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Th/ink the Road - Tattoo humaniste!

On tatoue pour redonner. T'embarques?

Des nouvelles depuis Bali!

Bonjour les amis!

Pour ceux qui ne nous suivent pas sur Facebook (si vous vous dites "mais oui dis donc, pourquoi je ne les suis pas?" en lisant cette phrase, c'est par ici: www.facebook.com/thinktheroad), j'ai récemment fait un post expliquant où nous en sommes actuellement, nos embûches, nos apprentissages et notre persévérance à croire que ce projet vivra bientôt comme il se doit de vivre!

Depuis cette publication, plusieurs choses se sont passées ici à Bali, et nous allons encore avoir du nouveau bientôt!

Voici donc le post en question:

Ceux qui aiment l'aventure le savent bien: 
Il y l'idée que l'on se fait de celle-ci et il y a la réalité.
En cela réside la magie du voyage et l'intensité de ce qu'il nous fait vivre.

Depuis notre dernier message, l'Inde a fait ce qu'elle sait si bien faire: être plus forte que nous, se moquer de nos petits plans terrestres et nous faire réfléchir à nos attentes, à nos plans.

Ainsi, s'il était possible autrefois de se procurer un véhicule en tant que touriste en Inde, les choses ont changé aujourd'hui. Pas de résidence ici? Pas d'enregistrement de véhicule. Les lois se sont endurcies, et bien qu’il existe et existera toujours des entourloupes à l’indienne, tout ce que nous avons tenté semblait nous dire la même chose : faites autrement. 
D’accord. 
Aventuriers oui, mais il faut savoir écouter les signes lorsqu’ils se mettent en équipe pour indiquer un nouveau chemin. Ces derniers deux mois, tout ce que nous avons entrepris nous indiquait la même chose : si vous voulez aider les autres, aidez-vous vous-mêmes en premier lieu. Et pour cela, reposez-vous et lâchez prise.

C’est ce que nous avons tenté de faire, un peu en vain, il faut bien l’avouer. L’Inde, c’est pas de tout repos, surtout pas à Goa ou au Karnataka, surtout pas durant la période des fêtes qui semblent s’éterniser dans ce coin-là du monde. Quand ce ne sont pas les voyageurs qui font la fête, ce sont les indiens qui ont des jours fériés et font donc eux aussi la fête. Et ça, c’est environ toutes les semaines. Dans une cabane en paille, puisque c’est ce que notre budget nous permet dans ces régions-là la plupart du temps, penser à dormir c’est comme un rêve que tu n’atteins jamais.

En gros, nous avons passé un mois et demi à culpabiliser de ne pas réussir à commencer la projet, parce que crevés, parce que sans véhicule et avec tout le matériel de tattoo à transporter nous ne pouvions pas faire grand-chose, parce que l’Inde est immense et ses routes défoncées ne permettent pas d’aller d’un point A à un point B aisément, parce que quand on mentalise nos idées un peu trop on se dit qu’il faut faire les choses bien et on contacte des associations qui ne comprennent pas l’idée et… refusent notre aide. Parce que ce n’était tout simplement pas le bon moment.

Plusieurs tentatives de faire vivre Think the road plus tard, nous remettons nos idées d’origine en perspective et changeons nos plans selon ce qui nous semble le plus approprié de faire aujourd’hui. L’Inde est magique, l’Inde est puissante et a tellement à donner. Elle est aussi crieuse, klaxonneuse, beaucoup-trop-de-gens-teuse, mal-de-ventre-caca-viteuse, imposante, perturbante. Tu la laisses faire et elle te bouffe, surtout si t’as pas bien dormi.

Ensuite, on a enfin compris. On a ENFIN lâché prise et donc décidé de ne faire que se promener, de laisser le matos de tattoo chez une amie à Arambol et de voir du paysage, sans culpabiliser. On a aussi pris une décision : le projet ne commencera pas en Inde du sud. Il faut aussi ajouter à l’histoire que nous n’avons pas pu avoir un visa de six mois tous les deux, nous étions donc obligés de sortir du pays au bout de deux mois, comme l’impose le e-visa. Nous avons acheté deux billets pour Bali en espérant y trouver la paix, et surtout la force de commencer à travailler, à créer, à donner. Connaissant tous les deux la petite île bénie des dieux (il n’y a qu’à voir la nature, les sculptures, les sourires et le raffinement des balinais pour se convaincre qu’il doit bien y avoir une divinité derrière tout ça), nous y voyions notre salut.

Voilà pourquoi vous n’avez pas entendu parler de nous pendant toute cette période, les amis. Parce que nous essayions de regagner l’énergie que nous avons donnée sans relâche l’an passé, et que nous avons trébuché plusieurs fois. Mais il s’agit de belles trébuches, de celles qui t’apprennent, te rendent humble et te font regarder la vie, la vraie, en face.

Aujourd’hui, c’est de Bali que je vous écris. Et en effet, moins d’une semaine après notre arrivée nous sommes de nouveau requinqués, gonflés à bloc de cette envie de faire vivre tous nos projets.

Cependant, nous n’abandonnons pas l’Inde les amis, oh que non! Nous y retournerons après notre séjour à Bali, mais cette fois par le nord, les montagnes et les jolis petits villages. Commencerons-nous le projet ici, à Bali, ou là-bas en Inde du nord? Si l’Inde nous a bien appris une chose, c’est d’avoir l’humilité de dire qui vivra verra. Nous travaillerons dans ce sens à partir de maintenant avec l’espoir de le commencer bientôt, ça vous pouvez en être sûrs, et la vie nous dira ce qu’elle en pense.

À tous ceux qui ont participé à notre campagne, ne vous inquiétez pas, nous réfléchissons à une manière intelligente d’utiliser l’argent qui était dédié au tuk tuk. Nous allons aussi enfin pouvoir fabriquer les contreparties (les petits cadeaux que vous aviez sélectionnés lorsque vous avez fait votre don).
Mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas?  🎈

Sur ces belles paroles, à très vite les amis!

Leslie & Jack.