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"Traces incertaines."

Cie. Le Songe d'une Planche à Vif

À propos du projet

"Traces incertaines."

Aujourd’hui, Mamie est morte. Morte. 
Mamie emporte avec elle son histoire. Un bout de mon histoire. Et, en quelque sorte, une part de l’Histoire.
Quelle(s) trace(s) laisse-t-elle?

Laisse-t-on seulement une trace?

Sur la fin de sa vie, elle avait de « faux » souvenirs: « Taisez-vous! Le pape est passé hier et les paparazzis sont à l’affût de tout ce que l’on peut dire!»

Tragique et burlesque de la démence, de la Mémoire -la Raison?- qui fout le camp.

Les « vrais » souvenirs sont-ils si réels? Les « faux » si peu dignes d’intérêt et de considération?

Quand la Mémoire de ses aînés s’étiole, quand les traces sur lesquelles nous nous sommes construits, structurés s’effacent, que reste-t-il de notre identité?

Qui sommes-nous si ce n’est le récit que nous nous faisons de nos propres histoires (nationales, sociales, familiales et individuelles) ? Quand ces récits sont remaniés par le présent qui les ampute d’éléments essentiels, quand les trous, les manques se multiplient, comment les comble-t-on ? Quelles sont les forces de transformation que nous mettons en oeuvre pour maintenir ces traces incertaines, les transmuer en récits neufs et faisant sens ? A quoi un travail d’acceptation et de transformation de cette déliquescence fait-elle place ?

Les traces sont-elles si éphémères?

A ma grand surprise, à l’occasion du décès d’un oncle que j’aimais énormément, je n’ai pas ressenti de tristesse. Je doute de la « vie après la mort » à proprement parler. Pour autant, j’avais le sentiment que comme « il a été, il est et il sera ». Concrètement? Je lesens dans l’air. Il y a sa trace quelque part: dans ma Mémoire, c‘est sûr; dans mon corps, aussi; mais également dans l’air, dans l’Ame du Monde, en quelque sorte... Il est passé, il a modifié quelque chose de ce Monde, même infime. Il y a laissé sa trace.

Me dis-je cela pour me consoler?

A partir d’entretiens auprès des résidants de l’Hôpital Gériatrique de Pélussin (42) et de leur entourage proche ou lointain (famille, soignants, personnes du village voisins de l‘Hôpital, etc...), l’équipe du spectacle composera un spectacle s’interrogeant sur la Mémoire, la Trace.

La création de « Traces incertaines » me permettra de cheminer vers ce maelström de questions encore confuses que je me pose sur la Mémoire et la Trace.

Ligne de conduite: ne pas donner de réponses -bien malin celui qui peut affirmer en asséner sur ce sujet- mais ouvrir les possibles, les champs d’exploration de mémoires partielles et éphémères, mais sensibles et personnelles.

L’équipe de ce spectacle sera constituée d’Alexia Chandon-Piazza, comédienne. Elle aura en charge la parole de l’entourage des personnes touchées par la perte de Mémoire. Julio Guerreiro, comédien également, adoptera le point de vue de l’anthropologue, de l’observateur - mon point de vue en quelque sorte. Le point de vue de celui qui ne sait pas. Quant à Benjamin Gibert, compositeur en musiques électro-acoustiques, il créera des morceaux entre musique concrète, témoignages purs et électro-pop à partir des voix de personnes âgées interrogées, des traces vocales de leurs propres histoires. Il jouera ces morceaux-ci sur le plateau en dialogue direct avec les comédiens.

Après une résidence d’écriture, ce spectacle verra le jour lors des Bravos de la Nuit 2012 pour lesquels nous tenterons, dans la plus grand humilité face à ce Mystère que constitue la Mémoire, d’ « abandonner les voies rapides et suivre les traces incertaines »*.

 

Grégoire Blanchon Novembre 2010

*Jean-Luc Lagarce in « Du luxe et de l’impuissance » / « Se faire de nouvelles promesses » 

 

Le blog de la Compagnie Le Songe d'une Planche à Vif

La page de fans de la Compagnie sur Facebook

 

A écouter, une première étude de Benjamin Gibert, compositeur, pour "Traces incertaines.":

 

Héritage #1. 
Durée: 5'49''

Naissance d’une mélodie au piano, aux harmoniques aigües. 

Cette mélodie vieillit, descend dans les graves et finit dans les basses. 
Elle donne naissance, en cours de route, à une nouvelle mélodie, génétiquement proche de la première. Les deux mélodies, “fille” et “mère”, cohabiteront ensemble sur la portée, pendant un temps. Cette nouvelle mélodie se reproduira à son tour, lorsqu’elle sera “mélodie-mère”. 
Ainsi trois générations cohabiteront ensemble, à des tessitures différentes, selon leurs “âges”. Et le cycle se perpétue, les vieilles générations s’éteignent tandis que de nouvelles mélodies apparaissent, évoluant vers une forme de plus en plus éloignée de la forme ancestrale. 
Cette pièce raconte l’hérédité comme trace en mutation, la transmission des gènes, des objets, des cultures, qui se relaient en évoluant, d’une génération à l’autre.

 

Une vidéo autour d'"Imaginarium.", un autre spectacle de la Compagnie Le Songe d'une Planche à Vif:

 

Photos de projets précédents de la Compagnie Le Songe d'une Planche à Vif:

"Dire, peut-être."

Crédit photo: Benjamin Gibert

"Imaginarium."

Crédit photos: Benjamin Gibert

 

Photos de répétions/Résidence #1 à Pélussin


Julio Guerreiro - Crédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 

Julio Guerreiro - Crédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 

Benjamin Gibert - Crédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 

Cadavre exquis - Crédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 

Alexia et Julio - Crédits photos: Grégoire Blanchon

 

Julio, Alexia et Benjamin - Crédits photo: Grégoire Blanchon

 

BenjaminCrédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 


Benjamin - Crédits photo: Alexia Chandon-Piazza 

 


Julio et BenjaminCrédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 


Grégoire et JulioCrédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 


Benjamin et AlexiaCrédits photo: Alexia Chandon-Piazza et Grégoire Blanchon

 


Grégoire et BenjaminCrédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 


JulioCrédits photo: Alexia Chandon-Piazza

 

Julio, Benjamin et AlexiaCrédits photo: Alexia Chandon-Piazza et Grégoire Blanchon

 

Benjamin fait entendre et parle de deux pièces musicales pour "Traces incertaines." 

A quoi va servir le financement ?

Monter la production d'un spectacle aujourd'hui est une gageure.

Nous avons à notre disposition quelques fonds, mais pas suffisament pour payer le travail des artistes et des techniciens à leur juste valeur. De plus, les frais pour la scénographie et les costumes ont un coût important.

Nous utiliserons donc 2 500 euros pour payer les personnes engagées sur ce projet et 500 euros pour les éléments de scénographie et les costumes.

Pour les matières premières, nous pouvons toujours faire de la récupération.

En moyens humains, puisque c'est notre profession, il nous faut pouvoir être rémunérés.

À propos du porteur de projet

 

avec Alexia Chandon-Piazza, Benjamin Gibert et Julio Guerreiro

conception et mise en scène Grégoire Blanchon

aide chorégraphique Anne-Sophie Fayolle

scénographie Hélène Eiché

création lumières Eric Marynower

 

Grégoire Blanchon

Après des études au Conservatoire de Lyon-Département Art Dramatique, où Grégoire suit les cours de Laurent Brethome, Philippe Sire, Magali Bonat, Françoise Lervy, Stéphane Auvray- Nauroy ou Alain Gintzburger, entre autres, Grégoire joue dans « La Dispute » de Marivaux, dans « Tes doigts sur mes yeux » écrit et mis en scène par Antoine Herniotte, dans « Tatiana Répina » de Tchekhov, mis en scène par Laurent Brethome, « Crimes du coeur » de Beth Henley, mis en scène par André Tardy, « Imaginarium » de Sarah Seignobosc et Grégoire Blanchon, etc... Il jouera en 2012-2013 le rôle de Poucet dans "Poucet pour les grands" de Gilles Granouillet (mise en scène de l'auteur) lors d'une tournée d'une cinquantaine de dates.

Grégoire a signé sa première mise en scène avec « J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne » de Jean-Luc Lagarce. Il a ensuite monté « La Ménagerie de Verre » de Tennessee Williams en 2008 au Festival des Bravos de la Nuit à Pélussin.
Récemment, Grégoire a concu et mis en scène « Dire, peut-être. », création sur les difficultés de langage à partir de parole récoltée.

Il a été assistant à la mise en scène d’Eric Massé et Angélique Clairand, de Richard Brunel et de Laurent Brethome. Au cinéma, il joue aux côtés de Béatrice Dalle dans « S'enfuir avec toi » de Gaël Morel. 

 

Alexia Chandon-Piazza

Après avoir passé un an au Oxford and Cherwell Valley College où elle a étudié l'anthropologie et la critique d'Art, Alexia Chandon-Piazza entre en 2007 au Conservatoire de Lyon où elle travaillera sous la direction de Philippe Sire, Laurent Brethome et Sandrine Lanno. Elle intègre ensuite la 70ème promotion de comédiens de l'ENSATT où elle travaille avec entre autres Evelyne Didi, Agnès Dewitte, Philippe Delaigue, Charlie Nelson, Simon Delétang et Matthias Langhoff. Elle a également été assistante à la mise en scène de Grégoire Blanchon lors de la création de La Ménagerie de Verre de Tennessee Williams aux Bravos de la Nuit en 2008. Elle est Mariane dans Tartuffe (2012) mise en scène par Laurent Vercelletto. 

 

Julio Guerreiro

Après l'Ecole d'Art Dramatique de La Comédie de St Etienne de 1992 à 1994, Julio Guerreiro travaille principalement avec Jacques Rosner à Toulouse, Frederic Maragnani à Bordeaux, Béatrice Bompas et Gilles Granouillet à Saint-Etienne. Ces dernières années, il s'est consacré à la mise en scène avec des créations originales ("Coulez, mes larmes...", « La Loi de Cendrillon » d'après Robert Walser) et a travaillé en tant qu'assistant et comédien avec Richard Brunel sur "Gaspard" de Peter Handke et avec Gislaine Drahy sur "Les serviteurs" de Jean-Luc Lagarce et sur « Vesna » de et mis en scène par Gilles Granouillet. 

 

Benjamin Gibert

Benjamin Gibert apprend le piano dès l'âge de six ans. Il poursuit sa formation musicale et instrumentale au Conservatoire Massenet puis à l'Ecole Nationale de Musique du Puy-en-Velay jusqu'en Juin 2003, date à laquelle il obtient son DEM.

Intéressé par les arts plastiques et les projets liés à l'espace, il entre à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Etienne en Octobre 2003, où il obtient son diplôme d'état en Juin 2009 au sein du département Paysage, Art, Design. Durant ses études d'architecture il s'intéresse de près à la scénographie, dont il suivra une formation parallèle à l'Ecole des Beaux Arts de Valencia, en Espagne, de Septembre 2006 à Juillet 2007.

A son retour de Valencia, il concrétise son désir de croiser musique électroacoustique, paysage et scénographie, en orientant ses recherches sur le thème du paysage sonore urbain, dans le cadre de son mémoire de fin d'études en architecture. A la suite de l'obtention de son diplôme, il reprend alors ses études en composition électro-acoustique et environnement électronique à l'Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne.

Depuis, il travaille de manière croisée la scénographie et la composition.

Il collabore régulièrement avec la compagnie Le Songe d'Une Planche à Vif (Grégoire Blanchon), en tant que scénographe sur The Glass Menagerie (Tennessee Williams), sur Dire, Peut-Etre, et sur Imaginarium. Il imagine la scénographie du Bateau, spectacle jeune public de la compagnie Rêveries Mobiles, avec Clarisse Toulan. Il contribue à la conception spatiale et à l’environnement plastique du projet Le Procès de Pinnocchio, par la compagnie Athra, dont la création est prévue pour Avril 2012. Actuellement il travaille sur un projet de scénographie de poche, en collaboration avec Jérémy Tran (danseur au CNSMD de Lyon) pour Juin 2012, ainsi que sur le projet Totek (texte du hongrois István Örkény) mis en scène par Jean Doucet (compagnie Théâtre d'Ouranos), pour l'automne 2012.

En tant que musicien, il improvise sur scène la musique d'Imaginarium, avec des instruments- jouets, et collabore avec Céline Déridet en tant que compositeur électro-acoustique sur son projet de mise en scène La Queue du Mickey, à l'automne 2010. En Février 2012, il rencontre la compagnie A.O.I, et compose la trame musicale du projet Oxygène (Ivan Viripaev) mis en scène par Yann Métivier et Thomas Gonzales, avant de retrouver la compagnie Le Songe... sur le projet Traces Incertaines, prévu pour l'été 2012. 

 

Anne-Sophie Fayolle

Anne-Sophie est danseuse contemporaine depuis Mai 1983, date de la première création dans laquelle elle danse du haut de ses douze ans, « Barbe Bleue » de Josette Baïz. Commence alors un compagnonnage de sept ans, jusqu’en 1990 (« Barbe Bleue », « Chute libre 1 et 2 », «Prudence ou les émotions subtiles », « Les p’tits loups », « Le Globe » etc...). Pour parfaire sa formation, Anne-Sophie travaille la danse classique avec Michelle Grimault à Paris en 1986. Après quatre créations avec le Groupe Dunes (« Le monde serait-il devenu meilleur ? », « Vite peut-être» etc...) et une participation aux Cérémonies d’Ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d’Hiver d’Albertville sous la direction de Philippe Decouflé, elle rencontre Denis Plassard en 1993 avec lequel elle travaille jusqu’en 2009 (« Issue de secours », « Anecdote », « En pièces », «Ondes de choc », « Discours », « Derôles » etc...). Parallèlement, Anne-Sophie collabore à plusieurs créations et reprises de rôles avec François Bouteau (Cie Abdel Blabla), Sébastien Cormier (Cie Amalgame) et Marco Berrettini (Melkprod). Après avoir travaillé avec des metteurs en scène sur «Dire, peut-être. », Grégoire Blanchon et « Eros Machine », Sarah Seignobosc, Anne- Sophie s’oriente désormais vers le travail chorégraphique au service du comédien. Elle passe et obtient le D.E danse contemporaine en Octobre 2010. 

 

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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