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Fragments

regards photographiques sur l'océan indien

À propos du projet

La souscription pour ce premier numéro est maintenant terminée.
LE SECOND VOLUME DE FRAGMENTS EST MAINTENANT EN PREVENTE ICI :
https://fr.ulule.com/fragments-diego-suarez/

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Se présentant comme une collection de beaux livres reliés, à couverture cartonnée souple, Fragments souhaite mettre en lumière le travail photographique produit dans l’océan Indien, et aller au-delà de ces images «idylliques» habituellement produites pour les visiteurs pressés. Les travaux d’auteurs sont nombreux, mais souvent invisibles par manque de supports de diffusion.

Grâce à cette campagne de prévente, nous souhaitons lancer notre projet de manière indépendante. L’avantage pour les préacheteurs ? Vous bénéficiez d’un prix préférentiel (15 euros, au lieu de 19 euros qui sera son futur prix) et des frais de port offerts pour le premier numéro. Et en plus (ou surtout), vous participez à une création culturelle indépendante et originale. Si vous le souhaitez, vous pouvez également commander des tirages numérotés à prix réduits.
 



  • GINO (Extrait / Portrait publié dans le premier numéro de Fragments)

La douleur a l’air permanente. Elle l’entortille sur lui-même, le tord ou provoque de soudaines extensions. Quand on lui demande pourquoi il porte un corset, Gino plaisante : "C'est pour ma protection. En 74, je me suis fait tirer dessus tu sais. C'étaient les élections. Comme tous les jeunes militants, je faisais ma ronde avec un copain en mobylette. Ils nous attendaient vers Basse Vallée. Mon copain, il a toujours les cicatrices des plombs derrière l'oreille et sur l'épaule. 

– Et toi, tu as été touché ?
– Moi ? Non.
– Quel rapport avec ton corset alors ?
– C'était une vanne.
– Tu ne t'es pas fait tirer dessus ?
– Si, mais c'est pas pour ça que je porte un corset. 

Difficile de s'y retrouver dans les histoires de ce causeur embrouillé, militant de gauche de la première heure qui chaque jour et par tous les temps occupe son poste au siège de son association. Dans un hall de tôle squelettique ouvert aux quatre vents et recouvert d'affiches de campagnes et de tags politiques, Gino semble tenir une permanence. En attendant que quelqu'un se présente, il lit des bouquins d'histoire : traite des Noirs, construction européenne. Lorsqu'on l'interroge sur les missions de son association, on apprend qu'elle est totalement inactive depuis bientôt 10 ans. S'il passe encore ses journées là, c'est parce que le terrain lui appartient, d'une part, et aussi parce qu'il aime bien discuter, à l'occasion, avec les passants. Il peut les suivre sur plusieurs mètres pour terminer une phrase tandis qu'ils s’éloignent pour échapper à sa conversation. Il dit, "La politique, la gauche, c'est le contact avec les gens !"


© Morgan Fache
 



LA COLLECTION
A chaque édition de Fragments, quatre photographes et un écrivain (journaliste/rédacteur/poète…) sont invités en résidence dans un lieu défini géographiquement (un village, un parc, un quartier…) dans l'océan indien (La Réunion, Madagascar, Mayotte...) pendant une durée limitée. Un graphiste les rejoint en fin de résidence pour assembler le projet sur place. Ainsi, chacun des numéros se verra construit avec une identité différente, et de nouveaux regards.

Dans un premier temps, la périodicité sera annuelle, et nous espérons la rendre semestrielle rapidement. Les livres sont sont entièrement produits et imprimés sur l'île de La Réunion.

Même si le cœur photographique du projet est initialement documentaire, Fragment(s) souhaite présenter plusieurs facettes de la photographie contemporaine. En imposant une limite de temps et un lieu unique par numéro, les auteurs se voient confrontés à leurs propres frontières de réflexion artistique.



FRAGMENTS N°1
Dans le premier numéro, on découvre le TMT (Tremblet Musculation Team), club improbable de musculation monté dans la chambre d'une petite case, on fait la rencontre de quelques gamins qui cherchent une issue de secours dans ce bout du monde, on écoute un homme qui avait débuté un business de brochettes grillées sur la lave à peine durcie, on observe un homme qui vient toutes les semaines pour entretenir la jungle qui entoure une ruine, puis on questionne militant politique qui tient la permanence d'une association fermée depuis 10 ans. Entres autres...

Tout cela se passe au Tremblet, un village de la commune de Saint-Philippe, sur l'île de La Réunion.


Durant 7 jours consécutifs, les auteurs ont été à la rencontre des habitants, pour donner leur vision du village, aux frontières du journalisme, du carnet de bord et de la poésie. Ce travail de résidence a été réalisé en janvier 2015.

Les photographes ayant réalisé ce numéro sont :

Ils ont été accompagnés par François Gaertner, qui a écrit tous les textes du premier numéro. Entre journalisme et écriture romanesque, François a réussi à lier les travaux de chacun, en partageant sa fantaisie et son sens de l'observation acéré.
 


© Eric Lafargue


© Antonio Prianon


© Romain Philippon

 

Quelques images du travail pendant la résidence au Tremblet :


Antonio et un de ses sténopés.


Le carnet de notes de François.


En fin de résidence, Jérôme Dupire (graphiste) a rejoint l'équipe pour proposer un premier assemblage du livre.



NOTRE PARRAIN
Enfin, nous sommes trés fier d'avoir le photographe Pierrot Men comme parrain de notre projet. Il a accepté d'emblée de nous soutenir dans ce projet, nous le remercions ici vivement.


© Pierrot Men

A quoi va servir le financement ?

Nous ne faisons pas ici une collecte de dons. Ceci est une campagne de pré-vente.

Cela signifie que nous proposons au public simplement d'acheter le premier numéro de Fragment(s), avant sa sortie (en juin 2015). Ces commandes nous permettent de réduire la somme à investir dans l'édition de la collection et de ne pas avoir recours à un prêt bancaire.

Le public participe ainsi à la création de la collection, et soutient les futurs projets de résidence. En contrepartie, ​les pré-acheteurs bénéficient d'un prix préférentiel sur le premier numéro, et sont invités au vernissage de l'exposition de lancement.

Le prix proposé pour le premier numéro est de 15 euros (au lieu de 19 euros à sa sortie) + frais de port offerts

Les livres seront envoyés au pré-acheteurs fin avril 2015.

  • Les paiements par chèque sont également possible. Merci d'envoyer votre chèque, et votre adresse, à : Pendant ce temps, 15 rue charles gounod, 97400 Saint-Denis

Maquette de couverture du premier numéro.

Caractéristiques du Numéro :

  • 96 pages / papier mat
  • couverture cartonnée souple / dos carré collé
  • imprimé à La Réunion (imprimerie certifiée Imprim'vert)
  • Prix de vente public : 19 euros (15 euros en pré-commande)


Vous pouvez donc acheter le livre seul, au tarif privilégié de 15 euros (frais de port offerts)



Mais nous proposons également 5 offres spéciales, en option, avec 1 tirage de chaque auteur au choix :
 

 

À propos du porteur de projet

Pendant ce temps, structure d'édition créée par Romain Philippon, a publié un premier livre de photographies (Inconscience, le monde endormi) qui a reçu le prix du public au festival RDVI à Strasbourg en 2013. Un deuxième livre, Metamorpolis, de Tim Franco, va paraitre en juin 2015.

Dédiée à la photographie, et loin d'avoir des objectifs financiers, Pendant ce temps aide avant tout des auteurs photographes de talent à publier leur premier ouvrage. Notre structure fonctionne pour l'instant sans aucune subvention ou mécénat. En utilisant la souscription pour lancer nos livres, nous remplaçons simplement l'éventuel prêt d'un banquier par la confiance de nos lecteurs, qui pré-achètent nos livres, avant leur sortie, et qui réduisent donc notre risque financier.

Si nous devions avoir une devise de fonctionnement, nous l'emprunterions à Stéphane Hessel et ses compagnons : "Créer c'est résister, Résister c'est créer". Parce que nous sommes persuadés que les livres doivent continuer à voir le jour, malgré toutes les complexités financières à faire aboutir ce genre de projets. Parce que nous sommes persuadés que les photographes doivent prendre le temps de créer, et voir leur travail imprimé sur du papier, pour l'éternité. 

Vous pouvez suivre l'actualité du projet Fragment(s) sur notre page Facebook.

FAQ

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