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Sons of April

កូនៗនៃខែមេសា

À propos du projet

Nous sommes deux amis, passionnés par une histoire que nous souhaitions partager. C'est avec passion que ce projet a pris vie malgré un budget plus que limité, mais on espère que ce n'est que le début de notre aventure et pouvoir démontrer ce que nous pourrions faire avec un peu plus de moyens!

Avril 1975, le régime Khmer Rouge prend Phnom Penh, capitale du Cambodge. C’est le début de l’année Zéro, et le début d’une sanglante idéologie orchestrée par Pol Pot. Le génocide perpétré par le régime Khmer rouge dans le pays, fut un des plus sombres épisodes de notre histoire moderne. Des millions de personnes furent tuées par exécution, travail forcés ou autres atrocités.

Des films comme « La Déchirure », ou plus récemment « First they kill my father » montrent une part de l’horreur que le peuple khmer a subi entre 1975 et 1979 durant ce régime.

«Sons of April » est un projet que nous avons porté en nous depuis 2 ans  ! L’écriture vient de l’inspiration que le livre de mon père a eue sur Robin, un ami réalisateur et moi-même. Mon père, Seiha Chea, raconte sa fuite d'un camp de travail jusqu’à la Thaïlande, pays voisin, durant la guerre.

Je suis néee dans un de ces camps de « travail », ou camp de la mort. Pour sauver notre famille, mon père a fui en Thaïlande, espérant y trouver de l’aide. Deux ans après sa fuite, il a réussit à nous faire rapatrier en France ma mère, mes 6 frères et sœurs et moi-même. Pour moi, revenir sur cette partie de l’histoire de ma famille fut révélatrice et douloureuse en même temps. Mon père a pu enfin ouvrir son cœur et nous partager ses mémoires qu’il avait gardé depuis si longtemps  pour lui. 

Mon père a rencontré plusieurs personnes durant son temps dans les camps. Femmes, hommes, et enfants, beaucoup de destin brisés en grande partie à cause des Khmers Rouges et du contexte politique. Ce qu’il a appris c’est qu’il n’existait plus de notion de Bien ou de mal. Seulement une notion de survie.

Il est essentiel pour nous d’éviter de montrer de façon trop directe, la barbarie de ces temps. Nous voulons mettre l’accent  sur les comportements et les choix que certaines personnes étaient amenées à faire pour survivre.

Notre histoire parle des réactions, des choix qu’on pourrait avoir dans des circonstances sombres, ainsi même les relations père-fils peuvent être corrompues par l’instinct de survie.  Notre société actuelle pourrait condamner certains de ces choix, les considérer comme mauvais, ou égoïste. Mais les Khmers ont vécu des choses qui dépassent l'entendement. Une période de leur vie ou l’humanité disparait…seul l’instinct de survie reste…Rien n’est blanc ou noir.

Notre histoire a été inspiré par un homme que mon père a rencontré. C’est une histoire de survie. Une histoire de choix.

Sous le régime brutal des Khmers rouges, un homme qui a consacré sa vie à sauver des vies, fait face à un choix déchirant pour la survie des siens.

Sons Of April a été tourné au Cambodge sur trois intenses journées. Situé à 45 km de Phnom Penh, le tournage s’est déroulé dans l'internat dirigé par mon père. Le titre du film vient de ce qu'ils ont appelé la génération de khmers après le 17 avril 1975, lorsque les Khmers rouges ont pris le contrôle du pays.

Mon père gère un pensionnat (derrière un temple) où il accueille chaque année, gratuitement, des élèves de la campagne qui n'ont pas de lycée près de chez eux. Il leur donne logement et nourriture. Les élèves choisis restent plus d'un an pour étudier et passer leur baccalauréat. Les cinq meilleurs peuvent également bénéficier d’un parrainage pour leurs frais de scolarité universitaires, s’ils décident de continuer.

Chose sympa, certains étudiants se sont portés volontaires pour jouer en plus pour nous !! regardez les malades khmers rouges et les soldats !

Je me souviendrais toujours de ce tournage en Octobre 2017, trois jours de travail intense. Mais on retiendra cette magnifique aventure humaine ! Nous avons eu la crème de la crème des professionnels au Cambodge, des acteurs exceptionnels et dédiés à leurs rôles, une équipe de maquilleur juste formidables, sans parler de l’équipe technique qui a était d’une efficacité redoutable ! Robin le réalisateur, n’a jamais vu une installation de caméra si rapide ! et puis aussi notre équipe d’amis qui sont venus de plusieurs pays, Canada, Japon, Singapour pour nous aider.

Nous avons été tellement chanceux d’avoir eu un groupe qui croyait dans notre projet malgré un budget plus que restreint, et pour être honnête, des conditions de tournage vraiment (mais vraiment) basiques.

Pour jouer ces rôles, nous avons eu la chance de travailler avec trois générations de fantastiques acteurs. 

Kompheak Phoeung :

Scénariste, Conférencier à l'Institut des Affaires Etrangères de l'Université Royale de Phnom Penh, Directeur et dramaturge à l'Association des Artistes Kok Thlok, interprète de conférence khmer-français, Kompheak Phoeung est connu pour sa grande performance dans "Dabord, ils ont tué mon père" (2017 ), et "Le Portrail" (2014).

Quand nous pensions à l'acteur qui pouvait jouer le personnage Hon, nous savions Robin et moi que ce serait Kompheak, nous l'avons vu dans « Le Portail » et sa performance nous avait beaucoup impressionnés. A ce moment-là, le film "D'abord ils ont tué mon père" n’avait pas encore sorti sur Netflix. Nous pensions également qu'il jouait un rôle de leader des Khmers Rouges dans « Le Portail », alors jouer celui d’un médecin qui survit au régime des Khmers rouges sera une autre perspective pour lui. Une autre dimension qu'il peut ajouter à son rôle. Il a également été un atout considérable pour travailler le dialogue, et son expérience et son implication étaient tout simplement fantastiques

Sok Suthen :


Sok Suthen a été acteur pendant 15 ans, il a joué dans plus de 50 films au Cambodge. Il a reçu une reconnaissance pour son rôle dans « The Last reel ». Il est maintenant à la retraite, et accepte de jouer seulement quand il aime le projet. Suthen avait tant de conseils à partager sur le Khmer rouge et les choses qu'il voulait ajouter au personnage ... la cigarette faite avec des feuilles sèches de banane était son idée !

Nuon Sobon :

Sobon était chauffeur de taxi quand Davy Chou cherchait un acteur pour son film "Diamond Island". C'était son premier rôle, il a d’ailleurs été sélectionné dans la catégorie meilleur acteur masculin par Les Trophées Francophones du Cinéma.

Quand nous l'avons vu dans le film « Diamond Island », nous savions qu'il était celui que nous voulions pour incarner Menh. Un jeune homme au passé triste, à la recherche d’une figure paternelle. Il était malade pendant les trois jours de tournage (non non, ce n'était pas seulement un bon maquillage) mais il a toujours été très impliqué et passionné dans son rôle.

A quoi va servir le financement ?

Nous avons maintenant besoin de financements pour compléter la post-production pour finaliser ce projet (montage, coloration, sons, musique ...) et l'amener au niveau de qualité dont nous rêvons pour notre projet "Fils d'Avril".

Ceci afin de pouvoir donner le meilleur à nos supporters et à nos téléspectateurs. Merci de pouvoir nous aider à atteindre notre but. Nous avons la chance de travailler avec le soutien d'artistes internationaux provenant de différents pays comme la France, le Cambodge et le Canada, qui comprend notre passion et nos contraintes budgétaires.

Finalisation:

- Design du son avec Vincent Villa (Ingenieur du son Francais basé au Cambodge)

- Effet visuel pour corriger certains détails par Robin Veret

- La colorisation réalisée à Montréal par Martin Gaumond

- Composition musicale réalisée à Montréal par Lucas Napoleone

À propos du porteur de projet

Robin Veret : Réalisateur


Robin est un cinéaste français et canadien. Pendant 10 ans, il a travaillé dans l'industrie du jeu vidéo en tant que directeur créatif pour des bandes-annonces, des cinématiques et des séquences graphiques animées complexes. En 2012, il a co-fondé REZ, une agence créative reconnue et couronnée de succès spécialisée dans la production de bandes annonces pour les titres de franchise AAA comme Assassin's Creed, Watch_Dogs, Hitman et Dark Souls. Il détient un baccalauréat en beaux-arts de l'UQAM à Montréal. Il a réalisé plusieurs vidéos musicales et des courts-métrages qui ont été projetés dans de nombreux festivals de cinéma à travers le monde.

Sa carrière l'a amené en Asie où il travaille maintenant en tant que réalisateur indépendant et photographe. Il développe actuellement un projet de long-métrage: The Second Life of Chea, (produit par Square et Jelly Films), et peut souvent être trouvé en train d'essayer un met insolite à Singapour, son nouveau pays d'adoption.

https://www.robinveret.com/

Florence Chea : Produceur

Florence est née au Cambodge durant la période khmère rouge mais a grandi en France, où elle a surtout fait carrière dans la gestion. L'envie de connaitre l'Asie et se rapprocher de ses origines l'a amené à Singapour. Elle a travaillé pour une ONG contre la traite des enfants au Cambodge pendant 6 ans, et a toujours gardé un lien fort avec le Cambodge et son histoire. 

Hans Bobanovits : DOP


Hans est un jeune directeur de la photographie, actuellement basé au Japon. Né en France et partiellement élevé au Canada, il a compris qu'il aimait la cinématographie quand il a découvert qu'être directeur était trop stressant. Depuis lors, il a tourné pour différents réalisateurs indépendants au Canada, en Belgique et au Japon.

Après avoir complété un baccalauréat en beaux-arts à l'école de cinéma Mel Hoppenheim, il a appris le métier de cinématographe à la Cineground Rental House à Montréal alors qu'il était pigiste et qu'il tournait son doucmentaire "Étendard". Il a récemment déménagé au Japon avec des collaborateurs inspirants du monde entier.

http://www.bnvts.com

Lucas Napoleone: Music

Dès son plus jeune âge, Lucas Napoleone est plongé dans l’univers musical grâce à ses parents tous deux passionnés de musique. A l’âge de 5 ans, il entre dans un conservatoire de musique situé en Provence.

Il débute par le solfège et l’apprentissage du saxophone qui lui révèle aussitôt sa passion pour le Jazz. La pratique du piano en autodidacte vient compléter sa formation musicale. Il joue dans divers orchestres, d’harmonie, Big band et symphonique durant 15 ans.

C’est après le bac, lors d’une formation en Sound Designer à Montpellier, puis à Montréal qu’il acquiert une expérience et des connaissances en MAO et en composition.

De retour en France, Lucas se spécialise dans la composition de musique à l’image.

Il se lance alors en Freelance et travaille sur différents projets de courts métrages (Sons of April), documentaires (Etendard, Angela Merkel) et longs métrages (One Buck au côté de David Imbault). Il compose également dans divers univers pour plusieurs librairies musicales comme Cézame Music Agency , Bam Library ou encore West One Music.

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