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rrride

Un an de Bangkok à Toronto : le plein d'alternatives cyclistes en épisodes vidéo !

À propos du projet

Une année de l'Asie du sud-est à l'Amérique du nord à la recherche d'initiatives
« à deux-roues »
, que nous partagerons sous forme d’épisodes vidéo.

Les initiatives que nous ciblons sont des initiatives « positives » :

De Los Angeles (et son collectif cycliste et féministe Ovarian Psycos) à Phnom Penh où des ONG utilisent le vélo comme outil « d'empowerment », en passant par ce créateur de cycles écolos à Shanghai...

Nous partons caméra au poing (et au guidon!) à la recherche de ces projets qui interrogent, font bouger les lignes et sortent des sentiers battus, ces projets qui incarnent le vélo comme nous l’aimons : un outil de changement social et environnemental.

Concrètement, rrride, c'est un épisode par pays, ou par grande région selon la matière dont nous disposerons. Chaque épisode donnera un aperçu de la pratique du vélo sur place et mettra en lumière deux ou trois projets locaux (interview, portraits, participation à une activité...).


Partout, les lignes commencent à bouger.

Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à le penser : le développement (ou plutôt le retour) du vélo à grande échelle est incontournable face à la saturation des villes, aux problèmes environnementaux, de santé, provoqués par le tout-voiture.

En 2007, le milliard de véhicules parcourant la planète était dépassé et, selon les Nations-Unies, le parc automobile mondial devrait atteindre 3 milliards de voitures d’ici 2050.

C’est intenable.

Ces problèmes sont connus.

 Et certain.e.s n’attendent pas pour réfléchir à des solutions nouvelles.
Avez-vous vu le film « Demain » ? Nous, oui, et nous avons adoré cette manière de mettre en avant des initiatives positives, concrètes et qui fonctionnent bien ! C’est un peu dans cette idée que nous voulons mettre en avant des initiatives « à deux-roues » qui nous inspirent.


Le vélo, sous toutes ses formes, s’adapte partout ou presque.

L’objet et ses usages nous passionnent, et c’est pour cela que nous avons décidé d’en
faire le fil rouge de notre voyage. Le vélo, pour nous, n’est pas et ne doit pas être qu’un business, incarné par le développement d’entreprises de livraison ou de vélos partagés. Au contraire, le vélo est un outil d’empowerment, d’innovation,
un facteur de changement social et environnemental.

C’est aussi pour cela qu’on ne peut se passer d’une réflexion
sur ses usages et, à travers cela, sur l’usage de nos villes.
Le vélo est par exemple un très bon moyen de réfléchir à la manière
dont les citadin.e.s appréhendent l’espace public selon leur genre.
Aujourd’hui, en France, le profil type du cycliste est un homme, blanc, éduqué et plutôt aisé.
Pourtant, à première vue, rien n'est plus « universel » que de se saisir d’un vélo pour se déplacer !

Ces questions, nous nous les posons avec notre collectif cycliste, féministe et festif Les Zimbes, qui organise chaque mois des rides dans Paris ou sa proche banlieue pour occuper joyeusement l’espace (sur la route comme pied à terre pour boire un verre). Des collectifs similaires existent aux quatre coins du monde et nous comptons bien les rencontrer.



Changement des mentalités, partage de l’espace public,
lutte contre les discriminations et la pauvreté,
protection de l’environnement...

Ces questions sont indéniablement liées.

Et le vélo peut, nous en sommes convaincues, toutes les aborder.

C'est le fil rouge que nous suivrons... pendant un an !

Nous sommes fascinées par les grandes métropoles qui, de plus en plus saturées, n’ont d’autres choix que de questionner leurs usages pour trouver des solutions nouvelles. Notre itinéraire nous portera donc en grande partie de ville en ville, de taille moyenne à très (très) grande.

Les métropoles que nous avons choisies se situent sur deux continents :
l’Asie (du Sud et de l'Est) et l’Amérique (du Nord).

C’est un choix pratique, d’abord : en un an, nous ne pouvons pas faire un tour de monde complet et prendre le temps d’aller rencontrer, explorer, comprendre. C'est pourquoi nous avons décidé de limiter le nombre d'étapes pour pouvoir rester entre un et deux mois dans chaque pays.




C’est un choix réfléchi, aussi, par rapport à notre sujet : l’Asie a une histoire cycliste marquée, notamment en Chine et en Asie du sud-est. Très utilisé et particulièrement bien adapté aux structures urbaines denses et compactes, le vélo a été progressivement repoussé hors des grandes villes au profit des voitures et, surtout,
des scooters et motos, qui saturent aujourd’hui la circulation.


Bangkok, Chiang Mai, Vientiane, Phnom Penh, Hô Chi Minh, Hanoi, Hong-Kong, Shanghai, Seoul,Tokyo


Quant à l’Amérique du Nord, entre la Californie, où aucune activité sociale (ou presque) ne se fait sans voiture,

Et le Michigan, terre de General Motors avec une ville comme Detroit qui renaît de ses cendres, le vélo apparaît peut-être plus qu’ailleurs comme un facteur de résistance et de transformation.


Los Angeles, San Francisco, Portland, Seattle, Vancouver, Chicago, Detroit, Toronto

Bien sûr, nous ne nous interdisons pas de faire quelques détours si l’on nous parle d’un projet immanquable !


Les questions qu'on nous pose le plus souvent... avec nos réponses (c'est mieux) :      

C'est quoi ce nom ?

Au début des années 90, le mouvement musical (et bien plus que ça) des riot grrrl émergeait et inspire les féministes aujourd'hui encore.


Reprendre ce "rrr", c'est un clin d’œil à ce mouvement, c'est une manière de mettre le féminisme au centre de notre projet, visible. Sans oublier que le vélo et le féminisme ont une histoire commune...

C'est aussi une façon de voir les choses que nous avons adoptée dès le début de notre réflexion : pendant un an, nous partirons avec notre caméra à la recherche d'initiatives autour du vélo qui interrogent, font bouger les lignes et sortent des sentiers battus.

Comment ça, vous ne ferez pas du vélo TOUT LE TEMPS ?

Plein de gens font des tours du monde à vélo et c'est génial mais… ce n'est pas notre projet ! Bien sûr, nous ferons sur place le plus de vélo possible, par conviction écologique et parce que c'est comme ça que nous aimons découvrir les villes. Mais l'idée, c'est de placer le vélo au cœur de nos vidéos, avant tout.

C'est pas un peu un truc de bobo votre truc ?

Et oui, et on mange même des graines ! (vraiment) (mais ça mériterait un autre projet).

Et sinon, vous n'avez pas peur d'aller rouler dans ces grandes métropoles ? Vous porterez un casque ?

Non, et non. Nous roulons à Paris tous les jours, ce qui, comparé à toutes les capitales que nous avons déjà parcourues à vélo, est vraiment un bon entraînement. Nous sommes aussi contre le port du casque, ou du moins son obligation par les pouvoirs publics, pour toutes les raisons très bien expliquées ici.

A quoi va servir le financement ?

Nous vous présentons ici le budget « directement lié » à la réalisation du projet.
A ce budget, il nous faut bien sûr ajouter les frais « annexes » : transports, logements, nourriture, frais divers… que nous englobons dans un budget personnel.

Les 4.600 euros (+ la commission ulule, voilà pourquoi nous demandons 5.000 euros tout rond!) que nous espérons récolter grâce à ce crowdfunding permettront aux épisodes de rrride de voir le jour : en finançant le matériel pour filmer, mais aussi les locations/achats (d'occas') de vélos.

Nous souhaitons rouler le plus possible sur place, par conviction bien sûr, mais aussi pour mieux comprendre et ressentir ce qu'est d'être cycliste dans telle ou telle ville, et participer aux initiatives locales que nous rencontrerons !

(Et si par chance nous obtenons quelques centaines d'euros supplémentaires, ça nous permettra d'être un peu moins sur la paille pour nos dernières étapes...!)


On vous en dit en peu plus, pour savoir à quelle dangereuse entreprise vous contribuez ?

Minute #teasing : tous les épisodes de rrride seront publics
et visibles au fil de notre voyage sur la plateforme Vimeo.

Nous aimerions aussi que notre projet continue à vivre à notre retour en France :
en organisant des projections, en participant à des soirées-débats...

Voici trois initiatives que nous voulons absolument filmer
et qui incarnent, dans leur diversité, les valeurs de notre projet.

« Ovaries so big we don't need
no fuckin' balls ! » - Ovarian Psycos


Une nuit par mois, à Los Angeles, une brigade de féministes latinas roule dans les rues de l’East Side pour se réapproprier l'espace. Ce collectif fait parler de lui aux quatre coins du monde.
Nous n'imaginons pas NE PAS les rencontrer.

88 bikes est une ONG qui vient de Seattle et qui travaille un peu partout en Asie du sud-est auprès de femmes et jeunes filles sorties de réseaux de traite. L'ONG se fournit en vélos grâce à un système de collecte de fonds aux USA et travaille ensuite avec des partenaires locaux – associations, magasins de cycles, orphelinats, etc - pour (ré)apprendre aux filles à rouler, à réparer leur vélo… bref, à regagner un peu de confiance et d'autonomie.


Bamboo Bicycles Shanghai !

Le petit frère de « BBB »… un atelier ouvert à Beijing qui permet, sur deux jours, de se fabriquer soi-même son vélo en bambou.
Et le projet est bien plus large que cela :
réflexion sur les transports, organisation de rides, interventions scolaires…
On va aller voir ça de plus près !

À propos du porteur de projet


Nous sommes  - surprise ! - deux cyclistes, l’une (Nat) ayant, depuis plusieurs années déjà, entraîné l’autre (Camille) dans son addiction au vélo. Nous roulons donc quotidiennement, notamment pour aller travailler – dans deux univers différents : Camille dans la politique, en tant qu’attachée parlementaire, et Nathalie dans la pâtisserie, ou plutôt, la « pâtisserie bio à vélo », avec son foodbike Les Pédales Sucrées.

Le vélo est pour nous source d’anecdotes inépuisable dans une ville (Paris) encore largement pensée pour les voitures. Même si l’on progresse... !

Nous avions depuis longtemps pour projet de passer un an à l'étranger, autour d'un projet. Alors que nous nous orientions, au tout début de notre réflexion, vers un projet d'ateliers participatifs de réparation de vélos, c'est en échangeant avec le fondateur de l'ONG 88 bikes que nous avons réalisé que de nombreuses initiatives géniales existaient déjà, et que nous avions envie de les faire découvrir à plein de gens !