Attention, notre site pourrait mal s'afficher ou mal fonctionner sur votre navigateur.
Nous vous recommandons de le mettre à jour si vous le pouvez.

Mettre à jour
Je ne peux/veux pas mettre à jour mon navigateur
BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB CorporationBcorp

Un projet de théâtre "Au Féminin"

de jeunes filles sénégalaises montent sur scène pour exposer leur manière de faire face au monde

À propos du projet

Penser le politique comme les gestes du quotidien, utiliser le théâtre pour prendre la parole, revaloriser la pensée des féministes sénégalaises...

CONTEXTE ET ENVIRONNEMENT CULTUREL SPECIFIQUE - LE SENEGAL

Ce projet est un projet d’écriture à plusieurs mains et surtout plusieurs voix. Nous voulons donner la parole à de jeunes filles pour qu’elles disent, qu’elles s’expriment, qu’elles nous fassent part de leurs réalités, de leurs joies et de leurs rêves, de leurs sentiments, préoccupations, soucis et thèmes quotidiens en lien avec leurs vies de femmes sénégalaises, pour que nous puissions ensuite les formuler ensemble et les traduire en pièce de théâtre.

“Parler pour dire à haute voix, dire pour dénoncer, dénoncer pour stopper, crier pour évacuer ce que nous, les femmes, avons tu depuis trop longtemps. Contre qui, pourquoi et pour qui prenons-nous la parole?
 Ce sont des questions que nous ne cessons de nous poser dans cette société à dominante patriarcale où la culture coutumière ne prend pas en compte l’évolution et l’émancipation des femmes. Le monde bouge et nous voulons bouger avec lui. Les normes de la société sénégalaise nous étouffent de plus en plus et nous empêchent d’exister comme de simplepersonne humaine.

Cette soumission docile de la gente féminine appelée par des lois sociétales injustifiées n’a selon nous plus lieu d’être. Ces lois obsolètes érigées par des hommes et sans les femmes nous ont enfermées trop longtemps dans une logique d’acceptation aveugle. Il est difficile, presque impossible de donner notre avis, de voir et même d’arriver à penser les choses différemment. Il s’agit d’un frein pour l’évolution de la gente féminine en général et cela ne contribue évidemment pas à nous faire voir la valeur de notre existence, notre possible indépendance ainsi que nos capacités intellectuelles. La société veut donner l’image d’un être assisté, d’un sujet vulnérable relégué au second plan, d’une personne inférieure aux hommes dont les seules fonctions consisteraient à faire des enfants, rester à la maison, s’occuper des tâches ménagères, et prendre soin de son homme. Et nous sommes bien évidemment convaincus qu’aucune vie ne peut et ne doit se résumer en ces termes.

Le problème est donc là. Nous avons besoin d’en parler haut et fort, de dire que nous ne sommes pas d’accord. “

tepo 7 Report Re Report

UN PROJET INTIME, PERSONNEL ET SINGULIER

Le contexte particulier et complexe de la société sénégalaise, explique la nécessité pour Fatou Diop de questionner la base et l’essence même de son existence. Pour elle, régler un problème nécessite un travail en amont, étudier sa racine son fondement pour pouvoir l’attaquer. Elle prône la parole mêlée à l’action pour se faire entendre et s’inspire de sa vie difficile, qui se heurte aujourd’hui encore à de rudes réticences contre son métier et sa liberté.
La vie de Fatou en dit beaucoup; "elle en voit de toutes les couleurs et en a sa dose depuis ses 20 ans". Elle préfère dire NON à une société où se marier puis faire des enfants est loi de vie et destin de toute femme, et veut se concentrer et se consacrer au théâtre pour jouer et animer des ateliers féministes. 
Amoureuse du théâtre et passionnée de pédagogie, diplômée d’Etat, elle s’est professionnalisée et a désormais une grande expérience : monitrice des Collectivités Educatives du Sénégal, elle encadre régulièrement des colonies de vacances et compétitions de théâtre... elle a par ailleurs animé un atelier de théâtre avec les enfants de “Côté Cour” au Mali.
 La troupe de théâtre qu’elle dirige actuellement est composée de trois quart de filles qui se retrouvent régulièrement pour parler des thèmes qui les concernent. Elle connaît bien ce groupe de jeunes filles qu’elle a vues grandir (elle a initié Echo-Scène avec elles et a finalement créé la troupe théâtrale Képargui puis la compagnie Etoiles du Saloum) : pleines de vie, très réceptives, débordant d’amour et d’envie pour le théâtre, il est très agréable de travailler avec elles et, l’idée de réaliser un projet participatif en lien avec leur vécu de femmes, les motivent déjà beaucoup.

Abdou Sambou (Petit) a lui aussi une grande expérience pédagogique avec les jeunes. Il sait leur parler, les écouter et ils lui font confiance. Il est important qu’il prenne part à cette expérience féministe car sa curiosité, son ouverture d’esprit, sa grande capacité d’écoute comme professionnel du théâtre, animateur mais aussi comme représentant de la gente masculine sera un atout certain dans le processus de travail. Les thèmes féministes doivent aussi être ceux des hommes. Il faut qu’il y ait une conscientisation générale de la société pour que les choses changent. Il est essentiel que des hommes veuillent aussi comprendre, écouter et s’emparer de ces questions et ces revendications féministes ... il est nécessaire que la relation homme-femme évolue et cela ne se passera que si les hommes changent et font aussi bouger les lignes. Le dialogue qui pourra naître de cette rencontre entre les jeunes filles et Petit, ouvert, sensible et attentif, sera sûrement très inspirant, constructif et productif ; nous espérons ainsi pousser le dialogue, et approfondir nos positions et revendications.

I

Parallèlement à son travail de scénographe, Anne-laure Jullian de la Fuente est très impliquée dans la cause féminine. Elle cherche, à travers sa passion pour le théâtre, à trouver et à proposer un espace et un moyen d’expression et de dialogue pour redonner la parole aux femmes, pour la défense de leurs droits et redéfinir une société meilleure. Il est important de retrouver son espace comme femme, son espace intime, son corps, mais aussi son espace dans le monde, se réapproprier l’espace public.
 Le jeu spatial, l’espace et l’interaction entre les corps, les mouvements, les regards permettent de dire beaucoup... Il s’agira d’essayer de construire des scénarios de la spatialité physique comme support tangible de la gestualité et corporalité expressive en acte ; le propos et l’identité artistique trouveront ici aussi leur place grâce à un travail sur l’espace scénographique tout aussi essentiel pour se dire, s’exprimer et communiquer...

Les trois défendent avec énergie et conviction la liberté et la capacité des femmes à changer le monde et s’activent quotidiennement pour qu’elles aient plus largement la parole.
 La place centrale du théâtre et de l’art dans leur vie et la volonté d’oeuvrer ensemble dans une dynamique interculturelle innovante, celle d’un véritable échange artistique, intellectuel et humain, leur a donné l’envie de travailler ensemble sous forme de démarche artistique collective pour faire entendre, transmettre, et poser des questions et actions sur le féminisme dans la société sénégalaise.

UN MOYEN D’EXPRESSION, UN OUTIL DE LUTTE

Ce projet de création d’une pièce de théâtre autour du féminisme au Sénégal, se veut un moyen d’action pour donner la parole, le courage et la force à toutes les femmes et les jeunes filles sénégalaises qui se trouvent dans cette situation de souffrance silencieuse.
 Le théâtre est un outil de communication, d’éveil et de sensibilisation universel et essentiel. Par sa représentation mais aussi de par sa pratique, il est possible de traiter de divers thèmes sociétaux pour atteindre les différentes couches de la population.

Dans ce projet, les trois artistes de cultures différentes veulent, par un travail collectif, créer une véritable dynamique d’échange en utilisant leur discipline commune : le théâtre. Grâce à leur outil de travail, il veulent parler de respect et de liberté, réussir ensemble une performance créative forte qui parle à toutes les femmes, qui instaure une discussion, et ouvre la voie/voix : une pièce au féminin pour les femmes et par les femmes, un travail qui ne sera pas un refus ni un rejet des coutumes et traditions mais un appel à la réflexion, à la remise en question du rôle et des attentes des femmes dans la société, une invitation au débat et l’occasion pour des jeunes filles de faire part de leur vision du monde, et peut être aussi malheureusement, de la violence dont elles ont été témoins ou victimes...

INNOVATION ET ORIGINALITE ARTISTIQUE

L’objectif n’est pas seulement de monter une pièce de théâtre mais bien de proposer un processus de travail, de réflexion, une démarche participative qui permette de transmettre mais aussi de vivre un message de liberté, d’espoir et de force combattive.

Ce ne sont plus « les autres » qui doivent raconter l’histoire des femmes, il faut les remettre au centre, les écouter. Elles ont un regard différent sur la société, il faut complexifié le récit, le rendre visible, complexifier les êtres, et sortir des sociétés binaires...

L’idée est d’inviter une dizaine de jeunes filles qui, s’identifiant ou se reconnaissant dans les problématiques posées par le féminisme, ont envie de participer à des expérimentations et exercices de théâtre pour partager un temps et un espace privilégié de dialogue et de confiance. L’objectif est d’apporter une nouvelle possibilité de s’exprimer, de se sentir fortes et solidaires ; sororité et espoir sont des propos essentiels au projet.

Le projet cherche non seulement à parler et à faire parler des femmes dans la société afin de leur donner une visibilité, mais aussi à penser durablement, à lever des tabous de manière constructive et pertinente. A travers ce format de travail original, le processus de création se veut constructif et instructif.

D

Nous espérons ici initier un processus de prise de conscience, ouvrir une porte pour d’autres jeunes filles et pour les femmes de demain...Nous espérons faire tourner la pièce dans différentes villes du pays, organiser d’autres workshops et ateliers de conscientisation, pousser l’exercice et le débat... et donner envie de faire du théâtre.

Grâce à ces fonds, les jeunes metteurs en scène et auteurs Fatou, Petit et Anne-laure pourront concrétiser leur volonté de travailler ensemble, interdisciplinairement et interculturellement, fédérer leur énergie et partenariat pour initier un processus de recherches à long terme vers d’autres co-productions futures .


CALENDRIER PREVISIONNEL

Les workshops s’organiseront autour de différents ateliers et moments privilégiés de discussions. Nous aimerions que les jeunes filles participent d’une manière ou d’une autre aussi bien à la dramaturgie, qu’à la mise en scène du projet.
 Nous envisageons une démarche artistique collective divisée en plusieurs temps :

- 1. un premier temps consacré à la recherche durant lequel Fatou, Petit et Anne-Laure prépareront depuis leurs localisations respectives la documentation et les références nécessaires aux étapes suivantes : lectures, informations, discussions, expériences, écritures... Programmation détaillée, documents de travail, thèmes, lignes directrices et calendrier des ateliers,...

- 2. un second temps de workshops à Kaolack : trois semaines de travail et de rencontres avec les jeunes filles pour travailler sous forme d’ateliers et d’improvisations autour des préoccupations, des sujets qui les touchent et les affectent... l’objectif sera ici de faire ressortir les thématiques qui les concernent et de libérer la parole, de créer un espace de confiance, de leur donner une chance de s’exprimer, de décider des sujets dont elles veulent parler... Le travail sera essentiellement dirigé pour permettre de guider et d’orienter la recherche, tout en construisant petit à petit la future dramaturgie.

- 3. un troisième temps consacré à une résidence intensive d’écriture à trois (Fatou, Petit et Anne-laure) à partir des échanges et des remarques qui sont ressorties du workshop

- 4. un quatrième temps de création à Kaolack avec les jeunes filles qui voudront participer au spectacle : travail de mise en scène, création de la scénographie...

- 5. une présentation du projet à Kaolack. Cette représentation théâtrale finale sera l’aboutissement des recherches, des discussions et des partages intimes mais aussi le point de départ d’éventuels autres ateliers et moments privilégiés de discussions pour les jeunes femmes d’autres régions du pays. Nous sommes par ailleurs déjà invités à présenter le travail durant le festival Beneen Yoon 2021 de Ziguinchor.

Nous espérons qu’en montrant notre travail dans le pays, nous puissions toucher un public suffisamment large pour désamorcer un petit changement.

À quoi va servir le financement ?

Nous avons plusieurs partenaires locaux qui nous soutiennent en mettant à notre disposition leurs locaux - bibliothèques, espaces de travail, salles de répétitions, scènes de théâtre,…- en nous donnant accès à une connexion internet, ou en nous invitant à participer à leurs représentations et à leur festival.

Notre premier objectif de 4500 euro (le strict minimum) nous permettra de:

- assurer un repas par jour pour les participants durant les temps de workshop, de résidence, de création et de participation au festival… nous calculons 2000 CFA soit 3 euros / personne (13) / jour (70) soit environ 2700 euro
- aider les jeunes filles dans leur transport quotidien pour participer aux workshop et aux semaines de création (transport public de Kaolack) : 1200 euro
- payer le déplacement de toute l’équipe pour la représentation finale au festival Beneen Yoon en Casamance : 600 euro
 

Si nous arrivons à atteindre 150%, 200%, nous pourrons:

- financer la scénographie et les costumes
- financer les déplacements de Fatou, Petit et Anne-Laure
- financer les logements dans les différents lieux de travail

Merci beaucoup beaucoup par avance:-)

À propos du porteur de projet

Fatou Diop, est présidente de la compagnie de théâtre les Etoiles du Saloum et directrice du festival Kay Retane de Kaolack. Monitrice au sein des Collectivités Educatives, elle œuvre depuis plusieurs années pour le respect des droits des enfants et s’exerce à leur inculquer les valeurs et le respect de leurs devoirs. Après le bac, elle poursuit ses études à la faculté des Lettres et Sciences Humaines à l’Université Cheikh Anta Diop en option anglais, bifurque ensuite vers des études de Commerce International et obtient un BTS au Centre de Formation Professionnel et Commercial (CFPC) à Delafosse. Mais comme son cœur ne bat que pour la scène, elle s’inscrit à l’Ecole Nationale des Arts en section Animatrice Culturelle, et se diplôme avec un mémoire intitulé “Théâtre forum outil d’intervention populaire”.

Très engagée pour la cause féministe, la plupart de ses spectacles tournent autour de la femme. Elle indexe et crie fort ce que la majorité souhaite taire : le danger que représente une femme libre et émancipée dans une société patriarcale. Fatou est parallèlement comédienne de la compagnie Bametaré de l’ONG Aprofes/Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise qui s’active à l’amélioration des conditions de vie et de travail des femmes dans les milieux rural et urbain. Avec Aprofes et ses partenaires, elle participe aux ateliers de formation sur le leadership, sur les violences faites aux femmes, sur l’animation de causerie, sur la parité, sur l’autonomisation des femmes, et peut ainsi mener à bien ses activités de sensibilisation et d’orientation par le biais du théâtre forum ou populaire.

Fatou, qui vit et travaille avec amour et passion, s’initie désormais au monde de l’écriture dramaturgique et de la mise en scène.

https://www.youtube.com/watch?v=Hk1Ed45EWX4&t=8s

HEUREUX MENAGE Spectacle Fatou DioP (SENE GAL GA at Julie Antoine Restitullion de Rin do juesidence Dimanche tembre 17 CASE A BADE libre

L ASKAN Fe a Pikin Arts a Cuinaw Rails Nord Conte Musique 474/77 501748 /E-mal kadduaskanwiproigmailcom

Abdou Sambou alias Petit, est un acteur sénégalais incontournable de la scène théâtrale casamançaise. Artiste passionné depuis sa plus tendre enfance, il a grandi et s’est formé avec la troupe de théâtre Noumec basée à Ziguinchor dont il fait partie comme comédien et avec laquelle il travaille essentiellement avec les outils du théâtre forum. Il a suivi de nombreuses formations: techniques du théâtre clown, conférences gesticulées,  lecture vivante et mise en scène à l’Alliance française. Il participe régulièrement à différents festivals et a, cette année, présenté avec la branche Noumec Trio, la pièce « Disputes et Discutes » (mise en scène par Annie Rousset) au festival MASA 2020 à Abidjan. Très engagé, il travaille comme bénévole et utilise le théâtre pour accompagner les enfants dans leur éducation scolaire et familiale : il est notamment metteur en scène dans une école de théâtre à Oussouye (association espagnole BAOLAR) et à SOS Village d’enfants à Ziguinchor.

Pour Abdou, le théâtre est une passion mais aussi un style de vie : interprète de nombreux rôles dans différentes pièces couronnées de succès, il sublime ses camarades par son jeu, sa créativité et sa générosité et il sait passionner son public par ses dons de percussionniste et de conteur.

https://www.youtube.com/watch?v=IdIuodkSA6A

DI

Anne-Laure Jullian de la Fuente est une architecte-scénographe franco-chilienne diplômée de l’Ecole d’Architecture Paris-Belleville, de la faculté de théâtre de l’Universidad Catolica de Santiago de Chile ainsi que de la Technische Universität de Berlin _ Master of Arts.

Motivée par l’envie de voyager et la curiosité de travailler à l’étranger, son parcours professionnel lui permet d’acquérir une expérience internationale très riche en expériences humaines et apprentissages culturels : architecte 1 an à Bruxelles, 4 ans au Mozambique, 2 ans en Guadeloupe, 1 an au Vietnam puis 2 ans responsable de gestion et production en médiation culturelle pour le Ministère de la Culture à Santiago du Chili.

Passionnée de théâtre et de danse contemporaine, elle se spécialise et se consacre définitivement à la scénographie à partir de 2014. Depuis, elle participe à la conceptualisation, à la projection ainsi qu’à la réalisation, à la construction et la production de différentes pièces de théâtre, de danse et de cirque entre le Chili, la France et l’Allemagne. Toujours très attirée par l’Afrique, c’est suite à ses nombreux voyages sur le continent, Mauritanie, Mozambique, Tanzanie, Malawi, Afrique du Sud, Namibie et particulièrement après son expérience et les rencontres faites au Sénégal, qu’elle confirme son intérêt et sa volonté de travailler et de confronter des thématiques communes avec des artistes du continent.

Aujourd’hui elle continue à se former sur les questions de genres et de violences sexuelles et s’engage activement au quotidien pour revaloriser la pensée des féministes. Fière d’être une femme, la sororité consiste pour elle à sortir de sa zone de confort pour être solidaire des luttes d’autres femmes.

www.atelierzoo.com

Share Suivez-nous