la photographie.

Si nous dépassons le budget, nous reverserons le surplus à l'ONG Afghanistan libre  qui aide et accompagne les femmes et jeunes filles afghanes à trouver leur place dans la reconstruction de l'Afghanistan. 

 

 

 

À propos du porteur de projet

 

 

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