Attention, notre site pourrait mal s'afficher ou mal fonctionner sur votre navigateur.
Nous vous recommandons de le mettre à jour si vous le pouvez.

Mettre à jour
Je ne peux/veux pas mettre à jour mon navigateur
BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB CorporationBcorp

Un cheval sans nom

Un film de fin du monde, zen

À propos du projet

Un cheval sans nom est le fruit d'une collaboration entre le réalisateur Benjamin Nuel et Red Shoes, une structure initialement dédiée à la diffusion d'art vidéo, qui produit aujourd'hui les films d'artistes venant des arts visuels, s'attachant à la création cinématographique.

Le film est ambitieux dans son scénario et sa réalisation par rapport à ses moyens de production (un cheval, des effets spéciaux, une bande originale, des décors particuliers...), mais bénéficie heureusement de l'engagement d'une équipe technique et artistique très impliquée.

Nous sommes enthousiastes à l'idée de la création d'un lien direct avec la communauté de spectateurs et professionnels a priori intéressés par un projet de cette nature.
Nous sommes à la recherche de sources de financements moins classiques et plus dynamiques, correspondant au projet.

Un cheval sans nom où l'expérience, l'expérimentation, prennent une place forte dans le dispositf de tournage.
Il réunit un cheval, une acrobate équestre, un monstre à l'agonie et un vieux paysan.

Ce n’est pas un film de guerre, ni un film de zombies, non plus un western, mais la toile de fond de départ est définie par ces genres.

Synopsis

Dans un monde qui porte les stigmates d'une catastrophe naturelle ou surnaturelle récente, un vieil homme et une jeune femme s'embarquent dans un voyage avec pour seul repère et seul lien un cheval sans nom. Leur route est sauvage et leur destination inconnue, ils semblent n'avoir pour objectif que la survie. Pourtant, l'animal ne les mènera pas vers le néant.

Réalisé par Benjamin Nuel, porté par Red Shoes / SOME SHOES, avec une musique originale de Arthur B. Gillette (Moriarty) alias Mike Strauss.


Entretien avec  Benjamin Nuel, réalisateur du film

Comment est venu ton désir de faire ce film ?

Ces dernières années, j'ai fait essentiellement des projets en 3D, dont un projet, HOTEL, une série d'animation que je recommande fortement. HOTEL sera diffusé sur Arte Web en octobre et on peut déjà voir le premier épisode ici :http://vimeo.com/7686135.

J'ai très envie de revenir au tournage classique. Mon dernier film en prise de vue réelle s'appelait La fin du monde... Aujourd'hui, j'ai décidé de voir la vie du bon côté.

Je suis attiré par les situations de crise et par tout ce qui tourne autour de la fin du monde. J’aime les monstres, les guerriers et les guerrières. Pourtant je m’ennuie assez vite des histoires classiques qui mettent en scène ces éléments. Je fais ce film pour trouver une autre histoire à raconter et une autre manière de la raconter.

Peux-tu définir en quelques mots tes intentions de réalisation ?

C’est la fin du monde pourtant ça n’intéresse personne. La partie principale du récit est maintenue sur un même ton : une action constante des personnages sans réelle dynamique. La situation tend à être dédramatisée, dépassionnée, mais une tension sous jacente persiste.

Le décor est le théâtre des évènements avant que tout commence, vide d’action mais vivant : nature, insectes, animaux de nuit, pris dans un temps à l'échelle de la nature et non à celle de l'homme.

Je veux flirter avec le genre, le laisser en lisière, hors champ, prendre soin de le contourner, comme les personnages du film face aux évènements qu’ils rencontrent.



Que peux-tu dire sur les personnages ?

Un vieil homme et une femme sont embarqués dans une marche forcée qui donne le rythme de l'écriture : l'histoire raconte la naissance de leur entente. Le cheval, troisième personnage, est le véhicule physique et psychologique de cette entente.

Le vieil homme et la femme calquent leur rythme sur celui du cheval.

Les personnages ont une psychologie simple, qui est aussi la dramaturgie du film : atteindre le but de leur voyage.

Pendant ce voyage, ils sont un peu étrangers à leur propre situation, à la limite de l'indifférence. Le cheval, lui, garde une sensibilité toute animale, il réagit. Il est placé au centre du film et autorise un peu de compassion alors que l’on rester à distance du couple avant la scène finale.

Quelles vont-être les conditions de tournage ?

Un cheval sans nom est un projet à caractère plastique, dans lequel les aspects techniques et  le dispositif de tournage prennent une place majeure.

L’idée est de se donner du temps. Dans une production classique, un court métrage de ce type-là serait tourné en 2 fois moins de temps avec une équipe 2 fois plus grosse.

Je n’ai pas besoin de machinerie compliquée pour la mise en scène que j’ai en tête, mais j’ai besoin de tourner au bon moment et de pouvoir recommencer. C’est un film de nature et de voyage, donc il faut trouver le bon endroit et  attendre la bonne lumière.

repérage dans le Centre

Comment penses-tu travailler avec le reste de l’équipe ?

À partir de clignements d’yeux.

Comment penses-tu travailler avec Netty, qui n'est pas simplement comédienne ?

Je travaille avec Netty sur ce projet depuis plus d’un an. Sa présence est essentielle. Son activité d’acrobate équestre m’a amené à repenser le personnage de la jeune femme.

Sur le tournage on imaginera avec elle tout ce qui peut être utilisé comme prétexte à une acrobatie ou une cascade. Ce sera une manière de réintroduire du vivant en passant par son corps et non par la caméra.

Quel est le devenir de ce film ? Comment envisages-tu la vie de ce film ?

Je pense le mettre dans une petite boite et l’enterrer dans mon jardin, mais si les gens insistent vraiment, je l’enverrai à des festivals comme Côté-Court à Pantin, le Fid de Marseille, Hors pistes, Rotterdam, Locarno..., et on verra.

Plus sérieusement, c'est un film qui aura vraiment de l'allure au cinéma, surtout que l'on espère tourner en cinémascope, et il n'y a presque qu'en festival de cinéma que l'on peut voir des courts-métrages diffusés en salle. 



L’intervention d’éléments troublants ponctue la narration, de quoi s’agit-il ?

Je suis très excité à l’idée de filmer des choses horribles, mais en leur retirant toute forme de dangerosité et en les mettant en scène pour qu’elles évoquent autre chose que simplement le dégoût ou l’horreur. Par exemple, le monstre agonisant aura quelque chose de touchant, j’espère. 

Ce sera un mannequin /marionnette en latex, ou tout autre technique d'effets spéciaux réels, fait en direct donc, et non en post production. Son aspect convaincant nourrira l'étrange déséquilibre entre ce genre de symbole de film de genre et leur mise en scène complètement détachée. En effet, ces éléments seront filmés avec une distance presque comique.

essai pour effets spéciaux

À quoi va servir le financement ?

Cet apport nous permettrait de :

- Créer le monstre-zombie avec le réalisme qu’il nécessite. Il est essentiel pour l'existence de l'intrigue que ce monstre soit réussi.
Les matériaux et le processus technique doivent alors être adaptés à ces attentes (latex, résine etc).

- Louer une caméra numérique et ses accessoires de bonne qualité (type Alexa ou RED) pouvant capter avec sensibilité l’évolution des paysages au cours du voyage. 

- Avoir accès à des studios de musique et de mixage équipé afin de créer la bande originale.  

Où irait l’argent ?

2000 €  = pour la création du monstre et des effets spéciaux 

2000 €  = pour le matériel image : la location d’une caméra de type Alexa + accessoires 

1000 €  = pour la location du studio de musique et de mixage son

Ce projet, dont le tournage est prévu pour l’automne 2012, est aujourd’hui bien avancé. Son sérieux est garanti par le talent et l’engagement de chacun de ses acteurs.

Ce film est un projet spécial qui n’a pas encore reçu les financements à la hauteur de ses besoins, et nous espérons que l'envie de le voir mobilisera la communauté des internautes. 



À propos du porteur de projet

Présentation de l'équipe

Benjamin Nuel, auteur-réalisateur

Benjamin Nuel est un artiste né en 1981 à St Etienne, il réside et travaille à Paris.
Il réalise des films et des jeux vidéos - oeuvre multimédia. site web

«A plus d’un titre, les œuvres en images de synthèse de Benjamin Nuel mettent en image et en scène l’ « autre vie » du divertissement audiovisuel numérique. Il s’agit de vies banales et désinvesties évoluant dans des contextes tout à fait extraordinaires, car typiques des univers artificiels créés pour captiver l’attention.
À l’inverse de la mise en suspense, Nuel opère avec précision une mise en suspens, imposant un temps figé bien vite absurde à des personnages qui ne connaissent pas encore la mort, mais ont déjà perdu leur qualité de protagonistes remarquables. L’artiste, loin du désespoir ou de l’angoisse, met en échec la posture du spectateur ou du joueur avec douceur et facétie, non pour l’anéantir, mais pour le mener à une poétique de l’éphémère prolongé en durée, fondée sur un minimalisme instillé au cœur des systèmes les plus foisonnants qui soient : les films d’animation, les jeux vidéo, les univers simulés.
En désamorçant avec bienveillance les réflexes conditionnés que nous avons développés face aux médias figuratifs, Nuel ne vient pas frontalement dénoncer le code, le genre, le stéréotype, et c’est en cela qu’il nous surprend encore davantage par rapport à tant de ses contemporains. Il préfère favoriser l’émergence d’une magie, d’une évocation qui en passe par le non-dit, par la disparition, par l’évanouissement des enjeux. Un reflux harmonieux qui suscite en retour l’aspiration violente d’en trouver le sens.
De ce vide serein, propice à la contemplation réflexive comme à la déconstruction, de ce retrait étrange, tout à la fois intellectuel et sensible, pourraient bien surgir des phénomènes, créatures ou rencontres insolites. 
» Etienne Armand AMATO, Dr en Sciences de l'Information et de la Communication. 

bio / filmographie

bande annonce de HOTEL :


Netty Radvanyi - La jeune femme : 

Netty fréquente les chevaux et les pistes de cirque depuis son plus jeune âge. Après quelques détours par l’Histoire et l’Andalousie, la capoeira et le Brésil, Sciences-Po Paris et le Canada, tout en continuant à pratiquer l’acrobatie, elle rentre au CNAC où elle se spécialise en art équestre. Elle crée à Amiens son premier spectacle solo INUA inspiré d’un conte Inuit. Elle est l’une des membres fondatrices du Collectif d'artistes Z Machine, avec lequel elle propose différents spectacles.

Bertrand Altman - Le vieil homme  :

D'abord cascadeur, Bertrand s'initie à l'art dramatique  aux cours L. Charpentier et S. Paturel. Au théâtre, il travaille surtout des textes contemporains (Steve Gooch, J-M. Ribes et Roland Topor..) mais comme tout comédien de théâtre, il ne dédaigne pas les auteurs classiques puisqu'il est M. Rémy dans les «Fausses Confidences» de Marivaux (théâtre du Nord ouest -  100 représentations) Au cinéma, il a tourné entre autre avec Eric Rochant,  Denis Podalydès, Gérard Oury ou Yves Prigent. 

Arthur B. Gillette - Le compositeur de la Bande Originale :

Membre du groupe franco-américain de Folk rock Moriarty, Arthur joue différents instruments dont la guitare, le piano et des percussions. Il travaille indépendamment sur des projets solos sous le nom de Mike Strauss, dont la composition de musiques originales de films et travaux vidéos.

David Scherrer - Le créateur des effets spéciaux :

David est originaire de Strasbourg. Il a fondé dans la région un petit atelier dédié à la fabrication de prothèses de maquillages, d’accessoires, faux membres etc... http://www.fxstudio.book.fr/
Spécialiste du gore, de l'horreur et du monstrueux, il est très demandé dans sa pratique et c'est un grand plaisir de l'avoir avec nous.

Red Shoes / Some Shoesest une structure de production et de promotion de films d'artistes, s'attachant à soutenir de jeunes artistes de la scène contemporaine. Elle est porteuse du projet.