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Snow Leopard Preservation Project

Mettre au point un protocole permettant de pratiquer des études génétiques de panthères des neiges et contribuer à sa préservation

À propos du projet

NOUVEAU PALIER !

Merci à tous pour votre soutien ! 

                Nous remercions sincèrement tous nos donateurs (retrouvez la liste de ces héros sur notre site internet). Grâce à vous nous sommes en mesure de pouvoir commencer nos études, mais le chemin est encore long et il reste encore assez de temps pour pousser le projet le plus loin possible.

                               La recherche coûte cher, très cher, mais la préservation d’une espèce n’a pas de prix. Nous établissons donc un nouveau palier de 1200 euros. Cette somme nous permettrait d’acheter une partie du matériel suplémentaire (détail) pour recenser les différents individus présents dans les réserves naturelles et ainsi aider les différentes organisations, telles qu’OSI PANTHERA, dans la lutte pour la préservation de la panthère des neiges.

Le combat continu et nous comptons sur vous !

Za Panthera !

 

                                                                                                                   

 

                4000 à 6500 individus, c’est le nombre estimé de panthères des neiges vivant encore à l’état sauvage aujourd’hui. La panthère des neiges, ou Panthera uncia, est un félin phylogénétiquement proche du tigre.

                Cet animal craintif peuple encore des régions sauvages, et protégées, de l’Asie Centrale. Notre étude préliminaire se porte notamment sur des populations de panthères des neiges vivant dans des réserves naturelles du Kirghizstan et du Kazakhstan, où elles partagent leur territoire avec un autre prédateur, le loup.

©National Geographic

                C’est au cœur de ces montagnes enneigées que vit ce magnifique animal, à des altitudes pouvant atteindre 5500m.

                Elle se nourrit notamment de bouquetins, mouflons, lièvres, qu’elle peut traquer facilement dans des zones rocheuses très escarpées, sur lesquelles sa longue queue lui permet de maintenir son équilibre. La période de reproduction de Panthera uncia se situe entre janvier et mars, et peut donner, après une gestation de 100 jours, 2 à 3 petits.

                Depuis 1972, les panthères des neiges sont considérées en danger et sont inscrites sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Le commerce de n’importe quelle partie de l’animal (fourrure, os…) est interdit depuis 1975.

     

La panthère des neiges se trouve au sommet de la chaîne alimentaire et ne possède donc aucun prédateur excepté l’homme. Cette espèce tend à disparaître à cause du braconnage (os utilisés en médecine traditionnelle asiatique et commerces de fourrures). De même, la croissance démographique et les troupeaux de bétails, de plus en plus imposants, exercent une pression accrue sur les populations restantes de léopards des neiges et sur leurs proies. Les panthères n’ont alors pas d’autres choix que de s’attaquer au bétail, et elles sont pourchassées par les bergers. La pression de chasse exercée sur leurs proies les menace aussi indirectement.

                             La disparition de cet animal entraînerait une perturbation de l’écosystème entier et des études récentes prévoient même que l’extinction des félins, dans le cas où ces derniers venaient à disparaître, aurait un impact direct sur l’Homme. Pour ne citer qu’un exemple parmi tant d’autres, en Afrique, la baisse du nombre de Lions a engendré la croissance démographique du babouin, ainsi qu’un petit parasite intestinal de ce singe. A la recherche de nourriture, les babouins se sont alors rapprochés des habitations, et ce parasite a alors pu être transmis à l’Homme, ayant des conséquences sanitaires importantes. 

A la recherche d’indices de présence dans la réserve de Sarychat-Ertash  (Kirghizstan)

                Ces réserves à l’autre bout du monde permettent à de nombreux scientifiques de venir sur le terrain pour étudier cet animal en voie de disparition. En s’armant de patience, et en aimant les endroits sauvages, où seulement peu d’Hommes ont pu aller, il est possible pour des heureux chanceux de découvrir des traces de la panthère des neiges, qui, très craintive, à tendance à fuir l’homme.

                Ces expéditions ont plusieurs buts dont notamment déterminer l’état de santé des animaux vivant dans cette réserve, les étudier dans leur état sauvage, ainsi que de récolter des échantillons ou relever des traces de panthères.

                Grâce à ces échantillons, notamment de fèces, il est possible pour les scientifiques d’étudier génétiquement la panthère, et d’ainsi participer de manière scientifique à la protection de la panthère.

Fèces d'ours (réserve de Sarychat-Ertash, Khirghizstan)

A quoi va servir le financement ?

                Le financement de ce projet s'effectuera en plusieurs palliers. Le premier pallier de 500 euros € que nous souhaitons obtenir vont permettre de lancer le projet. A court terme, cet argent permettra d’acheter les réactifs nécessaires pour lancer les expériences ainsi que de sensibiliser les gens au projet et à la préservation des félins, notamment de la panthère des neiges (articles de journaux, flyers…). A long terme, nous souhaitons aider ces réserves qui se battent tous les jours pour protéger ces espèces. L’argent récolté pourra permettre d’envoyer un de nos scientifiques sur place, afin de récupérer d’avantage d’échantillons pour la continuité des recherches. Ce déplacement permettra également de sensibiliser les chercheurs locaux à nos recherches.

                 Si la collecte de dons nous le permet, nous instaurerons de nouveaux palliers nous permettant peut être de partir en expédition au Kirghizstan. 

                Nous aimerions, à plus grande échelle, pouvoir exporter notre projet et travailler en collaboration avec d’autres laboratoires. C’est en rassemblant nos forces et en travaillant ensemble que nous pouvons espérer changer significativement les choses. 

                Plusieurs organisations visant à l’étude et la protection de la Panthère des neiges ont vu le jour. Notre groupe a souhaité participer à l’effort fait par ces programmes à plusieurs niveaux :

  • Sensibiliser et fédérer une communauté pour soutenir ces actions
  • Apporter une expertise scientifique pour faciliter l’identification et le recensement de ces animaux.

                L’aspect scientifique de ce travail consiste à identifier, au moyen d’analyses génétiques, les individus de panthères des neiges. Les seuls échantillons biologiques permettant ces approches sont des fèces récoltées sur le terrain au cours de campagnes de prospections organisées chaque année depuis une dizaine d’années.  Notre groupe va extraire l’ADN présent dans ces fèces récoltées sur le terrain. Mais cet ADN subit une forte dégradation à cause des conditions climatiques et par des organismes se développant sur les excréments (bactéries, champignons…), et il peut donc être à la fois de mauvaise qualité et en très faibles quantités.

               L'objectif de ce projet est donc de tenter d'améliorer les méthodes d'extraction et d'amplification de l'ADN extrait de fèces, méthodes qui ont déjà été établies par d'autres groupes de recherche. L'amélioration de ces techniques vise également à intégrer un contrôle qualité de l'ADN extrait, et plus particulièrement de l'ADN nucléaire, très sensible à la dégradation et présent en très faible quantité dans les échantillons, avant de lancer des analyses plus poussées et  coûteuses. Grâce à l’analyse de cet ADN, différents éléments peuvent être déterminés : comme un contrôle sur l’espèce animale (les fèces de panthère peuvent facilement être confondues avec celles de loups), le sexe de l’animal, différencier les individus entres eux en obtenant leur « carte d’identité génétique », et même déterminer le degré de parenté des différents individus identifiés.

                Le but principal de notre projet est donc de mettre en place des protocoles pour pratiquer des études génétiques de panthères des neiges, fiables et à faible coût, , afin de pouvoir proposer ces méthodes aux personnes impliquées dans des programmes de recherche visant à la protection de cet animal. Ce projet pourra être étendu à d’autres pays, notamment le Kazakhstan, où des scientifiques participant au suivi des populations de panthères des neiges vivant dans ce pays se sont montrés très intéressés par la possibilité de pratiquer ce type d’études (génétiques).

À propos du porteur de projet

               Thierry Bergès, Florent Pechereau, Audrey Paillé, Justin Lange et Dimitri Griffault

                Nous sommes quatre étudiants en Master 2 Génie Cellulaire à l’Université de Poitiers. Notre projet est sous la tutelle de Monsieur Thierry Bergès, professeur de génétique à l’Université de Poitiers et chercheur au sein du laboratoire STIM (Signalisation et Transport Ionique Membranaire). Le professeur, passionné depuis plusieurs années, se rend régulièrement dans les pays phares de la lutte pour la préservation de ce majestueux animal.

                « Passionné de nature et de grands  espaces, je me suis lancé au cours de l’été 2013  sur les traces de la panthère des neiges en  participant au programme. Depuis j’ai eu la chance  d’y retourner à deux reprises, en 2014 et très  récemment en 2016. Ces expéditions  participatives ont pour objectifs de relever des  traces de présence (empreintes, grattages, fèces,  poils) de ce magnifique animal sauvage, à la fois  mythique (peu nombreux sont ceux qui ont eu la chance de l’apercevoir), emblématique de ces montagnes, et surtout en grand danger d’extinction. Le suivi de cet animal repose essentiellement sur le relevé d’indices ainsi que sur des photos prises au moyen de pièges-photos.

                Des approches basées sur l’étude de l’ADN permettraient d’apporter des informations beaucoup plus précises sur le nombre d’animaux présents sur un territoire donné, sur leurs déplacements, sur les liens de parenté entre différents individus, des informations précieuses pour adapter les plans de gestion de ces espaces protégés et pour la sauvegarde de ces animaux et de leurs proies. Ces analyses sont faites à partir d’échantillons de fèces récoltés sur le terrain au cours de ces expéditions. De telles études sur l’ADN ont été entamées mais demandent d’être poursuivies et même davantage poussées, en particulier pour essayer d’estimer la diversité génétique de ces animaux confinés dans des territoires qui ne communiquent pas les uns avec les autres (la question de la consanguinité est une préoccupation cruciale pour la sauvegarde d’espèces en danger d’extinction). J’ai proposé de tirer parti à la fois des compétences et des moyens techniques disponibles à l’université de Poitiers, ainsi que du potentiel inestimable que représentent des étudiants enthousiastes, pour essayer de mettre en place ces analyses génétiques et ainsi pouvoir proposer ce service aux organisateurs de ces expéditions, voire lancer un programme de recherche sur ce sujet. Une étude pilote préalable destinée à la mise en place de ces techniques est nécessaire avant de se lancer dans la recherche de moyens de financement conséquents, mais même une telle étude pilote est déjà coûteuse et je suis heureux de voir que le groupe d’étudiants qui s’est lancé dans ce projet a pris cette question à bras le corps. J’espère que ces efforts porteront leurs fruits. Comme le disent les locaux « Za Panthera » (pour la panthère) !! »

Thierry Bergès, professeur de génétique à l’Université de Poitiers

  • Site Internet : http://preservationproject.wixsite.com/snowleopard
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FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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