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Songeurs de Monde - Livre d'Art

Ils sont les Humanoïdes, nés d'une promesse secrète, embarqués à bord d'un vaisseau pensant.

  • Le Songe du Dragon

    Il y a des moments de pure magie dans la carrière d'un auteur de science-fiction. Comme les épiphanies, bien sûr, ils ne sont pas quotidiens. Parfois même, on les attend longtemps, et, d'ailleurs, ils ne viennent que lorsqu'on a cessé de les attendre (vieux secret d'écrivain qui a déjà roulé sa bosse et noirci des pages et des pages). 

    Ainsi, je n'oublierai jamais lorsque j'ai ouvert, à Aix-en-Provence, il y a vingt ans, un carton qui contenait 20 exemplaires d'Aventures lointaines, une anthologie dirigée par Gilles Dumay, en Présence du Futur, chez Denoël, et qui contenait ma première novella publiée, L'apopis républicain. Le dragon bleu, assis sur la couverture, l'odeur du papier, tout ça était magique. 

    Et, hier, c'est un autre dragon, martien celui-là, immense, aux ailes déployées, qui m'a offert ce moment de pure magie. J'ai réceptionné non pas 20 mais 200 exemplaires de notre Livre d'Art, Songeurs de Monde, et je les ai rangés, carton par carton, dans mon garage, en attendant de les distribuer, de les vendre, de les déposer en vente, de les défendre. 

    Et là, j'ai ouvert, le premier carton, à Nice, comme il y a vingt ans à Aix-en-Provence, j'ai pris le premier livre, immense, grand comme un livre de contes pour enfants, aussi vivant qu'un hologramme avec son vernis sélectif, et je l'ai ouvert, j'ai entendu le premier craquement, et je l'ai sentie, cette fabuleuse odeur de papier neuf, et j'ai feuilleté, ému. 

    Et là, paf, bim, boum, shazam, je suis tombé sur...  

    ... le dragon de Wong, en vol, au-dessus d'un majestueux canyon, le départ de Mars, l'héritage compliqué, la quête d'éternité, le rêve d'absolu. De Mars à Brasier (et je ne vous dirai pas, ici, à quelle planète correspond ce nom, vous le découvrirez). Je me suis senti comme un petit garçon découvrant un album de comics, un Strange qu'il n'avait pas encore, ou un vieux roman de Van Vogt.

    Là, entre mes mains, un trésor ! 

    Bien sûr, je suis heureux et fier d'avoir écrit Songeurs de Monde aux côtés de Christophe, et cet Artefact, comme il l'a poétiquement surnommé, je le prends comme tous les livres que j'ai écrits auparavant, avec le sentiment du travail accompli, du projet qui n'a pas été trahi, mais surtout avec, je le prends comme s'il n'était pas de moi, comme s'il était un cadeau, avec... RECONNAISSANCE.

    J'admire le vol du dragon, j'entends son souffle, et je reconnais tout ce que je dois aux Humanoïdes, à Wong et à Enacryos, à Christophe en particulier, mais aussi à vous tous, les souscripteurs, les soutiens, les amis, les familles. Trouvez ici l'expression de toute ma reconnaissance, et si l'un des tableaux de Christophe, qui se trouve aujourd'hui à Nyons, et à la page 25 du livre, porte ce titre, Reconnaissance, ce n'est pas un hasard. 

    Le livre sera bientôt en route vers vous, mais pas d'impatience, nous avons d'abord un festival, une exposition et une semaine de cours et de promotion à partager. L'été a ses devoirs, et les vacances sont un voyage que nous méritons tous, vous comme nous. Bientôt, mes amis, bientôt, l'ouvrage sera sous vos yeux. Il sera à vous.   

    Merci à tous, 

    Ugo

     

  • L'Artefact

    L’Artefact ressemblait à une très ancienne boîte par son aspect mais son couvercle semblait plus proche de celle d’un coffre-fort. Tout était parfaitement ciselé de main d’orfèvre. Aux quatre coins de la surface métallique rectangulaire, le gaufrage laissait deviner une symbolique humaine oubliée
    L’oxydation des deux frises ocre et terre de sienne brûlée reflétait des inscriptions inconnues. Sur la ligne supérieure, on pouvait deviner le repenti d’une phrase ou un vieil adage ? Sur la frise inférieure, une série de lettres  qui si elles étaient assimilées à un alphabet humain serait : Manilémo
    Le glyphe, sorte de logotype ciselé de main de maître pouvait s ‘apparenter à de l’horlogerie fine ou bien ressembler à un astrolabe combiné d’un entrelacs et d’une calligraphie multi-linguistique étrange.
    Ce mystérieux objet oublié sur un rocher de serpentine à l’ombre d’un arbre au visage paréidolique bienveillant, contenait un livre.
    Pas n’importe quel livre qu’on pouvait trouver jadis dans les bibliothèques. Non, c’était le livre, celui de la légende des humanoïdes, les Songeurs de Monde.
    Son épaisse couverture avait été fabriquée dans un métal provenant d’une exoplanète inconnue d’une densité extrême. Aucun ouragan ni même la plus terrible des tempêtes n’avait pu arracher l’ouvrage du sol. Le fermoir en orichalque, dont les charnières grinceraient si quelqu’un avait la force et l’envie de l’ouvrir, étaient trop vielle pour une datation au Carbone.
     
    C’était le jour de la livraison, un module de transport G32 déposa le colis devant l’atelier du Forgeron dont la pancarte, « ne pas déranger » était rouillée. Une main gantée récupéra le caisson d’onyx rouge qui portait le logo du livreur missionné. Après avoir ouvert le colis, le Forgeron caressa l’artefact d’un geste tremblant.
    Tout ce qui restait de leur rêve et de leur espoir dormait dans cette boite au trésor, forgé et ouvragé par les deux frères de Songes.
    Sous la forme d’un manuscrit aux pages ornées de mots sincères et empreints de mystères et de magnifiques illustrations paraissant venir d’un autre monde, le cahier avait été cousus, relu et corrigé par l’Artisan, et confectionné et peint par le forgeron.
    Personne n’aurait su dire qui avait fait quoi ? Car l’harmonie et la singularité de cette œuvre d’art n’avait pas de précédent dans la galaxie.
    Le pacte qu’ils avaient scellé  jadis avait à présent un parfum de victoire...
     
    L’Enfant fit jouer la boucle du fermoir après avoir cherché plusieurs combinaisons sur le glyphe orné et enfin, il souleva la couverture qui enveloppait le livre, confectionné à l’aide d’une écorce d’arbre dans laquelle une fine peau de cuir teinté était tendue par des fils de crin de cuivre tressé.
    A l’intérieur de cet écrin onirique, un mille - feuille de parchemin brousse aux découpes aléatoires non massicotés, semblait avoir l’aspect du papier huilé moucheté par l’érosion naturelle.
    Pourtant quand l’Enfant, pris d’une vague de curiosité singulière, commença à toucher les pages du livre, l’encre noire vira au bleu indigo. Les mots qui semblaient dormir dans ses contrées mises en pages depuis une éternité comme ces vieilleries pleines de toiles d’araignées que l’on distingue à peine dans les recoins des anciennes brocantes.
    L’Arbre séculaire, qui veillait sur l’enfant depuis sa naissance, ouvrit les yeux et dit :
    « Maintenant que tu as un peu grandi, Enfant, manie les mots.
    Trouve la source de ce pacte qui relie l’artisan et le forgeron.
    Tu découvriras ainsi qui sont les Songeurs de Monde. »

  • Les Songeurs chez l'imprimeur !


    Chers souscripteurs, 
    Les news vous manquaient ? Nous revoilà ! 


    Ugo et moi avons la joie de vous annoncer que nous sommes entrés dans la phase cruciale de l'impression de notre ouvrage Songeurs de Monde. Au-delà de la reliure, de la maquette générale, de la vérification des polices de caractères et des textes, il faut surtout étalonner les images qui vont illustrer le livre et ce n'est pas une mince affaire. 
    Nous avons fait appel à un grand professionnel. Chaque tableau est ainsi vérifié à la lumière naturelle pour percevoir les couleurs justes et les comparer avec un écran calibré. Il y a de nos jours peu de photograveurs qui persistent à garder le flambeau du métier traditionnel d'imprimeur. Par un jeu subtil de courbes de réglages, le photograveur joue, tel un pianiste virtuose, avec les images à l’aide de raccourcis clavier dont lui seul a le secret. Les pages s'harmonisent comme pour former une partition de musique. 
    En somme, je peux vous assurer que le livre imprimé sera de toute beauté, avec couverture rigide et vernis sélectif pour tout le monde ; et surtout que les images seront fidèles aux originaux. Même les couleurs métallisées (bronze, or, argent) seront conformes à celles de tableaux que vous pourrez découvrir lors d'une prochaine exposition, à Fleurance, à Labège, ou qui sait, à Nice un jour prochain. 
    Ugo et moi nous vous donnons rendez-vous lors du festival d'astronomie de Fleurance, début août, avec une exposition et la sortie officielle des Songeurs, et, pour tous ceux qui ne pourraient pas être présents, nous livrerons les ouvrages imprimés, par la poste ou en mains propres, au plus tard à la fin de l'été. Nous vous demandons juste encore un peu de patience. 


    Christophe & Ugo
     

  • Un succès partagé !

    Quelle émotion ! La campagne Ulule pour financer les Songeurs de Monde s'est terminée par un succès ; nous avons atteint notre objectif, et nous l'avons même dépassé, avec 109%. Non seulement, notre livre d'art va exister, mais tout l'univers que nous avons imaginé est justifié par votre confiance à toutes et à tous. 

    Il faut bien mesurer cela : réunir plus de 6000 € était une formidable gageure, un défi, que chacun(e) de vous nous a aidé à relever. Le temps que vous avez passé à découvrir la page Ulule, à vous inscrire, à suivre les étapes de la procédure pour contribuer, à cliquer pour choisir vos contreparties, et, l'ayant fait, à parler tout autour de vous des Songeurs de Monde, pour devenir les ambassadeurs de notre rêve, tout cela a été DÉCISIF. Si vous recevez ce courriel aujourd'hui, c'est parce que vous avez transformé une bienveillance de principe en un soutien actif, ferme et concret. Vous avez pris la peine, vous avez pris le temps, vous avez choisi d'agir, et c'est cela, cette attitude, cette attention, qui a TOUT changé. Wong, Ambre, Honorine, Enacryos, Archiboldo, Taâm et Kalista sont aussi, désormais et à jamais, vos enfants des étoiles !

    D'ailleurs, sachez que la page Ulule dédiée au projet va demeurer : nos news, vos commentaires, tous les mots et les images resteront et complèteront l'univers des Songeurs de Monde, même lorsque vous aurez reçu l'ouvrage et vos contreparties. Et celles qui n'ont pas été débloquées, le cycle de vie des Arénaires et la nouvelle de Kalista Verne, nous vous le promettons, existeront aussi un jour prochain et seront sans doute disponibles à la commande sur le site officiel de Christophe Dougnac.  

    L'avenir des Songeurs ne fait que commencer ! 

  • L'envol de Wong

     

    À l’heure où la fin de la campagne approche, il faut revenir aux origines.

    Et, parmi les premiers humanoïdes à avoir saisi l’infinie beauté des étoiles, à avoir entendu l’appel de l’espace, il y a Wong, l’enfant de Mars, dans le cœur duquel brûle un feu que rien ne saurait éteindre. Alors que les 112% approchent, et que nous comptons bien les atteindre pour débloquer les deux superbes contreparties, nous souhaitons partager avec vous le moment le plus précieux de la jeunesse de Wong : celui de son envol de Mars, sur l’encolure d’un dragon.

    Le Dragon est, sans aucun doute, la plus belle de toutes les créatures jamais rêvées par l’humanité. La plus ambivalente, aussi. Son souffle confère la puissance, son feu consume le monde, ses ailes déployées plongent dans la peur une ville entière. Le Dragon peut être de chair, d’écailles, d’esprit, d'airain ou d’orichalque. Pour Wong, le Dragon est le symbole de l’émancipation, de la liberté absolue. 

    Selon une éthique de la générosité, Christophe et Ugo ont voulu Songeurs de Monde comme un envol vers cette Idée, la Liberté, si chère à l'humanité, et qui devrait toujours être partagée. La Liberté peut être déclinée en images et en mots, en couleurs et en récits, et elle justifie toutes les audaces, de la réinvention des épopées antiques jusqu'à la renaissance du futur stellaire.  

    Il reste trois jours de campagne, et demain sera toujours une aventure exaltante ; nous vous remercions de continuer à la partager avec nous !