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Reflets

court métrage de fiction autoproduit

À propos du projet

"Une jeune femme passionnée par la photographie arpente inlassablement les rues de la ville à la recherche du cliché qui lui ouvrira les portes d’une galerie d’art ou d’une agence de photographes. Mais cette nuit-là, une étrange rencontre va venir perturber son activité nocturne. Une rencontre qui va la révéler à elle-même… et lui permettre d’atteindre son objectif."

J’ai, il y a de cela quelques années maintenant, participé au montage d’un campement de fortune pour les personnes sans domicile fixe sur la place Royale de Nantes. Lancée par le collectif Les Enfants de Don Quichotte, cette opération avait pour objectif de sensibiliser le public sur les conditions souvent inhumaines dans lesquelles vivent les « gens de la rue ». Equipé de ma caméra, mon envie était de réaliser une galerie de portraits de ceux qui peuplent les rues de la ville. Mais il m’aura fallu plusieurs jours et plusieurs nuits vécus à leur côté pour être accepté et enfin autorisé à les filmer. De cette expérience forte et douloureuse j’ai retenu les deux choses suivantes : la première c’est que leur situation ne nous affecte plus car ils font maintenant partie du décor urbain et que cela est devenu ordinaire. Banal. La seconde, essentielle à mon sens, c’est de savoir pour qui et surtout pour quoi je décide de prendre telle ou telle image. Me faire plaisir ? Alerter l’opinion publique ? Faire du sensationnel ? Etre reconnu ?

Avec Reflets, je souhaite interroger le rapport que nous avons aux images,  notamment depuis l’avènement du smartphone qui permet de prendre une multitude de photos de façon simple et instantanée. En effet, dans une société façonnée par l’imagerie médiatique, ne devient-il pas tentant de saisir l’image choc qui va créer le buzz et peut-être même permettre d’accéder à la notoriété ? Paradoxalement, à force de prendre et de voir des images de plus en plus violentes, ne devenons-nous pas insensibles et indifférents à ce que nous voyons ?

Ce film raconte le passage d’un état à un autre, la métamorphose d’une jeune femme passionnée par la photographie qui arpente inlassablement les rues de la ville à la recherche du cliché qui lui permettra d’intégrer une agence de photographes ou d’être exposée dans une galerie. Et cette nuit-là, une étrange rencontre va venir perturber son activité nocturne. Une rencontre qui va la révéler à elle-même. Et lui permettre d’atteindre son objectif.

« Métamorphose », « étrange », « nocturne »… D’évidence, mon souhait est de réaliser un film de genre, un film noir, avec une véritable identité visuelle : des éclairages fortement contrastés, des plans obscurs, un décor urbain, des espaces clos.

La mise en scène doit être à l’image de la relation entre la jeune femme et son appareil : instantanée et instinctive. La caméra sera donc le plus souvent tenue à l’épaule afin de renforcer l’aspect immédiat et brut de chaque situation. L’utilisation de la caméra peut être sèche et objective : un simple constat de l’étrangeté du comportement des personnages. Cependant, la prise de vue subjective sera largement utilisée pour proposer au spectateur d’emprunter le regard du personnage, et de se retrouver ainsi à la place du « voyeur ».

L’éclairage sera fondé sur un fort contraste entre l'ombre et la lumière pour laisser de larges parties de l’écran dans l’obscurité afin de révéler le côté sombre des personnages.

Le récit doit être net et instantané : le montage sera cut.

La partition musicale, quant à elle, ne doit en aucun cas appuyer ce que l’image nous dit déjà. Elle devra créer une atmosphère et poser d’emblée le climat du film. L’utilisation de sonorités dissonantes permettra de créer de l’étrangeté, de l’inquiétude, voire de l’inconfort. Organique, la musique devra éveiller les sens du spectateur afin d’accroître sa perception.

Je souhaite réaliser un film noir, court, sec, frontal. Un film qui, à sa mesure, interroge les us et coutumes d’une époque dans laquelle la violence, le voyeurisme et l’indifférence se côtoient au quotidien. Une époque dans laquelle l’acte artistique et l’événement médiatique finissent par se confondre. Un film qui interroge sur le rapport à l’image et sur le rapport à l’autre… qui n’est que le reflet de soi-même.

A quoi va servir le financement ?

Le financement va essentiellement servir à investir dans la location de matériel audio et vidéo pour le tournage, et surtout à acheter de quoi nourrir décemment l'équipe durant toute la durée du tournage ! Les comédiens et les techniciens acceptant de travailler bénévolement, nous mettons un point d'honneur à leur préparer de bons petits plats ; )

À propos du porteur de projet

Cinéaste autodidacte, je me suis tout d’abord intéressé au jeu de l’acteur en participant à un master class de l’Actor’s Studio dirigé par Jack Waltzer, puis je me suis dirigé vers la réalisation en intégrant la formation "Moteur ! Du scénario au tournage : Savoir diriger un film" au CIFAP à Paris.

En 2000, je m’installe à Nantes et collabore à la réalisation de plusieurs vidéos avec le plasticien Sébastien Lemazurier et l’illustratrice Kelig Hayel. Je réalise ensuite des vidéos clips pour différents auteurs, compositeurs et interprètes nantais tels que Matthieu Bouchet et les Lili Marto. Je me tourne ensuite vers la danse contemporaine et le théâtre, et je travaille alors successivement pour de nombreuses compagnies nantaises et régionales : Cie Galindo, Cie Ecart, Cie Marie Lenfant, Group Berthe, Carnivores, Cie Rachelmademoizelle, Bagamoyo, Le Théâtre Cabines, Atéssouè. Je capte également un solo du danseur Julyen Hamilton, de passage à Nantes.

Parallèlement j'écris, réalise et produis mes premiers courts métrages : "Musca Delirium", sélectionné au festival vidéo Claps d’or à Paris en 2002, qui devient "Attente (The Flying Parano)" en 2004, et qui remporte le 4ème prix du concours national de courts métrages organisé par le CROUS de Clermond-Ferrand. J'obtiens une diffusion sur Canal+ et sur Télénantes dans l’émission Sous la douche. La même année, je réalise "Canicule", qui est sélectionné au festival vidéo Claps d’or à Paris, puis au 24ème Festival Européen du Film Court de Brest où il est diffusé dans le cadre de La Nuit des Cancres, et j'obtiens à nouveau une diffusion sur Canal+. Je décide alors, avec l'aide d'Elise Lerat, danseuse et chorégraphe, de créer le Collectif Allogène, collectif d’artistes qui voit le jour en juin 2004.

En 2005, je suis sélectionné pour participer au Film à 9,99€, concours de courts métrages produits par Codicentre à Paris. Je réalise "Les encombrants", qui remporte la finale régionale lors de sa diffusion au cinéma Le Katorza à Nantes. Diffusé dans le cadre du Film à 9,99€ au 7ème Festival International du Film au Féminin à Bordeaux, "Les encombrants" est ensuite sélectionné et diffusé au 7ème Festival Vidéo d’Orléans, et obtient un prix au festival vidéo Claps d’or à Paris ainsi qu’une diffusion sur Télénantes.

En 2006, je réalise avec Elise Lerat la vidéo danse "Exit" qui est diffusée sur le mobilier interactif urbain de la ville de Nantes pendant plusieurs semaines. L’année suivante, je réalise pour Les Enfants de Don Quichotte "Place Royale", témoignage vidéo sans paroles du campement mis en place à Nantes pour les personnes sans abri. Je réalise également une vidéo à partir du solo "Vash" créé et interprété par Elise Lerat. La vidéo est sélectionnée et diffusée au festival Solo in Azione à Milan.

En 2008, je réalise le court métrage "Elle", produit par le Collectif Allogène, qui obtient le Prix de la mise en scène au 8ème Festival Vidéo d’Orléans. Diffusé sur TV Orléans, le film est ensuite projeté au cinéma Le Concorde puis au cinéma Le Bonne Garde à Nantes. Je réalise la même année la partie vidéo de "Enlève Ton Pull", pièce de danse contemporaine en appartement créée par plusieurs membres du collectif.

En 2009, je réalise la partie vidéo de "Keep Your Distance", pièce de danse contemporaine créée par Elise Lerat.

En 2011, je réalise le court métrage "Morte saison", produit par La Fabrique des Rêves avec le soutien de la Région des Pays de la Loire et des Films du Funambule. Projeté au cinéma Le Concorde en mai 2012 à Nantes, il est diffusé pendant deux années consécutives sur le réseau GIE Grand Ouest Régie Télévision (Télénantes, TVRennes, Normandie TV, TLC Cholet et LM tv Sarthe).

En 2012, je réalise la partie vidéo de "Vues d’ici", pièce de danse contemporaine créée par Elise Lerat.

J'ai, depuis, réalisé de nombreux teaser pour différentes compagnies de danse contemporaine et de théâtre (Cie La Tribouille, Uncanny, Ipso Facto Danse, Des Individualisé(e)s, Eclats Spectacles, Stomach Company, Cie Outre Mesure, Cie Labkine, Cie L'infini Turbulent).

"Reflets" est mon tout dernier projet de court métrage de fiction.

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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