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Un mot à retenir

Spectacle sur la dérive sécuritaire et les pertes de libertés

À propos du projet

Une création théâtrale de la Compagnie Artaban, au Culturel Bruegel, du 13 au 29 décembre 2018 pour dénoncer les dérives sécuritaires de nos démocraties européennes.

État d'urgence, surveillance de masse, mesures de contrôle administratives, suspicion généralisée, tels sont les avatars les plus visibles des dérives sécuritaires qui dominent actuellement en Europe. Et à chaque fois, c'est un peu de nos libertés fondamentales qui sont sacrifiées et nos droits humains qui reculent.

Un mot à retenir, c'est un état des lieux au vitriol de nos démocraties contemporaines européennes, au-dessus desquelles plane dangereusement l'ombre de l'état policier.

Dire que votre droit à la vie privée importe peu, car vous n’avez rien à cacher revient à dire que votre liberté d’expression importe peu, car vous n’avez rien à dire. Car même si vous n’utilisez pas vos droits aujourd’hui, d’autres en ont besoin. Cela revient à dire : les autres ne m’intéressent pas.
(Edward Snowden, 2013.)

Genèse du projet

Dix-sept ans après les attentats du onze septembre, qui ont bouleversé la face géopolitique du monde, remué jusque dans leurs fondements les bases de nos démocraties et changé à jamais nos sociétés occidentales et alors que presque quotidiennement, des attentats ensanglantent les quatre coins du monde, il s’opère rapidement un changement d’organisation de nos sociétés, accompagné d’un glissement de valeurs. Alors que durant toute la seconde moitié du 20e siècle, les libertés fondamentales, d’expression, d’association et de mouvement et surtout le droit à la vie privée, étaient l’apanage des sociétés occidentales (qui revendiquaient ces libertés en opposition au bloc soviétique communiste et aux dictatures de tous poils qui ont émergé au fil des décennies), elles se sont vues reléguées, à l’aune du 21e siècle au rang de droit de seconde zone, remplacées par le sacro-saint droit à la Sécurité.

Dès lors, cette nécessité constante d’affermir la sécurité est devenu prétexte à une réduction systématique de nos libertés (désormais plus gênantes qu’utiles), en faisant appel à nos besoins les plus primaires et en utilisant en cela les connaissances en psychologie et notamment la pyramide des besoins de Maslow.

Les révélations d’Edward Snowden en 2013 qui ont mis en lumière les programmes d’écoute systématiques et à grande échelle des télécommunications mondiales par la NSA, nous apportent la preuve que la sécurité peut servir de justification aux surveillances les plus abusives et les plus intrusives.

Système de caméras de surveillance intelligentes en Chine.

 

La réalité dépasse désormais la fiction : Les unités de police de pré-crime qu’imaginaient en leur temps les auteurs et scénaristes de science-fiction (Philip K. Dick, Minority Report, ou Ray Bradbury, Fahrenheit 451) sont désormais devenues une réalité effrayante. Dans Minority Report, la police est assistée par des oracles pour anticiper et empêcher les crimes. Les algorithmes sont les oracles de notre 21e siècle : Assistés par des systèmes informatiques terriblement complexes et opaques, les services de sécurité tentent désormais de prévenir les crimes avant même qu’ils ne se produisent, et détecter les comportements potentiellement suspects d’un individu qui pourrait se transformer en criminel, faisant glisser la présomption d’innocence vers une présomption de culpabilité par défaut, et renversant ainsi la charge de la preuve.

En Allemagne et en France, des lois ont été votées en 2004 et 2008, autorisant la « rétention de sûreté », basée sur le risque présumé d’accomplissement d’un crime, violant par là la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

En 2017, Amnesty International publie un rapport intitulé Des mesures disproportionnées - L'ampleur grandissante des politiques sécuritaires dans les pays de l'UE est dangereuse, qui dresse un bilan de l'évolution des législations au sein de l'EU, particulièrement en matière d'anti-terrorisme. Ce rapport fait état de violations de plus en plus courantes de la charte des droits humains, et de législations de plus en plus coercitives, qui étiolent les droits et libertés fondamentaux tels que le droit à la vie privée, le droit à la liberté d'expression, le droit à la liberté de culte, le droit à la libre circulation, le droit à un procès équitable, etc.

Ce rapport est à la base de la création de ce spectacle, il constitue sa colonne vertébrale et nous permet d'écrire un texte qui soit toujours ancré dans le réel. Car l'histoire que nous allons vous raconter n’est pas une dystopie futuriste sortie de l’imagination fertile d’un auteur de science-fiction. Elle ne se déroule pas sous une dictature féroce d'un pays lointain. Non. Elle se déroule ici et maintenant, en 2018, en Europe, en Belgique, en Espagne, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni.

À quoi va servir le financement ?

La compagnie investit déjà dans ce projet plusieurs miliers d'euros pour garantir notamment la rémunération de l'équipe. Cette levée de fonds permet de boucler le budget de production.

Les principaux postes sont :

  • La création du décors et l'achat des accessoires et costumes ;
  • La mise au point du logiciel de caméras intelligentes que nous utilisons dans le spectacle ;
  • Les coûts de promotion et de diffusion (impression des affiches, frais postaux, fabrication du teaser,...) ;
  • Et les frais de Ulule !

 

À propos du porteur de projet

L'idée de ce projet a germé dans la tête des deux Antoines, qui écrivent, produisent, mettent en scène et jouent tous deux dans le spectacle. Mais pour partir à l'aventure, il leur fallait s'entourer d'autres artistes talentueux. C'est ainsi que Sarah et Julie ont rejoint l'équipe pour compléter la distribution.

Née en 2011 et composée de talents aux influences multiples, la Compagnie Artaban traite de sujets d'actualité citoyenne. Après diverses créations, elle monte « J'ai faim », de Jean Pierre Dopagne, texte engagé abordant les fractures sociales urbaines.

Ils sont comédiens, metteurs en scène, vidéastes et militants. Avec la Compagnie, et ailleurs, nos quatre artistes issus du Conservatoire royal de Bruxelles et de l'IAD, accumulent les expériences et se lancent aujourd'hui dans l'écriture autour d'un sujet qui leur tient particulièrement à cœur, fatigués qu'ils sont d'assister à un glissement général des priorités politiques, pour leur génération et celles à venir.

 

 
 
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