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Le Retour des Saisons de l'étrange

Un abonnement pour 7 livres de l'Étrange

  • Deux jours avant la fin ! Et bientôt un ultime livre

    Mes fidèles,

    Vous ai-je déjà montré mon sablier personnalisé ? Un bien bel objet, sculpté dans le crane d'un héros qui foula les trônes de sa sandale dit-on. Regardez-le bien, la beauté de ses finitions, son ivoire rougi par le temps, les grains de sable écarlates qui chutent vers le fond.

    Les plus observateurs d'entre vous remarqueront qu'il me faudra bientôt le retourner. Eh oui, mes amis, ce financement touche à sa fin dans les prochaines heures. Quels glorieux moment nous avons partagé mes fidèles, ces soirées tourmentées, ces cris de douleurs.

    Il est temps d'atteindre l'apogée de cette sordide aventure : un ultime objectif est à portée de lame ! Alors, mauvais sires et cruelles dames, chantez les Saisons autour de vous encore une fois. Que l'étrange se répande !

    Étrangement votre,

    Le Maître

     

     

     

     

  • Le Maître de l'étrange corrompt vos réseaux !

    ... et nul exorcisme ne saura l'en extirper. Son aura noire perce les firewalls les plus puissants, et si quelques hacker en quête de gloire tente de le combattre, il y perdra son âme.

    Tout cela pour annoncer que les Saisons de l'étrange sont sur Facebook et sur Twitter (des lieux dédiés à l'égo ne pouvaient qu'attirer sa désastreuse présence).

    Le Twitter : https://twitter.com/MdelEtrange

    Le Facebook : https://www.facebook.com/Les-Saisons-de-l%C3%A9trange-948200758669017/

    Vous n'aurez pas à vous passer, une fois ce financement achevé, des communiqués pleins de douces cruautés de mon patron, cet être incroyable dont l'allure osseuse et l'odeur nauséabonde cachent une âme grandiose.

    Bien sûr, je m'adresse à vous sans aucune menace de torture éternelle (cher Maître, je vous en prie, posez donc ces tenailles...)

    Douloureusement vôtre,

    Arthur Plissecamps.

  • Endossez vos robes écarlates et allumez vos bougies noires !

    Mes fidèles,

    Nous approchons du dernier tournant avec la descente en enf... avec la fin de ce financement. Le butin en espèces sonnantes et trébuchantes, ainsi qu'en âmes, est considérable. Quel bonheur ! Pourtant, il reste encore une semaine de corruption intense à servir autour de vous, et il ne reste que quatre mille euros avant le prochain objectif...

    Un objectif mémorable : rien d'autre qu'un livre supplémentaire à ajouter à la somme conséquente de maléfices déjà reçues (Nous n'acceptons aucune responsabilité sur l'état de vos boites aux lettres après réception de vos biens).

    Mes fidèles, il est temps d'endosser vos robes écarlates et d'allumer vos bougies noires. Chantez les louanges de l'Étrange, murmurez aux oreilles des hérétiques, que notre congrégation grandisse encore !

    Étrangement votre,

    Le Maître

  • Les fantômes sont bavards chez Jean-Philippe Depotte

    Dans la pénombre du placard s’alignaient les robes de prix, les couleurs et les tissus, les papiers de soie qui recouvraient les modèles les plus chers. Mais dans l’instant Marie-Antoinette ne vit rien de tout cela. Car devant la rangée des vêtements se tenait une jeune fille. Le visage baissé vers le sol, ses longs cheveux noirs tombaient sur sa chemise de coton. Une camisole austère de tissu blanc. Un vêtement mortuaire, en vérité, Marie-Antoinette le comprit immédiatement. Elle baissa les yeux pour vérifier que l’apparition n’avait pas de pieds. À la bordure de sa chemise, ses chevilles disparaissaient graduellement comme si ses jambes s’enfonçaient dans le marigot noir de l’ombre du placard.
    Marie-Antoinette sursauta. L’air qu’elle respirait devint plus froid.
    La jeune fille du placard releva la tête, lentement, comme une cérémonie qu’elle aurait préparée à l’avance. Sur ses yeux noirs et profonds, les paupières tendues se refermaient au plus bas sur l’arête du nez : les yeux bridés d’une Japonaise, Marie-Antoinette n’en aurait pas douté.
    « Alors qu’est-ce qu’on fait ? demanda Louise. C’est vrai qu’elles sont belles, toutes ces robes. Tu me les montres ? »
    Marie-Antoinette détestait les fantômes. Qui s’accommoderait de la présence d’un mort ? Cette âme incarnée, devant elle, rayonnait une détresse immense, une solitude effrayante. Il suffisait de voir son visage, faussement inexpressif. La tête des chiens battus et des gosses torturés. Depuis combien de temps l’avait-on enfermée dans ce placard ? À présent, elle la fixait tout au fond du regard. Ressentait-elle quelque chose ? Elle était morte bien jeune. Marie-Antoinette lui donnait seize ans, tout au plus, c’est-à-dire l’âge de Louise environ. D’ailleurs, elle lui ressemblait un peu et le tombé du linceul rappelait l’Aube du nouveau siècle sur le corps nubile de son amie.
    « Dépêche-toi, j’ai cru entendre quelque chose ! » s’impatienta Louise.
    Marie-Antoinette la fit taire d’un geste énervé.
    « Bon sang, c’est vrai, tu ne la vois donc pas ?
    – De quoi tu parles ?
    – Si tu ne sais pas de qui je parle, c’est que tu ne la vois pas.
    – Enfin, Marie, qu’est-ce qui te prend ? »
    Évidemment, Louise ne pouvait pas voir l’apparition. Pour la voir, il aurait fallu qu’elle soit meurtrière. La règle du jeu macabre de Sekigawa sensei. Depuis des semaines, depuis qu’elle savait, elle avait du mal à s’y faire. Et dans la rue, elle avait appris à ne jamais regarder les chaussures des passants. On ne sait jamais. Elle préférait vivre sans savoir les morts qu’elle croisait.

     

     

  • Dix jours avant la fin (de tout) !

    Mes fidèles,

    Sentez-vous les murs de mon manoir tremblaient tels des enfants effrayés ?  La cloche de l'apocalypse a sonné dix fois pour annoncer le temps qu'il nous reste à tous. Dix heures avant la fin de ce financement, dix heures pour chanter les louanges des Saisons de l'étrange.

    Allez mes fidèles, mes compagnons de mauvaise fortune, partez convaincre vos amis de votre félicité depuis que vous vous êtes abonnés au Saison de l'étrange. Après tout, le prix à payer pour nous rejoindre est dérisoire : a-t-on vraiment besoin d'une âme ?

    Étrangement votre,

    Le Maître