BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

De Courbes Et De Lignes - les carnets So Rad

Le mook de la culture glisse, freeride et freestyle

  • Le Mot De La Fin. . .

    . . . Voilà qui est bien dommage.

    C'est fini, mais tout ne fait que vraiment commencer

    Merci à tous ceux qui ont joué le jeu, l'espace de quelques instants nous étions, ensembles, une joyeuse bande de bien-heureux.

    Le mook "De Courbes et de Lignes" reste un projet, mais qu'à cela ne tienne, rien ne nous empêchera d'avoir des histoires à raconter.

    Longue vie aux Carnets So Rad, encore plus d'art et de poésie pour clamer notre amour à la Glisse, douce sérénade. . .

    L'aventure devient encore plus artistiquement soignée, le chemin parfois s'obscursit mais toujours avec le sourire se poursuit.

    Merci encore et à bientôt. . .

    Pour les inconditionnels du rêve éveillé

  • INSTANT CRITIQUE

    Chers amis.

    J'espère que vous allez bien car l'heure est grave, très grave. L'instant est même qualifiable de critique !!!

    Rassurez vous cependant, il n'y a rien de bien dramatique.

    Il semble évident maintenant, à 6 jours de la fin de cette pré-vente, que le mook De Courbes Et De Lignes ne sortira pas de cette façon, ni dans un futur proche. Hélas...

    MAIS TOUT ESPOIR DE LIRE DE LA BELLE GLISSE NE MEURT ABSOLUMENT PAS !!!

    Rendez-vous sur notre page des Carnets So Rad pour découvrir comment. Déjà six d'entre eux sont disponibles, réalisé à la main, avec encore plus d'amour et de passion, vous vous en doutez bien... Un extrait de notre dernière réalisation ci dessous.

    Et pour apaiser votre peine, voici "l'Epilogue d'une courbe sans fin" que signe l'aventurier surfer Damien Castera pour le premier volume de De Courbes Et De Lignes. Premier volume qui risque donc d'étre laissé pour compte, malheureusement...

    Merci à tous et à très vite j'espère,

    Colin

    "Voilà qui est fait ! Les premières courbes ont été tracées, sous formes de lettres, sous forme de mots, de récits enchainés, et lignes après lignes ce premier carnet de la glisse est né. C’est toujours très grisant d’inscrire le premier mot, de laisser la première trace. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ! La page blanche est à l’écrivain ce que la neige immaculée est au skieur, l’horizon au marin, le jour nouveau à l’aventurier. Poser le premier mot, inscrire la première courbe, tracer la première ligne, c’est partir dans la vie en appréhendant le délicieux vertige de l’inconnu..

    L’idée de ce magazine était de réunir les amoureux de sports extrêmes et de tisser sur papier la toile de leurs aventures. Voguer entre mers et montagnes en réunissant le corps et l’esprit, l’action et la réflexion, tenter de déceler à travers ces différents  parcours un dénominateur commun. Celui de la glisse évidemment, célébrée à travers le prisme de la liberté et de l’anticonformisme. Voyager sans le sou, board sous le bras sourire sur la gueule, fabriquer des planches sans signature pour  ne plus confondre “art” et m”art”keting, dévaler des pentes d’asphalte ou sauter de branches en branches au milieu des forêts primaires, les protagonistes de ce premier numéro ont tous en commun cette envie de ressentir pleinement l’intensité du monde. Car peu importe le support ou la manière, que l’on chausse des skis ou que l’on waxe sa planche de surf, sur les plus hautes cimes ou sur les océans, en van ou en voilier, partir, c’est tout simplement aimer la vie en élargissant son champ d’action au monde entier. Faire de ce qui nous entoure un terrain propice à l’émerveillement, à l’enchantement, au dépassement, une ode au plaisir. Pas besoin de grands motifs pour cela, le voyage se suffit à lui même parait-il. Sylvain Tesson disait il y a quelques mois, en préambule du festival de films d’aventure de Val d’Isère, que les aventuriers-voyageurs ont toujours des motifs très nobles pour expliquer leurs motivations : la science, la connaissance de l’autre, l’écologie, l’humanitaire… Il est très rare pour eux d’invoquer la notion de plaisir, comme si celle-ci ne suffisait pas au départ. Faisant écho à Gérard de Nerval, il ajouta ces vers magnifiques avant de rejoindre la salle de projection : “Blonde ou brune faut-il choisir, le Dieu du monde c’est le plaisir.” Voilà qui pourrait parfaitement servir d’épigraphe à ce premier numéro de courbes et de lignes.

    Les sports extrêmes englobent également une notion intrinsèque de danger : avalanches, vagues scélérates, saut dans le vide, sortie de route… Dans une société de plus en plus sécuritaire, où le principe de précaution prime sur le goût du risque, ces athlètes apparaissent alors comme des libertaires, des résistants pacifistes, des anticonformistes préférant la fuite poétique à l’âpreté du combat politique, “la griserie à la grisaille promise”. En voyage ou en expédition, sur la crête des montagnes ou sur la cime des vagues, l’existence se déploie car  “l’aventure vole du temps à la mort...”.

    Damien Castera"

     

  • Mais c'est que c'est super complet cet Ulule... Quelques news de "De Courbes Et De Lignes"

    En ce jeudi 18 Octobre de l'An de grâce 2018, je vous remercie Ô vaillants contributeurs qui rêvez de retrouver, entre vos mains tremblantes et sous vos yeux ébahis, les pages du premier mook "De Courbes et de Lignes".

    Je ne découvre que trop tard cet onglet "news" sur la page (p)Ulule mais j'en profite pous vous envoyer, encore une fois, 92 BIG "MERCI" !!! C'est énorme, mais cela risque d'être trop peu, d'ici la fin du mois, pour lancer l'impression des 208 pages de beau papier, dans l'imprimerie savoyarde sur laquelle nous avions jeté notre dévolu.

    Il ne reste que 14 jours pour atteindre les 76 % restants nécessaire au lancement du mook. Le faire pour moins - malgré le fait que ce soit déjà peu - signifierait une augmentation drastique des coûts de fabrication, et le mook "De Courbes et de Lignes" atteindrait alors un prix que je refuserai tout simplement à mettre en vente... Ainsi fonctionne notre système industriel - par la production de gros volumes l'on peut réduire les coûts.

    Et c'est pour ça, mesdames et messieurs, que je vous propose de partager le lien de cette pré-vente à tous vos proches, et de les inciter eux même à le partager dans leur entourage. "Ensemble, bravons les lois de la statistique" - c'est fou ce qu'Ulule me fait faire !!! On croirait entendre un politicien véreux, je le fais bien hein ?! Reste que rien n'est jamais joué !!!

    Parallèlement, de façon 100% artisanale, réalisés dans notre laboratoire So Rad, et ne nécessitant aucune pré-vente, So Rad Le Mag vous propose de retrouver les histoires, les récits et les recontres - dont certaines déjà au sommaire du mook - dans des livrets où les mondes de la Glisse, de l’Art et de la Littérature, se croisent dans un subtil mélange poétique. Parfait pour se faire, ou pour faire plaisir, allez jeter un oeil sur Les Carnets So Rad.

    Ah oui j'oubliais, "retrouvez nous sur Instagram !!!"

    Et en exclu totale, rien que pour vous et vos yeux doux, la préface du mook "De Courbes Et De Lignes", par l'artiste surfeur peintre Rémi Bertoche

    Laterzzz folks,

    C.

    "J’avais 12 ans, mon père m’a dit ‘‘soit tu trouves quelque chose à faire cet été, soit tu vas castrer le maïs !’’. Sitôt fini de l’écouter, je grimpais sur mon bolide à pédale et je demandais au club de surf local si ils n’avaient pas un petit job d’été pour moi… Je leur ai proposé de passer le balai, de garder la cabane quand les profs étaient en cours, de les aider à ranger le matos, de les accompagner sur l’eau, … Bref, je pouvais tout faire tant que je ne me retrouvais pas à aller castrer le maïs. Ainsi je dégottais mon premier job, en échange d’un repas le midi, d’une panoplie de fringue et d’une planche de surf offerte par Yann Martin - coach de quelques uns des meilleurs surfeurs français - qui habitait dans le coin à l’époque. J’étais évidement comblé, j’y suis retourné chaque été et j’ai su dès lors que ma destinée se ferait les pieds dans l’eau, mes études seront celles des bancs de sables...
    De ces années, un souvenir est resté gravé dans ma tête, à jamais.

    C’est un jour de tempête, le ciel est bas, l’océan déchaîné, des murs de plus de 3m explosent au loin. Le vent souffle, faisant siffler les grains de sables sur les vitres de la cabane où nous sommes cachés. Mis a part un vieux monsieur venu promener son chien et retournant sur ses pas dès le haut la dune passé, personne ne sort le nez dehors. Je suis en train de gribouiller des croquis de vagues sur les murs en bois, qui expliquent les règles de priorités, quand je vois descendre un type ayant la plus parfaite allure «du vagabond » : pantalon troué, débardeur, cheveux jusque là, peau brûlée par le soleil… Il regarde les vagues un moment. Je suis intrigué. Il repart et revient quelques minutes plus tard, vêtu d’un short et d’un top rose orangé, une board Rusty flambant neuve, avec un petit logo Billabong posé sur le nose, sous le bras,. Je l’observe dans les moindres détails. Il me semble l’avoir déjà vu quelque part. Dans un magazine peut-être. Tous mes sens sont en éveil. J’alerte les deux moniteurs qui continuent de roupiller. Je grimpe sur une chaise et regarde par la fenêtre ce fou qui a décidé d’aller défier l’océan.  Il descend la plage en trottinant, il a l’air déterminé, et rentre dans la baïne à 500 m au nord. Je suis fasciné, encore plus quand il passe la barre après 30 longues minutes de rame. Il reste une bonne heure et prend 3 vagues qu’il surfe comme je n’ai encore jamais vu personne le faire dans ces conditions. Il balance des manœuvres que je n’avais que vu dans les magazines. Il sort de l’eau, j’ai les yeux ouvert grand comme ça, comme si j’avais vu le vrai Superman. Il remonte la plage en trottinant et disparaît. Je le reconnais quelques semaines après, passant à coté de moi. Je suis assis sur le sable, venu regarder le Rip Curl Pro à Hossegor. Il a un lycra bleu sur le dos, je checke ma feuille de séries. Son nom,  c’est Marc Occhilupo...

    Ça y est, j’ai mon héros ! Je veux devenir un vagabond, un vrai surfeur comme lui, avec le discernement et les yeux de l’enfant que je suis à l’époque. Je découperai ensuite toutes les photos et posters trouvés de «Occy» pour tapisser ma chambre. Quelques années après, Billabong devient mon premier vrai sponsor contractuel, et je bouclerai la boucle en faisant la déco de ses planches lors du Bell’s Beach Pro en Australie en 2005.

    Voilà à peu près tout ce que j’aime du surf. Quand les histoires sont belles, quand les lignes racontent une vraie passion, quand leurs personnages charismatiques font briller les yeux des gamins, pour les faire rêver de leurs courbes libres et engagées...

    Rémi"