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Regard indépendant fête les 50 ans du Super 8

Film collectif et collection de Super 8 en tourné-monté

À propos du projet

Le Super 8 fête cette année ses cinquante ans. Cette pellicule argentique, support fragile et ludique au rendu inimitable est au centre des activités de l'association Regard Indépendant depuis 2004.

Nous tenons donc à participer aux réjouissances et à s'associer aux initiatives qui vont marquer l’événement à travers deux actions :

  • La réalisation d'un film collectif de 30 minutes sur le principe du film à sketches. Dix petites histoires de trois minutes reliées par un fil conducteur, la création en super 8 et ses différentes formes : fiction, film de vacance, film de voyage, film familial, expérimental, musical... Les réalisateurs seront sollicités parmi ceux qui nous accompagnent depuis toutes ces années.
  • Une collection de courts métrages en tourné-monté, comme chaque année, sur le thème « En super 8 ». la collection sera ouverte à nos partenaires (Petite Marchande de Films, Metl L Film, Médiathèque de Cannes...) ainsi qu'à tous ceux qui souhaitent se joindre à l’événement.

En préparation de cette action, nous mettrons en place un temps de formation et de rencontre que nous souhaitons grouper autour d'un séminaire sur un week-end dans un lieu propice au travail créatif. Ce séminaire sera ouvert aux participants du film collectif et aux réalisateurs de la région désirant faire un tourné-monté.

Une journée de formation

Regard Indépendant organise depuis 2004 la production associative de collections de films de court métrage en super 8 autour d'un thème renouvelé chaque année. Les films produits peuvent être découverts sur notre compte Dailymotion.

Les films sont réalisés en super 8 noir et blanc ou couleur sur le principe du « tourné-monté ». L’objectif de cette opération est d’encourager la création locale à travers l'utilisation d'un format original dans un dispositif léger et économique. Les collections sont ouvertes à tout réalisateur débutant ou confirmé. Plus de 150 films ont ainsi été réalisés.

Collection 2013 "De 5 à 7", César de 5 à 7 un film de Morgad Le Naour

Le film collectif sera finalisé pour juillet 2015 et proposé aux différentes structures organisant des manifestations autour des cinquante ans du super 8 via le Global Super 8 day en octobre 2015.

La première des films de la collection 2015 aura lieu au cours des 17emes Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice qui se tiendront en novembre 2015. L'association organisera la diffusion de la collection lors de ses manifestations ainsi qu'une édition en DVD et la mise en ligne sur notre espace Motionmaker sur Dailymotion.

Nous comptons sur vous.

Vincent Jourdan, président de Regard Indépendant

A quoi va servir le financement ?

L'équipe de regard Indépendant est composée d'une douzaines de bénévoles.

L'association bénéficie des soutiens financiers de la Ville de Nice et du Conseil Général des Alpes Maritimes, ainsi que d'un partenariat avec la Médiathèque de Cannes. Notre budget annuel est de 20 000 €, comprenant outre l'opération super 8, l'organisation des Rencontres annuelles et les frais courants de gestion.

Le prix d'une cartouche de super 8, développement compris, se situe autour de 45 € selon le modèle (noir et blanc, sensibilité).

Les frais de tournage sont pris en charge par les réalisateurs. L'association prend en charge les étapes techniques et met à disposition ses moyens propres : caméras, matériel, réseau. Le montage sera assuré par l'association.

Les différents postes peuvent se décomposer ainsi :

  • Achat cartouche de film
  • Développement + frais de transport
  • Montage
  • Numérisation et frais de transport
  • Edition DVD (Authoring et édition)

La somme que nous sollicitons à travers le projet est destinée particulièrement au financement du film collectif et de son DVD spécifique en bénéficiant de la meilleure qualité de numérisation possible.

Tout notre équipe remercie par avance celles et ceux qui partageront cet état d'esprit et soutiendront financièrement le projet, à quelque hauteur que ce soit.

À propos du porteur de projet

Plutôt que de vous parler de moi, qui ne suit que le représentant d'une bande de fondus de cinéma aimant à se compliquer la vie avec un format physique, laissez moi répondre à la question qui vous brûle certainement les lèvres : Pourquoi le super 8 ?

Le super 8, c'est d'abord un format de pellicule argentique, support physique en nos temps numériques. C'est un long ruban de celluloïd de 15 mètres destiné à être projeté à une vitesse de 18 ou 24 images/secondes pour donner à voir un film d'environ trois minutes. Ce format a été popularisé par Kodak à partir de 1965 pour des millions de films de famille ou de voyages. Son coût abordable l'a fait adopter par de nombreux artistes et cinéastes débutants. Nul n'ignore que Steven Spielberg a fait ses premières armes, tout jeune, en filmant en super 8 ses amis dans le jardin de sa mère.

La vidéo dans les années 80 a porté un coup presque fatal au super 8. Aujourd'hui, son grain et le charme qui se dégage de ses images lui conserve un pouvoir de fascination certain, unique, comme celui du vinyle en musique. Matériel et pellicules se trouvent toujours, alors pourquoi ne pas tenter l'expérience.

Un film se crée en trois étapes : écriture, tournage et montage. Le principe du tourné-monté est de fondre les deux dernières en une seule. Le choix des plans et de leurs correspondances s'effectue au cœur de l'aventure du tournage. Le film se fait chronologiquement et chaque plan est unique. Si l'acteur rit quand il devrait pleurer, c'est dans le film. Si le plan est flou ou sombre, c'est dans le film. Le tourné-monté est un film pensé avec précautions mais brut. Pour pimenter la chose, les films sont muets. Le son est composé à posteriori à partir du découpage effectué par le réalisateur. Amis de la synchro maniaque, passez votre chemin.

Concrètement, le cinéaste aspirant reçoit sa cassette avec ses quinze mètres de pellicule. Il réalise son film et remet le boite noire pleine de promesses et sa bande son à part. Le film est envoyé pour développement. S'armant de patience, notre réalisateur ne découvrira son film que lors de la soirée de projection avec les autres, et surtout avec le public auquel il revient d'adoucir ses angoisses de créateur.

Mais pourquoi, me direz vous, autant se compliquer la vie ? Pour le jeu ! Pour la beauté du geste ! Ce principe permet de retrouver quelque chose des conditions du cinéma des origines, celui pratiqué par les frères Lumières et autres pionniers du septième art.

Quand on dispose de trois minutes et que chaque image compte pour s'exprimer, au lieu de dizaines d'heures de rushes en fichiers, chaque plan doit être mûrement réfléchi. Chaque transition soigneusement pesée. La récompense est à la hauteur des contraintes, au-delà de cette beauté particulière de l'image. Si l'échec, formateur, fait partie du jeu, nombre de films font preuve d'inventivité et de créativité.