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UN PEINTRE EN SON PAYS, Camille DESCOSSY

Un documentaire réalisé par Guy LOCHARD

À propos du projet

A l'origine de ce film, il y a un autre de mes documentaires, Le jardin d’Adrienne. Il est centré sur Adrienne Cazeilles, auteure engagée dans la défense  de l'environnement dont toute l’œuvre est ancrée dans le piémont des Aspres (Pyrénées-Orientales) devenu le lieu de résidence de Descossy à la fin de sa vie. Le tournage du Jardin d'Adrienne coïncide avec la grande exposition rétrospective consacrée au peintre à  l'Espace Bagouet à Montpellier en 2013. 
J’ai visité l’exposition (re)découvrant une oeuvre dont j’ai pu saisir la pleine dimension. Devant certains tableaux, des souvenirs enfouis se sont alors imposés : ceux de la silhouette massive et de la voix puissante du peintre souvent présent dans le port catalan de Collioure où j’ai vécu mon enfance. Troublé par ces réminiscences puis à la lecture de ses textes par la récurrence de la question du rapport au pays natal qui est au coeur de mes deux premiers films, j’ai conçu ce nouveau projet de documentaire.

Le faubourg, 1975 ( Collection particulière)

Ce film ne se bornera pas à présenter une oeuvre. A l'écoute de ses mémoires lues par le comédien Guy Jacquet, c'est non seulement un peintre mais aussi un enseignant, un écrivain et un militant du patrimoine que l'on va découvrir. On assistera à l’éveil de sa vocation à Prats de Mollo dans le Haut-Vallespir (Pyrénées Orientales) puis à Montpellier dans le Musée Fabre où il rencontre les oeuvres de Zurbaran, Gustave Courbet et Frédéric Bazille qu'il célébrera dans un recueil de textes réédités en 2013 par les éditionsMéridianes

Hommage à Zurbaran (1951-52),   Musée Fabre (Montpellier)

On le suivra très jeune à Paris où, éloigné de son pays de soleil, il vécut partagé cette étape de formation. On sera témoin de ses premiers succès dans le Montparnasse des années 20  puis de sa décision soudaine de revenir dans les Pyrénées-Orientales après avoir refusé de se plier aux ordres d’un galeriste «esclavagiste». On l’accompagnera à Vinça où il acquit une chapelle romane et reçut sa première commande : un tryptique toujours visible dans l'église de ce village du Conflent.

Mon ermitage, 1941(Collection particulière)

On ira à Banyuls sur mer où il rencontre à son retour le sculpteur Aristide Maillol alors au centre d'un projet d' "Arcadie catalane" mis en lumière par une exposition récente au Musée de Céret. On assistera à l’épanouissement de son art dans le pays retrouvé puis à la montée de son aura dans l’ensemble du Sud.

Une scène du film de Jean Lods, Aristide Maillol, sculpteur (1942)

Descossy résistera en effet aux appels de son amie la sculpteure Germaine Richier pour qu'il revienne à Paris. Et tout en pousuivant son oeuvre, il sera durant plus de trente ans professeur puis directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier, enseignant "le métier de peintre" à des générations d'artistes parmi lesquels Pierre Soulages. C'est également à Montpellier qu'il contribuera à créer puis présidera le Groupe Montpellier-Sète qui réunit nombre de peintres languedociens (Gabriel Couderc, Georges Dezeuze, François Desnoyer, Pierre Fournel...) .

On ira ausssi à Saint-Michel de Cuxa où en 1952 il joua un rôle de récitant dans un misteri en catalan de son ami le poète Josep Sébastien Pons, mis en musique par Pablo Casals. On l’accompagnera enfin dans la dernière partie de sa vie où, du haut de son mas de Castelnou au centre des Pyrénes-Orientales, il mena ses "barouds d'honneur" pour la défense du patrimoine artistique roussillonnais tout en publiant un carnet de poèmes et un recueil de nouvelles.

A l’évocation par Descossy lui-même de ces différentes étapes de vie feront écho les témoignages de plusieurs personnalités. L'écrivain Frédéric-Jacques Temple qui a bien connu Descossy à Montpellier; Vincent Bioulés, François Rouan et Claude Viallat, ces trois peintres contemporains notoires qui, fondateurs ou liés au groupe Supports surfaces, furent ses élèves à la fin des années 50; Phlippe Pous, le petit-fils de René Pous, le propriétaire-mécène de l'Hotel des Templiers à Collioure où sont exposés nombre de tableaux de Descossy ou encore l'ancien maire de Castelnou qui a cotôyé l'artiste à à la fin de sa vie dans les Aspres.

                                        La salle principale de l'Hotel des Templiers à Collioure

Ces séquences d'entetiens se trameront avec :

-des archives sonores telles que cet enregistrement où il narre sa rencontre adolescent avec Chaïm Soutine peignant sur une place de Céret.,

Soutine. Les platanes à Céret (1920-21)

-des archives audiovisuelles (émissions de télévision, documentaires)

              pour faire vivre au spectateur des moments décisifs de la vie de l’artiste mis parfois en correspondance avec des tableaux représentatifs de ses différentes "époques".

A l'écoute de ces différentes voix et sous le regard du peintre qui a laissé plusiers auto-portraits, on verra ainsi se dessiner une personnalité singulière mais aussi symptomatique. Comme de nombreux artistes et intellectuels venus de régions périphériques, Descossy a rencontré en effet le dilemme ancien et persistant en France entre la recherche de célébrité et «d’approbation des autres » dans la capitale et la fidélité à soi et à ses origines. Comment a-t-il répondu à cette alternative ? C’est aussi et plus largement ce que nous fera partager Un peintre en son pays.

A quoi va servir le financement ?

Ce film est produit sur desbases associatives et bénévoles pour ce qui me concerne. Il doit répondre toutefois à des normes de qualité professionnelle et il  nécessite pour être achevé la somme de 15000 euros environ afin de pouvoir :

              -payer les techniciens et artistes qui ont contribué jusque là bénévolement à ce projet (11 000 euros environ )

          -couvrir l’ensemble des frais (déplacements, location de matériel, consommables, droits de reproduction de certains tableaux et archives audiovisuelles )  soit 4000 euros  environ.

J'ai fait appel et ferai appel à des collectivités territoriales pour bénéficier de subventions mais cet appel de fonds m'est indispensable pour mener le projet à bien. L'association productrice destinera plus spécialement la somme obtenue dans cette campagne à l’achat des droits des archives audiovisuelles.

Outre celles fournies par le fonds Mémoires filmiques du sud, je vais intégrer trois précieuses archives :

1ere archive : Une séquence de C'est la vie (Antenne 2, avril 1980)

Très saisissante, elle donne à voir et à entendre Camille Descossy se livrant au prieuré de Serrabone à une défense ardente du patrimoine et, pour reprendre son expression, du "matrimoine" ( la langue, la musique ) catalan.

2ème archive : Une  séquence du film Aristide Maillol, sculpteur (1942)

Extraite de ce film de Jean Lods, elle donne à voir et à entendre le sculpteur Aristide Maillol dans son atelier de Banyuls-sur-Mer.

3ème archive :  Une séquence du film Montparnasse (Eugène Law, 1929)

Elle projette le spectateur dans ce quartier d'artistes où vécut plusieurs années Descossy dans les années 20 avant de retourner dans le Sud.

La somme recherchée permettra de couvrir les frais d’acquisition de ces archives auprès de l’INA (200 euros les 30 secondes) et des détenteurs des droits des deux autres extraits avec qui je dois négocier plus précisément. J’espère cependant dépasser cet objectif pour mieux rémunérer le compositeur et le comédien, les techniciens étant payés aux tarifs en usage.

Les personnes qui permettront par leurs aides la réalisation de ce projet pourront en fonction de leurs contributions : 

a) participer à des projections publiques dans des agglomérations et lieux (musées, mairies, salles publiques) du Languedoc et du Roussillon dont les responsables ont été contactés en amont et qui m’ont tous encouragé à poursuivre ce projet de  documentaire. Une projection sera également organisée à Paris.

b) participer à des projections publiques et recevoir le DVD du documentaire,

c) participer à des projections publiques, recevoir le DVD du documentaire et recevoir une affiche dédicacée du film

d) bénéficier de ces trois contreparties et :

               -pour les entreprises et institutions voir apparaitre leurs logos dans le générqiue du film

              -pour les particuliers recevoir trois photos dédicacées du tournage

e) bénéficier de ces quatre contreparties et être invité à déguster un  super repas catalan avec  le réalisateur et un membre de l'équipe à l'issue d'une des projections.

À propos du porteur de projet

Mes réalisations

  • Une passion : le jazz

Une implication dans le Festival de jazz de Junas (Gard) m’a conduit à co-réaliser avec Edmond Zimmermann un film (A l'écoute des pierres) pour le vingtième anniversaire de cette manifestation et à assurer une programmation de films au cinéma Utopia de Montpellier.

  • Un lieu d'ancrage

J’ai aussi réalisé deux documentaires qui, comme Un peintre en son pays, ont pour cadre le pays de l'enfance :

Le premier (Une histoire de frontière, Airelles production, 2006) a été prolongé par la publication d’un ouvrage (Aux limites, Les frontières au prisme de la fiction, Alter Ego, 2013).

Le second (Le jardin d’Adrienne, Corto Pacific et II Mots en images, 2015) a été présenté dans de nombreux villages du Languedoc-Roussillon (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard). Programmé également dans des cinémas de Perpignan et Montpellier, il a été récemment  sélectionné pour le "Mois du cinéma documentaire".

Je viens de  réaliser avec deux plasticiennes, Anne Bréguiboul et Marina Renouf  une installation video : Vous, Narrations présentée à la galerie Lieux Multipes et la Galerie N°5 (Montpellier). Elle inaugure un travail plus complet sur les Halles Laissac.

Pour mener à bien ce projet, j’ai pu m’assurer la participation de professionnels expérimentées et complémentaires. La réalisation repose au niveau du tournage et du montage sur Olivier  Guérin, réalisateur, opérateur-images et monteur créatif avec qui j’ai noué une complicité lors de la réalisation de mon précédent documentaire. Il est assisté sur certains tournages par Guillaume Llong, tout jeune et prometteur réalisateur de documentaires.

Olivier Guérin     Guillaume Llong

Quatre autres professionnels contribuent également à cette réalisation : Guy Jacquet, Jean-Pierre Mas, Michel Goday et Claude Bailblé.

Catalans d'origine, les trois premiers ont connu eux aussi l’expérience du départ à Paris ou "dans le Nord" puis du retour. Guy Jacquet (la voix de  Descossy dans le film) est revenu en effet à Perpignan fonder le Théâtre de la Rencontre  après avoir été membre de plusieurs compagnies théâtrales. Jean-Pierre Mas est un musicien de jazz reconnu (Voir sa  discographie et également compositeur de musique de films. Il est retourné plus récemment vivre dans son Conflent natal et continue à assurer des concerts en compagnie de musiciens réputés. Il en va de même pour Michel Goday qui a photographié de nombeux tableaux présentés dans le film. Plasticien, vidéaste et photographe, Il a vécu à Paris puis à Barcelone avant de revenir dans son village de Port Vendres où il vient de réaliser un film et en prépare un autre. Quant à Claude Bailblé, spécialiste du son et de la construction de « paysages sonores », universitaire et longtemps professeur à la FEMIS, c’est un trajet  inverse qu’il a accompli. Originaire de Bretagne, il s’est installé dans le Lodévois où il assure régulièrement des animations dans le domaine du cinéma tout en continuant à enseigner dans des écoles de cinéma à l’étranger (Cuba, Inde, Maroc récemment).

Un peintre en son pays est produit par l'association Docatimages qui réunit des créateurs inscrits dans l'espace catalan et languedocien.

Pour en savoir plus  sur cette association :   Docatimages