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Rougir Sang Honte

Un webdocumentaire pour que les règles ne soient plus taboues

À propos du projet

Rougir Sang Honte, c'est un webdocumentaire pour mettre fin au tabou des règles, ou au moins, permettre de les pointer du doigt et enfin d'en parler. Pour cela, nous avons décidé de réaliser un travail journalistique autour de huit problématiques liées aux règles. Notre ambition ? Dénoncer des tabous encore persistants et valoriser des initiatives positives. Chaque épisode se concentrera sur une problématique et ses conséquences, dans un pays européen.

                                    

La vie d’une femme c’est :
📅 2 555 jours durant lesquels les femmes ont leurs règles dans leur vie,
💶 23 000 euros dépensés en moyenne pour les menstruations,
🚮150 kilogrammes de déchets liée aux règles,
💯58% des 3,6 milliards de femmes sur la planète se sentent gênées d’avoir leurs règles peu importe leur âge.

Il n’y a qu’à aborder le sujet des menstruations en société et observer les réactions pour se faire une idée du tabou. On préfère souvent utiliser des expressions très imagées comme “les Anglais”, “les airelles”, “les ragnagnas” ou "être indisposée" plutôt que d'employer le mot “règles”. Si vous le prononcez, vous aurez généralement des réactions de dégoût, "ah mais c'est sale, ne parle pas de ça", ou la fameuse "ah mais c'est pour ça que tu es de mauvaise humeur". Parce que oui, si quelqu'un aborde le sujet, ce sera généralement le fameux commentaire dégradant et méprisant : "t'as tes règles ou quoi !?".

Les exemples sont nombreux, les preuves sont là : les règles sont toujours taboues.
Mais soyons honnêtes, les temps changent. Le sujet est de plus en plus abordé, en société, dans la presse, sur les réseaux sociaux... Les tabous et idées reçues sont de plus en plus pointés du doigt. Mais à chaque fois, ce sont des pays dits "pauvres" ou "en développement" qui sont cités : l’Inde et l'inaccès aux protections périodiques, le Népal et les femmes exilées pendant leurs règles ou le Rwanda et la déscolarisation des femmes réglées. Le tabou n'existerait donc pas dans nos pays européens... 

                                   

Des femmes n'ont toujours pas accès aux protections hygiéniques, des jeunes filles ne vont pas en cours pendant leurs règles, faute de tampons et par honte, la souffrance de certaines femmes pendant les menstruations n'est toujours pas reconnue, la composition des protections hygiéniques est en grande partie inconnue, tout comme leur impact sur l'environnement, et des petites filles apprennent dès le plus jeune âge que toute leur vie, elles devront cacher leurs règles, car ce n'est pas un sujet dont on parle librement... Les tabous liés aux menstruations existent toujours en Europe, et ils sont bien ancrés. 

                              

 Episode n°1 : Vivre ses règles à la rue (BELGIQUE)
Trouver des protections hygiéniques quand on vit à la rue est un réel combat. Ces produits coûtent chers et sont encore peu distribués par les associations. Sans eux, pas d’autre choix que de se débrouiller autrement en utilisant des chiffons ou du papier journal. Et quand les femmes y ont accès, encore faut-il trouver des toilettes ou un lieu suffisamment propre... 

 Episode n°2 : Les tampons, des poubelles chimiques (FRANCE)
Pesticides, blanchisseurs, plastique, les tampons sont composés de nombreux produits chimiques, sans en connaitre complètement la composition. Plusieurs enquêtes ont révélé ces dernières années la présence d'éléments potentiellement dangereux pour la santé. Le hic ? Les industrels n'ont toujours pas l'obligation de dévoiler la composition détaillée des produits intimes... 

 Episode n°3 : Les règles sur les routes de l'exil (GRÈCE)
Comment vit-on ses règles sur les routes de l'exil et dans les camps de réfugiés européens ? Dans son rapport global pour l’année 2016, le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies explique n’avoir pas pu fournir de protections périodiques à près de 650 000 jeunes filles et femmes, faute de moyens suffisants, et a dû “accorder la priorité à certaines activités d’assistance plutôt qu’à d’autres”. Les règles menstruelles, même pour le HCR, ne font pas partie des urgences.

 Episode n°4 : Le dégoût des règles (SUISSE)
58% des femmes se sentent gênées par leurs règles. Et ce sentiment se construit dès le plus jeune âge, notamment par des considérations contradictoires sur les règles. C'est à la fois le signe que les jeunes filles deviennent femmes, ce qui est généralement encouragé et salué, mais c'est également le moment où l'on leur explique qu'il ne faudra plus en parler et se montrer discrète sur ce sujet. Des remarques qui entainent dégoût et honte.

 Episode n°5 : Les tampons plus taxés que le caviar (ALLEMAGNE)
Abolie en France et en Belgique, la taxe tampon existe toujours dans de nombreux pays. En Allemagne par exemple, les protections périodiques sont taxées à 19%, et n'appartiennent pas aux produits de première nécessité. Sauf que les femmes n'ont pas d'autres alternatives que d'en acheter chaque mois. Au cours d'une vie, cette dépense représenterait environ 23 000 euros. 

 Episode n°6 : Les règles, une maladie ? (ITALIE)
Le débat autour du congé menstruel, sur son instauration ou non, a toujours lieu. Donner aux femmes victimes de règles douloureuses des jours de congés supplémentaires existe déjà dans plusieurs pays du monde. Pour certaines, il permettrait plus d'égalité et une reconnaissance de la souffrance, pour d'autres, ce serait une nouvelle forme de discriminations.

 Episode n°7 : Manquer l’école faute de protections hygiéniques (ANGLETERRE)
Faute d'accès aux protections hygiéniques, à cause de leur coût mais aussi de la honte à en demander et à en parler dans sa famille, des jeunes filles ne vont pas en cours pendant leurs règles. Les menstruations sont toujours une cause de déscolarisation. Certains établissements ont donc décidé d'acheter eux-mêmes des serviettes et tampons, pour que leurs élèves puissent venir en classe tous les jours.

 Episode n°8 : Les règles tuent-elles la planète ? (AUTRICHE)
Saviez-vous que les applicateurs des tampons sont parmi les 10 déchets plastiques les plus présents dans les océan, et qu'un tampon mettra entre 400 et 450 ans à se décomposer dans la nature ? Les protections hygiéniques représentent plus de 150 kilos dans la vie d'une femme. Autant de chiffres alarmants qui posent la question de l'impact environnemental des protections hygiéniques.
                    

L’idée est de toucher les femmes peu importe leur âge, mais également des hommes. C’est en parlant et en informant sur les règles que les tabous pourront être brisés. Ce projet est avant tout un travail journalistique, mais nous le voulons également pédagogique : nous souhaitons qu’il puisse servir de support aux enseignant-e-s, dans les séances d'éducation sexuelle et affective, dans les associations, en famille, entre ami-e-s... Le webdocumentaire permet de varier les supports, d’allier le son, l’image, l’écrit, de s’adapter au public et de laisser chacun-e libre de découvrir ce qu'elle-il souhaite. Il n'y a qu'en parlant des règles et qu'en faisant un sujet de société que les préjugés et idées reçues disparaitront. 

A quoi va servir le financement ?

             

Rougir Sang Honte est un projet totalement indépendant : nous réalisons et montons le webdocumentaire par nos propre moyens. Mais produire un webdocumentaire nécessite de nombreuses dépenses ! Chaque épisode nous coûte en moyenne 1 400 €, avec les frais de déplacement, le matériel, le montage, la traduction et les supports de diffusion du webdocumentaire. Bien sûr que 10 000 euros, cela représente beaucoup d'argent ! Nous avons auto-produit le premier épisode de Rougir Sang Honte, en Belgique. Cette somme, nous en avons besoin pour produire les 7 autres épisodes.

                                   

                                     

 

 

 

 

 

 

À propos du porteur de projet

          

Le webdocumentaire Rougir Sang Honte est réalisé par Juliette Loiseau et Flora Cortes, toutes deux journalistes. 

© Thomas Braut

 

Juliette Loiseau, co-réalisatrice : journaliste multimédia, je collabore avec différentes rédactions, en presse écrite, vidéo ou encore radio. Mes sujets sont essentiellement consacrés aux questions d’éducation et de jeunesse, aux inégalités sociales et aux droits des femmes, et sont diffusés dans différents médias français comme Le Monde des Ados, les Haut-Parleurs ou encore La Vie.

Flora Cortes, co-réalisatrice
Journaliste avant tout, je suis aujourd'hui freelance, après avoir été pendant 5 ans en charge de l’information et des matinales dans une radio parisienne. Formée également en TV et presse écrite, je suis passionnée par l’actualité en général et m’intéresse aux problématiques liées à l’égalité femmes-hommes, ainsi qu’à la découverte de nouvelles cultures.

        

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