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Sauvez Palimpseste ! La librairie de Censier

Les libraires ne se cachent plus pour mourir.

À propos du projet

 

Palimpseste, la librairie de Censier, est pour la deuxième fois de son histoire, gravement menacée. Son pronostic vital est engagé, comme on dit dans les journaux !

 

Première boutique ouverte dans la rue Santeuil, dès 1967, Palimpseste est depuis plus de cinquante ans LA librairie de Censier. Jusqu'il y a peu, et nous espérons pour quelques temps encore, on y trouve tout ce qui concerne les études offertes à Paris III : critique littéraire, linguistique, littérature, poésie, sciences humaines, cinéma. Ajoutons qu'elle accueille la dernière librairie espagnole (en langue originale) de Paris et un splendide rayon théatre, l'un des meilleurs hors librairie spécialisée.

Aujourd'hui, Palimpseste reste la seule librairie universitaire indépendante de Paris. Elle ne peut pas crever dans l'indifférence générale !

Et pourtant...

Après dix ans d'énormes efforts, nous - Isabelle, Nathalie et moi-même,  avions réussi, au printemps 2016, à rembourser toutes les dettes nées des mouvements étudiants du début des années 2000. Nous nous pensions tirés d'affaires et pouvoir vivre sereinement nos trois dernières années d'activité, jusqu'au déménagement de Paris III.  Raté ! Dès septembre de cette année là, l'application par l'université du dispositif Vigipirate renforcé, qui limitait la liberté de circulation des étudiants et enseignants, se soldait par une baisse de fréquentation de notre librairie de 20 %.

Patiemment étouffée par Amazon depuis une quinzaine d'années, sévèrement étranglée par Vigipirate renforcé, Palimpseste survivait depuis lors dans une grande fragilité financière qui la prive de toute capacité de résistance au moindre incident. Et voilà qu'un nouveau blocage du site nous prive de toute activité pendant près de quatre semaines.

Nous n'avons plus la force. La librairie est financièrement exangue.

Nous ne nous en sortirons pas sans vous.

Il est un peu désespérant, voire même humiliant, de devoir sans cesse se battre, avoir l'horrible sensation de passer son temps à faire la manche juste pour avoir le droit de travailler mais nous y sommes hélas contraints. En 2006, le médiateur du crédit avait obligé les banques à nous accorder le crédit de survie qu'elles nous refusaient. En ce printemps 2018, il n'y aura pas d'intervention miraculeuse. Il nous manque 20 000 € pour garder une chance de vous retrouver en septembre..et vous seuls pouvez nous les procurer.

20 000 €, c'est beaucoup ! Assurément. Pour nous d'ailleurs, c'est même beaucoup trop puisque c'est précisément ce qui nous manque pour passer l'été sans risque majeur.

Pour nous donc, c'est trop.

Mais pour vous ?

Bien sûr, personne parmi vous n'aura les moyens de nous donner un petit billet de 20 000 €. Mais, vous tous, collectivement, pouvez être suffisamment attachés à votre librairie pour réunir les moyens nécessaires et lui donner les moyens de mourir dans la dignité, et à la date prévue.

Depuis une semaine nous recevons d'innombrables messages de soutien. Après tout, notre fichier de fidèles compte plus de 10 000 adresses. Il suffirait que chacun d'entre vous nous offre l'équivalent d'un café en terrasse (2,20 €) et le problème serait réglé : Palimpseste serait de nouveau là en septembre prochain pour assurer la dernière rentrée de Paris III à Censier.

Ca vaut le coup ? Pour nous, la question ne se pose pas, et si nous avions pu nous épargner cet appel au financement participatif, nous aurions poursuivi notre activité jusqu'au déménagement de Paris III sans même nous poser de question. Palimpseste a été la première boutique ouverte en 1967 dans la rue Santeuil, à la création de Paris III ; il nous semble impensable qu'elle disparaisse avant le départ de l'université.

Mais si ça vaut le coup, est-ce que ça vaut aussi le coût ?

C'est une autre question à laquelle vous répondrez par vos marques de soutien. Si nous réunissons les 20 000 € dont nous avons un besoin immédiat, c'est que vous aurez collectivement décidé que le jeu en vaut la chandelle. Sinon, nous laisserons le champ libre à Amazon et consorts, la mort dans l'âme.

Et après ? Qui vivra verra...Si nous passons le cap de l'été 2018, alors toutes les perspectives restent ouvertes, mais c'est pour l'heure notre seule ambition.

Ca suffit 20 000 € ? En l'état actuel des choses, et à condition que nous reprenions très vite une activité normale, on serait tiré d'affaires. On paye notre retard de loyer, ce qui nous donne la garantie de poursuivre notre activité. Sous assistance respiratoire sans doute, mais toujours vivants. Et tant qu'il y a de la vie....

Après, pour vraiment faire face à tous nos engagements, il nous faudrait plutôt atteindre un second objectif de 25 000 €, soit 5 000 € de plus. Ce doit être envisageable. En tout cas, on peut en rêver...

Un énorme merci à tous ceux qui pourront faire un geste, quel qu'il soit.

Même ceux qui ne pourront rien donner pourront faire un geste. Si l'argent est le nerf de la guerre, la communication est un enjeu essentiel. Que tous ceux qui se sentent concernés diffusent notre appel, fassent parler de nous, diffusent partout. Mettez nous sur vos Facebook, vos Twitters, vos Instagram, bref, saturez les Rézosocios de notre appel à la solidarité. Il nous faut faire rhyzome, comme aurait dit le regretté Gilles Deleuze.

A quoi va servir le financement ?

Combler le trou de trésorerie généré par une année noire, tout bêtement ! 20 000 €, ça nous "sort le cul des ronces", comme disait ma grand-mère qui avait raté une carrière dans la poésie. Avec ça, on passe l'été en payant notre loyer mais sans pouvoir honorer tous nos engagements. Pour être bien, il nous faudrait atteindre un second palier de 25 000 €.  Et si vous vouliez vous montrer  plus généreux encore, nous saurons évidemment employer les ressources, ne serait-ce que pour reconstituer une offre gravement mise à mal par nos difficultés des dernières semaines.

À propos du porteur de projet

Attention Fake News

 

Sur la foi d'un document douteux, d'aucuns prétendent que le patron de Palimpseste, Thierry, s'est réfugié dans un ashram. Tibet, Népal, Bhoutan... ? On se perd en conjectures. Accès de mysticisme pour les uns, crise de la soixantaine pour d'autres, fuite devant les responsabilités pour les mauvais esprits...Toutes ces explications sont évidemment erronées.

Après avoir dirigé Palimpseste pendant 30 ans, connu les heures de gloire de la librairie, évité les écueils des dépôts de bilan, affronté les tempêtes des blocages du début du XXIème siècle, sauvé la librairie, une fois déjà, d'une menace d'expulsion, de la perte de marchés publics et de tant d'autres avaries, Thierry n'a pas abandonné la librairie à laquelle il a tant donné.  Et s'il officie aujourd'hui dans une librairie générale à trois stations de métro de Censier : Jonas, au métro Tolbiac, une institution du XIIIème, il n'en reste pas moins le "cap'tain" de Palimpseste, et il compte bien la mener à bon port sans dommage. 

FAQ

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