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Sur l'asphalte

une cartographie des traces de belleville

À propos du projet

Le projet « Sur l’asphalte » est né de manière un peu hasardeuse, en marchant dans le quartier j’ai photographié une trace sur le trottoir, laissée accidentellement par un pot de peinture renversé après un chantier.

Petit à petit je me suis pris au jeu, et, au cours de mes déplacements et ballades, je regardais attentivement où je marchais, et je tombais inévitablement sur ces « accidents » : des tâches, des formes, des signes, des empreintes qui m’interpellaient, dans lesquels mon imagination gambadait …

Comme un chasseur sait quelle bête est passée dans la forêt, et si sa trace est récente, il parvient aussi à deviner son poids, son âge… il s’agit pour moi d’une sorte de chasse, celle des traces d’un événement, d’une mémoire aléatoire imprimée sur l’asphalte. Ces images nées du hasard dessinent une cartographie sensible du quartier créée par la rencontre de matières et de pieds.

 


Un livre et une exposition.

En réunissant ces images dans une auto-édition artistique limitée à 100 exemplaires, (imprimés en sérigraphie, numérotés et signés), je propose un objet singulier, une sorte de recueil des photos prises dans le quartier ces dernières années.

Il sera préfacé par Claude Meunier, écrivain et ami.

Ce livre sera présenté lors d'une soirée lecture-dédicace le vendredi 29 mai 2015 à 20h à la libraire Le Genre urbain (60 rue de Belleville, Paris), il accompagnera une exposition qui aura lieu au 48 rue Ramponeau lors des portes ouvertes des ateliers d’artistes de Belleville du 29 au 31 mai 2015.

Bien différent d’un catalogue, la matière de ce livre objet en fera une petite œuvre d’art !

 

 

L’impression en sérigraphie blanche sur un papier noir épais de grande qualité est une manière de reproduire l’encre sur le trottoir. La sérigraphie permet de « recouvrir » le support, de donner une matière à ces images. Je travaille beaucoup la gravure, la linogravure, le monotype, la possibilité de l’accident et la part de hasard m’attire toujours dans mes travaux.

 

A quoi va servir le financement ?

Ce financement permettra la réalisation d'un livre d'artiste et d'une exposition.

• Le choix d'un papier de grande qualité, l'impression en sérigraphie, la fabrication, le façonnage du livre…

• Le tirage des petits, moyens et grands formats pour l'exposition.

• Les frais d'ulule - qui me permet de financer le projet, ce qui me permet de payer ulule…

 

À propos du porteur de projet

Formé à l’ESAG-Penninghen, diplômé de l’école d’art Maryse Eloy en 1999.

Depuis 1999, je suis graphiste indépendant, travaillant principalement avec des institutions culturelles diverses (théâtres, musées, maisons d’édition, journaux, festival…). Il s’agit à chaque projet de signifier par l’image et la typographie le sens et la pensée…

J’ai toujours eu une activité plastique personnelle plus ou moins développée selon les périodes. Vivant et travaillant dans le quartier de Belleville depuis plus de 15 ans, j’ai naturellement exposé pour la première fois mes travaux lors des portes ouvertes des ateliers d’artistes de Belleville.

Affilié à la Maison des Artistes depuis 1999. Membre des Ateliers d'Artistes de Belleville depuis 2006

2014 - exposition personnelle à l'atelier-galerie Placement Libre

2012 - exposition personnelle lors des portes ouvertes des AAB (Ateliers d'Artistes de Belleville)

2012 - exposition collective "Little Big Art" à la galerie des AAB

2011 - exposiiton personnelle à la Bellevilloise

2009-2008 - exposition collective (avec Kali Vermes, Suzel Galia et Bernard Saint-Omer) lors des portes ouvertes des AAB

www.bastienmorin.fr

 

Pour vous donner envie, voici un premier texte de Claude Meunier :

Avec les pieds.

Il y a les assis, les artistes assis ; ils sont arrivés, souvent même avant d’être partis. Arrivés, et assis. A leur place.
Et il y a les marcheurs, qui écrivent ou peignent avec leur pieds, en route, en piste, en marchant. Parfois, ils n’arrivent à rien, nulle part ; ils marchent, ça marche, mais ils n’arrivent pas, pas d’assiette, pas d’assises. Se sont perdus en route. Dans un genre proche, y’a ceux qui flottent.
On se fiche des premiers, les siégeurs.
Les autres, c’est Du Bellay, Stendhal et Queneau. Et moi.
Voilà pour ma notice classificatoire et biographique. Mais revenez demain, ça aura bougé.
Devise (du jour), tirée du Dimanche de la vie : ’ ...le soldat Bru, qui ne pensait en général à rien, mais lorsqu’il le faisait de préférence à la bataille d’Iena, le soldat Bru se déplaçait avec l’aisance d’un inconscient.’
Après ces quelques attendus, voyez le topo et considérez l’Asphalte de Bastien Morin : composer le tableau avec ses pieds (et le  poème dans le même temps) et laisser flotter le sujet avec aisance, jusqu’à garder une trace, très réelle, une trace du temps qui passe.

http://www.claude-meunier.com/bio-bibliographie.html

Je tiens à remercier ici les éditions Work is Progress : https://www.facebook.com/Workisprogress?ref=hl

ainsi que la librairie Le genre urbain : www.legenreurbain.com

et les Ateliers d'Artistes de Belleville : http://ateliers-artistes-belleville.fr/

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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