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René Vietto, la légende de l'homme de Bronze

documentaire singulier sur une légende française, avec de la musique pop, des dessins, des archives et des vélos !

À propos du projet

René ViettoEn route pour le second objectif de 7 500€ qui nous permettra, après le tournage des derniers entretiens et la fin des repérages réalisés grâce au premier palier, de mettre en place le tournage des scènes sur les lieux des exploits de René Vietto, l'achat d'images d'archives rares...

Et si on atteint 10 000€, je monte le col de Braus sur le grand plateau !
(plus de détails ci-dessous)

« Pour moi, c’est la campagne, la montagne, la solitude… Même parfois pendant le Tour de France, j’ai pensé à me jeter dans le ravin. Et pourtant j’étais en tête. J’ai toujours regardé le paysage. J’aurais aimé être peintre plus que coureur. Je me regardais souvent dans les vitrines quand je roulais, ainsi je me voyais en reflet dans les paysages. En réalité, heureux dans ma vie, je ne l’ai jamais été. Je l’ai été parfois. J’aurais pu avoir une meilleure carrière. Mon dernier Tour de France 1949, c’est Coppi qui a gagné mais ma carrière à moi s’est arrêtée en 1939 avec la déclaration de la guerre.»

Pagnol du vélo, René Vietto, mort en 1988, inventeur de génie, grimpeur et descendeur extraordinaire, a fait rêver et pleurer des millions de personnes dans les années 1930-1940. La guerre lui a malheureusement enlevé ses plus belles années et il n'a jamais pu conquérir son Graal, le tour de France. Perdant magnifique et caractère hors norme, il n'a jamais eu la carrière que la vie lui promettait mais il a écrit parmi les plus beaux récits sportifs et humains dans une période bouleversante.

Ce documentaire vient raconter sa légende et combler un manque. Raconter cette grande histoire humaine et française méconnue.

Originaire du même village de Rocheville, à côté de Cannes, je suis parti à sa recherche sur les routes de France, rencontrant d'anciens cyclistes, retrouvant les lieux de ses exploits et tragédies, cherchant à faire ressentir des émotions, à raconter cette extraordinaire trajectoire humaine et histoire de France qui peut se lire à travers son destin.

Du héros solitaire des westerns à la jeune star du Front populaire, Vietto, dur au mal et symbole d’une génération aux rêves brisés, réveille tout un imaginaire cinématographique. Ainsi, pour conter son histoire, je vais me servir d'images d'archives évidemment, d'extraits de films classiques, de dessins originaux du dessinateur LAX (lire ci-dessous), des lieux et des paysages actuels. Une sorte de tiroir magique à l'écriture aussi riche que la singularité de l'homme.
Pour faire surgir cette poésie puissante qui l'accompagne. Lui qui a dévolu sa vie au vélo alors "qu'il ne l'a jamais aimé" disait-il dans les très rares interviews qu'il a données. Le film se détournera des codes classiques des documentaires dédiés généralement à un personnage historique, pour coller au plus près de cet homme qui n’a eu de cesse de surprendre et de ne jamais prendre le chemin de la gloire qui lui était tout tracé.

Laisser surgir la fiction dans la réalité.
Rêver à ces lieux où tout s’est déroulé.
Laisser l’imagination faire son travail.
Raconter une histoire.

Ecouter ces mots qui racontent.
Recomposer une histoire avec ses images d’archives.
Et imaginer les images manquantes.
Dans les décors réels.

Vietto, la légende de l’Homme de bronze sera ainsi un portrait personnel et singulier.

Un film sur un homme, des hommes, sur ces rêves que l'on poursuit, sur une certaine période de la France et d'une région, parler d'un cyclisme et d'un autre temps... de l'humanité toute entière résumée dans un coup de pédale majestueux et ces paysages vertigineux comme la quête d'une vie.

Et il y aura beaucoup de musique : des Kazabian à Ravel, de Peter Van Poehl aux Allesi Brothers, de Marvin Gaye à Curtis Harding...

LAX, un dessinateur de BD dans le projet.
Le dessinateur et auteur de bandes dessinées Lax a accepté de participer au documentaire. Auteur notamment de L'Aigle sans orteils (Dupuis), de Pain d'alouette (Futuropolis) sur ces pionniers du vélo, il a montré un sens inégalable pour peindre ces héros sur deux roues et ces épopées extraordinaires. Je désirais que les textes d'époques, les commentaires radio qui seront utilisés soient associés à nos projections mentales, à un imaginaire poétique et non pas à des images d'archives. Il y avait une trivialité que je voulais remplacer par de la poésie dessinée. C'est ainsi que les dessins de LAX sont venus immédiatement à mon esprit. Ils apparaitront directement sur une photo ou une image afin de donner une puissance poétique et évocatrice supplémentaire et essentielle au film pour l'émotion que je veux susciter dans cette histoire.
Lax détient dans son crayon cette puissance émotionnelle qu'il fallait pour rendre compte du caractère de Vietto. Cette beauté de la tragédie humaine.

« Ces terribles cols du Tourmalet et d’Aubisque qu’il ne connaissait pas, mais dont il avait entendu dire tant de mal, il n’en fit qu’une bouchée et, après avoir été le Roi des Alpes, il devint le Roi des Pyrénées. Toujours immuablement assis à l’extrémité de sa selle, les reins magnifiquement équilibrés, ne bougeant pour ainsi dire pas le buste, sans aucun déhanchement, tels que seuls apparaissent les vrais grimpeurs. »
dans le Miroir des sports 26 juillet 1934

Il est moins connu que Bernard Hinault, Anquetil, Poulidor ou Louison Bobet. Pourtant le campionissimo, Fausto Coppi, qui était avare en compliments, a dit de lui qu'il était un exemple. Le cycliste René Vietto est un personnage de cinéma, un héros de la France populaire qui a parcouru son pays comme une étoile magique et tragique. De son double sacrifice en 1934 pour sauver la victoire de son leader, à son orteil coupé en 1947 pour terminer la course, on raconte beaucoup de choses sur lui.
On l'appelait le Roi René.

« Dans le Tour 1934, le jeune Niçois monte comme un oiseau, le plumage immobile sous les battements. Il est beau, ombrageux. C’est un cerveau précoce trop irrigué, un pèse-nerfs. Vietto a pensé la géométrie de son vélo. Il pédale haut en selle et sur l’avant, s’élevant sur soi avant d’escalader le monde. Il pédale de la pointe. Théoricien des garrigues, il invente l’aérodynamique de côte. Il parle comme Raimu et prétend voler. René dit freiner dans les virages de col. Vietto invente la vitesse, alpestrement, et une fluidité. On lui doit la première approximation cycliste de la grâce. Il est le premier roi de la montagne. »
dans Forcenés, de Philippe Bordas


Jean Bobet, frère de Louison Bobet - un des grands plus grands cycliste français -
évoque la fascination de son frère pour Vietto.

Le crowfunding est supporté par mon association Givemefiveminutesprod qui participe au documentaire produit par ACIS Production.

Pour plus de détails, vous pouvez me contacter à l'adressse suivante : [email protected]

A quoi va servir le financement ?

Nous avons indiqué 5000 euros comme somme à atteindre mais notre véritable but, c'est 10 000 euros.
Cela nous permettrait de réaliser le documentaire que le sujet mérite.

Le financement va servir à finaliser la production et la post-production du film. Oui mais c'est-à-dire ?

Avec 5 000 euros, nous pourrons :

1 - Réaliser l'ensemble des dernières interviews de Paris à Caen, de Nice à Toulouse.
Je dois continuer à aller rencontrer et filmer les anciens coureurs, quelques historiens du vélo ou connaissances qui l'ont côtoyé et qui pourraient me raconter son histoire.
2 - Finir les recherches dans les archives.

Avec 7 500 euros, nous pourrons :

1 - Mettre en place le tournage des scènes sur les lieux des exploits, des drames où l'histoire de René Vietto s'est construite. Du col de l'Izoard à la traversée de l'Esterel, de Sully sur Loire au col de Nice...
2 - Acheter des images d'archives à insérer dans le montage.

Avec 10 000 euros, nous pourrons :

1 - Mettre en place l'achat des droits de diffusion des archives audiovisuelles auprès de l'INA, Gaumont, L'Equipe...

Le crowdfunding ne permettra pas de tout financer (quoi que, on peut toujours dépasser ces objectifs) mais permettra au documentaire d'exister.

Merci à tous !

À propos du porteur de projet

Je suis journaliste, documentariste et historien du cinéma. J'ai déjà réalisé deux documentaires, La Boulangerie du coin (2012) et L'Art et la manière culturelle à l'école (2014). Les questions humaines, sociales et culturelles sont essentielles dans mon travail.

Féru de sport, je viens de publier avec mon père, Gérard Camy, le premier livre explorant le sport dans le cinéma de fiction : Sport&Cinéma qui a reçu le prix du Meilleur Beau livre de cinéma 2016 par le syndicat français de la critique de cinéma.

Spécialiste des réalisateurs Ken Loach et Sion Sono, je collabore aussi à la collection de livres Institut Lumière/Actes Sud. J'anime le fanzine Peeping Tom, dédié au cinéma de genre et aux francs-tireurs, collabore au magazine azuréen sur le développement durable Ressources...

Pour moi, raconter cette histoire est dans la continuité de ma démarche artistique et de mes convictions humanistes, ayant souvent cherché par mon travail (photographique, vidéo) à parler d’un passé qui aide à vivre le présent.