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CYRANO

«Mon Dieu, c'est vrai, peut-être, et le bonheur est là.»

À propos du projet

 

BONJOUR À TOUTES ET À TOUS

Suite à la création de plusieurs extraits de la pièce, nous avons voulu monter l’intégralité du spectacle. Certes, c’est ambitieux mais le rêve a été permis grâce à la rencontre de plusieurs comédiens désireux de donner corps à cette histoire.

Nous faisons notre dernière résidence du 5 au 11 fevrier 2018 et nous avons déjà une date de représentation le week-end du 19 mai dans le cadre du Festival des Planches Fêlées au Théâtre de l'Escabeau. D'autres dates se profilent entre mai et juin 2018. 

 

Résumé

 «J’ignorais la douceur féminine. Ma mère ne m’a pas trouvé beau,
Je n’ai pas eu de soeur.»

Cyrano, laid, seul et contre tous. Contre la société et ses préjugés, insoumis, porté par les mots et sa soif de liberté!
En cinq actes, Rostand dépeint une fresque de l’humanité, amoureuse et cruelle.
Aidé par la musique et les lumières, Cyrano, qui lui aussi est metteur en scène, met en place ce qu’il n’aurait jamais pu imaginer: l’amour!
Ces personnages, faits d’espoir et d’envie, vont se confronter à une réalité dure et cruelle, celle de l’abandon des rêves et de la jeunesse: la bouleversante histoire d’une désillusion segmentée par l’espoir et la sublimation mutuelle des personnages.

Il ne restera qu’une chose: le panache!


 

Note d'intention

« Il n’est de grand amour qu’à l’ombre d’un grand rêve » - Edmond Rostand

Voilà pour nous le sujet à la fois de la pièce et de la création du spectacle. La rencontre d’une troupe réunie autour d’un même rêve de théâtre. Le fait de porter un texte aussi puissant ne fait que renforcer de jour en jour notre passion commune.
La majorité de l’équipe venant de la même école, nous avons l’habitude de travailler ensemble et nous nous comprenons de façon presque instinctive.

Nous aurions pu faire une écriture plateau qui dépeindrait la jeunesse que nous vivons, mais pourquoi ne pas traiter ce grand texte qui aborde des thèmes universels tels que l’amour, le rêve, la désillusion et bien d’autres.
Certes c’est ambitieux, mais il faut probablement manquer de modestie pour monter Cyrano. Il ne s’agit pas de révolutionner cette pièce, il s’agit de lui donner notre sens à nous, avec cette troupe et ces individus.
Notre but est de rendre cette oeuvre accessible à tous par la recherche du concret dans l’alexandrin, afin que ce texte puisse parler à toute classe, tout âge. Cela par le regard que nous portons sur la pièce et par la modernisation des situations et de l’esthétique générale, tout en gardant le texte intact.
Cyrano est laid, il le sait et s’imagine que l’amour lui est interdit.
Il y rêve pourtant. Cette exclusion de Cyrano par son physique résonne d’autant plus chez un jeune homme. A l’heure de la découverte de l’amour, il parait encore plus violent de se confronter à cette laideur. Ce jeune Cyrano n’a pas encore eu vraiment le temps d’apprendre à vivre avec ce poids. Il croit que sa situation sentimentale est sans espoir.
Le comédien devra trouver sa blessure profonde: qu’est-ce qu’être laid?
Cyrano tombe amoureux de la plus belle, Roxane. Il rencontre Christian, lui aussi amoureux de Roxane, et comme l’amour ne fait que s’accroître par le regard de l’autre, ils décident tous deux de ne faire qu’un, pour l’amour de Roxane et par admiration mutuelle.
C’est là qu’intervient le rêve. Car les miroirs que se renvoient les deux personnages sont les rêves de chacun, naïfs et enfantins.
C’est la mise en scène de leur vie, c’est le premier amour, c’est ce qu’ils n’osent imaginer, c’est leur film.
Nous, metteurs en scène, et Cyrano, lui-même metteur en scène de sa propre existence, allons chercher à magnifier ces scènes de bonheur.
Cette utopie est d’abord portée par le texte et la poésie de Rostand qui élève le comédien mais aussi par la lumière et la musique, très présente, qui renforcera les grands moments du spectacle.
Les personnages commencent insouciants et frivoles, et grâce à la sublimation des uns par les autres (le trio Cyrano-Christian-Roxane), ils deviennent sublimes, héros.
Ils se complètent et sont vitaux les uns pour les autres : c’est Roxane qui fait de Cyrano un poète, un amoureux, par l’amour qu’elle lui inspire, c’est Cyrano qui fait de Roxane une amoureuse des mots, et Christian, le vecteur, est sublimé par le regard de Roxane et les mots que Cyrano lui prête. Le vecteur se rompt au moment de la guerre, et c’est en ça que l’amour devient impossible entre Cyrano et Roxane: “j’ai deux morts à venger: Christian et mon bonheur!”.
Cyrano se bat pour des idées, notamment contre l’éthique bien-pensante que certains personnages comme Le Bret, peuvent incarner.
Nous y voyons, nous, jeunes comédiens et jeunes metteurs en scène, un parallèle concret. Car si Cyrano se bat pour écrire en toute liberté sans contraintes d’argent ou de censure, nous nous battons, nous, pour un théâtre ambitieux. Nous voulons servir ce grand texte, avec peu de comédiens par rapport à la distribution initiale de la pièce mais beaucoup par rapport à la production théâtrale actuelle, malgré le fait que cela puisse paraître difficilement réalisable par contraintes financières et logistiques. Mais le jour où nous avons décidé de faire ce métier, il y a peu de temps pourtant, n’avons nous pas rêvé de grands textes, de grands sentiments? Nous ne voulons pas perdre nos illusions à l’heure du politiquement correct, du théâtre-performance et du spectacle pour enfants racoleur.
Tous les personnages de la pièce sont faits d’espoir, d’humanité et d’envie. Ces sentiments forts, charnels, sexuels, les rendent animal. Ce sont de jeunes fauves. Ils croient en l’humanité et vont déchanter, c’est là le tragique de la pièce, la désillusion du monde, l’abandon des rêves et de l’enfance.

Alors peut-être subirons-nous le même sort, mais qu’importe ?

Jules Fabre et Nina Ballester - metteurs en scène



 

L'équipe

LES COMEDIENS :
Niaouli Auzolles  - rôle de ROXANE
Arvhyn Blanchard - rôle de CADET/MARQUIS 
Romain Châteaugiron - rôle de CHRISTIAN 
Jules Fabre - rôle de CADET/VALVERT 
Tommy Haullard - rôle de CADET/MARQUIS
Antoine Michaëlis - rôle de DE GUICHE
Arnaud Tardy - rôle de LE BRET
Etienne Tilmant - rôle de LIGNIERE/CARBON 
Aurélien Tortiller - rôle de CYRANO

LA TECHNIQUE :
Christophe Auzolles - maître d’armes 
Valentin Cornair - création lumières

 


 

                                                       Niaouli Auzolles - comédienne, costumière
           
Avec deux parents dans le monde du spectacle, à grandir au milieu des costumes, le goût du théâtre me vient assez tôt. Je commence les cours à 12 ans avec l'association ACT théâtre, avec laquelle je participe à plusieurs présentations publiques. Après un bac littéraire option théâtre, j'entre à l'école Claude Mathieu en 2015. La même année je joue dans « 16/17 : peinture des années sombres » d’Helene Lorca, avec la Compagnie de la Fortune, et nous partons en tournée en Picardie. Je découvre le théâtre de rue avec la compagnie L'Escadrille, ainsi que le cinéma à travers quelques court-métrages:  « Je suis enceinte » de Lydie Muller et des apparitions dans « La famille Bélier », « Alice Nevers », « Babysitting » ou encore « Au service de la France ». Par ailleurs, je travaille régulièrement à Disneyland Paris, où je joue dans des spectacles pour enfants. En 2016, Jules Fabre me propose le rôle de Roxane dans sa mise en scène de « CYRANO », ce qui signera le début d’une belle aventure.

Arvhyn Blanchard - comédien, musicien

           
Après un cursus littéraire au lycée Gustave Monod à Enghien-les-Bains, années durant lesquelles je me suis penché d'un peu plus près sur la pratique du théâtre et ai décidé d’en faire mon métier, je m’engage pour une formation professionnelle de 3 ans à l’école Claude Mathieu. Je m’embarque en 2016 avec l’équipe de « CYRANO » en tant que comédien-musicien. Aujourd'hui âgé de 20 ans et en 3ème et dernière année de formation, j’ai déjà pu profiter de l’enseignement de nombreux professeurs comme Brigitte Boucher, Noëlle Rech et Thomas Bellorini par exemple. Ce qui m’a permis d’avoir des bases solides en théâtre et de renforcer celles que j’avais déjà de la musique (chant et percussions).

Romain Châteaugiron - comédien, création musicale

          

Mon histoire avec le théâtre a commencé en 2006 avec mon entrée au cours Jean Périmony. Peter Pan fut mon premier rôle en 2009 puis avec des anciens élèves nous avons créé une compagnie grâce à laquelle j'ai joué « Cuisine et Dépendances », « Looking for Max », dans lequel je jouais également de la guitare, et surtout « Il y a foutrement longtemps » que nous avons amené avec succès à Avignon OFF 2012. Puis je suis parti en tournée en Espagne et au Royaume-Uni pendant deux ans. De retour à Paris, je revins par la même occasion au classique avec le rôle de Roméo fin 2014, et celui de Danceny des « Liaisons Dangereuses » en 2015. De plus, j'ai eu la chance en parallèle d'incarner les rôles principaux dans les films « L’Américain » de Jim Le (2014), sélectionné au Palm Beach Festival ainsi qu'au Philadelphia International Film Festival, « D’un commun accord » de Raphaël K (2015) et dans « Wonder » de Thierry Detter (2017). L'année 2016 a été de nouveau riche en pièces de théâtre avec « Chat en poche » de Georges Feydeau, « Quand on aime, on n'compte pas » de Jonathan Dos Santos et enfin la préparation de « Ca fait rire les oiseaux » de Solène Navarre, joué au théâtre Montmartre Galabru début 2017. Je serai également au casting de « Richard III » mis en scène par Jean-Marie Ledo début 2018 au théâtre du Guichet Montparnasse.

Tommy Haullard - comédien, création musicale

          
Depuis tout petit, j’ai compris que les bureaux n’étaient pas fait pour moi et que le plateau allait me poursuivre pendant de longues années. Fils d’une mère pianiste, la musique m’a toujours accompagné même avant de jouer d’un instrument. Apprenant dans l’ordre le piano, la guitare, la batterie et la basse, ma volonté de faire de la musique n’a jamais cessé de croître. En 2012, je rencontre Mathieu Bauer et Sylvain Cartigny qui me font l’honneur de pouvoir participer à leur création « Une Faille » au Nouveau Théâtre de Montreuil comme guitariste puis comme pianiste. Les projets se multiplient par la suite avec « Men wanted for hazardous journey » une lecture musicale imaginée par Sylvain Cartigny. Par la suite je fais deux ans au conservatoire de Bobigny en art dramatique où je monte une réécriture de « Orange mécanique » comme projet de fin d’études. Avec Benoit Dagbert, nous montons en 2014 « Karl Marx le retour » que nous jouerons pendant deux ans. En 2015 je foule les planches du théâtre de Chaillot pour quelques représentations avec Alain Platel et sa création « En avant Marche! ». Les projets ne cessent de se diversifier par la suite, notamment avec Nicolas Bigards et son « Les derniers jours de l’humanité » à la MC 93 en 2018, « Prova d’orchestra » mis en scène par Mathieu Bauer au Nouveau Théâtre de Montreuil, « Les enfants terribles » adapté de Jean Cocteau par Barthélémy Fortier et Juliette Blanchard et enfin « CYRANO » mis en scène par Jules Fabre et Nina Ballester.

Antoine Michaëlis - comédien

            
Né dans une famille d’artistes, je baigne dans le théâtre dès mon plus jeune âge. Je joue dans une mise en scène de Claude-Alice Peyrottes « Mira miro » à l'âge de 7 ans pour l'ouverture de saison du théâtre de L'Agora (1997-1998). De mes 9 à 11 ans, je tourne avec le spectacle « Le petit bruit de l'œuf » de Jacques Prévert. Durant mes années lycée, je déménage à Fecamp, en Normandie, où mes parents deviennent co-directeurs de la scène Nationale dont ils font un centre de création artistique qu’ils baptisent « Théâtre Le Passage ». Je reviens à Paris tous les week-end et joue au sein de la compagnie semi-professionnelle des quartiers d'Ivry dirigée par Elisabeth Chailloux. J’intègre à l'âge de 21 ans la troupe amateur de Zbigniew Horoks dans l'Atelier René Loyon, et entre à l'école Claude Mathieu en 2013, à l'âge de 23 ans et en sors à 26. Je travaille depuis ma sortie d’école avec plusieurs compagnies de théâtre professionnelles, notamment  la compagnie « Bagages de sable », et travaille régulièrement en doublage pour le studio Obahamas à Paris dans les séries Netflix et HBO « Lovesick » et « The Deuce ».

Arnaud Tardy - comédien, musicien

             
Aussi loin que je puisse m'en rappeler, j'ai toujours voué une passion débordante pour les histoires. Les bonnes histoires. Un bon film c'est une bonne histoire. Voilà pourquoi je suis très rapidement devenu grand cinéphile. Je mangeais cinéma, je dormais cinéma. Je rêvais cinéma. Je suis donc entré dans une école pour apprendre à en faire. L'ESEC. Trois ans à étudier toutes les coutures et à me rêver réalisateur. Je deviens monteur et monte mes propres courts-métrages : « La décision » et « Pense-bête ». Je monte également à côté des courts primés en festival mais aussi plus largement pour la télévision et la publicité. Mais reste en moi une soif inassouvie : l'acteur. Un mystère que je n'ai encore pas résolu alors. Je décide de le comprendre en m'inscrivant au cours du soir chez Florent. Une année choc qui vient bousculer mes envies, mon métier actuel mais aussi ma vision du monde. Je m'immerge avec intensité dans le théâtre alors. Je mange théâtre, je dors théâtre, je rêve théâtre. Je sais maintenant que je devrais tromper mon premier amour avec le théâtre, sans abandonner aucun des deux. Je m'inscris à temps plein à l'école Claude Mathieu en 2015. Depuis lors, j'ai eu la possibilité de jouer Simon Chachava et Tête de Bois dans « Le Cercle de Craie Caucasien » de Bertolt Brecht mis en scène par Roxane Mettray et Noémie Briand. Actuellement je suis sur ma dernière année d'école, j'écris un scénario pour mon prochain court, je vais jouer Le Bret dans « CYRANO » monté par Jules Fabre et Nina Ballester et je monte en parallèle « Numéro d'équilibre » d'Edward Bond, en co-mise en scène avec Clémence Cardot. J'ai encore le temps de manger, dormir et rêver, je vous rassure.

Etienne Tilmant - comédien

            
C'est en arrivant à Paris en 2014 et suite à quelques rencontres que mon attrait pour le théâtre est né. Je m’inscris alors dans le cours amateur de Jean-Laurent Cochet, puis aux Ateliers du Sudden. Ces derniers ne me satisfaisaient pas. Je désirais tout apprendre du théâtre, découvrir des auteurs, rencontrer des gens passionnés. C'est pour ces raisons que je suis entré à l'école Claude Mathieu en 2015 ou j'ai pu enfin trouver un cadre de travail qui me convenait. En dehors de l'école, des rencontres m'ont amené à jouer également dans des courts et longs-métrage: le court-métrage de Stephen Tueur « Gagner sa vie » où j'incarne le premier rôle, celui d'Adrien Jeannot « La fille du lac », ou encore celui de Laurine Bauby-Malzac « Un oeuf ». Pour ma dernière année d'école, je me lance dans la mise en scène avec Fanette Jouniaux dans un projet ambitieux : adapter « L’idiot » de Dostoïevski.

Aurélien Tortiller - comédien

           
Une mère chanteuse dans les chœurs de l'Opéra de Paris. Un père jazzman, ancien directeur de l'Orchestre National de Jazz et un frère batteur professionnel. Ma vie à été entourée de musique depuis ma tendre enfance. Mais lors de ma première année en BAC professionnel de restauration et après plus de 6 ans de pratique dans différentes MJC, je décide d'être mon propre instrument. Je rentre donc à l'école Claude Mathieu. Lors de ma 3ème année c'est Victoria Sitja qui me dirigera dans son adaptation des « Trois Sœurs » d'Anton Tchekhov, dans le rôle de Saliony. Juste après ma sortie de formation, Jules Fabre m'offre sur un plateau en or le rôle de Cyrano de Bergerac ! Lors de la création de « CYRANO », Valentine Marou, jeune réalisatrice, crée son tout premier court-métrage « EXIT » où j'interprète le rôle principal. En Octobre 2017, toujours en parallèle de la création de « CYRANO », dans le cadre du Concours 48h je rencontre la production Chouffe qui m'invite à jouer dans son court-métrage « Abonnez-vous ». Enfin le théâtre me rattrape avec une adaptation de « L'Idiot » de Dostoïevski mis en scène par Etienne Tilmant, dans le rôle de Totski.

A quoi va servir le financement ?

Cet argent nous permettra de rembourser l’argent dépensé depuis le début de la création dans les décors, les accessoires (2523€), les costumes (1000€), les transports et la nourriture des comédiens durant les deux premières résidences (1050€), ainsi que la création lumière et la troisième résidence.
Nous avons conscience que nous demandons une grosse somme mais nous souhaitons absolument que le projet soit complètement abouti afin de vous présenter un spectacle de qualité où rien n’aura été laissé au hasard. 

À propos du porteur de projet

Jules Fabre - mise en scène, comédien, création musicale

          

Fils et petit-fils de comédien, j’ai eu la chance de baigner dans le milieu du théâtre depuis mon enfance. Tout commence pour moi en 2004. Jean Francois Vlérick, un ami de ma mère, décide de me faire participer aux Journées de la Cartoucherie dans un spectacle-performance sur le thème de la famille. Un an plus tard, à neuf ans, j’ai la chance de jouer dans « Les Pas Perdus » de Denise Bonal mis en scène par Gilles Guillot au Théâtre du Rond Point dans le rôle de l’enfant. En 2006, je fais mes premiers pas sur les planches du théâtre familial: le Théâtre de l’Escabeau. Je joue le rôle du messager dans « En attendant Godot » de Samuel Beckett mis en scène par Laurence Février. Entre 2008 et 2011, je pratique le théâtre dans des cours de quartier tel qu’ACTE 9 avec Brigitte Girardey ou encore les Ateliers du Sudden avec Raymond Acquaviva. Encouragé par mes parents et de plus en plus passionné, j’intègre le Lycée Lamartine en option théâtre où je passerai deux ans à plus de dix heures de pratique par semaine avec les intervenants David Gerry, Olivier Cruveiller, Sylvie Lebrun et Nadir Legrand. À l’issue de ces deux ans, j’interprèterai le rôle de Liliom dans la pièce éponyme au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers. J’obtiens le BAC au rattrapage avec 10,1 de moyenne et comme les études ne sont visiblement, absolument et définitivement pas faites pour moi, j’entre en 2014 à l’Ecole Claude Mathieu, où je rencontrerai entre autre, l’équipe de « CYRANO ». Cette même année, je participe à la création de la Compagnie Jeune du Théâtre de l’Escabeau avec laquelle nous organisons chaque année le Festival des Planches Fêlées. Toujours dans la même année, j’ai eu la chance d’interpréter des premiers rôles dans le téléfilm « Léo Matteï Brigade des Mineurs » de Ludovic Colbeau Justin ou encore dans les courts-métrages « Et après » de Sophie Hourlier et « l’Echappée » de Roger Guillot. L’année 2015 est très importante pour moi car je créée ma propre compagnie « Les Vrillés de la Scène » et commence donc à me confronter à l’administration et à la logistique. La première création accueillie dans la compagnie sera « Britannicus on Stage », un Racine dé-raciné et hyper musical mis en scène et écrit par Pierre Lericq, le créateur de la Compagnie des Epis Noirs. J’interprète le rôle de Britannicus dans ce spectacle qui est toujours d’actualité et qui sera présenté à Avignon OFF 2018. Au sein de mon école, je jouerai le rôle du Frère dans « Roberto Zucco » de Bernard-Marie Koltès mis en scène par Félicia Delcroix dans le cadre d’un atelier d’élève. J’arrive déjà en troisième année de mon école et suite à un casting théâtral, j’intègre la Compagnie Ben Brothers dont la plupart des artistes sont issus de l’école de danse Rick Odums. Je prends en main le rôle d’Hippolyte dans « Phèdre » de Jean Racine mis en scène par Canelle Le Petit et aborde la danse pour la première fois. Cette même année, je serai acteur dans deux autres téléfilms, « Joséphine Ange Gardien » et « Section de Recherche ». Je decide de m’atteler à la mise en scène début 2017 avec « Cyrano de Bergerac » que nous travaillons depuis avec Nina Ballester comédienne/metteure en scène que j’avais rencontrée dans « Roberto Zucco » avec qui nous avions vite trouvé une affinité professionnelle. À la sortie de mon école, en juin 2017, j’intègre le casting de « Plus Belle la Vie » dans un rôle récurrent. Je suis donc en permanence entre théâtre et télévision, ce qui n’est pas pour me déplaire. Je pratique la guitare depuis plus de quinze ans et le chant depuis quatre ans. La musique et le théâtre étant pour moi absolument complémentaires et essentiels l’un à l’autre, j’effectue la création musicale de « CYRANO » avec l’aide de tous les autres musiciens de l’équipe.

Nina Ballester - mise en scène


Ayant grandi dans une famille d’artistes, je me retrouve très vite embarquée dans la folle aventure du théâtre. Le goût de la scène me vient alors très vite, à quatre ans. De cette soif de théâtre naît une grande passion qui m’amène à suivre des stages de comédie musicale à l’AICOM et de théâtre avec Jean-Laurent Cochet et le Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards entre 2011 et 2013. Puis, c’est le grand plongeon dans la dimension professionnelle du théâtre : j’entre à l’école Claude Mathieu en septembre 2013 où je me forme pendant trois ans. En 2015 je tiens le rôle de la Gamine dans « Roberto Zucco », un atelier d’élève dirigé par Félicia Delcroix au sein de notre école, spectacle sur lequel je rencontre Jules Fabre. Toujours avide de découvertes diversifiées, je mets un pied dans le cinéma en 2015 en tenant le rôle principal du court-métrage « Couchez l’amour sur les violons » réalisé par Sébastien Truchet. Forte de cette expérience, je tourne ensuite sous la direction de Christophe Lamotte en 2016 dans le téléfilm « Je suis coupable », puis sous la direction de Benoît Jacquot en 2017 dans le film « Eva ». À ma sortie d’école, je plonge dans le métier en jouant le rôle de Lutèce dans « Lutèce à Paris » mis en scène par Marie Joly à la Comédie Saint-Michel d’avril à juillet 2017. Puis Shakespeare me rattrape en me faisant passer de l’autre côté du plateau puisque j’assiste Aurélie Toucas à la mise en scène de « Comme il vous plaira » en juin 2017 au Théâtre de Ménilmontant et en juillet au Festival d’Avignon OFF 2017. Shakespeare continue à me poursuivre, mais me remet sur les planches en août 2017 dans une adaptation de « Roméo et Juliette » mise en scène par Théophile Charenat en tournée dans des châteaux de Bourgogne. La vie de châtelaine terminée, je joue le rôle d’Elisabeth dans une adaptation des « Enfants Terribles » de Cocteau, mise en scène par Barthélémy Fortier et Juliette Blanchard. La mise en scène me rattrape ensuite avec « Bouli Miro » de Fabrice Melquiot, une co-mise en scène avec Nina Cruveiller. Et j’en arrive aujourd’hui à faire la grande rencontre de ma vie avec « CYRANO », en co-mise en scène avec Jules Fabre.

Bérangère Magnani - administratrice


Le théâtre a toujours fait partie de ma vie et le travail de scène est rapidement apparu comme une évidence. Le BAC L option théâtre en poche, j'intègre le conservatoire du 10ème à Paris. J'y passe un an et demi à apprendre, jouer, lire, faire des rencontres magnifiques mais aussi à mettre en scène ou à faire de la régie. Cette expérience m'a beaucoup appris et surtout m'a permis de comprendre que je ne désirais pas être comédienne. Mon profond attachement au théâtre était toujours présent ainsi que mon admiration et mon respect pour les artistes mais ma place n'était plus dans le "jeu". En parallèle, je débute un travail d'hôtesse d'accueil au Nouveau Théâtre de Montreuil et avec des anciens de l'option théâtre nous montons notre compagnie et créons notre premier spectacle autour des figures de clowns où je suis aide à la mise en scène. Dans cette même compagnie, je commence à m'atteler à la paperasse : créer la compagnie, monter les dossiers du projet... Au théâtre de Montreuil, je reprends le poste de standardiste/caissière en temps plein pendant 6 mois. C'est à ce moment-là, après un bilan de compétences et de nombreuses discussions avec des collègues et amis, que naît mon désir de travailler dans la production et l'administration. L'envie de faire partie d'une équipe, de construire des projets avec des artistes et de les accompagner au mieux pour que leurs envies éclosent et explosent. C'est à la fin de ce CDD que je rencontre Jules Fabre, par l'intermédiaire de Nina Ballester. Il cherche justement une administratrice pour les Vrillés de la Scène et je cherche à débuter dans ce milieu. Ils me présentent la compagnie, leurs projets, l'équipe, ce qu'ils attendent de moi. Nous tombons d'accord sur notre désir de former une troupe et de travailler en équipe. Cette rencontre signe le début, pour moi, de la belle aventure des Lévriers et du fabuleux projet qu'est « CYRANO ».









































Crédit photos : Arnaud Tardy/Paul Mezier

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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