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2000 ans plus tard : Opération calfatage !

Au cœur des chantiers de construction navale sur les rives du fleuve Casamance

Mais d'où vient cette idée ???

Bonjour à tous !

Eh oui, il nous semble important de partager avec vous ce qui nous a amenés à nous intéresser à cette technique de calfatage, qui va nous emmener jusqu'au Sénégal !

Tout est parti d'une épave archéologique romaine....Lyon Saint-Georges 4, est un chaland de la fin du IIe siècle après JC, soit un bateau antique à fond plat pour transporter la marchandise. En démontant le bateau pour les opérations de conservation, le produit d'étanchéité a été partiellement déposé après accord du musée Lugdunum, pour pouvoir mener à bien les opérations de restauration et de mise sur support. A la dépose, cela ressemble à un morceau de bois. Cette technique est déjà connue sur l'axe Rhône-Saône, il s'agit de tissus poissés, donc enduits de poix.

Nous avons commencé à en faire l'étude en trouvant une solution pour les déplier, et une première étape a été franchie en comprenant que les tissus étaient préparés et pliés avant leur mise en oeuvre.

Mais une question reste entière : comment la poix est-elle utilisée ? Malgré des recherches approfondies, l'art du calfatage est un savoir-faire artisanal, avec une culture traditionnelle orale, ce qui a mené à la perte des informations pour l'époque romaine.

Au hasard d'une rencontre avec un étudiant sénégalais, l'opportunité s'est offerte de pouvoir aller observer l'utilisation de tissus poissés pour réaliser l'étanchéité de bateaux du fleuve Casamance au Sénégal. L'enjeu est double : enregistrer un patrimoine immatériel en voie de disparition, et chercher à travers ce savoir-faire un écho de la technique romaine. Nous pourrons ainsi peut-être trouver des pistes pour comprendre la mise en oeuvre de cette technique. A bientôt !