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Sans les Gants

Un court métrage de Martin Razy

À propos du projet

"Sans les Gants" est un court métrage réalisé par Martin Razy que nous allons tourner fin octobre en Picardie. 

Ce projet a déjà été soutenu par une aide à l'écriture de la Région Rhône-Alpes ainsi que par une aide à la production de la Région Picardie mais nous avons encore besoin de rassembler 4000 euros pour assurer la post production du film. C'est pourquoi nous faisons appel à la communauté Ulule.

Dylan est un jeune boxeur prometteur de 14 ans. Il est amoureux de la jolie Samia, mais ce n'est pas réciproque. Sans prendre garde aux conséquences, il va délaisser ses gants de boxe, pour faire l'intéressant avec les dealers de son quartier, et ainsi attirer l'attention de la jeune fille.

Lors d'un repérage en banlieue pour un long métrage que j'ai écrit sur le terroriste Khaled Kelkal, j'ai croisé un jeune de 14 ans dont le parcours chaotique et le regard enfantin teinté d’une maturité certaine m'ont profondément touchés. Qu’est ce qui a poussé un si jeune garçon à quitter l'univers des peluches et des jeux vidéos pour celui de la violence aveugle ? Cette question ne cesse depuis lors de me hanter. Elle m'a donné envie d'écrire et de réaliser "Sans les Gants".

Dylan est donc le cœur de ce film, c’est un garçon précoce et réfléchi en pleine crise d’adolescence. Ses hormones le chahutent, la sexualité fait irruption dans sa vie et des choix importants s’imposent. Il est pris entre son amour pour Samia, son envie de réussir socialement, et les promesses d’avenir que lui proposent d'un côté son entraineur de boxe Babacar et de l'autre le dealer Fayçal. A la fois adulte et enfant il vit très mal le désintérêt que lui porte Samia. Envahit par la colère, il choisit son camp, le mauvais peut-être mais de son point de vue le seul qui lui permet de s’émanciper. Dans la bande, on l’accepte tel qu’il est et on lui donne un statut clair, ce que n’arrive pas à lui apporter sa jeune mère Aurélie, dont la relation fusionnelle rend les limites floues. Dans cette relation, il est à la fois l’enfant, le père, le frère et l’ami.

Le récit prend place dans l’errance de Dylan. Ce sont les vacances, il s’ennuie et observe : sa mère être dépassée par les évènements, son copain Karim travailler pour les dealers, son entraineur le trahir, et Samia dont il tente de déceler s'il a une chance d’être auprès d’elle un jour. Alors qu’il est dans un premier temps incapable de lui adresser la parole, il va se découvrir drôle et charismatique auprès d’elle, une fois accepté par la bande. Est ce parce qu’il s’est émancipé de sa mère et de son père symbolique, ou parce qu’il a maintenant une place dans cette société qui vit à travers ses propres règles ?

Je place délibérément la majorité des scènes en intérieur, pour appuyer l’enferment de la cité et d'un quotidien monotone. D’ici on ne sort pas. Je veux aussi jouer sur les différents niveaux de la barre d’immeuble : le rez-de-chaussée avec son hall investi par les dealers et le porche de la porte d’entrée où se relaient les guetteurs, les escaliers où se croisent les habitants et l’intérieur de l’appartement, lieu de l’intime. Il y a aussi la salle de sport,  secteur d’avenir qui nécessite que l’on traverse la rue pour y accéder, ainsi que le parc où Dylan pourrait vivre son amour loin des regards pesants de la cité.Si je m'inspire d’une histoire vraie, il n’est pas question de rapprocher le film d’un style documentaire. Je préfère une caméra sur pieds mais mobile, attentive à chaque regard et à chaque geste, à une caméra à l’épaule qui chercherait à nous faire entrer dans la peau de Dylan par un artifice trop utilisé. Ici le point de vue est plus global, c’est celui d’une cité qui cherche son futur.

L’important pour moi est de créer une histoire et des personnages plutôt qu’une étude sociologique. L’ambivalence de chacun ressort ça et là dans le scénario et me permet d’éviter un manichéisme facile prota/antagonistes.

Ma vision peut paraître sombre au premier abord, elle me semble réaliste et nuancée. Certes, la société que je décris prend place dans un monde clos où la violence fait partie du quotidien : les faux semblants sont absents et tout apparait rugueux, dans la violence comme dans l’amour. Pourtant il me semble indispensable d’apporter des instants poétiques et comiques dans lesquels les personnages dévoilent leur part de lumière et d’espoir.

C'est dans cette alternance de drame et de comédie que le projet trouve tout son potentiel cinématographique.

"Sans les gants" se déroule en banlieue mais ce n'est pas un film sur la banlieue. Il s'agit de l'histoire universelle sur le passage à l'âge adulte. Cette barre d'immeuble est simplement l'arène filmique dans laquelle se croisent et évoluent mes personnages.


Ce film n'est pas "La Haine" de Matthieu Kassovitz. Il s'inscrit davantage dans l'univers des films et les séries anglo-saxonnes tels que "Top Boy" (Ronan Bennett), "Fish Tank" (Andrea Arnold), "The Wire" (David Simon) ou bien encore "Misfits" (Howard Overman) pour ses dialogues sans concessions et son humour décapant !

À quoi va servir le financement ?

Une partie du budget est déjà rassemblée. Nous avons besoin de vous pour effectuer la post-production du film dans les meilleures conditions.

Avec votre soutien, l’argent recueilli servira à payer les techniciens et à louer les studios dédiés au travail final :

- Le montage du film 

- L'enregistrement de la post-synchro et le mixage

- L'étalonnage numérique

- Le tirage des copies pour la diffusion en salle et le pressage des DVD/Blu-Ray

À propos du porteur de projet

Martin Razy est né à Annecy en 1984. Il a un master cinéma de l'université Paris 1 Pantheon-Sorbonne. Il a déjà réalisé plusieurs court-métrages et écrit deux scénarios de longs finalistes du Prix Junior du Meilleur Scénario Sopadin. Son premier long métrage, "Made in Bordeaux" est en développement chez M.E.S Productions ("Les petits Princes") et Paul Delbecq ("Le Promeneur d'OIseaux"). Il co-écrit également le thriller "Memento Mori" produit par Gaétan David ("Populaire"). Il est réprésenté par l'Agence Catherine Davray.

Benoit Danou a produit une dizaine de court-métrages récompensés dans le monde entier dont "Les Grandes Marées" de Mathias Pardo avec Denis Lavant, auquel Martin a participé en tant que scénariste. 

www.facebook.com/pharosprod

Justine Martini se forme à l'art dramatique au Conservatoire du 8ème arrondissement auprès d'Elisabeth Tamaris, puis du 11ème et du Centre  avec Alain Hitier et Philippe Perrussel. Elle est dirigée par Franck Berthier  dans Tchekhov Intime et Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit de Fabrice  Melquiot (Vingtième Théâtre). Titulaire d'un Master 2 de recherche en  dramaturgie (Université Paris 3, ARIAS, École Normale Supérieure), elle  publie des articles de recherche pour la revue Théâtre/Public, écrit pour le  théâtre (Et le ciel m'aimera, Human nature, Demande à la poussière, adaptation du roman de John Fante), et pour le cinéma ("Khaled Kelkal", "Sans les Gants", "Made in Bordeaux", "Bitch volley").

Thomas Walser débute sa carrière comme assistant caméra avant de rapidement exercer comme cadreur et chef opérateur. En activité depuis 2006, il a travaillé sur de nombreux films (longs et courts-métrages), téléfilms, clips et publicités.

Il pratique la pellicule ainsi que la HD et le D-Cinéma (RED One/EPIC et ARRI Alexa).