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Privés de désert

« Privés de désert » est un documentaire de 52 minutes qui donne la parole aux immigrés touaregs de France.

À propos du projet

Imidiwen, ca y'est!!!

Après presque deux mois de campagne acharnée, l'objectif financier pour lancer la réalisation du film "Privés de désert" est atteint!

Merci à tous ceux qui ont contribué à cette réussite! 

Le Sahara est en constante mutation. Depuis quelques années, les tensions s’intensifient, les touristes désertent et l’océan de sable ne fait plus rêver…. Il fait peur.

Les voyageurs se retrouvent privés de désert mais ils ne sont pas les seuls. Les Touaregs, parfois, sont eux aussi obligés de fuir leur terre. En exil, ils nous racontent leur enfance au Mali, au Niger ou en Algérie puis leur arrivée en Europe. Une nouvelle vie dans un environnement très différent, moins hostile que le désert ?

Imidiwen -Mes amis-

Que vous débutiez cette lecture par hasard ou par amitié, tout d’abord, merci d’être là. J’espère que mon projet vous donnera envie de me suivre, d’être solidaire de la grande aventure qui m’anime depuis plusieurs années.

Le Sahara… Mon histoire avec ces terres de sable a commencé en 2003. Dans « Privés de désert », je raconte les circonstances de cette rencontre et la naissance de ma passion pour ce lieu si particulier.

Pendant dix ans, j’ai multiplié les recherches et les voyages en Afrique, toujours en quête d’en apprendre d’avantage sur ce monde mystérieux mais surtout sur son peuple : les Kel Tamasheq.

Dans ce documentaire, je reviens sur l’évolution de la situation politique, économique et touristique de la région sur la dernière décennie. En effet, après une période propice au tourisme, l’insécurité grandit et le désert se ferme petit à petit à la venue d’étrangers. Les agences de voyage ne proposent plus ces destinations; partir seul relève pour beaucoup de l’inconscience.

Aujourd’hui il me reste les photos, les souvenirs, mes amis Kel Tamasheq…. Et l’envie de transmettre à mon tour ce qu’ils m’ont enseigné. Partager leur culture, leurs traditions et leur mode de vie, si menacés aujourd’hui. Au-delà de mon expérience, il est primordial de leur donner la parole, à eux, Touaregs immigrés ou en attente de le devenir.

En effet, moi qui espère remettre les pieds dans le sable, je constate que le souhait de nombreux d’entres eux est de venir ici, en Europe.

A mi-chemin entre ethnologie et journalisme, je questionne plusieurs Kel Tamasheq arrachés à leur terre et à leur famille, ils sont, eux aussi, obligés de se priver de désert…   Je tente d’expliquer pourquoi aujourd’hui le Sahara est à nouveau terre d’exil.

A défaut de pouvoir réaliser un documentaire sur place, je vais chercher ici ceux qui le représentent. Plusieurs portraits de Touaregs venant du sud de l’Algérie, du Mali et du Niger : musiciens, forgerons, exilés politiques… qui tentent simplement de trouver un travail, de prendre un nouveau départ.

Certains sont venus pour essayer de gagner leur vie et aider leur famille restée au pays. D’autres pour fuir la misère ou l’insécurité grandissante, d’autres encore, artistes, parcourent le monde pour diffuser leurs messages par la musique, nomades, toujours.

Différents parcours, faits de désillusion, de galères et d’échecs mais aussi de réussites spectaculaires.

Par leurs témoignages, je souhaite partager leur histoire, leur vie en exil, leurs espoirs, leur attachement pour le désert, leur investissement, même ici en France pour faire avancer la communauté. Mon engagement à leurs côtés est de leur donner la parole et continuer de faire vivre la culture touarègue, toujours.

Ce film rend hommage à une minorité qui résiste et se bat pour garder son identité.

Les INTERVENANTS:

 Agdal WAISSAN. Fils aîné de l'Amnokal WAISSAN de la tribu des Ifoghas du Niger, Agdal habite en France depuis 4 ans. Il est guide touristique agréé et directeur de l’agence de voyages Imouhar Expéditions, spécialisée dans la bande Sahélo-Saharien. Soucieux du développement de sa région, c’est non sans mal qu’il a organisé pour la première fois le Grand Marathon du Ténéré, près d’Agadez en décembre 2014. "Nous espérons, grâce à ce Marathon, contribuer au développement de la région et du pays en véhiculant une image positive et optimiste de la jeunesse nigérienne et favoriser la relance des activités touristiques au Niger." Agdal, novembre 2014  http://www.grandmarathondutenere.com

 Nabil Baly OTHMANI. Originaire de Djanet (sud algérien), l'enfance de Nabil a été bercée par la musique de son père Baly, grand poête et joueur de ud et celle de sa grand mère Khadija, chanteuse de tende et gardienne de la tradition. Héritier d’une grande lignée de musiciens Touaregs, Nabil fonde son groupe à Djanet en 2009 et depuis lors construit sa propre route musicale, à la fois au ud et à la guitare. Dans la mouvance des groupes touaregs contemporains, leur musique témoigne de leur identité touarègue très affirmée et de leur appartenance au Maghreb. Nabil passe une grande partie de l'année à Grenoble où il s'est établi. Le groupe donne régulièrement des concerts en France, en Angleterre ainsi qu'en Algérie. http://nabilbaly.wix.com/nabil-baly

 Kader –Labza- AHMID. Né à Djanet, Labza était mon guide lors de mon premier voyage en 2003. Devenu un frère de cœur, il a eu la chance de poursuivre son autre activité saisonnière à l’arrêt du tourisme : il est à présent infirmier à plein temps dans un dispensaire à Illizi. Néanmoins, père de 3 enfants, il peine à joindre les deux bouts et serait prêt à tenter sa chance en France, seul.

 Moussa ABDA. Forgeron touareg, Moussa est originaire du Niger et c’est son grand père qui lui a transmis le travail du métal et de l’argent. La place du Forgeron dans l’organisation sociale touarègue est particulière: son rôle est celui de médiateur et de négociateur entre les tribus. Il est toujours respecté et craint. "Le premier bijou que j’ai façonné est la croix d’Agadez. Elle symbolise l’homme qui maitrise et connaît la terre sur laquelle il marche. Les personnes qui portent mes bijoux perpétuent la trace de mes ancêtres." Très attaché à valoriser ce savoir faire ancien et noble, Moussa circule en Europe pour montrer cet art d’orfèvre.

 Kader ASSOUF. Kader est né à Tamanrasset. A 20 ans, il commence à travailler dans une agence touristique à Djanet. Il vient en France pour la première fois en 2006 pour effectuer une formation dans le tourisme. Formation complète sur 5 ans en France et en Algérie. Il a travaillé ensuite pour les agences de voyage Nomade Aventure, Allibert et Tamrit. Résident français depuis quelques mois, tout juste marié, Kader ne peut plus compter uniquement sur les revenus liés au tourisme. Il vient de trouver du travail, alimentaire, dans les sous sols du métro lyonnais... 

 Abdallah Ag ALHOUSSEYNI.  Aujourd'hui figure emblématique du collectif TINARIWEN (blues touareg), Abdallah  passe son enfance dans l'Adrar des Ifoghas, au Mali. En 1986, il part en Libye rejoindre les camps d'entraînement de Khadafi où il retrouve des amis musiciens. En 1990, il rentre au Mali avec l'ensemble du groupe, lorsque la rébellion touarègue éclate, ils prennent les armes et leurs guitares et partent dans les montagnes. Une première vie, nomade, rythmée par les conflits, avant le retour de la paix en 1992. (Relative aujourd'hui...). Le groupe TINARIWEN se consacre depuis à la diffusion de la culture touarègue dans le monde grâce à leur musique et à des paroles évoquant autant l'amour du désert que les souffrances de leur peuple. Depuis 1999, Tinariwen enchaînent les tournées internationales et les récompenses. Un immense succès, bien loin de l'immensité de leur terre.

 Gérard GUERRIER. Gérard a été directeur général de l’agence de voyage ALLIBERT-Trekking de 2006 à 2014. Référent sécurité en France pour les agences spécialisées, en lien avec le Quai d’Orsay, ce passionné d’exploration a longtemps proposé le Sahara comme destination incontournable. Il a organisé plusieurs missions «  sécurité », notamment en Algérie, Mauritanie et Libye. Gérard GUERRIER nous éclairera sur la chronologie des grandes périodes touristiques dans cette zone et sur la chute de cette économie. Accompagnateur en montagne, trekkeur averti, il vient de sortir son premier roman : "L’opéra alpin" aux Editions Transboréal.

Pour continuer le voyage, voici quelques images de mes différents périples au Sahara. Certaines photos (et d'autres) ainsi que des archives exclusives apparaîtront dans le documentaire. La bande sonore est signée Nabil Baly OTHMANI et Youba DIA, avec le titre "Ana imanet" qui figurera sur le prochain album de Nabil! Un superbe morceau que vous avez la chance de découvrir en avant-première. 

A quoi va servir le financement ?

Depuis plusieurs mois, je travaille sur « Privés de désert » avec l’aide de collègues du cinéma et avec le soutien de mes amis touaregs. Tous m’ont déjà rendu une multitude de services, accordé de leur temps, prêté du matériel … -Je ne les remercierai jamais assez-.

Plusieurs séquences ont déjà été tournées un peu partout en France, entre autre pendant les concerts de Tinariwen, Bombino et Nabil Baly Othmani. Les intervenants ont été sélectionnés, les interviews sont en cours, la voix off est à enregistrer… Sans oublier quelques archives, photos et autres témoignages du désert. Les cartographies, les animations, le montage, la musique, le mixage, l’étalonnage… et j’en passe ! Issue d’une école de cinéma, j’ai l’habitude de travailler en équipe et il est essentiel pour moi de m'entourer de techniciens professionnels à chaque étape de la réalisation de ce film.

Encore un travail considérable à venir. Pour tout cela, j’ai besoin de votre aide. Quel qu’il soit, votre soutien m’est indispensable pour mener à bien ce projet et m’inscrire dans ma démarche de réalisatrice.

Pour rendre le film viable, l'objectif minimum à atteindre est de 6000 euros.

  • Défraiements déplacements des intervenants : environ 670 euros.
  • Réalisation: environ 1100 euros.
  • Post Production: environ 2600 euros.
  • Contreparties : environ 950 euros.
  • Ulule : 480 euros.
  • Frais de communication : 200 euros.

Si nous dépassons l’objectif, ce ne sont pas les idées qui vont manquer pour améliorer ce film ! Comme travailler avec des musiciens touaregs pour créer et enregistrer une musique originale. Faire appel à plus de professionnels pour améliorer encore la qualité technique (prises de vues/ sons ainsi que la post production). Je pourrai surtout passer plus de temps avec eux, peaufiner le montage, le mixage… et les rémunérer à hauteur de leur travail. J’aimerai également sous-titrer le film en anglais et, si le budget le permet, je rembourserai aussi les frais que j’ai déjà engagés pour les séquences déjà tournées.

Les CONTREPARTIES:

Alors que le tourisme avait permis à de nombreux Touaregs de se « reconvertir » et de retrouver du travail, aujourd’hui ils peinent à gagner leur vie. Profiter des retombées de l’exploitation des richesses du sous-sol ? Impensable ! Faire découvrir la région aux étrangers ? Plus personne ne tente l’aventure. L’économie est au plus bas dans de nombreuses régions... Ce documentaire tente d’apporter une petite contribution à la population locale.

En effet, pour vous remercier de votre soutien, je vous offre un joli cadeau en contrepartie ! L’essentiel de ces cadeaux seront acquis sur place, à DJANET (sud algérien) et confectionnés par des artisans Touaregs (cuirs, tissus, bijoux...). Après un petit voyage de 4000 kilomètres, vous aurez droit vous aussi à votre part de désert ! ;-)

J’adresserai mes plus chaleureux remerciements à tous mes coproducteurs et bien sûr, vos noms apparaitront tous au générique du film.

À propos du porteur de projet

Depuis l’enfance, le continent africain m’attire et me passionne. A 14 ans, un premier voyage en EGYPTE me marque profondément. Dès lors, je décide de partir aussi souvent que possible arpenter notre belle planète ! Toujours en quête de nouvelles découvertes, de rencontres et d’échanges, je reste fidèle à l’Afrique en voyageant régulièrement : MAROC,  ALGERIE, TUNISIE, DJIBOUTI, LA REUNION… mais aussi dans le reste du monde : ISLANDE, TADJIKISTAN, OUZBEKISTAN, TURQUIE… Vivant des expériences toujours plus passionnantes, j’ai très vite eu envie de partager ces moments intenses.

Après des études d’Histoire, Histoire de l’Art et Archéologie à l’Université de Lyon, j’ai intégré l’ARFIS, une école de cinéma. J’en suis ressortie diplômée avec une spécialisation en mise en scène. J’ai travaillé sur de nombreux courts-métrages, séries et deux longs-métrages en variant les postes: assistante de réalisation, photographe de plateau, régisseuse et même accessoiriste-décoratrice. L’objectif étant de relier mes deux passions : mon intérêt pour l’Histoire et l’envie de partager et transmettre mes découvertes par l’image.

En 2012, au retour d’un long périple à DJIBOUTI, j'ai réalisé un diaporama photos présenté dans plusieurs festivals du voyage (Grand Bivouac d’Albertville, ABM Paris…). http://www.youtube.com/watch?v=pPj-lAigy6E

Aujourd’hui, photographe indépendante, je me lance un nouveau défi: la réalisation d’un documentaire de 52 minutes sur ce qui me tient le plus à cœur. J’espère qu’il sera le premier d’une longue série ! Après quinze ans de voyages, d’observations et d’implications sur le continent africain, plusieurs projets sommeillent !

A Lyon, j’organise divers événements sur la culture tamasheq, expositions photos, rencontres… et participe à bon nombre de manifestations sahariennes partout en France (festivals, fêtes, concerts, diaspora annuelle…).  Je m’investis également au sein de l’Association parisienne Télilt, qui soutient et vient en aide à la population de Djanet. Je monte actuellement une antenne de cette association sur Lyon. Voici un petit film réalisé lors de la dernière fête de l'association.  http://www.youtube.com/watch?v=L3lbz_Vt67g

Retrouvez moi sur mon site Internet http://jade-mc-photos.fr/  sur LinkedIn http://fr.linkedin.com/in/jademietton ou sur Facebook https://www.facebook.com/jade.mietton.

Ils me soutiennent:

  • Le Festival Le Grand Bivouac d’Albertville et la Villa Marco Polo    

Le Grand Bivouac est le premier festival du voyage en France avec une moyenne de 25 000 entrées par édition. Ce documentaire est en partenariat avec le festival, après sélection du jury de la Villa Marco Polo. La Villa est une Résidence pour jeunes voyageurs qui nous accompagne dans notre désir de raconter le monde et qui nous offre un parrainage, diverses formations et un suivi sur 18 mois. « Privés de désert » sera diffusé à Albertville (quand il sera terminé !). http://www.grandbivouac.com/

  • La réalisatrice Isabelle Vayron

Isabelle est journaliste, photographe et réalisatrice passionnée. Elle a réalisé  de nombreux reportages pour de grands magazines et pour la télévision (Thalassa, 6 Milliards d’Autres…). Professionnelle et expérimentée, Isabelle me conseille et m’accompagne sur ce projet dans le cadre de la Villa Marco Polo. http://www.isabellevayron.com/

  • L’auteur Intagrist El Ansari

Intagrist est un auteur réalisateur saharien et correspondant en Afrique du Nord-Ouest pour des journaux internationaux. Il a travaillé sur de nombreux documentaires et vient de publier un livre : « Echo Saharien, l’Inconsolable Nostalgie » aux Editions Langlois. Intagrist est d’une aide précieuse pour la réalisation de mon projet. http://intagristelansari.unblog.fr/

  • L' association Télilt

L’association Télilt a été créée en 2009 par Hélène et Aghaly à Paris. Elle a pour but de soutenir et venir en aide à la population locale de Djanet. Plusieurs missions sont en cours : remplir de livres la toute nouvelle bibliothèque, creuser un puits, sensibiliser la jeunesse à l’environnement, à la gestion des déchets…http://sites.google.com/site/assotelilt/

Pour finir en beauté et en musique, voici une vidéo d'un des derniers concerts de BOMBINO en France.