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Sherlock Holmes : Le Dernier Problème

- Le Court Métrage -

À propos du projet

    1893. Harassé par ses fans et complètement éclipsé par sa création si ‘parfaite’, Sir Arthur Conan Doyle décide de tuer son célèbre personnage, Sherlock Holmes. Mais le plus grand détective du monde ne compte pas se laisser faire : il apparaît dans le bureau de son créateur et compte bien tout faire pour échapper aux chutes du Reichenbach.

    « Si je ne tue pas Holmes, c’est lui qui me tuera. » La mort de Holmes est très rapidement devenue une nécessité à la vie de Conan Doyle. Aux yeux de ses enfants, Kinglsey et Mary-Louise, Arthur est un père absent, coléreux et toujours enfermé dans son bureau, exigeant un silence complet. Aux yeux de sa femme, Louisa – ou Touie comme il aime à l’appeler – il est un mari distant qui passe son temps à écrire alors qu’il pourrait être avec elle. Aux yeux des lecteurs, il n’est que le secrétaire de Sherlock Holmes. Enfin, à ses propres yeux, il a peur d’être devenu complètement dépendant de ce détective. Mais il est persuadé d’une chose : il vaut mieux que ça en tant qu’écrivain.

    LE DERNIER PROBLÈME parle avant tout d’un créateur qui perd le contrôle de sa créature. La guerre entre Holmes et Conan Doyle s’échelonne sur quarante ans. Elle commence en 1887 avec la publication du roman Une Étude en rouge et s’achève en 1927 avec la nouvelle L’Aventure de Shoscombe Old Place. Mais son point culminant se déroule en 1893, dans l’esprit torturé de Conan Doyle.

    Il est fascinant d’observer que Sherlock Holmes a traversé les âges et les continents. Imaginé par un écrivain britannique en pleine époque victorienne, qui aurait su qu’il me passionnerait, moi, jeune scénariste française du 21ème Siècle au point de vouloir me l’approprier à mon tour ? Sherlock Holmes est devenu bien plus qu’un personnage de fiction. Il est devenu un symbole, un modèle, une Idée…

    Mais qui connaît l’homme derrière Sherlock Holmes ? Qui connaît Arthur Conan Doyle ? Tout le monde connaît Sherlock, mais seulement très peu connaissent Arthur. J’ai pour ambition d’inverser la tendance avec mon scénario. Je tiens à dévoiler la réelle histoire derrière l’écriture de la nouvelle Le Dernier Problème ou The Final Problem. Je tiens à expliquer pourquoi Sherlock Holmes et son Némésis le professeur James Moriarty se sont vus précipités dans les tristement célèbres Chutes du Reichenbach… Pourquoi Arthur Conan Doyle a-t-il voulu tuer ce qui s’avèrera être sa plus belle création ? Et peut-on tuer les légendes si aisément ?

    D’ailleurs Sherlock Holmes n’est pas un personnage de fiction. Sherlock Holmes a réellement existé. C’est du moins ce que pensaient plus de la moitié des Britanniques à la fin des années cinquante, d’après un sondage publié par la BBC. Ce personnage de papier a pris vie au point de devenir un homme de chair et de sang. Très peu d’auteurs peuvent se vanter d’avoir réussi un tel exploit. Avec LE DERNIER PROBLÈME je tente de dénoncer une situation qui dure depuis trop longtemps : l’ascendance qu’a exercé Sherlock Holmes sur son créateur et qu’il exerce encore aujourd’hui. 

    Il n’y a qu’un pas à faire pour traverser la fiction et rejoindre le réel. Sherlock Holmes l’a bien compris et est devenu un homme. Plus encore, il est devenu l’homme aux mille visages. En effet, Sherlock est le personnage le plus souvent porté à l’écran. Il apparaît pour la première fois à l’écran en 1900, soit à peine quelques années après l’invention du Cinéma, dans un film de 30 secondes. Et depuis les adaptations cinématographiques du héros d’Arthur Conan Doyle n’ont jamais cessé. On lui recense plus de 1200 apparitions dans des films, téléfilms et séries. C’est bien plus que Dracula, Tarzan ou Napoléon. Et cette liste est loin de toucher à sa fin, car chaque année apporte son lot de nouvelles contributions… La preuve avec LE DERNIER PROBLÈME...

Ophélie Raymond

A quoi va servir le financement ?

    Un seul mot d’ordre : la crédibilité. Actuellement à la recherche d’acteurs anglais, cette aide nous permettra en grande partie de financer la location de costumes grande qualité, mais aussi de nous véhiculer jusqu’aux différents décors : le bureau d’Arthur, les chutes du Reichenbach et d’autres surprises..!

À propos du porteur de projet

    Étudiant en Réalisation à l’École de la Cité créée par Luc Besson en 2012, je viens de terminer ma licence d'arts du spectacle et audiovisuel.

    The Final Problem (hommage à la nouvelle de Conan Doyle) d’Ophélie Raymond fut une agréable découverte. Bien connu du grand public, Sherlock Holmes apparait ici dans son intimité, se livrant sur son passé et son avenir directement à son créateur. Sir Arthur Conan Doyle, surpassé par la célébrité de sa création, prend une décision difficile : il décide de tuer Sherlock. Ce court métrage raconte donc les derniers instants de ce personnage dans l’esprit de Doyle, tentant de se défendre et de le convraincre de faire marche arrière.

    En 1893, dans une très courte nouvelle, sans énigme, le plus grand détective de tous les temps trouve la mort, emporté dans les chutes du Reichenbach avec son nouvel ennemi créé pour l’occasion : le Professeur Moriarty. Tous ces éléments nous montrent bien que Doyle a agi sous une impulsion, surtout lorsque l’on sait qu’il découvrait le Reichenbach quelques mois plus tôt. 

    Voilà ce qui m’intéresse : le combat psychologique d’un être humain. Tel Frankenstein et  sa créature, Doyle a dû se sentir débordé, au point d’en haïr son oeuvre. Que faire lorsque la création dépasse le créateur ?

Valentin Belleville