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PASSERELLE - Un imagier trilingue

Un imagier trilingue français romani et roumain. Réalisé par les enfants roms du bidonville dit "de la Folie" à Grigny

À propos du projet

NOUS AVONS ATTEINT NOTRE PREMIER BUT!

Grâce à la générosité de nos donateurs nous avons atteint le premier but pour cette collecte : 5810 € pour financer le tirage de 1500 exemplaires de l'imagier. L'imagier pourra donc être distribué dès la rentrée prochaine!

A QUOI SERVIRA LE RESTE DU FINANCEMENT?

Mais Passerelle est un projet plus vaste. Si les dons continuent nous pourrons financer un site internet professionnel (930€). Une sorte d'"Accompagnothèque" où les enseignants pourraient trouver toutes sortes de ressources pédagogiques permettant de réaliser des ateliers d'éveil autour de ces trois langues avec notamment des enregistrements audio pour travailler la prononciation des mots présents dans l'imagier. Nous aimerions également compléter l'Imagier par un jeu Memory fait avec les dessins tirés du livre (2000€) car nous sommes convaincues que la meilleure voie vers l'apprentissage est le jeu.

Loin d'être superficiels, ces compléments transformeraient le projet de l'Imagier en une véritable boîte à outils pédagogique. Un instrument pour donner toutes les chances à la réussite éducative des enfants marginalisés et à l'amélioration des rapports entre les enfants venant d'horizons très différents.

Alors n'hésitez pas à continuer à contribuer jusqu'à la fin de la collecte.

MERCI!

Joana et Victoria

Passerelle - Un imagier trilingue

C’est la première fois qu’un tel ouvrage, réalisé par des enfants roms et regroupant le français, la langue romani (la langue tsigane) et le roumain, serait édité en France.

Cet imagier a pour objectif premier d’accompagner des enfants marginalisés dans leur intégration en France. Les dessins qui composent ce livre ont été réalisés lors d'une colonie de vacances sur le terrain du bidonville pendant l'été 2013.

Ce projet est soutenu par le PEROU (Pôle d’Exploration de ressources urbaines) et Intermèdes Robinson.

Pourquoi et comment ce projet est né 

Le doigt pointé sur nos nez le petit Dani nous demande “Et ça? Comment on dit ça en français?...” Nous jouons à nous faire deviner des mots dans sa langue à lui, le romani, et dans celle qui est devenue notre langue d’adoption à nous, le français. De ce jeu tant de fois joué est née l’idée de réaliser un imagier : un dictionnaire en images où le dessin, et non pas une définition écrite, donne le sens des mots proposés.

Nous c’est Joana Zimmermann, artiste plasticienne d’origine brésilienne, et Victoria Zorraquin, journaliste reporter d’images d’origine argentine. Nous habitons en France depuis une dizaine d’années. Nous avons appris à maitriser le français en France et à l’âge adulte. Le choix de porter un projet autour de la langue n’est donc pas un hasard. Nous avons vécu les difficultés d’apprendre le français et les joies de nous l’approprier. C’est cette chance que nous voulons partager avec d’autres.

Ce projet a été conçu comme un pont à double circulation. A la fois une voie d’accès au français, pour les non francophones, et une voie d’accès au roumain et au romani pour les francophones curieux de découvrir deux langues largement méconnues.

Vues du bidonville de Grigny, été 2013. Photo: J. Zimmermann

Pour mieux comprendre comment nous sommes arrivées jusqu’ici

Notre aventure démarre à l’automne 2012. Pour des raisons différentes nous nous intéressons au travail que l’association PEROU réalise à ce moment sur un bidonville habité par des familles roms et roumaines au bord de la Nationale 7 à Ris Orangis. Cette association cordonnée par le politologue Sébastien Thiéry, essentiellement composée d’architectes, urbanistes, chercheurs en sciences humaines, et artistes en tout genre, mène alors un projet ambitieux : transformer le terrain du bidonville pour « faire lieu» et contribuer à ce que des solutions durables de logement soient trouvées pour toutes les familles.

C’est ainsi que nous nous retrouvons à collaborer par exemple à la construction d’une « Ambassade » au cœur du bidonville, c’est-à-dire une salle polyvalente ayant pour but d’accueillir les réunions entre les habitants et les riverains, différents ateliers pour les enfants et des cours de français pour les adultes. Un lieu permettant d’ouvrir des voies de dialogue et de réflexion entre ville et bidonville.

Malgré ce travail, le bidonville et son Ambassade sont rasés le 3 avril 2013. Après des semaines d’errance en Ile de France la majorité des habitants chassés finit par reconstruire un nouveau bidonville à Grigny. Cela ne s’invente pas, ce nouveau site est connu sous le nom de terrain « de la Folie »

Que faire par la suite ? La réponse nous vient du côté des enfants. Une succession d'expulsions forcées a chamboulé leur quotidien. Nous avons envie de construire avec eux quelque chose de durable, que les pelleteuses ne pourront pas leur arracher. L’été s’approchant à grand pas il devient évident qu’il faut occuper intelligemment l’espace de la vacance. D’autant plus que ces petits européens n’ont pas le droit d’accès aux centres de loisirs et aux activités prévues pour les autres enfants de la commune.

Atelier dessin pendant la colonie de vacances, été 2013. Photo: M. Bruno

Dans l’esprit d’ateliers et jeux que nous avions partagés avec les enfants à Ris-Orangis, nous décidons d’animer une colonie de vacances pendant les mois de juillet et août 2013. Le fil rouge des ateliers proposés : produire la matière première pour un imagier, un dictionnaire trilingue en images. Un projet où les enfants sont les auteurs et où les langues qu’ils pratiquent sont mises en avant.

                                     

Atelier dessin pendant la colonie de vacances, été 2013. Photo: J. Zimmermann

Grâce au soutien du PEROU et ses collaborateurs, en particulier Hélène Maurel, Caroline Torelli et Aude Tincelin, et aussi à celui des riverains, la colonie de vacances a pu avoir lieu. L’été est ainsi ponctué par des ateliers de dessin, peinture et danse, par des sorties au parc, à la piscine et aux bords de Seine. Des activités pouvant paraitre anodines mais précieuses dans un tel contexte de précarité.

Sortie aux bords de Seine pendant la colonie de vacances, été 2013. Photo: M. Bruno

Voici nos objectifs en quelques mots:

- Susciter des rencontres et des échanges entre les enfants parlant ou pas la même langue.

- Faciliter l’apprentissage de mots et des phrases simples mais permettant la construction d’un vocabulaire étendu dans les trois langues.

- Accompagner par ce biais la scolarisation de ces enfants migrants à travers un outil qui peut être aisément utilisé en classe.

- Prolonger le travail d’apprentissage réalisé à l’école ou dans les cours d’alphabétisation, au sein du foyer familial. Objectif situé dans la lignée des préconisations des acteurs de l’éducation nationale (CASNAV).

- Proposer un complément pour les nombreux cours d’alphabétisation et de découverte du français proposés aux locuteurs en voie d’apprentissage.

- Combler une lacune éditoriale d’ouvrages plurilingues et ludiques autour du romani. Faciliter par ce biais la transmission d’une langue, première langue minoritaire en Europe, en voie de disparition. Objectif situé dans l’esprit de la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires.

- Éveiller la curiosité du corps enseignant, des élèves et des parents au sujet des langues romani et roumaine. Contribuer ainsi à un changement des regards et des représentations.

- Donner l’occasion aux organismes et associations qui s’intéressent à l’apprentissage des langues de se saisir de cet imagier et des ressources complémentaires proposées dans le projet.

Nos motivations:

Par le biais de la colonie nous avons cherché à occuper le temps perdu de l’été, en profiter pour stimuler la créativité des enfants et tout particulièrement leur connaissance de la langue française. A travers ces activités nous avons travaillé leur expression orale et leur compréhension du français.  Ces ateliers ont été l’occasion non seulement de travailler le français mais aussi les règles de bonne conduite et du vivre ensemble dans une situation de classe ou de sortie de groupe ; un point important car de nombreux enfants habitant sur le bidonville n’avaient jamais été scolarisés. Or de nombreux bénévoles se sont activés pendant l’été pour leur trouver des places pour la rentrée 2013. Nous avons voulu mettre toutes les chances de réussir de leur côté.

Le travail réalisé porte ses fruits, aujourd’hui nous sommes toujours en contact avec ces enfants et nous voyons une grande évolution quand à leur capacité de concentration, la camaraderie et l’ambiance de travail lors des derniers ateliers organisés. De même, certains enfants qui au début de l’été ne pouvaient pas s’exprimer en français surprennent maintenant leurs camarades.

Objectifs de diffusion:

Nous avons tout de suite pensé l’Imagier comme un objet vivant au sein de l’école, distribué gratuitement dans les classes et accompagnant l’intégration des enfants comme une sorte de passeport. Une carte de visite leur permettant de se présenter différement.

L’enthousiasme des enfants pour ce projet et leur façon de nous dessiner le monde est la preuve, s’il en fallait une, qu’au-delà des origines et modes de vie, ces enfants, européens de troisième classe, rêvent et imaginent comme tous les autres enfants. De plus, nous sommes certaines que les enfants ayant participé à ce projet auront une fierté toute particulière à partager leur travail avec leurs nouveaux camarades. Nous voudrions donc dans un premier temps distribuer cet ouvrage dans les écoles primaires où ils sont scolarisés. En suite nous voudrions offrir cet ouvrage aux nombreuses associations qui travaillent avec ce type de public sur les questions de l’alphabétisation, de l’intégration, de l’accès aux droits.

A quoi va servir le financement ?

Nous lançons cet appel aux dons pour pouvoir produire et distribuer un premier tirage de l'Imagier à 1500 exemplaires.

A ce jour nous avons une maquette graphique de l’Imagier réalisé par les graphistes de Double Atelier, Mariana Nemer et Damien Monteau. Cette maquette a été financée par le PEROU. Voici un aperçu des quelques pages. Attention ! Nous travaillons toujours sur la transcription phonétique des trois langues. Celles que vous trouverez ici sont donc fictives.

               

Vos dons nous permettront de finir le travail de réalisation graphique de l'Imagier (1600€), de subvenir aux frais d'impression, de livraison et distribution d'un tirage à 1500 exemplaires (3500 €), et de couvrir les frais opérationnels de la collecte. Les 5810€ récoltés nous permettront donc d'assurer un financement minimum afin que notre projet voit le jour et que les enfants puissent partager l'Imagier avec leurs camarades à la rentrée 2014.

Mais nous vous prions de nous aider à porter ce projet encore plus loin. Si nous arrivons à dépasser ce premier but vital nous pourrions :

- assortir l'Imagier d'un site internet professionnel (930€). Une sorte d'"Accompagnothèque" où les enseignants pourraient trouver toutes sortes de ressources pédagogiques permettant de réaliser des ateliers d'éveil autour de ces trois langues et des enregistrements sonores pour travailler la prononciation.

- nous aimerions également compléter l'Imagier par un jeu de memory fait avec les dessins tirés du livre (2000€).

Loin d'être superficiels, ces compléments transformeraient le projet de l'Imagier en une véritable boîte à outils pédagogique. Un instrument pour donner toutes les chances à la réussite éducative des enfants marginalisés et à l'amélioration des rapports entre les enfants venant d'horizons très différents.

À propos du porteur de projet

Ce projet est porté par Joana Zimmermann, artiste plasticienne, et Victoria Zorraquin, journaliste reporter d'images. Elles se sont rencontrées sur le terrain de Ris Orangis grâce à l'association le PEROU et ont participé en tant que bénévoles à plusieurs actions menées par cette association.

Joana et quelques petits auteurs de l'Imagier, après une joyeuse journée de colonie.

Victoria et d'autres auteurs de l'Imagier, lors d'une sortie très animée au parc cet été.

Elles ont vécu l'expulsion des familles en avril 2013. Chacun vit et réagit à la destruction qu'une expulsion entraine, des lieux mais aussi des liens humains,  de façon différente. Joana et Victoria ont eu envie d'imaginer une façon de construire quelque chose d'indestructible avec les enfants qui habitaient sur se site et qu'elles ont suivi à Grigny. De toute cette expérience est née l'Imagier.

Joana a toujours été proche des plus démunis, depuis ses premiers années à Paris auprès des SDF, avant d’élargir son champ de travail, en 2012, vers les bidonvilles d’Ile de France. Dans une pratique où l’art dépasse les frontières institutionnelles et s’installe en milieu public, son travail nous questionne sur notre propre état ainsi que celui de l’oeuvre d’art. Elle s’intéresse à l’articulation qui peut exister entre la création artistique et l’action sociale.

Ici vous trouverez quelques projets portés par Joana :

« Ce qui vient », article
http://perou-risorangis.blogspot.fr/2013/06/ce-qui-vient.html

« Le visage du peuple que nous formons d'être ensemble » article
http://perou-risorangis.blogspot.fr/2013/02/le-visage-du-peuple.html

http://www.joanazimmermann.com

Et un lien vers un court métrage réalisé à partir des échantillons vidéos qui ont été pris au cours des ateliers créatifs offerts aux enfants et aux moments de fêtes avec les habitants du bidonville de Ris-Orangis. Le film, sous la forme d'une petite fenêtre ouverte, témoigne spontanément d'un recueil de vie tenu par éclats et fraîcheur.

« Ris-Orangis Petits Instants » : http://vimeo.com/75687971

Victoria est diplomée d'histoire à Paris VII. Elle s'est formée au metier de journaliste reporter d'images auprès de l'agence de presse audiovisuelle Découpages. Elle a réalisé des émissions et de reportages sur des sujets de société pour La Chaîne Parlementaire, France 4, France 2, France Inter et NRJ entre autres. Venant d'Argentine la question des bidonvilles l'a toujours passionnée. En rencontrant le PEROU elle a eu la chance de pouvoir travailler sur les heures d'images tournées au bidonville de Ris-Orangis et réaliser le montage du film "Considérant qu'il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir" que vous pouvez regarder ici: http://vimeo.com/73077077

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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