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Le Retour des Saisons de l'étrange

Un abonnement pour 7 livres de l'Étrange

  • L'ebook de la saison 1 pour tout le monde !

    Mes futurs sacrifié(e)s,

    Entrez donc un instant, rapprochez-vous de ce feu infernal, pour échapper au froid mortel qui balaie vos contrées. Entrez et écoutez-moi, car j’ai une nouvelle qui devrait réchauffer vos âmes bien plus que la chaleur humaine dans l’âtre de mon foyer (non ne vous penchez pas pour en voir le fond, vous risqueriez de vous brûler... à jamais).

    À force d’écorcher les oreilles de mon responsable en corruption numérique, j’ai fini par lui arracher, en sus du très bon cuir pour changer celui des mes vieux fauteuils, une récompense supplémentaire à vous offrir : un ebook contenant de la saison #1 toute entière, ainsi que trois nouvelles issues du trailer. Oui, vous avez bien lu, un tel objet devrait être poursuivi par toutes les autorités religieuses et morales, jeté au bûcher ou dans l’enfer d’une bibliothèque interdite.

    Pour éviter un tel gaspillage, j’ai décidé de vous l’offrir à tous : tous les contributeurs recevront donc, en plus de leur lot normal, l’ebook de l’intégrale de la saison #1.

    (les trois nouvelles sont celles de Bodichiev, détective à vapeurImago et de Paris est une bête)

    Oui, j’entends vos clameurs, j’entends votre dévotion. Répandez la meilleure des mauvaises paroles autour de vous, mes fidèles. Il reste encore plus de 20 jours à ce financement participatif, et le Maître a besoin de vous.

    Étrangement votre,

    Le Maître

  • Julien Heylbroeck nous révèle l'atroce vérité sur son luchadore.

    Le ring sent le drame et le sang, mon odeur préférée. Julien Heylbroeck est assis sur une chaise inconfortable, un gobelet plein de mauvaise bière coincé entre les mains, les yeux rivés sur la lutte violente se déroulant devant lui. Il sue, il tremble. Il sent ma présence, lui qui se croyait débarrassé de ma terrible personne pour la journée.

    J'aime interrompre les loisirs de mes auteurs.

    ***

    Le Maître : Quels complot apocalyptique, tragédie mystérieuse ou génial projet criminel as-tu cachés dans ton livre ?

    Julien Heylbroeck : El Hijo del Hierofante est un luchador masqué, c'est à dire un catcheur mexicain, au visage recouvert d'un masque. Il a hérité du masque de son père et incarne donc le fils du Hierofante. Il se destine à embrasser une carrière longue et spectaculaire sur les rings quand, un soir, il est témoin des actes sinistres d'un cartel qui semble ne pas s'intéresser qu'à la drogue. N'écoutant que son courage, il intervient. Masqué pour protéger son identité, ressemblant ainsi sans le vouloir à Santo, à Blue Demon, à tous ces personnages du folklore mexicain, voire à un super-héros. Mais il paie le prix fort et sa famille est durement touchée. Il jure alors de combattre les narcotrafiquants et les sombres créatures qui hantent les ruelles sombres de la capitale mexicaine contemporaine.
    Mon but, avec ce roman, est d'impressionner suffisamment le cartel de los Zetas pour qu'ils me laissent prendre la tête de cette organisation et que je sois milliardaire et que des narcocorridos chantent sans fin ma gloire sur la Playa del Carmen

    Le Maître : Dis-nous en plus sur ta personne : quels sont tes crimes ? Tes fautes ? Tes plus grands méfaits ?

    Julien Heylbroeck : J'écris depuis un moment maintenant. D'abord du jeu de rôle, des scénarios puis des nouvelles et enfin des romans. J'ai publié neuf romans et environ vingt-cing nouvelles. J'ai été un temps éditeur avec Trash Editions, on s'est bien amusés. J'ai un peu tâté de différents genres, mais tous ancrés dans la littérature populaire: fantastique, gore, policier, fantasy... Cette année, en plus du Cartel de sang, j'ai un polar qui va sortir.
    Donc au final, on dirait que j'ai pas chômé au service des mauvais genres, c'est, je pense, un grand méfait, non ?

    Le Maître : Quelle folie t'a poussé à franchir mon seuil ? Pourquoi t'es-tu mise au service du Maître de l'étrange ?

    Julien Heylbroeck : Pour l'argent.
    Bon, pas que.
    Aussi parce que les Saisons de l'étrange, c'est des beaux bouquins, petits, colorés, plein de mélange des genres comme j'aime, avec des histoires prenantes, décalées, audacieuses... Des formats courts, dynamiques et qui vont à l'essentiel et promettent des sacrés voyages au lecteur. J'espère que mon invitation au Mexique vous plaira, amigos.

  • Un extrait un peu fou.

    Mes fidèles,

    Cat Merry Lishy vient d'achever son oeuvre "La Conjuration des fous", et après avoir déchiffré avec difficulté les lignes inscrites dans le papier imbibé de larmes et de sang, je peux maintenant vous proposer un extrait de cet épisode inédit de la saison 2 de l'étrange.

    ***

    Sous le rideau de feuilles argentées, les gangues d’écorce rousse se balançaient au bout des branches qu’elles ployaient sous leur poids. Leurs cloches végétales carillonnaient une ritournelle de boîte à musique autour du tronc rugueux.
    Dissimulé à la vue des autres occupants du Jardin des espèces pénibles, le majestueux Ganguier abritait sous son dôme un refuge de quiétude, ensommeillé pour l’éternité. La mousse émeraude tapissait les soubresauts des racines d’une couverture moelleuse et invitait le promeneur, enchanté par la comptine des cosses, à s’abandonner à la rêverie.
    Quelque part dans le néant, une pendule, sans doute un de ces modèles antiques et branlants, sonna douze coups ; la frontière de minuit fut franchie.
     Une silhouette pénétra péniblement dans le sanctuaire, en arrachant le fragile rideau pour se frayer un chemin d’un pas hésitant, elle bouscula les gangues dans un concert de tintements sinistres. Une toux violente secoua l’intrus et il expectora une humeur noirâtre sur le tapis vert. Courbé par la souffrance, il tenta de se redresser en agrippant un fruit à sa portée, mais il lui échappa et une racine traîtresse le précipita à terre dans une ultime cacophonie végétale.
    Le corps demeura inerte, la tête reposant sur l’étrange matière chaude et bruissante. Puis quelque chose d’énorme remua derrière, une ombre monumentale masqua le tronc du Ganguier au moribond.
    Un feulement sonore comme une trompette retentit, un bâillement monstrueux qui emplit l’air d’une odeur fauve. Le Sphinx était éveillé.
    « Quel désordre ! Quel désordre… », grogna la créature au visage humain approximatif. « Et maintenant que vous m’avez fort impoliment tiré de ma sieste, je suppose que vous avez une question à me poser ? »
    Seuls, un râle douloureux et un crachat écarlate lui répondirent.
    Peu impressionnée, la chimère s’étira, son échine arrondie pressant le tronc de l’arbre massif qui rétorqua d’un grincement outré. La démangeaison apaisée par le va-et-vient sur l’écorce, elle approcha sa gueule mafflue de l’indésirable pour renifler ses loques rougeâtres et palper d’un coup de front ses tempes humides et bouillantes.
    Satisfait de son bref examen, le mastodonte se redressa, battit l’espace de sa queue tronquée avant le fouet et, dans un mélange de pataude lourdeur et de grâce féline, posa son séant sur le tapis satiné.
    « Êtes-vous las, sur le point de sommeiller, ou bien mourant, prêt à franchir la frontière de l’existence ? » s’informa le Sphinx en basculant légèrement la tête de côté d’un air faussement compatissant. « Avec vos vies qui filent si vite... »
    La silhouette tendit une main chancelante, invitant la créature à se baisser pour mieux l’entendre.
    « Bien, très bien, je vous écoute, mais parlez plus fort et de manière intelligible. Je ne peux répondre à une question que si elle est énoncée avec la plus grande clarté. »
    Un sifflement s’échappa des lèvres tremblantes du condamné, une interrogation posée comme une prière aux oreilles attentives de la bête.
    « Toujours. Toujours les mauvaises questions », soupira le Sphinx, avant de saisir délicatement le corps entre ses pattes.
    La gueule levée au firmament argenté du feuillage, il poussa alors un rugissement terrible. Les racines tortueuses du tronc millénaire vibrèrent, son écorce sillonnée de rides profondes tressaillit, la voûte tout entière frémit sans un bruit, les fruits muets de stupeur. Le monde se brouilla le temps d’une respiration.

    Et tout changea.

    Quand le silence aussi implacable que celui dans l’œil du typhon succéda aux échos de son hurlement, le Sphinx disposa de l’humain. Il trottina ensuite autour du Ganguier impassible et décida finalement d’un endroit satisfaisant pour s’y allonger.
    « Qu’en penses-tu, mon vieil ami ? » chuchota la chimère à l’arbre enchanté, les paupières déjà closes. « J’ai bien mérité une autre sieste. »
    Le tintement des gangues lui répondit, doux comme une mélodie de boîte à musique.

    ***

    Je ne sais pas vous, mes fidèles, mais je n'ai jamais eu confiance en la race féline. Même cuite en ragout ou dégustée en sauce, la bête se débrouillerait pour vous causer des maux d'estomacs...

    Étrangement votre,

    Le Maître.

  • Un artbook de plus !

    Mes fidèles,

    Nous avons franchi une étape décisive dans notre conquête de tout ce qui est bon et innocent. Bientôt, j’écraserai de mon pied ossu les mignonnes peluches et les joujous multicolores. Et ce sera de votre faut... grâce à vous !

    La nuit a pulvérisé un nouvel objectif (à une heure particulièrement choisie pour un acte aussi malfaisant). Un artbook exclusif des œuvres apocalyptiquement sublimes de Melchior Ascaride est né des décombres et s’ajoute à votre souscription. Le méprisable individu travaille d’arrache-pied pour les saisons, et nous ensevelit sous des propositions de couvertures toujours plus séduisantes : celles qui n’ont pas été élues vous seront donc livrées dans ce codex supplémentaire, au même format que toute la collection. À votre charge de trouver les pentagrammes cachés, et les dessins obscènes dissimulés dans ces créations.

    Mes fidèles, c’est un grand jour pour nous ! Mais nous ne devons pas nous arrêter là : il nous reste bien des objectifs à débloquer, bien des tourments à libérer sur cette pauvre humanité. Le prochain est de taille : un recueil inédit, des histoires sordides et criminelles, à lire près du sapin, décoré de boules écarlates bien sûr.

     

    Étrangement votre,

    Le Maître

  • Bientôt, un artbook de couvertures alternatives

    Ô mortelles et mortels !

    Le premier objectif a été validé en quelques jours, un exploit que les liches les plus maléfiques nous envient. Mais un plan démoniaque ne peut s'arrêter en si mauvais chemin, et le deuxième palier est presque au bout de nos griffes. Mes amies, mes compagnons, il est temps de dénicher vos vieux grimoires, vos craies à pentacles et vos crânes ricanants. Il est temps de maudire voisines et voisins, relations sociales et professionnelles de les envoûter pour qu'ils rejoignent notre fête.

    Ce financement peut atteindre des sommets à faire trembler les dieux et les grands anciens (bien que, dans leur cas, on pourra y voir l'influence de leur âge vénérable ), mais il n'y parviendra pas sans votre inestimable aide, mes serviteurs.

    L'Étrange compte sur vous !

    Le Maître