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Patrimoine vivant en danger

Urgent - nous devons racheter 7 étalons Trait poitevin et 1 Baudet du Poitou

À propos du projet

On les croyait sauvées, mais elles risquent de disparaître à nouveau de notre paysage local...
Le destin des races mulassières du Poitou n'a jamais été aussi incertain.
Alors que les effectifs sont au plus bas, les éleveurs doivent faire front face au désengagement et au désintérêt de l'Etat et de l'Europe : pâturage hivernal interdit dans les zones dépendantes des mesures agro-environnementales , prime "race menacée d'extinction" remise en cause, démantèlement des Haras nationaux et mise en vente de 8 étalons publics...

Seuls, les éleveurs et l'association nationale des races mulassières ne peuvent surmonter ces difficultés génétiques et financières, et ces incohérences environnementales et foncières.

La survie de ce patrimoine équin local dépend désormais d'une poignée d'éleveurs mobilisés mais découragés, d'une association nationale de race démunie... et de la nécessité d'une prise de conscience générale !

Vous vous êtes émus pour le sort des ours polaires, vous avez donné pour la protection des éléphants... (ré)agissez dès maintenant pour la sauvegarde des races mulassières du Poitou !

LE PROJET

Un projet global de consolidation génétique

L'association nationale des races mulassières du Poitou (A.N.R.M.P.) vient de mettre en place un vaste projet de consolidation génétique. La 1ère étape de ce projet consiste à racheter les 8 étalons (7 Traits poitevins et 1 Baudet du Poitou) qui seront prochainement mis en vente par France Haras, au profit de l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (voir détails et explication plus bas).

Fruit de plusieurs siècles de sélection, ces huit étalons "publics" sont indispensables au maintien de la variabilité génétique du cheptel poitevin ; l'A.N.R.M.P. n'a donc d'autre choix que de les racheter...

A quoi va servir le financement ?

Avec le projet ulule, l'A.N.R.M.P. espère récolter 3 600 €.

L'argent va permettre de financer le rachat de 2 des 8 étalons du pool France Haras, à savoir
Tocar 2 (2 600 €)
›  Mickey de Blanzay (1 000 €)


Tocar 2 - Trait poitevin (7 ans)                                  Mickey de Blanzay - Baudet du Poitou (14 ans)


Le rachat des six autres étalons devrait être pris en charge par les collectivités territoriales qui financent par ailleurs l'A.N.R.M.P.
Pour mettre en place son projet de consolidation génétique, l'A.N.R.M.P. a en effet déposé une demande de subventions auprès des différentes collectivités territoriales (Départements et Régions) dont elle dépend financièrement, pour un montant de 14 400 €. Mais étant donnée la politique actuelle de restriction budgétaire, l'attribution de l'ensemble des subventions demandées est aujourd'hui plus qu'incertaine...

(c'est pourquoi il est tout a fait envisageable de dépasser l'objectif des 3 600 € !! :-) )


Oldock                                        Jéricho                                        Ouragan 106

Pépito de Marigny                       Santos de Granzay                    Thales des Renardières

Pourquoi faire appel au financement participatif ?

Dans "financement participatif", il y a "financement"...
Certes, l'A.N.R.M.P. a besoin de sécuriser financièrement son projet ; elle espère qu'Ulule et la générosité des internautes le lui permettra,

... et "participatif" !
Mais elle a aussi et surtout envie et besoin de sensibiliser le grand public aux enjeux environnementaux qui se jouent actuellement auprès des hautes instances. Des décisions politiques qui nous dépassent bien souvent, car on en ignore les réels enjeux et leurs impacts sur le quotidien des éleveurs...

La disparition des races locales est l'affaire de tous !
Les races anciennes ont été sélectionnées par les paysans au fil des siècles pour subvenir aux besoins de leurs familles, tout en répondant aux exigences du milieu.
Elles sont le reflet d'un territoire, et le témoin d'une histoire collective ; de notre histoire.

La démarche patrimoniale de conservation de ces races (anciennes) locales répond donc aux enjeux environnementaux et socio-économiques auxquels notre société doit faire face.

En effet, si la biodiversité domestique locale constitue un réservoir de ressources génétiques indispensable pour l’avenir de l’humanité, elle permet également de promouvoir une agriculture durable, respectueuse de l’environnement, tout en conservant un tissu social et économique local qui bénéficie aux habitants du territoire. Encourager les acteurs de cette conservation, c’est perpétuer des savoir-faire et développer une activité économiquement viable, tout en maintenant la spécificité du territoire.

Vous l'aurez compris, l'association nationale des races mulassières du Poitou a besoin de trouver des fonds pour financer son projet de rachat d'étalons...
Mais elle a aussi et surtout besoin de sensibiliser le grand public à la disparition de deux races équines locales qui ont façonné le territoire poitevin, et longtemps participé à son développement et à sa renommée...


À propos du porteur de projet

Quelques précisions historiques, scientifiques et économiques s'imposent pour vous permettre de mieux comprendre l'enjeu du présent projet... C'est un peu technique, mais très instructif !

LES RACES MULASSIÈRES DU POITOU

Un patrimoine exceptionnel à préserver

Sous l'appellation races mulassières du Poitou, se cachent 3 races équines locales, aux qualités remarquables et aux destins étroitement liés : le cheval Trait poitevin, l'âne Baudet du Poitou, et la mule poitevine (qui est le fruit d'un croisement entre une jument Trait poitevin et un Baudet du Poitou).


  jument Trait poitevin           ânesse du Poitou                            Mule poitevine
                                               et son fedon (anon)


L'histoire des Traits poitevins et des Baudets du Poitou est étroitement liée.

Dans le Poitou du XIXème siècle, l'industrie mulassière était prospère ; les juments Trait poitevin étaient quasi exclusivement saillies par des Baudets du Poitou, pour donner naissance à des hybrides exceptionnels : les mules poitevines. Grandes et robustes (entre 1,60 et 1,70 m au garrot, et entre 650 et 700 kg) ces mules étaient réputées dans le monde entier, et le Poitou en exportait jusqu'à 20 000 par an.

Quelques éleveurs perspicaces faisaient toutefois saillir au cheval leurs juments vieillissantes, afin d'en conserver la souche.

La suite de l'histoire, vous la connaissez... arrivée des 1ers tracteurs, mécanisation...

Il faudra attendre les années 1980 (pour le Baudet du Poitou), et 1990 (pour le Trait poitevin) pour que le syndicat d'élevage mulassier (l'actuelle A.N.R.M.P.), soutenu par le Parc Régional du Marais poitevin et les Haras nationaux, mette en place un vaste plan de sauvegarde.

Les effectifs sont alors au plus bas.
En moins d'un siècle, on est passé de 180 à 24 ânesses du Poitou, et de 40 000 à 75 juments Trait poitevin !

Un patrimoine vivant menacé

Depuis presque 35 ans, tous les acteurs de cette sauvegarde se mobilisent au quotidien (éleveurs, collectivités et organismes agréés).

Si les efforts accomplis pour la sauvegarde du Baudet du Poitou semblent avoir porté leurs fruits, force est de constater que les effectifs de Trait poitevin (la plus petite des 9 races françaises de chevaux de trait) continuent inexorablement de baisser. 61 naissances en 2013 !!! S’il s’agissait d’une espèce sauvage, elle serait qualifiée « en danger critique d’extinction »...

Quant à la mule poitevine, ses effectifs ont aussi, bien évidement, considérablement chutés (une vingtaine de naissances par an), mais vous l'aurez compris, il ne s'agit plus d'une priorité. L'urgence aujourd'hui est de remonter les effectifs Trait poitevin et Baudet du Poitou, et donc de produire en race pure (autrement dit faire naitre des poulains et des ânons) ; lorsque la jumenterie sera suffisante, les éleveurs pourront faire repartir l'industrie mulassière.

Chiffres 2013

Traits poitevins
31 étalons en activité
159 juments saillies
61 naissances

Baudets du Poitou
82 étalons en activité
370 ânesses saillies
125 naissances

COMMENT SE PASSE LA REPRODUCTION ?

Juments Trait poitevin et ânesses du Poitou sont mises à la reproduction chez des éleveurs étalonniers privés ou des structures agréées.

Les étalons utilisés sont soit la propriété des éleveurs, soit la propriété de France Haras, qui les loue aux éleveurs (et structures agréées) qui en font la demande.

Dans les 2 cas, ces mâles reproducteurs sont "agréés à la monte".
Ce la signifie qu'une commission a validé leur standard (autrement dit qu'ils sont morphologiquement conformes au standard de la race), mais aussi et surtout leur patrimoine génétique. Ces conditions sont indispensables pour assurer le renouveau d'une race à faible effectifs. Les éleveurs doivent en effet s'assurer que l'étalon choisi n'est pas consanguin avec la jument ; après seulement intervient le choix du modèle (on entre là dans les spécificités de l'élevage !).

Comme on l'a écrit au début du projet, ces étalons agréés sont le résultat de plusieurs siècles de sélection ; ils sont donc indispensables au maintien de la variabilité génétique du cheptel poitevin. Et c'est pourquoi, en l'état actuel de ses effectifs, la race ne peut envisager la disparition des 8 étalons publics dont France Haras souhaite se séparer !

Les juments et ânesses sont saillies :

› "en liberté" : l'étalon et les femelles sont en liberté dans un champ,

› "en main" : la jument est attachée au licol, et l'étalonnier tient l'étalon en main ; cette technique permet (entre autre) de s'assurer que la jument a bien sailli,

› inséminées.

POURQUOI LES ÉTALONS DE FRANCE HARAS SONT-ILS A VENDRE ?

La révision générale des politiques publiques

Les associations et syndicats de races équines sont aujourd'hui confrontés aux conséquences du démantèlement des Haras Nationaux, fruit de la Révision Générale des Politiques Publiques, qui a conduit à la création (en février 2010) de l’I.F.C.E. (Institut Français du Cheval et de l’Équitation), et (en janvier 2011) du groupement d'intérêt public "France Haras".

Cette dernière structure, constituée pour une durée limitée, est chargée de l’étalonnage et de la gestion du pool des étalons nationaux. Autrement dit, pour simplifier, c'est elle qui supervise l'étalonnage : attribution des étalons chez des éleveurs étalonniers privés qui assurent la saillie d'un certain nombre de juments, recensement et gestion des naissances, délivrance des certificats d'origines (cartes d'identité des chevaux)... etc. France Haras sera à son tour démantelée en juillet 2014. Les étalons constituant son actif seront alors vendus au profit de l’I.F.C.E.


Pas de don, ni d'euro symbolique

Les Associations Nationales de Races ont donc été sollicitées par France Haras qui leur propose de racheter leurs pools d’étalons respectifs à la valeur nette comptable (V.N.C.).

L’État, représenté par le Ministère de l’Agriculture et le Ministère du Budget, majoritaire au sein du conseil d’administration de France Haras, refuse de déroger à cette règle sous quelque forme que ce soit (donation, vente pour l’euro symbolique…). Il accepte toutefois que les animaux soient vendus par lots.

L'A.N.R.M.P. a du signifier (au 1er juin) son engagement d’acheter les étalons Trait poitevin et Baudet du Poitou (assorti d’un chèque d’acompte non remboursable d’un montant de 20 % de la vente) ; la date d'acquisition effective devant intervenir avant le 15 septembre 2014.

Après une année 2013 déficitaire, l'A.N.R.M.P. ne dispose malheureusement pas des fonds nécessaires à cette acquisition. Quant aux éleveurs et étalonniers privés qui pourraient éventuellement assumer cette charge financière (voire logistique), ils ne sont pas assez nombreux.

LE PORTEUR DE PROJET

Pour plus d'informations sur l'Association nationale des races mulassières du Poitou, et sur le projet Ulule, vous pouvez


›   consulter le site Internet
www.racesmulassieresdupoitou.com

vous déplacer sur lesnombreux concours et manifestations  auxquels les races mulassières du Poitou participent (agenda sur le site Internet : cliquez ici)


D'avance, merci pour votre générosité !