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Du vent (바람에게도 길이 있다)

Un court métrage sur la liberté (au gré du vent), entre la Corée du Sud et la France

À propos du projet

Un projet entre deux pays, qui colle à notre monde moderne

« Du vent » est un court métrage réalisé entre la Corée du Sud et la France. Je suis français, deux personnages sont français, mais l’actrice principale (qui sera également créditée comme co-auteur vu son implication dans le tournage), les lieux de tournage, presque toute l'équipe et la langue de tournage sont coréens. 

Le projet brasse les nationalités et les langues, les dialogues sont un mix de coréen (majoritairement), anglais, et français et les moyens d'y communiquer sont également variés, notemment via des Smartphone et du Skype, vidéo, etc. Le projet est surtout un film d’images et de sons (celui du vent en premier) ou la parole n’est pas primordiale et même mise en échec : un sujet central est que la communication par la seule parole est parfois difficile, et souvent accessoire. 

Un projet tourné en deux parties, encore à soutenir

J'ai d'abord tourné la première partie à Jeju en décembre. Une raison majeure est que, depuis le début, c'est un film sur "la liberté", donc je voulais tourner "librement", avec ses risques assumés. Ce tournage quasiment de l'ordre de l'essai, qui aurait pu ne donner qu'un brouillon, a ses moments forts je pense. Ils m'ont confirmé dans l'idée qu'un film peut se construire autour de ces images. 

J'ai fait il y a quelque jours un tournage à Seoul, plus conforme à ce que je fais d'habitude : de la prépapation, un tournage avec le plus de professionalisme, grâce aux contacts que j'ai sur place depuis des années, mais j'ai gardé un principe de grande liberté sur le fond, surtout avec les acteurs.

Les premiers rushes et un premier essai de montage d'une séquence peuvent être vus en news pour les soutiens (dès 5 euros!)

Le budget annoncé était juste le minimum possible pour faire juste à peine le tournage de Seoul.

Le bonus améliorera la post production (surtout le son), enfin un film coûte encore beaucoup à envoyer aux festivals, donc votre soutien sera forcément toujours utile.

Synopsis

« Du vent », d’une durée de 15/20 minutes, fait le portait d’une jeune coréenne trop idéaliste, éprise de liberté, Eunjin (ou « Jin »), qui va se confronter à la réalité et en tirer une force nouvelle pour avancer.

Jin se croit amoureuse d’un français, Guillaume, rencontré pendant les quelques jours qu’il avait passé en Corée, et notamment son passage sur une île magnifique au sud du pays, Jeju. Il y avait filmé des images qui restent dans la tête de Jin comme un rêve.

Guillaume est rentré en France et a vite oublié Jin. Elle essaie de l’appeller souvent mais il ne répond presque jamais. De plus, ils se comprennent à peine, lui parlant peu anglais et pas coréen, elle ne parlant pas français. Qu’importe, cela n’entame pas l'amourette d'Eunjin. Une allusion de Guillaume sur Jeju lui donne envie d'aller dans l’île pour s’aérer et penser à lui. C’est sa terre natale, elle est sûre que cela va relancer leur histoire.

Mais à Jeju, dans l’hiver, la neige, le vent qui souffle toujours fort, Jin ne retrouve pas le sentiment d'anant, ni le lieu filmé par Guillaume. Elle va surtout se perdre. Elle arrive à téléphoner à Guillaume, mais pour découvrir que son amourette était une illusion : Guillaume a une autre vie, et une autre fille en France.

Eunjin rentre à Seoul, d’abord amère, mais l'alcool et sa proche amie Inseon l'aideront à se "décoincer". Elle va vers un autre français rencontré dans un bar, Nicolas. Il n’a pas du tout l’image qu’elle se faisait du « français », il est sensible et modeste. Elle le drague outrageusement et l'emmène même chez elle, malgré les avertissements de Inseon, et la réticence de Nicolas.

Ce qui se passera chez elle montre à Jin qu'elle a encore bien des limites à dépasser, mais elle est moins "dans les nuages", plus "terre à terre". Sa nouvelle histoire sera toujours teinté de romantisme, mais plus réaliste.  

Remarques de mise en scène

- Guillaume ne sera jamais vu à l’écran, il n’est qu’une voix qui sera enregistrée en France. Guillaume reste distant, mystérieux. 

Le film inclut ces images que j’ai tournées en 2003 sur la même île de Jeju, pour mon premier film lié à la Corée. Ces images de printemps, je crois assez belles, seront censées être tournées par Guillaume au téléphone portable vu leur qualité DV. Plusieurs d'entre elles sont sur la video démo ci-dessus.

- La narration comprendra des moments de voix-off d'Eunjin, et de la musique (surtout coréenne), en "in" (dans les cafés, bars, la voiture) et "off" (d'accompagnement). J'aime utiliser tous les moyens d'expression du cinéma. Je m'assure sur les droits musicaux, utilisant surtout des musique de gens que je connais, comme je l'ai fait pour mon précédent court métrage, qui avait bien 10 minutes de scène de café/bar avec musique. 

Pourquoi ce titre? 

L’île de Jeju est un peu comme un mélange de Bretagne et de Corse, le temps y est très tranché, notamment à cause du vent. Il change brutalement, parfois très beau, parfois brutal. Une expression locale, que l’on pourrait parfaitement appliquer à la Bretagne, est qu’on a « les quatre saisons dans la même journée ».

Une autre raison, mieux expliqué dans la démo, est le doubl sens du mot Baram (vent) en coréen, utilisé dans de nombreuses expressions, et notamment celles exprimant "être trompé par/ tromper" quelqu'un.

Enfin une poésie que j'ai trouvé au cours de l'écriture décrit très bien le caractère d'Eunjin je trouve : "Le vent trouve sa voie aussi" “The wind has paths too” 바람에게도 길이 있다 (traduction médiocre ici cependant). C'est devenu le titre entier du film. 

A quoi va servir le financement ?

Je cherche du soutien ici parce que il est très difficile de trouver un producteur pour un projet comme celui-là, epérimental, et encore plus en Corée, où il y a très peu de fonds comparé à la France, enfin encore plus en étant étranger (de ce que je sais et que l'on m'a expliqué).

Ce que je demande est peu, parce que la Corée a des coûts inférieurs à la France. Mais une tradition est de payer un peu chaque membre de l'équipe, même sur un petit court métrage. Une raison majeure est l'absence de système aussi avantageux que celui des intermittents en France. Donc ces rétributions, même symboliques, sont une part du budget.

Nos besoins :

- Une bonne post-production, notemment sons additionnels et musique

- Le coût d'inscription/envoi aux festivals

À propos du porteur de projet

Une démo sur mes films précédents

Pourquoi la Corée ?

C’est une question qu’on me pose à peu près une fois par semaine depuis dix ans que je viens en Corée, et qu'on me posera encore si j'y suis encore régulièrement dans dix ans.... Je réponds souvent qu’on ne se demande pas pourquoi on aime un amant, un ami. Je vis en Corée depuis presque trois ans, mais c’est un pays que je connais, fréquente, comme un ami donc, depuis 10 ans. 

On peut chercher mille raisons, mais il n’y a surtout rien de raisonnable en fait. On « aime », c’est tout, comme le cinéma, comme les gens. Et être en Corée n’a vraiment rien de raisonnable. Ce n'est pas une question de famille, de mariage, de travail ni d'argent, ce n'est même pas une chose facile. Y faire du cinéma au lieu d’y faire de l’argent paraît d'ailleurs encore plus absurde aux yeux de beaucoup. Mais si mon histoire par rapport à la Corée imprègne ce projet, elle n’est pas l'histoire du film.

Ma relation à la Corée et au cinéma coréen est expliquée en détails ici.

Une "bio" plus formelle

Né en 1974 à Nantes, Yann Kerloc’h a fait des études à Sciences Po Rennes puis s’est d’abord dirigé vers le journalisme. Il s’oriente vite vers la critique de cinéma, et se spécialise dans le cinéma asiatique. Puis il travaille dans la production cinématographique ou ventes internationales de films d’auteurs, tout en continuant ses projets de réalisation. Un monde en super plastique, réalisé avec des enfants en 2007, est son premier court soutenu par une société de production.

Plusieurs voyages en Corée du Sud ont donné naissance aux fictions expérimentales ou documentaires. Il vite en Corée depuis début 2009 et y a réalisé un court métrage fin 2009, Ballad of a thin man, avec une équipe majoritairement coréenne, deux acteurs français et deux actrices coréennes. Le film a été présenté au Festival Franco-Coréen de Paris 2010.