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Les veuves du tandur

Libérer des veuves, réfugiées afghanes, du trottoir d'Islamabad sur lequel elles passent 8 heures par jour pour la charité de quelques pains

À propos du projet

Chères amies, chers amis,

Voici une très bonne nouvelle en ce jour de Noël : nous venons de réussir grâce à votre extrême générosité. Le projet aura lieu, une quinzaine de veuves et leurs enfants pourront quitter cet enfer du trottoir. Mais ... il nous reste encore 13 jours avant le 6 janvier. Poursuivons l'aventure et tentons d'atteindre 5000 euros, ce qui nous permettra d'aider encore plus de femmes et d'enfants.

Bravo à toutes et à tous. Je vous souhaite un très joyeux Noël,

Sylvie

C'est à la suite d'un reportage effectué par Sylvie Lasserre en mai 2013 pour la Radio Télévision Suisse que l'idée de ce projet est née : Autour d'un tandur dans les rues de la capitale pakistanaise

Cette veuve, mère et grand-mère, crie sa douleur : "Ce n'est pas une vie ça ! Mais je n'ai pas le choix!"

Situation des femmes "prisonnières" du four à pain

Elles sont pachtounes, certaines d'Afghanistan, d'autres des zones tribales du Pakistan. Veuves pour la plupart, de nombreux enfants (7 en moyenne) et sans aucune source de revenus. Depuis de nombreuses années, chaque jour, elles sont contraintes de passer 6 à 8 heures assises sur le trottoir en face d'un four à pains, entre seize heures et minuit, accompagnées de leurs enfants. Pourquoi ? Pour obtenir quelques pains que des âmes généreuses leur offriront.

Puis à minuit, quand le four à pain ferme ses portes, les femmes et leurs enfants peuvent rentrer chez eux, à une quinzaine de kilomètres de là, sans moyen de transport, en autostop ou en taxi collectif. Elles vivent toutes dans un bidonville de maisons de boue à la périphérie d'Islamabab, un endroit dangereux, sans eau ni électricité, infesté par les moustiques.

Qu'il pleuve ou qu'il vente, elles sont là chaque jour, accompagnées de leurs enfants qui souvent s'endorment après avoir fait leurs devoirs - pour certains.

Il y a ainsi cinq tandur dans le quartier afghan d'Islamabad, où se rendent quotidiennement environ deux cents femmes. Le système est le suivant : Chaque tandur prépare entre 500 et 800 pains chaque jour, que les passants achèteront pour les femmes. Une affaire luccrative pour les patrons des fours à pain et qui explique le fait que les femmes doivent rester là de longues heures sans autre alternative pour nourrir leurs enfants.

Toutes ces femmes ont connu le même destin : une famille arrachée à son village suite à la guerre soviétique en Afghanistan pour les Afghanes, ou suite aux combats entre l'armée pakistanaise et les Taliban pour celles des zones tribales. Réfugiées au Pakistan, elles sont ensuite devenues veuves ou mariées à un mari trop âgé pour pouvoir travailler.

Quant à leurs enfants, nombreux ne vont pas à l'école et sont envoyés travailler pour un maigre salaire, de quoi payer le loyer de la maison de boue. C'est par exemple le cas d'Amangul, 12 ans, qui, le jour, charge et décharge des caisses de volaille, et passe la nuit sur le trottoir devant le four à pain pour rapporter un peu de nourriture à sa famille.

Environ 200 femmes au total, avec en moyenne 7 enfants, se trouvent dans cette situation.

Aucune ONG n'est encore venue à leur secoursà ce jour.


Objectifs du projet

1) organiser dans le bidonville une distribution de nourriture gratuite pour ces femmes isolées

2) permettre aux enfants qui travaillent d'aller à l'école. Le projet doit permettre de régler leurs frais de scolarité et verser une compensation aux parents en échange du "salaire perdu"

3) fournir aux femmes isolées une formation et de quoi leur permettre de lancer une micro-entreprise.

Le succès du projet sera l'arrêt des dons et donc la fin du projet, ce qui signifierait que ces veuves subviennent seules à leurs besoins et n'ont plus besoin de charité ni d'envoyer leurs enfants travailler pour survivre.

Dans les médias

Lire plus : Prisonnières du pain

Reportage radio : Autour d'un tandur dans les rues de la capitale pakistanaise

Les veuves du tandur sur Europe1 : Carnets du monde

Communication et  transparence

Un blog (Les veuves du tandur) a été créé et donnera des informations régulières sur l'avancement du projet et les progrès. Interviews, photos seront en ligne.

Les donateurs y seront mentionnés dans la liste des donateurs (avec leur accord).

Chaque dépense sera clairement détaillée sur ce même blog.

Nous espérons vraiment pouvoir sortir ces femmes et ces enfants de cette forme d'esclavage. Si nous réussissons ce sera grâce à vous !


Les veuves et les enfants vivent à quinze kilomètres du tandur, dans ce bidonville à la périphérie d'Islamabad

A quoi va servir le financement ?

Aider ces veuves à retrouver une vie décente en leur apprenant un métier et en leur fournissant un outil de travail, leur installer domicile de quoi préparer les repas de leur famille pendant six mois, permettre aux enfants qui travaillent de (re)prendre le chemin de l'école... tout cela a un coût. Avec 4500 euros, nous devons nous limiter à une quinzaine de familles dans le cadre de ce projet, choisies parmi les plus nécessiteuses.

Vos dons exèdent déjà l'objectif de 4500 euros, ce qui est magnifique car cela nous permettra d'aider encore plus de veuves. Il n'y a donc pas de limite et continuez à nous aider si vous pouvez.

En cas de succès du projet, qui se soldera par une réunion de clôture à Paris dans six mois environ, nous lancerons un nouveau projet, de plus grande envergure, avec appel à des donateurs, ce qui devrait nous permettre d'aider alors l'ensemble des veuves qui vivent cet enfer quotidien.

À propos du porteur de projet

Sylvie Lasserre est reporter freelance, presse écrite et radio, auteur d'une centaine de reportages principalement en Asie centrale et au Pakistan, où elle est basée aujourd'hui. Elle est aussi responsable de la communication pour SSP.

Fort d'une expérience d'une vingtaine d'années dans l'humanitaire, Shafiq ur Rehman Yousafzai dirige aujourd'hui l'ONG Social Services Program Pakistan (SSP), dont le siège social se trouve à Islamabad, la capitale du Pakistan.

Le projet sera mis en oeuvre par l'ONG SSP, ce qui lui permettra de bénéficier des infrastructures, des équipes, des compétences et de l'expérience de terrain de l'ONG.

Une équipe de 6 membres de SSP a déjà réalisé au mois de juin une évaluation rapide des besoins auprès de ces femmes touchées par les guerres et les conflits afin d'évaluer leurs besoins et principaux problèmes.

Etant donné qu'il n'est pas possible à Ulule d'organiser le virement des fonds vers le compte de l'ONG SSP au Pakistan (cela n'est possible pour aucun pays hors de l'UE), vos dons seront versés sur mon compte personnel en France, que je virerai moi-même au fur et à mesure. Pour une transparence totale, je fournirai aux donateurs une copie des récépissés des transfers à l'issue du projet.