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Les somptueux trésors du Niger en 3D

A la découverte du patrimoine du Niger par l'expérience virtuelle

À propos du projet

Avec cette exposition numérique, ce n’est pas le public qui va aux sites, ce sont les sites qui viennent au public. Une manière originale et vivante de faire découvrir leur patrimoine aux Nigériens eux-mêmes et aux publics d’autres pays, d’autres continents.

Cette exposition permettra à chacun d’être au cœur des sites sans physiquement risquer de les dégrader par des visites multipliées des fouilles du site des dinosaures, et sans être arrêté par les difficultés logistiques d’un tel voyage.

Il permettra aussi de sauvegarder l’image de ces sites exceptionnels et fragiles du fait des aléas climatiques, ou de l’insécurité endémique dans cette région.

L’histoire du Niger est magnifiquement illustrée par son patrimoine culturel et ses sites archéologiques et paléontologiques. Valeurs symboliques, ils constituent les piliers de l’identité culturelle de la population du Niger. Ils sont aussi des repères pour les générations futures. Aujourd'hui, certains de ces patrimoines sont menacés de disparition du fait de la difficulté d'assurer leur entretien, leur promotion et leur sécurité. En outre, pour la plupart, leur localisation géographique au nord du pays, difficile d’accès, fait qu’ils restent méconnus de beaucoup de Nigériens.

 

 

Région du Timia

 

Une exposition numérique virtuelle permettra de mettre en valeur ces patrimoines. 

Je suis un jeune archéologue nigérien, originaire de la région d’Agadez et diplômé au Museum d’Histoire Naturelle à Paris, dont l’ambition est de mettre ses compétences au service de la protection et de la valorisation du patrimoine du Niger. Le Département d’Architecture de l’Université, spécialisé dans la réalité virtuelle, a accepté d’être mon co-producteur technique et institutionnel. J’ai reçu avec ce projet un très bon accueil des autorités de mon pays : du Ministère de la Renaissance Culturelle, du Ministère du Tourisme, des maires des villes consultés, des chefferies traditionnelles, qui ont se sont engagés à me faciliter le projet dans la mesure de leurs possibilités, ainsi que des associations qui oeuvrent aussi pour la dynamisation du patrimoine nigérien dans sa globalité.

Riche de ses atouts historiques, la ville de Niamey ouvrira le programme en montrant les changements qui ont transformé l’aspect de la ville ces dernières années. 

Puis, l'exposition présentera la vieille ville historique d’Agadez avec sa mosquée, classée Patrimoine mondial de l’Unesco, la maison de « Boulanger », merveille d’architecture intérieure unique en son genre.

Elle présentera aussi le site paléontologique de Tawashit et ses empreintes de dinosaures.

Elle mettra en valeur les trésors du Sahara, comme la cité de Djado, cette ville extraordinaire qui se dégrade à cause des aléas climatiques, trop méconnue des Nigériens et des touristes internationaux à cause de son éloignement.

 

 

Mohamed Alassane et le casque de réalité virtuelle.

 

En ce qui concerne le patrimoine immatériel, l'exposition mettra en scène en réalité virtuelle la caravane de sel, cet héritage ancestral, un des principaux joyaux du patrimoine, elle-même menacée par la modernité et l’insécurité récurrente que rencontrent les caravaniers.

                                                                                                                              

I. Faire découvrir aux Nigériens leur propre patrimoine

Ces dernières années, le monde se tourne de plus en plus vers les nouvelles technologies pour des besoins spécifiques, notamment la sauvegarde des patrimoines. Ce projet est une occasion unique de faire voyager virtuellement les jeunes : élèves, étudiants comme les moins jeunes qui n’ont pas la chance de se déplacer pour apprécier leurs patrimoines.

 

Il contribuera de manière large :

  • à la cohésion sociale des populations autour d’intérêts communs, comme la culture qui définit notre identité. 
  • à la valorisation de nos ressources historiques qui constituent notre fierté. 
  • à la dynamisation de notre potentiel touristique,
  • à l’épanouissement culturel de la jeunesse qui est l’avenir du pays.

 

Plus particulièrement, l'exposition permettra :

  • D’attirer l’attention des jeunes sur la nécessité de sauvegarder nos patrimoines fragiles, symboles de notre pays. 
  • D’apporter une satisfaction au besoin de voyager.
  • La promotion des disciplines scientifiques comme l’archéologie et la paléontologie, trop peu choisies par les étudiants dans leur cursus de formation.
  • Le développement de la connaissance et de la maîtrise des méthodes modernes utilisées pour la conservation et la restauration des biens culturels

 

II. Zoom sur les différents sites présentés 

Le travail de préparation sur le terrain consistera à recueillir des données numériques qui serviront de base de travail pour l’exposition. D’un autre côté, nous devrons réaliser des recherches approfondies dans les archives de la Bibliothèque Nationale, celles des ’Universités, de la région d’Agadez , ainsi que sur les sites choisis. 

Le choix des sites pour l’exposition numérique va, dans un premier temps, mettre en valeur la ville de Niamey, capitale du Niger, les Girafes, le fleuve Niger.

Elle est le centre de rencontre de plusieurs ethnies du pays et dispose d’une grande université qui accueille les étudiants venant de tout le pays. Le musée national Boubou Hama pourra établir des liens directs avec les visiteurs à la suite de l’exposition, liens qui lui permettront de développer son audience. Niamey possède des sites importants à mettre en valeur en 3D, tels que la grande mosquée, le fleuve Niger, le parc du W et sa faune sauvage, l’évolution de la ville qu’impose la croissance rapide de sa démographie.

La ville d’Agadez, région très excentrée au nord, possède des atouts touristiques pour susciter l’engouement des visiteurs et satisfaire la curiosité des Nigériens. 

Cette exposition offre un voyage virtuel pour découvrir des monuments historiques, comme la maison de « Boulanger », des sites archéologiques et paléontologiques inaccessibles et méconnus d’un grand nombre de Nigériens, des gravures rupestres évoquant un temps où la savane recouvrait le désert et abritait de nombreuses espèces : lions, girafes, hippopotames, crocodiles, etc. Beaucoup des jeunes nigériens pensent que la ville d’Agadez est un vaste champ de dunes, intéressante à visiter, mais très difficile d’accès, à cause du manque de moyens de transport, devenue un carrefour de passage pour les migrants en partance vers l’Europe.

L'exposition permettra de faire connaître autrement cette région singulière.

 

II.1 La grande mosquée

Le public pourra voyager au cœur de la grande mosquée d’Agadez, grâce la vision 3D, dans l’édifice et jusque dans les endroits les plus inaccessibles. Il pourra aussi comprendre comment l’architecture délivre des informations sur le passé et l'histoire.

 

 

Vue générale d’Agadez

 

II.2 La maison du Boulanger

Sur les traces d’un explorateur, dans la maison du « Boulanger », le visiteur découvrira des techniques architecturales très anciennes, fascinantes, en harmonie avec la couleur, au cœur de la vieille ville d’Agadez. 

 

 

Maison du Boulanger

 

II.3 La cité de Djado

Déjà très peu fréquentée il y a dix ans quand le tourisme était plus développé, elle est aujourd’hui méconnue des Nigériens.

Confrontée aux changements climatiques, elle mérite également d'être redécouverte. Cette cité est depuis toujours le lieu d’arrivée des caravanes traversant le Ténéré.

 

Cité de Djado

 

       

Une caravane de chameaux                                                         

 

 

Pains et galettes de sel

 

II.4 Tawashit

Le site paléontologique de Tawashit, ses empreintes et ses squelettes de dinosaures est situé dans la région d’Agadez. C’est un cimetière de dinosaures mondialement connu des scientifiques, mais quasiment ignoré des Nigériens.

 

          

Mohamed Alhassane                                                  

                                                                                                                                                                                                              

 

Empreinte de patte de dinosaure

 

Les musées et les centres dédiés à la culture au Niger ont besoin de ce genre d’initiative pour développer leur fréquentation et générer plus d’audience. Cette exposition numérique itinérante de grande envergure suscitera la curiosité. Elle sera une expérience de réalité virtuelle jamais réalisée au Niger et se propose de réveiller l’intérêt général des citoyens.

 

Les dunes du Ténéré

 

 

III. Une exposition numérique, temporaire et itinérante

Au Niger, cette exposition numérique itinérante est prévue, pour une durée d’abord de huit mois au total, répartis entre quatre mois à Niamey et quatre mois à Agadez, avec une possibilité de prolongation en fonction du besoin des institutions d’accueil comme le Musée national, le centre culturel, et selon le succès auprès des visiteurs et de reproduire la même exposition dans les autres régions du Niger. Des contacts sont pris pour que l’exposition puisse voyager en Afrique et en Europe : Dakar, Ouagadougou, Bamako entres autres, France et Italie pour permettre le rayonnement du patrimoine Nigérien à l’extérieur.

Elle se présentera sous la forme d’un espace fermé (cube, actuellement sujet de recherche) accessible à des groupes de visiteurs portant des casques donnant accès à des images en réalité virtuelle et d’un espace ouvert proposant des images documentaires en multi écrans afin d’illustrer aussi par des interviews et des films, la richesse des sites et la variété des populations qui les habitent.

Nous ne pouvons pas à ce jour vous dévoiler le prototype du cube dans lequel se déroulera la partie « images virtuelles » de l’exposition, dans la mesure où les chercheurs sont encore en train de mettre au point ce dispositif

 

IV. Une création d’emploi pour la jeunesse

Cette exposition numérique créera des emplois temporaires pour les jeunes, dans l’assistance à la préparation, puis dans la médiation sur l’exposition. 

Des agents d’accueil, de sécurité dans les salles, des techniciens contrôlant le matériel d’exposition numérique seront nécessaires. A travers ces nouvelles expériences professionnelles, de nouvelles compétences seront développées pour les jeunes. 

Une formation à la médiation culturelle et scientifique est prévue pour permettre d'assurer les fonctions d’information et d’animation sur cette exposition numérique auprès des écoles publiques et privées, mais aussi des universités.

C’est aussi une grande opportunité de prendre en stage des étudiants dont le projet professionnel vise à perpétuer et transmettre les savoirs et traditions ancestrales.

 

 Gravures

Gravures rupestres

 

V. Une rencontre avec les acteurs du patrimoine au Niger

Cette exposition est l’occasion d’interpeller les autorités à tous les niveaux sur le devenir de ce patrimoine : les Ministres de la Renaissance culturelle, du Tourisme, les Maires des villes, mais aussi les responsables des institutions chargées des recherches comme les universités, etc. 

Les visiteurs de l’exposition auront l’opportunité de voir sur les écrans le témoignage des acteurs ayant travaillé ou qui continuent d’apporter leurs contributions à la valorisation du patrimoine. Il est important de faire connaître les travaux, les projets et les difficultés actuellement rencontrées par les acteurs de la préservation du patrimoine.

 

  • Le ministère de la Renaissance culturelle et M. Assoumana Mallam Issa, Ministre de la renaissance culturelle, des Arts et de la modernisation sociale sont directement concernés par la sauvegarde du patrimoine. Ce ministère est l’un des piliers de sa mise en œuvre. Cette exposition numérique va lui permettre de faire connaître ses actions et programmes sur écran vidéo.       

 

  • Les maires des villes de Niamey, d’Agadez et d’Arderbisanate auront respectivement un grand rôle à jouer pour montrer l'évolution de leur ville ou village tout en conservant leurs monuments historiques ou leurs sites paléontologiques. Ils démontreront comment ces richesses peuventbooster le rayonnement et l’économie d’une ville.

 

  • La représentation de l’UNESCO au Niger et celle en France sont associées afin de fournir davantage de ressources sur les sites ayant déjà été classés « patrimoine mondial de l’UNESCO ».

 

  • Le Sultan, chef traditionnel, les chefs de quartiers, les ONG internationales impliquées dans la protection et la vulgarisation du patrimoine nigérien, les gardiens et personnes détentrices des connaissances traditionnelles sur les différents monuments et sites sélectionnés dans un premier temps pour cette exposition numérique, seront étroitement associés à ces présentations.

 

VI. Le travail préparatoire 

 

IV.1 Exploration

Une mission de recherche dans les archives, par le chargé d’exposition, sur le terrain, permettra de reconstituer précisément l’historique, l’organisation, l’état de conservation des sites ou des monuments sur lesquels portera l’exposition. L’une de ses missions sera de rencontrer les acteurs locaux œuvrant pour la dynamisation et la valorisation du patrimoine nigérien. Ils apporteront des témoignages sur les difficultés, les menaces liées à l’action de l’homme, aux changements climatiques ou à la situation sécuritaire du pays, et pourront proposer des recommandations.

Pour réaliser la photogrammétrie(1), le travail consistera d’abord à recueillir des données sur le terrain. Cela nécessite le déplacement de spécialistes de l’image virtuelle.

Un travail s’effectuera également sur le site paléontologique de Tawashit, le cimetière à ciel ouvert des dinosaures, pour faire des prises de vues d’ensemble, mesurer le site, réfléchir sur la présentation des dinosaures pour leur reconstitution dans le monde virtuel.

 

                                                        

 

(1) La photogrammétrie est une technique de reconstruction numérique en 3D d’un objet physique. Elle utilise de simples photos de la scène analysées par de puissants algorithmes capables de déduire la géométrie 3D globale, à la manière du cerveau humain

 

IV.2 Équipement

Cette exposition nécessite des outils indispensables pour le bon déroulement et le montage de l'exposition virtuelle. C'est une étape importante pour permettre la réalisation de l’exposition en fonction des données numériques recueillies sur le terrain.

Ce matériel sera fourni par les partenaires, l’association et les chercheurs investis dans ce projet : appareils photo pour la photogrammétrie, drone, casques 3D, serveurs, grands écrans, 

vidéoprojecteurs, etc.

 

VII. Les partenaires potentiels de l'exposition

 

  • Le ministère de la Renaissance culturelle est l'une des institutions au Niger qui œuvre à la promotion des patrimoines à travers les musées au Niger. Il peut aider à la réalisation de l'exposition par des appuis administratifs en adéquation avec ses politiques.
  • La mairie de Niamey peut également participer pour montrer au grand public son rayonnement et son évolution récente. 
  • Le ministère du Tourisme peut soutenir tout en tirant profit de cette exposition pour impulser des actions sur la valorisation des patrimoines touristiques du Niger. Il ouvre aussi un champ pour un développement durable et pour faire la promotion des merveilles, des sites les plus reculés et inaccessibles du Niger.
  • L’UNESCO par son accord peut faciliter l'accès aux archives et aux sites concernés.
  • L'Institut de Recherches en Sciences Humaines de Niamey peut également appuyer les recherches sur les données historiques et archéologiques afin d'enrichir les informations sur les sites choisis pour l'exposition numérique et virtuelle.
  • La Mairie d'Agadez, pour la mise en place d’une collaboration afin d'avoir accès aux archives sur la mosquée d'Agadez.
  • Le Sultan autorité traditionnelle, détenteur d'histoire sur plusieurs générations.
  • Le Maire de la ville d’Arderbisanate qui est l’un des acteurs œuvrant, malgré de modestes moyens, à protéger les sites paléontologiques de son village.

À quoi va servir le financement ?

Il va servir à payer la première étape du projet, c’est-à-dire le premier voyage sur le terrain pour les tournages numériques, les déplacements entre les sites et l’hébergement des 4 experts à Niamey et Agadez

À propos du porteur de projet

Mohamed ALHASSANE : Archéologue et Concepteur de l’exposition 

 

Jeune nigérien né à Goffat - Agadez, après une licence en géologie et environnement à l'université de Niamey, il a continué ses études en France par un Master en archéologie et préhistoire au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, pour lequel il obtient la mention bien. Il a entrepris ensuite un autre Master en conservation et restauration des biens culturels à l'université Panthéon-Sorbonne. Il a effectué de nombreuses fouilles archéologiques au Niger, en France, au Maroc et des fouilles paléontologiques dans le Wyoming aux USA. Il a participé au congrès international de SAFA en 2016 sur l'archéologie à Toulouse en France, à des conférences sur le NIGERHERITAGE organisées par l'université de Chicago, deux fois de suite pour un projet sur la protection et valorisation des patrimoines nigériens. Il est également le fondateur et l’organisateur du Festival culturel de la jeunesse à Agadez, éditions 2014 et 2016 permettant aux jeunes de participer activement au rayonnement de la culture et au développement de la région à travers leurs créations artistiques et culturelles.

Il a une expérience de travail dans les musées de France en gestion de collection,animation, ainsi que dans un laboratoire de recherches et dans le secteur touristique au Niger. Il est vacataire à l'université d'Agadez,  aussi bénévole dans plusieurs ONG humanitaires au Niger et en France pour l'éducation et le développement durable. Il est fondateur et président de l'association Imane-ATARIH qui se consacre à la sauvegarde du patrimoine d’Agadez.

Ce projet numérique, novateur et unique dans cette région du monde est une façon de faire entrer l'archéologie dans la modernité, susceptible d'attirer plus de visiteurs et de les inciter à protéger les valeurs culturelles, les monuments et les sites historiques du Niger.

Mohamed Alhassane en est l’initiateur. Il accompagnera sa mise en œuvre et sa réalisation aux côtés des chercheurs Nigériens,italiens , Français, Américain et de tous les partenaires qui voudront s’y associer, qu’ils soient des entités officielles, privées, associatives ou même individuelles.

 

 

 

 

Contact: [email protected]