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Les soignants face aux violences faites aux femmes

Former les professionnels de santé au diagnostic et à la prise en charge des maltraitances faites aux femmes

À propos du projet

Vous a-t-on déjà demandé lors d’une quelconque consultation médicale, si vous avez déjà été victime de violences ?  Et pourtant !

  • Une femme sur quatre en France a été ou est victime de violences. Il s'agit d'une pandémie mondiale selon l'OMS en 2013. Sans parler des enfants.
  • Les conséquences sur la santé de ces violences verbales, psychologiques, physiques et sexuelles sont gravissimes.
  • La grossesse est une période clé pour dépister et prendre en charge les violences - rapport du Pr Henrion 2001.
  • C'est au médecin que les femmes victimes veulent se confier pour 75% d'entre elles.

Cependant médecins et soignants ne reçoivent quasiment pas de formation. Rien sur le psycho traumatisme et ses séquelles par exemple.

Aidez-nous à proposer des formations aux professionnels de santé pour soigner concrètement les femmes victimes de violences. Il y a urgence.

Sans aucune aide de l'État, nous avons créé en 2017-18, avec les facultés de médecine de Paris-Descartes, Grenoble et Montpellier, le premier parcours universitaire sur ce thème, à destination des seuls soignants. Pour les 60 enseignants comme pour les 47 apprenants en formation continue, c'est une aventure passionnante. Ce diplôme est reconduit par les facultés pour les années suivantes.

test Première promotion d'apprenant.e.s à la faculté de médecine Paris Descarte en 2018, avec Dre Perrine Millet et Dr Denis Mukwege, gynécologue obstétricien en RDC, prix Sakharov en 2014, plusieurs fois nobélisable.

Notre association  un maillon manquant veut maintenant élargir le public formé en proposant des sessions courtes, non diplômantes à tous les soignants.

Qui sera formé ?

Des sages-femmes, des gynécologues, des généralistes, des urgentistes et des kinésithérapeutes spécialisés en pelvipérinologie comme dans notre formation universitaire, mais aussi tous les kinésithérapeutes, des infirmières, des aides-soignantes, des ostéopathes…

Formés à quoi ? Au repérage systématique et à la prise en charge médicale des femmes victimes de violences.

  • Connaître les lois protectrices et leur dénonciation des représentations sexistes.
  • Mesurer l’ampleur des violences et leurs conséquences sur la santé.
  • Être à l'aise avec le questionnement systématique sur les violences.
  • Construire un réseau personnalisé de partenaires pour orienter les femmes victimes et ne pas rester seul.e. avec ces situations complexes.
  • Leur permettre de se reconstruire dans la durée.

Les formations se dérouleront sur site, en une à trois journées. Nous sommes déjà saisis de nombreuses demandes, par des centres hospitaliers et des organisations professionnelles médicales. La présidente et la salariée de l'association seront les formatrices, aux côtés de consœurs et confrères experts dans leur domaine.

A quoi va servir le financement ?

Un maillon manquant est une association d'intérêt général : vous bénéficiez de 66 % de réduction d'impôt sur les sommes données.

Vous pouvez aussi faire un don par chèque à l'ordre de "un maillon manquant" et l' envoyer à un maillon manquant 705 chemin de Vaux 26150 Die.

Vos dons seront utilisés pour :

  • Suivre une formation de formateur professionnel pour une pédagogie efficace.
  • Développer nos moyens de communication : plaquettes de présentation de nos différents programmes de formation, refonte du site internet.
  • Acheter un ordinateur portable, un rétroprojecteur et un écran.
  • Mener des actions de sensibilisation gratuites auprès des soignants de structures sans moyen financier.
  • Réaliser et expédier certaines contreparties de cette campagne.

Si vos dons dépassent les 12 000 €

  • avec 15 000 euros, nous suivrons une formation complémentaire de formatrice
  • avec 20 000 euros, nous réaliserons trois formations gratuites pour des structures sans moyens.
  • avec 25 000 euros, nous réaliserons six formations gratuites pour des structures sans moyens.

À propos du porteur de projet

Un maillon manquant est une association drômoise fondée en 2016, par la Dre Perrine Millet, praticienne hospitalière en gynécologie obstétrique.

C'est au pied du Vercors, le long de la Drôme, qu'une petite équipe s'est rassemblée, convaincue que les médecins et autres soignants ont un rôle de premier plan pour venir en aide aux nombreuses femmes victimes de toutes sortes de violences.

Nos motivations

  • La formation des soignants est une action concrète, qui permet immédiatement à de nombreuses femmes survivantes d’une agression de commencer à se reconstruire.
  • Il s'agit d'un problème de santé publique majeur maintenu sous le boisseau par le déni de la société.
  • L'impact économique des seules violences conjugales a été évalué en 2014 à 3,6 milliards d'euros par an en France.
  • Nous ressentons l'urgence d'agir contre ces violences qui nous laissent abasourdi.e.s.
  • Tout le monde ne peut pas s'inscrire en fac. 47 inscrits en 2018, c'est beaucoup pour un tout nouveau diplôme, mais c'est bien peu si l'on considère le nombre de soignants qui devraient être formés.
  • L'association est déjà saisie de demandes de formation.

Le parcours de Perrine Millet, présidente de l’association.

"Gynécologue obstétricienne, ce n’est qu’au bout d’une dizaine d’années que j'ai commencé à poser en consultation des questions sur les violences lors de difficultés à l’examen clinique (réticence, douleur ...). Un gouffre s’est ouvert sous mes pieds devant le nombre ahurissant de femmes victimes de violences sexuelles, l’horreur indicible de l’inceste et même les violences du soin !
Parfois il se jouait aussi en salle d’accouchement des scènes terribles qui n’avaient rien à voir avec la naissance.
J’ai découvert combien une prise en charge adaptée pluridisciplinaire de ces femmes « survivantes » de violences leur permet de se réapproprier leur corps et l’estime d’elles-mêmes. Elles accouchent normalement et éprouvent ainsi la puissance du corps féminin dans leur intimité, dévastée auparavant.
Malgré tout, je sentais bien mes limites. Je savais que les maltraitances sont grandement pourvoyeuses de troubles de l’attachement mère-bébé. Soigner la parentalité, c'est essayer de briser les chaînes transgénérationnelles.
Au démarrage de mon projet, il n’existait aucune formation initiale en médecine sur les violences *. Oh, le comble ! Cela m’a motivée à monter un premier diplôme universitaire en formation continue destinée aux seuls soignants, à partir d’une association créée pour cela,un maillon manquant. Les universités de Paris-Descartes, Grenoble et Montpellier accueillent cette année 2018 la première promotion.

Mais nous sommes face à des violences massives, avec un vrai problème de santé publique - une pandémie mondiale selon l'OMS en 2013. La parole des femmes sur les violences ne peut se libèrer pour 75% d’entre elles dans le huis clos des consultations médicales, que si, et seulement si, la question leur est posée.
Nous voulons donc maintenant proposer des formations accessibles à un public bien plus vaste de soignants que sur les bancs des universités. Sensibiliser sur le terrain, au plus près des femmes, en ville ou à l’hôpital.
Jusqu’à présent nous avons fonctionné sans subventions avec mes fonds propres.
Aujourd’hui nous avons besoin de 30 000 euros pour lancer ces formations courtes. Nous cherchons à en rassembler déjà une partie avec cette campagne, soit 12 000 euros."

* Une formation initiale sur les violences est apparue en 2016. Les internes en médecine étudient maintenant le sujet avec un item de deux heures (sur 345 !) pour le concours national classant.
 

Témoignages de soignants inscrits à notre diplôme universitaire

  • Si tout cela est très lourd et très sombre, la reconnaissance des patientes victimes de violences que je prends maintenant  en charge illumine déjà mes journées  et ce n'est qu'un début.  Une gynéco-obstétricienne.
  • Merci à tous ceux qui ont permis à ce diplôme universitaire d'exister, je venais pour une approche que j'estimais " intellectuelle" du phénomène et je crois que cela est en train de changer ma vie... dans tous ses aspects. Il est encore trop tôt pour le mesurer. Une sage-femme.
  • On ne sort pas "indemne" de cet enseignement du DIU. Ce qui m'a le plus secouée, c'est la violence des soignants. La nôtre ! Maintenant il faut s'approprier toutes ces découvertes, faire son réseau, EN PARLER autour de soi et surtout LAISSER PARLER les femmes et les accompagner au mieux.  Une médecin généraliste.
  • Ca y est je suis décoincée et je pose LA question. Hier 4 patientes (...). Aucune n'a eu de suivi psy adéquat et toutes ont compris qu il fallait s'atteler au problème. J'ai eu le sentiment d avoir été utile ! Une gynéco-obstétricienne 25 ans d'expérience.
  • Moi qui me pensais non "maltraitante" avec les femmes que j'accompagne et accouche depuis plus de 30 ans ! Ce DIU est un grand coup de pied dans mon inertie face aux violences faites aux femmes. C'est un tsunami positif dans les violences du soin en gynéco/obstétrique : je prends conscience qu'il faut aussi balayer devant sa porte. Une sage-femme enseignante.
  • Le diplôme universitaire Violences faites aux femmes, vers la bientraitance a balayé toutes mes représentations erronées. Un point fort de cette formation est l’intervention de professionnels de spécialités différentes en présentiel et aussi en ligne avec des documents  d’une qualité exceptionnelle. Un autre point qui fait la richesse du DIU, est l’intervention de représentantes des usagères et des victimes elles -mêmes, car elles sont convaincues de la nécessité de notre formation pour que les pratiques d’hier changent.  Une sage-femme cadre pôle CHU.

Un grand merci

À tous les experts dans leur domaine, filmés bénévolement pour constituer les 35 heures de cours à distance du diplôme - Aux professeurs de faculté qui ont adhéré d'emblée à la grande ambition de notre petite association - Aux femmes croisées depuis deux ans qui ont tout fait pour que d'autres femmes, victimes de violences, aient la chance de croiser un soignant formé à les accompagner - à Valérie Tortolero qui nous offre la création graphique subtile en haut de cette page -

Ils nous accompagnent et nous encouragent.

Vous pouvez nous retrouver sur :

- notre site internet : https://unmaillonmanquant.org

- notre page Facebook

- notre page Linkedin

 

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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