BackBackMenuClosePlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

Chroniques Carcérales Paulistes

Quand l’amour entre dans les prisons...

À propos du projet

Le vendredi, les femmes des détenus des prisons de Sao Paulo (Brésil) se rendent dans les établissements pénitentiaires afin d'y passer une partie du week-end. Une singularité propre au monde carcéral pauliste qui questionne la conception même de l'enfermement...

Ce film documentaire de 26 minutes nous permettrait de découvrir du point de vue de ces femmes, de ces mères, et de ces prostituées, un univers peu connu, où la caméra nous accompagnerait dans un voyage sur l’amour en prison.

L’idée de ce film à pour origine un séjour au Brésil entre avril et juillet 2010. Je m'y étais rendue dans le cadre d'une recherche sur la construction de murs autour des favelas de la ville de Rio de Janeiro. 

Dans le cadre de ce travail de terrain, j'ai découvert un univers aux destins particuliers, et notamment au travers des histoires de vie des femmes de détenus.

Peu emballée par cet univers à l’origine, la découverte de cette particularité paoliste, les visites des femmes et enfants durant tout le week-end dans les prisons, fut une révélation

Cette singularité brésilienne entre en contradiction avec les objectifs même de la punition carcérale. Dès lors, qu'est-ce que cela signifie quant à la conception de l'enfermement.

            (Image extraite de Carandiru un film d' Hector Babenco. 2003)

Loin de vouloir réaliser un documentaire voyeuriste sur une condition tragique, je souhaite porter un regard emprunt d'optimisme autour de l'idée des bienfaits de d'introduire du dehors dedans, de ces femmes et de ces enfants dans le quotidien de la prison. 

Cette idée simple mais qui bouleverse la vie d'un très grand nombre d'habitants de Sao Paulo est pour moi un sujet passionnant tant au niveau humain que politique.

Ces deux jours de la semaine sont des bouffées d'air dans un contexte ou le concept même des oubliés de la société n'est pas repensé. Le système carcéral n'est pas près de disparaitre, mais dans quelle mesure l'espoir et l’amour qu'incarnent ces visites permettent au prisonnier de se sentir vivant ?  

           (Image extraite de Carandiru un film d' Hector Babenco. 2003)

Découvrir les détenus, bien sûr leur monde à part, leur humanité, mais surtout leur envie de vivre, c’est ce que je voudrais donner à voir dans le film. Je souhaiterais pouvoir dévoiler que malgré la tragédie sociale évidente, l’amour réintroduit dans un endroit déshumanisé peut modifier l’échiquier mental des détenus.

Grâce aux techniques du cinéma direct, je voudrais retranscrire un univers méconnu. Celui des retrouvailles, des fouilles, des repas partagés, des confessions mais aussi et surtout, celui de l'intimité d'une réflexion sur la punition que l’on inflige à ceux qui enfreignent les règles de la société.

           (Image extraite de Carandiru un film d' Hector Babenco. 2003)

Une rencontre motive plus que toute autre ce projet : celle d'un photographe de l’Agence Magnum spécialisé dans le crime au Brésil. C’est lui qui m’a particulièrement sollicitée pour que je réalise ce travail en vidéo. Il m'a d'ailleurs proposé son aide quant aux questions d'autorisations de tournage au sein des prisons.

Je retourne au Brésil cet été pour une durée d'un mois et demi environ. Ces derniers mois à Paris ont été consacrés à la construction du projet (mise en place de l'équipe, organisation du travail, recherche de financements, etc...).

Pour m'accompagner dans ce projet, j'ai la chance d'avoir Benjamin Geny à mes côtés. Economiste de formation et passionné du Brésil, son aide est déterminante, tant grâce à sa maîtrise du portugais que des codes culturels du pays. 

Nous allons passer 4 weekend de suite dans les prisons et le reste des semaines sera consacré à des immersions dans le quotidiens des femmes et des enfants dans les favelas au travers d'interviews approfondies.

Il n’y aurait que des témoignages de femmes, des femmes qui parlent d’elles, et d’eux. Leurs êtres chers. Leurs hommes. Enfermés. 

En terme de narration, le film se déroulerait en trois étapes : l’aller dans le bus qui emmène femmes et enfants vers la prison, sur place dans la prison durant toute la durée du weekend, le retour en bus, et le tout serait ponctué par des interviews des femmes réalisées chez elles, pendant la semaine.

Nous construisons le documentaire comme un défi : montrer une image peu conventionnelle de l’univers carcéral, reflet d’un pays pas comme les autres. 

A quoi va servir le financement ?

Bonjour à tous,

Voilà mon histoire. J'ai l'honneur et le plaisir d'avoir été sélectionnée par la Mairie de Paris à travers le programme "Paris Jeune Aventure" pour ce projet. 

J'en suis à la seconde étape de sélection. Je dois convaincre définitivement un jury le 9 juin. Si ce comité valide l'intérêt de ce projet documentaire, je peux recevoir jusqu'à 5000 euros pour sa réalisation. Etant donné que le budget réel de ce projet est d'environ 8000 euros, je vous sollicite aujourd'hui, en espérant que vous pourrez m'aider à faire exister ce film. 

J'ai sollicité un financement de 1000 euros à titre indicatif, qui correspondrait au prix des transports (aériens et terrestres). 

J'adhère totalement au concept du crowdfunding, et l'idéologie d'Ulule me semble en faire une plateforme d'avenir, mais comment évaluer le potentiel de ces financements ? 

Je l'espère au point de pouvoir récolter une somme qui me permettra de réaliser ce film...

Voici mon budget prévisionnel plus détaillé...

Transport aérien

1 billet d’avion aller/retour Paris - Sao Paolo (pour moi) : 800 euros

1 billet d'avion aller/retour Montevideo - Sao Paulo : 400 euros

Dépenses sur place (pendant 50 jours)

Logement / nourriture : 1100 euros

Transports locaux (bus-taxis) : 300 euros

Matériel de tournage

Caméra : 2500

Batterie pour caméra : 200

Trépied : 400

Micros HF: 500

Réflecteur de lumière : 150

Assurance matériel : 300

Post production

Montage : 1500 euros                                      

Sous-titrage : 300 euros

Tirages photos : 100 euros

= 8550 euros

À propos du porteur de projet

Manon Kleynjans

Après avoir réalisé des études de géographie à l’Université Paris I puis un Master 2 à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), je suis allée m’installer à Buenos Aires, ville où j'avais séjourné dans le cadre d’une recherche auparavant.

Passionnée par le documentaire, et croyant fermement à la complémentarité entre le travail de recherche et l’outil audiovisuel, j'entreprends alors une formation au sein du SICA (Syndicat Argentin de l’Industrie Cinématographique) afin de compléter, grâce à une formation technique, mon savoir de documentariste.

J'ai réalisé plusieurs travaux documentaires dont :

  • La lutte des places, (18 minutes) tourné au Mexique (San Cristobal de las Casas, Chiapas)
  • Le ciel de Lure, (15 minutes) tourné en France, (à la montagne de Lure)
  • El sueno real, (15 minutes) tourné en Argentine, (à Buenos Aires)
  • Millones en la basura (26 minutes) tourné en Uruguay, co-réalisé avec Hélène Ballis en Uruguay   (à Montévidéo)

Ce documentaire a été très bien reçu et a été sélectionné par :

  • le festival international Jean Rouch
  • le festival Territoires en Images
  • URBAN-TV 2010,
  • le VIII International Television Festival on Urban Life and Ecology

Je tiens également un blog personnel de photographies : http://bruta.canalblog.com/. Il s'agit pour moi de montrer ce que je vois dans mes différentes tribulations. Vous trouverez ci dessous quelques images qui pourraient illustrer l'ensemble du blog...

C'est cette volonté de révéler des choses ignorées, légères ou graves, sociales et politiques qui me guide dans mes travaux.

Plaza de Mayo, Buenos Aires, Argentine, 2010.

Ferry Ilha de Paqueta - Rio de Janeiro, Brésil, 2010.

Quartier chinois, Paris, France, 2011.

Mon collaborateur sur ce projet :

Benjamin Geny

Suite à l'obtention du diplôme de Sciences Po. Bordeaux, je me consacre à la production culturelle au sein d'un centre culturel international allemand, la Ufa-fabrik (http://www.ufafabrik.de/en/nav.php?pid=6) puis comme chargé de programmation d'un café-concert parisien, l'Abracadabar (http://www.abracadabar.fr//); J'y organise notamment des dimanches courts-métrage. Je me forme également aux techniques audiovisuelles au sein du centre d'animation des Abbesses (Paris XVIIIème).

Ma passion pour les sciences humaines et l'Amérique latine m'entraîne ensuite vers l'Uruguay où je deviens professeur du Lycée Français Jules Supervielle.  Je collabore à la production d'un documentaire sur les recycleurs d'ordures à Montevideo. (http://www.youtube.com/watch?v=wXfUJn_l4Cc).

Je poursuis actuellement ce travail documentaire sur les réalités socioculturelles du continent latinoamérician.

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

Poser une question Signaler ce projet