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"Une chasse à l'envers"

une performance de Julie Faure-Brac au Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières, les 21 et 22 septembre 2017

À propos du projet

 UNE CHASSE À L'ENVERS

SOUTENEZ LA CRÉATION ET LA REPRÉSENTATION D'UNE PERFORMANCE ARTISTIQUE EN FORÊT ! 

"Une chasse à l’envers", projet de Julie Faure-Brac, est une performance de sculptures portées, une création vivante mêlant marionnettes, installation, musique, qui sera présentée pour la première fois les 21 et 22 septembre 2017 au Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières.

photographie de Christophe Loiseau.

 

Introduction

Réveiller les morts. Retourner le temps !

Voilà quelque chose de surréaliste, d'impossible, un fantasme dont les rêves, la magie, le sacré nous offrent l'illusion.

Faire une chasse à l’envers… est une performance qui propose de suivre l'artiste et son cortège de boîtes mystérieuses, de participer à un rituel qui conduit au cœur de la forêt. La nuit sylvestre offre des rencontres magiques, un dialogue avec les esprits. 

Julie Faure-Brac (visuel de l'affiche du Festival mondial des théâtres de marionnettes 2015) est plasticienne, elle intègre de façon originale la marionnette et les marionnettistes dans son travail notamment dans son film court, Chasse au cerf, présenté au Festival 2013, dans lequel elle a créé l'illusion de la vie et de la mort d'un cerf de papier, animé par son complice Simon Delattre. 

 

Waking up the dead, turning back the hands of time! : that is surrealistic, impossible, it’s a fantasy, an illusion we can see happen only through dreams, magic or religion.

Hunting backwards is a performance which offers to follow the artist and her series of mysterious boxes, to take part in a ritual leading to the heart of the woods. The woodland night offers magical encounters, a dialogue with the spirits.

Julie Faure-Brac (picture of the 2015 Festival poster) is a plastic artist. She includes the puppet and the puppeteers in her work in an original way, like she did in her short film Deer Hunting presented at the 2013 Festival in which she created the illusion of the life and the death of a paper deer, brought to life by her partner-artist Simon Delattre.

Synopsis

Cette performance artistique transporte un groupe de 50 spectateurs au cœur de la forêt des Ardennes, la nuit et lui offre une rencontre magique avec des animaux de papier, sculptures créées par Julie Faure-Brac, prenant vie grâce à la musique d'un guitariste errant dans la forêt, Emmanuel Aldeguer, et à la manipulation de 4 marionnettistes professionnels Anaïs Chapuis, Simon Delattre, Morgane Aimerie-Robin et Jurate Trimakaite.

La performance sera entièrement filmée et photographiée dans le but de réaliser une oeuvre visuelle complète.

 

 

NOTES D'INTENTIONS

Références

Ce projet de performance trouve son origine dans des nourritures diverses, la lecture du livre de Bertrand Hell, Sang noir, un essai sur la chasse, la forêt et les mythes de l'homme sauvage en Europe, dans les photographies de Charles Fréger, dans les films d'Apichatpong Weerasethakul, dans les performances de Joseph Beuys, mais il est aussi lié à mon précédent projet, le film « Chasse au cerf », déjà nourrit des réflexions sur la relation marionnettiste/marionnettes et sur les rites de chasse.

Dans son essai Sang noir, Bertrand Hell évoque les mythes de « Chasse sauvage », « Chasse volante », de « la Mesnie Hellequin », qui portent encore bien d'autres noms, dans lesquels des chasseurs fous, enragés, ayant commis des méfaits (comme traquer un jour prohibé ou tuer à l'excès), ayant eu une coutume déviante, ayant eu une mort violente, dans la profondeur d'un bois, deviennent des chasseurs maudits, errants, condamnés à poursuivre à jamais leur traque, dans l'au-delà. Morts, ils réapparaissent pour un temps dans le monde des vivants, comme des fantômes, en chevauchées de chasseurs volants, remontant des enfers pour prélever leur butin humain, pour semer des choses abominables sur leur passage (membres découpés et semés, averse de sang, pluie de débris animaux).

Ils portent des présages de mauvaise augure, mais aussi l'idée de régénération de la terre, ils préviennent de l'ensauvagement, ils peuvent permettre la ré-agrégation périodique des souffles vitaux de l'univers.

 

Sujet

Dans « Une chasse à l'envers », nous rapportons dans la forêt les morceaux de corps d'animaux, découpés à la fin d'une chasse et envoyés dans les maisons des différents chasseurs, et nous les recomposons, leur redonnons une forme complète, puis un souffle de vie, une mobilité, une liberté. C'est un acte magique, symbolique, sacré, qui rappelle les rituels de renaissance, de régénération, d'initiation.

Inspirée par les « Chasses volantes », par les figures du sauvage, par le chamanisme, cette performance artistique prend comme sujet la chasse, comme une quête spirituelle du gibier, un retour archaïque et profond au dialogue avec les esprits. Le rituel créé ici est "une chasse à l’envers", un retournement du temps, un défi au réel, une cérémonie de réanimation des morts, de reconstruction des corps. Nous allons insuffler la vie dans l’inanimé. C’est en quelque sorte la problématique même de la marionnette, et pourquoi pas d’une manière plus générale de l’art.

Mise en scène

Pour la première fois, je vais créer une œuvre devant un public. La performance dans sa globalité est une construction plastique, un rituel artistique, une mise en scène métaphorique du processus créatif (partir du croquis, de l'étude pour arriver à la forme, à l’œuvre).

Il est important pour moi de tout montrer et de tout inclure dans la performance, le trajet, la préparation, l’envers du décor. L'art de la performance est une manière de se concevoir en artiste agissant dans le monde, c'est pourquoi je me mets en scène en tant que créateur, maître de cérémonie.

Sculptures portées faites de papier

Les animaux de papier sont mes sculptures. Créés pour la performance, ils n’ont cependant pas été conçu spécialement pour être manipulés. Il s’agit de sculptures qui ne se tiennent pas sans le corps humain qui les porte. La manipulation, l'incarnation leur apportent une âme, un souffle, en plus.

Mes sculptures sont faites essentiellement de papier, papiers japonais, chinois, de soie, kraft…

Sur le papier, moulé, collé, assemblé, froissé, déchiré, gonflé il y a du dessin réalisé au trait noir, à la pierre noire, au crayon, à l'encre taille-douce… Il s’agira de dessins de matières, de textures (poils, peaux, orifices, plumes,…).

Musique / Emmanuel Aldeguer

Il s’agit de réaliser une collaboration créative, artistique et amicale avec Emmanuel Aldeguer, chanteur et guitariste de plusieurs groupes de différents styles allant du grind à l'électro en passant par le rock. Il aura carte blanche pour composer la partition de cette performance. Ce seront nos intentions, nos références, nos envies, nos expériences qui nourriront ce projet.

Le silence inquiétant de la forêt la nuit laissera progressivement sa place à l’arrivée de bruits discordants, d’un désordre et d’une énergie folle déployée dans l’air.

Le charivari est le bruit qui nous parvient de l’au-delà. A l’origine un rituel carnavalesque, il s’agit très souvent de la manifestation sonore des morts qui précède leur apparition. « Sonnailles, cliquetis et grincements sont, en effet, les sons associés dans l’imaginaire européen à l’apparition des défunts. Cette musique distinctive est entendue lors des venues d’une troupe de fantômes (…) » Sang noir, Bertrand Hell.

Quatre Marionnettistes

Morgane Aimerie Robin

Diplomée de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières en 2014, Morgane Aimerie Robin aime croiser son métier de chanteuse-comédienne, avec le cirque ou les arts du mouvement.
Auparavant formée au conservatoire de Bordeaux où elle a obtenu un diplôme d'études théâtrales, elle y découvre le soundpainting qui a renforcé son goût pour le jeu et l'improvisation.

Anaïs Chapuis

Diplômée en 2014 de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette, Anaïs Chapuis, comédienne marionnettiste et plasticienne, situe sa pratique artistique au point de rencontre entre la construction et le jeu. Des artistes comme Georges Didi-Hubermann ou Maguy Marin ont fortement bouleversés sa perception de la mise en mouvement des corps, des objets et des matériaux.

Simon Delattre

Après un passage en fac d’arts du spectacle et au conservatoire d’art dramatique de Rennes, Simon Delattre intègre la 8éme Promotion de l’ESNAM d’où il ressort diplomé en 2011 avec mention en écriture et dramaturgie.

En 2012, il travaille avec Julie Faure-Brac sur le film Chasse au cerf, dès la construction des marionnettes jusqu’à leur manipulation à l’écran en tant que marionnettiste-comédien. Une solide amitié et une complicité artistique sont nées depuis cette première collaboration. C'est avec évidence qu'ils se retrouvent pour cette nouvelle aventure qu'est Une chasse à l'envers.

Jurate Trimakaite

En 2002, Jurate Trimakaite intègre une école de dessin où elle suit une formation de quatre ans. Elle suit ensuite un stage d’un an à l’Académie d’Art de Vilnius où elle y approfondit les techniques de dessin et de peinture à l’huile. Entre 2004 et 2005, elle participe à un groupe de théâtre amateur dans son lycée. En 2006, elle intègre la formation de comédienne à l’Académie de Théâtre de Vilnius. En 2010, elle obtient son diplôme de comédienne. Dès sa sortie, elle intègre la troupe permanente du Théâtre de marionnette de Vilnius et poursuit en parallèle un Master universitaire d’actrice de cinéma, qu’elle obtient en 2013. En 2011, elle entre alors à l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette, de Charleville Mézières dont elle sort diplômée en 2014 avec le solo La Mort, je n’y crois pas.

 

Et après ? 2017-2018 : Traces de la performance : installations, exposition, film

Lors de la performance, des cameramen, preneurs de son et photographes gravitent autour des sculptures portées, autour des acteurs de la performance et des spectateurs. Ils font partie intégrante de la performance, ils en sont des acteurs. Leurs présences et leurs actions permettent une mise en abîme des apparitions magiques des personnages. Donner vie aux sculptures inanimées passe aussi par la création d’images et de sons.

Les films, photos et enregistrements sonores permettront dans un second temps, après la performance, de montrer lors d’expositions des traces de cet événement magique et particulier. Ces supports enrichiront le projet global. Les morceaux de sculptures portées, les dessins et gravures créés autour du projet, les images formeront une œuvre totale, dans laquelle chaque élément qui la compose a une importance équivalente.

L’ambition de ce projet est de créer un événement unique, magique mais il est aussi de construire une œuvre totale, un projet aux multiples supports créant un univers entre rêve et réalité.  

 

Fiche technique

durée : environ 1h45 (trajet compris)

Tout public à partir de 12 ans

Distribution

Une performance de Julie Faure-Brac. I Manipulation : Morgane Aimerie Robin, Anaïs Chapuis, Simon Delattre, Jurate Trimakaite. I Musique : Emmanuel Aldeguer. I Création lumière : Jean-Louis Van Der Vliet, Jean-Philippe Dargent. I Prise de son : Clément Faure-Brac, Sarah Serginsky, Marie Skozipiec. I Prise de vues : Bruno Buthion, Camille Chaine, Camille Garbarini, Baptiste Heller, Christophe Loiseau. I Fabrication sculptures/marionnettes : Julie Faure-Brac, Anaïs Chapuis. I Production : association Monde Autre. Avec le soutien de la DRAC Champagne-Ardenne, de la région Grand Est, de la ville de Charleville-Mézières, du Conseil Départemental des Ardennes, du Festival Mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières. I Accompagnement artistique et administratif : Jérôme Descamps

Avec l'aimable autorisation de l'ONF.

A quoi va servir le financement ?

Julie Faure-Brac, plasticienne, est porteuse du projet et en est sa créatrice.

Pour soutenir un tel projet de création et pouvoir gérer administrativement les rémunérations des intermittents du spectacle, l'association Monde Autre servira de structure de production du projet.

Le coût total du projet s'élève à 21 500 €.

Nos dépenses vont se répartir en trois grandes catégories :

  • la création du projet (environ 10 000€) : achat du matériel pour la fabrication des animaux de papier, pour la fabrication des boîtes, les costumes, des lumières, les documents de recherche, les frais de communication et de dossiers liés à la recherche de financements, les répétitions avec les membres de l'équipe, avec les salaires et charges, les frais de transport et d'hébergement.
  • ses deux premières représentations au Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières (environ 9 150 €) : les salaires et charges des 16 membres de l'équipe (il n'y aura pas 16 personnes en scène à chaque fois, il y aura un roulement), les frais de transport et d'hébergement, la location de matériel (lumières, groupe électrogène, prise de vue, prise de son, régie talkies-walkies), l'assurance et les droits d'auteurs.
  • et enfin la post-production (environ 2 350 €): Après les représentations, qui seront filmées, photographiées et enregistrées, je souhaite créer une vidéo originale transcrivant l'ambiance de la performance, un film mi-documentaire mi-expérimental, qui sera au centre d'une exposition comprenant aussi des installations des animaux de papier, des dessins et gravures créés autour du projet, des photographies. Pour cette partie du projet des dépenses seront nécessaires pour le montage et mixage du film, les encadrements ou socles des œuvres, les tirages photographiques.
     .

Pour financer ces diverses dépenses, Julie Faure-Brac et l'association Monde Autre ont fait des demandes de subventions à :

  • la DRAC Champagne-Ardenne (aide obtenue en 2015 avant le changement de région),
  • la région Grand Est (prévisionnel),
  • au Conseil Départemental des Ardennes (prévisionnel),
  • la ville de Charleville-Mézières (prévisionnel)
  • Le festival des marionnettes financera le transport en bus des spectateurs et financera une partie des dépenses de locations.

La collecte Ulule, avec un premier pallier à 2000 €, nous permettra de payer une partie des frais liés aux représentations de septembre 2017. Il faudra rajouter aux frais la commission Ulule et l'édition et l'envoie des contreparties. C'est pourquoi nous espérons dépasser au maximum l'objectif de 2000 € et nous comptons sur vous pour nous aider !

Je mettrai tout mon cœur à l'ouvrage pour créer ces contreparties qui, je l'espère, vous donneront envie de nous soutenir ! Malheureusement, nous ne pouvons pas inviter tous les contributeurs à la performance, la jauge étant très petite...

Les contreparties qui peuvent tenir dans une enveloppe (cartes postales, badges, affiches, linogravures, xylogravures, poème écrit) pourront vous être envoyés au cours de l'automne 2017. Nous prendrons contact avec vous à ce moment là pour connaître votre adresse. Elles pourront aussi être récupérées en main propre lors d'une porte ouverte de mon atelier à Charleville-Mézières ; un rendez-vous vous sera donné à l'automne 2017. 

Les contreparties qui ne peuvent pas être envoyées (boîtes, dessin encadré) devront être récupérées en main propre (soit à Charleville-Mézières, soit à Paris lors d'un rendez-vous ultérieur). 

Il y a beaucoup d'enthousiasme autour de ce projet et je souhaite vous avoir transmis cette envie de faire exister cette expérience artistique forte!

À propos du porteur de projet

Julie Faure-Brac

Je suis artiste plasticienne. Je vis et travaille à Charleville-Mézières. Mes domaines de création sont le dessin, la gravure, la sculpture, l'installation, la vidéo. J'ai exposé mes oeuvres dans de nombreux lieux, notamment à la Conciergerie à Paris, au château d'Avignon en Camargue, au festival des Instants vidéos à Marseille, à la Comédie de Reims, à la Nuit blanche de Paris...etc.

J'ai réalisé en 2013 un court-métrage, "Chasse au cerf", qui fut sélectionné au festival de Clermont-Ferrand et montré en avant première au Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières.

La relation du marionnettiste avec ses marionnettes, la relation de l'homme et de l'animal, nos origines, le sauvage sont des thématiques qui me passionnent aujourd'hui et dont les réflexions nourrissent mes récentes créations.

Je montre mon travail et mon actualité sur mon blog : http://juliefaurebrac.blogspot.fr/

et sur mon site internet : http://juliefaurebrac.com/

Le porteur de l'esprit de la baleine échouée, sculpture, 2009

 

Chasse au cerf, film HD 18 min, 2013

photo Baptiste Heller.

 

Association Monde Autre

L'association « Monde autre » créée en 2012 est présidée par Jérôme Descamps, réalisateur et montreur de films. L'association, qui a pour objet de produire, de réaliser et de diffuser des films, des vidéos ou des animations, des installations ou des performances, veut s'intéresser au rapport entre le cinéma et les arts plastiques.

Chasse au cerf, réalisé par Julie Faure-Brac en 2013, est le premier film que produit l’association Monde autre. L’association est en premier lieu la chambre d’écho, l’atelier de travail de Julie Faure-Brac ; elle est à l’origine des projets et peut aussi inviter d’autres artistes pour des collaborations exceptionnelles. 

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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