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"UNE VIE ORDINAIRE"

Un Court Métrage Réalisé par Sonia Rolland

À propos du projet

Nadia, 15 ans, doit s’occuper seule de l’éducation de son frère de 11 ans, de l’entretien de la maison et de ses études, sa mère étant en formation à l’autre bout de la France. Elle est totalement livrée à elle-même, aussi, lorsqu’un de ses camarades la provoque, Nadia explose ; résultat, elle est exclue de l’école… Cette fois-ci,  pas d’échappatoire possible : elle va devoir affronter sa mère et faire des choix.


Note d'intention de la Réalisatrice Sonia ROLLAND:

"Enceinte pour la 1ère fois, j’ai commencé à mettre en perspective ce qui avait composé mon enfance et mon adolescence, ce qui m’avait heurté, blessé, affecté mais aussi ce qui m’avait construit. Un soir devant un documentaire sur les familles des cités ouvrières de province, j’ai été interpellée par un récit similaire au mien. Une citée HLM de province, ouvrière, prolétaire, et le portrait d’une mère courage faisant 100 km tous les jours pour trouver du travail ainsi que celui de son fils adolescent à qui elle n’a pas le choix de confier les rênes du foyer. Ce fut une révélation. Ma vie et celle de ce jeune étaient similaires… De cette réflexion sont nés les balbutiements, de ce qu’il allait devenir, au fil des années, à force de ressassement et de travail, « une vie ordinaire ».

Car dans ce film, il est bien question de parentalité, de ce que cela impose, contraint et induit comme responsabilité.

Comme disait Jean Renoir : « Ce qui est terrible sur cette terre, c’est que chacun a ses raisons» et de ces raisons peuvent naître quelques arrangements avec la réalité. Et malheureusement, d’un arrangement à un mensonge, il n’y a qu’un pas.

Composer avec le mensonge, à l’âge où les sentiments sont exacerbés, où les émotions sont à fleur de peau, où on ne s’épargne rien, ni les autres et encore moins soi-même. C'est ce que Nadia va devoir faire, avec le sien (ne rien dire sur son exclusion scolaire) et celui des autres (de sa mère sur ses courses aux restos du cœur).

Tout le long de l’écriture, il m’importait de traiter l’adolescence comme d’un combat contre soi-même mais aussi contre les autres pour essayer de trouver sa place. Nadia agit, se bat, se démène, maladroitement parfois, mais elle reste avant tout combative. A t-elle le choix finalement ?

Comme un leitmotiv qui imprègne l’ensemble du récit, l’absence constitue le thème de ce film sur laquelle mes choix de mise en scène tenteront de rendre la solitude qu’elle induit, plus prenante pour le spectateur. La répétitions de plans sur les post-it que la maman laisse sciemment tels que « Penser à éteindre le gaz » ou « Eteindre la lumière et fermer la porte à clef » démontre cette volonté d’être présente malgré cette absence pesante.

J’aurai la volonté d’isoler les personnages à l’intérieur du cadre. Décadrer afin de retrouver cette taille d’enfant pour mieux saisir le poids des responsabilités d’adultes qui lui sont confiés. Garder les adultes dans un cadre normal. Créer l’absence pesante par des légers travellings dans les couloirs vides de l’appartement, s’attarder sur des objets appartenant à cette maman qui manque, ou par des plans de coupes qui aideront à nourrir le montage des moments de solitudes que vit Nadia au quotidien."

"Fil directeur de l’histoire, Nadia est de toutes les scènes, le spectateur lui colle littéralement aux basques (pas d’ironie dramatique) car je veux m’approcher au plus près de son ressenti, de ces « détails » qui ne peuvent passer que par le biais de cet adolescente à la sensibilité perméable.

Les post-it faits avec du papier blanc découpés et collés avec du scotch, les robes de sa mère, Liliane, sobres portées une heure, et remis dans le placard, l’odeur de lessive qui s’en dégage, les clés autour du cou. Mon ambition est de débusquer à travers tous ces détails l’empreinte sensible de cet âge tendre, l’intimité d’un environnement simple.

De ces 2 jours de la vie de Nadia, il m’importait de resserrer le récit sur cette durée limitée de temps. Elle me permet d’en condenser l’enclenchement frénétique des péripéties qui jalonnent le parcours de Nadia et d’en épouser le caractère d’urgence de la situation aux vues de la confrontation finale avec sa mère dont Nadia ne pourra pas s’échapper.

La difficulté d’un court métrage, surtout le premier, c’est le temps qui nous est imparti. Le temps si précieux permet d’éviter toute sorte de fabrication de jeu et se rapprocher d’une vérité simple et fluide.

Il permet de ne jamais sentir le texte dans le jeu des acteurs quitte à revoir les dialogues préalablement pour mieux les adapter à la nature de chacun. J’y tiens terriblement.

De même, ma mise en scène participera à éviter toute sur-dramatisation inappropriée. En optant pour des couleurs chaudes et une lumière diffuse aux effets poudrés. Un naturalisme soigné à l’instar de TOMBOY de Céline Sciama où se dégagera à l’image, une atmosphère douce et apaisante.

La tonalité donnée est volontairement proche de ce qu’on pourrait qualifier de « chronique adolescente ». De cette réduction nominative, j’apporte quelques nuances à celle-ci. Le récit n’est proche de ce qualificatif que dans l’effusion de « détails »  perçus par notre héroïne. D’autre part,  le récit s’inscrit dans une tonalité dramatique ou notre héroïne doit affronter une succession d’obstacles qui ne laisse pas de place aux états d’âme d’adolescent : c’est une vision brute de l’adolescence.

La musique participera, en off, à appuyer la caractérisation du personnage de Nadia et la narration en soulignant la solitude du personnage. Portée d’avantage sur le ressenti, la composition musicale jouera la carte de l’épure, d’élans contenus et de motifs précis (Solitude, Urgence, Retrouvailles). Toutes proportions gardées, le travail d’Alexandre Desplat sur les films « Sur mes lèvres » et « de mon cœur s’est arrêté » peut s’apparenter à ce que je recherche."

Note du Directeur de la photographie Christophe LARUE:

"J’ai fait la connaissance de Sonia lors du tournage d’un long métrage que produisait Patrick HERNANDEZ dont elle était l’une des interprètes. Elle m’a rapidement parlé de son projet de court métrage et la lecture du scénario m’a immédiatement convaincu.

Nous avons abordé les références qu’elle avait en tête et ses intentions de mise en scène. Dès lors, la conception photographique nous est apparue évidente :

-Placer, avant toute chose, le jeu des interprètes au premier plan ; leur donner un cadre afin qu’ils puissent exprimer au mieux les finesses de jeu nécessaires au film. La lumière, tout en restant discrète, sera « juste » plutôt que naturaliste. En effet elle devra mettre en avant les visages et surtout le regard des comédiens, reflet des émotions. La lumière ne devra pas être esthétisante, afin de ne pas tendre vers l’univers de la tragédie qui n’est pas le sujet du film. Les cadres privilégieront les plans rapprochés sur les visages, sans toutefois omettre de situer l’environnement dans lequel évoluent les personnages, qui est le ciment de la condition sociale de ces derniers.

De ce fait, le ratio d’image sera le 1 :1,85 : Ni trop serré pour ne pas isoler un personnage - l’histoire étant avant tout basée sur l’interaction entre ceux-ci - ni trop panoramique afin de pouvoir intégrer en arrière plan les barres d’immeubles verticales

Enfin, toujours dans un souci de laisser la part belle à l’interprétation, les mouvements de caméra seront avant tout réalisés à l’aide d’appareils stables : grue, dollies, rails et pied. L’action et la tension ne doivent pas venir d’un artifice basé sur un cadre instable, mais simplement sur une réalité possible et malheureusement factuelle de notre société. La lecture du jeu ne devra pas être troublée par la technique, et par le sentiment de sentir l’opérateur travailler et cadrer.

Ces choix assumés par Sonia feront en sorte que le spectateur partagera, le temps de ce film, le quotidien d’enfants livrés à eux mêmes au moment où ils sont en quête de repères et d’une identité propre."

"J’ai fait le choix de travailler avec des acteurs comme Zinedine SOUALEM (Tonton Paul), Dan HERZBERG(Le prof de math) ou Tatiana ROJO (Liliane) pour soutenir mes jeunes héros. En dehors d’avoir la générosité de me rejoindre sur ce projet, ils ont la particularité d’être des acteurs instinctifs, autonomes et libres dans leur jeu."

   ZINEDINE SOUALEM                    TATIANA ROJO                         DAN HERZBERG

Les Rôles principaux:

  INES D'ASSOMPTION                                        GIANI LOPEZ

"Comme un écho à cet ancrage du récit dans une période marquée, le décor est traité comme un personnage à part entière de l’histoire. Lieu unique où le récit est implanté, Cluny, petite ville bourguignonne possède une caractéristique urbaine bien particulière qui en fait un lieu prédisposé à mon histoire. Située sur les hauteurs de la ville, la cité est un lieu propre, presque ailleurs, presque rassurant, où l’on voit les toits en tuile de la ville d’en bas qu’on ne verra jamais de près, comme pour mieux saisir l’isolement de mon héroïne et de son frère."

Cité le fouettin:

Collège Pierre Paul Prud'hon:

École primaire Marie Curie:

Les Quinconces (Chemin de la Chaine):

Réalisatrice : Sonia ROLLAND - 1er Assistant Réal : Christian VANDELET

Producteur Délégué: Patrick HERNANDEZ - Directrice de Production : Véronique SIEGEL

Chef Opérateur : Christophe LARUE  - DIT (Ingénieur de la vision) : Thierry PRADERVAND

Scripte : Rachel GOLDENBERG - Assistant Opérateur : Benjamin VERRIER

Ingénieur du Son : Ludo ELIAS - Assistant Son : Xavier REMY

Chef Machiniste : Pierre MONNERET - Chef Electricien : Arthur PATAIN 

Chef Décorateur : Bruno BON Costumière : Véronique FRUMY /Caroline PLAUD

Maquilleur : Rista DIMOVITCH - Coach enfants : Juliette CARDINSKI

Régisseur géneral : Nadège DELALANDE - Régisseur adjoint : Kevin BAGROS

A quoi va servir le financement ?

Nous avons besoin de vous pour finaliser la production du film, c'est à dire financer toute l'étape de post-production, qui se découpe en trois parties distinctes: 

Nous allons donc procéder en trois paliers de financement :

- 1er Palier :2500€  -> On démarre le Montage Image.

- 2nd Palier :5000€  -> On poursuit par le Montage et  le Mixage Son.

- 3ème Palier :7500€ -> Tous les noms sur le générique et on finit par l'étalonnage. Travail sur la lumière et les couleurs du film.

À propos du porteur de projet

Note du Producteur Patrick HERNANDEZ:

Producteur pendant plus de dix ans chez Matador Films et maintenant chez Bagan Films, j’ai eu l’occasion de produire plus de vingt-cinq courts et moyens métrages et trois long-métrage dont In extremis et Désordres d’Etienne FAURE avec Isaach de BANKOLE, Sonia ROLLAND et Niels SCHNEIDER, dernièrement primé au FEMI festival (cf notre CV).

Bagan Films se veut une structure qui soutient les  univers  forts  quel  que  soit  le format ou le genre. Notre politique est de privilégier autant des  projets de jeunes talents comme nous  le  faisons  avec  Mathieu  NAERT  (Pandémie)  et  Alexis  VAN  STRATUM (Albertine) que des réalisateurs plus confirmés dont nous avons suivi le parcours depuis leur premier court-métrage (Etienne FAURE et Thomas  GUERIGEN   en sont les exemples les plus probants). En 2011 nous avons produit le troisième long-métrage d’Etienne FAURE, sorti en salles le 17 Avril 2013, et sommes en post-production du court-métrage « L'Esprit du Loup » réalisé par Katia SCARTON-KIM, soutenu par la région Alsace. La société est également en développement d'un long-métrage d'Animation écrit et réalisé par Thomas GUERIGUEN, Troglodis.

Depuis 2013, Bagan Films se lance dans le documentaire. L'année 2014 vit éclore ce nouveau pôle d'activité avec la diffusion sur France Ô et TV5 Monde de Rwanda, du Chaos au Miracle réalisé par Sonia ROLLAND, puis de Une Vie Normale réalisé par Edouard CUEL et Gaël BRETON sur Public Sénat.
Sur une si bonne lancée, trois nouvelles productions sont en tournage (Les Chinois et moi / Pieds noirs, Les dernières mémoires / Le mystère HHH) ce dernier en coproduction avec Taïwan. Deux autres projets sont en préparation,Les Chinois font un Tabac, qui sera tourné en Septembre prochainet Karem, la médecine du feu, tournage prévu en Juin 2016 à La Réunion.

Les Co-Producteurs:

- Patrick HERNANDEZ  / Bagan Films / FRANCE.                  

- Sonia ROLLAND, Amanda HERZBERG, Madjissem BERINGAYE / SoMad Productions /              FRANCE.           

- Thierry PRADERVAND / InRed Production / SUISSE.

- YalunWANG/ Au Bout de la Nuit Production Cinéma BELGIQUE.

- Pierre-AntoineCARPENTIER / Les Productions Au Clair De LuneFRANCE.

Page de la production : https://www.facebook.com/bagan.prod?fref=ts

Site de la production : http://www.baganfilms.com