BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

2000 ans plus tard : Opération calfatage !

Au cœur des chantiers de construction navale sur les rives du fleuve Casamance

À propos du projet

Un documentaire ethno-archéologique sur un savoir-faire bi-millénaire.

C’est en pleine Casamance, dans le sud du Sénégal, que l’on rencontre les derniers constructeurs de bateaux en bois qui utilisent une technique d’étanchéité déjà connue à l'époque romaine, il y a 2000 ans. Un savoir-faire utilisé par les corporations de constructeurs pendant les trois premiers siècles de notre ère, à l’époque gallo-romaine, pour la navigation sur le Rhône.

C’est lors d’une présentation du programme de recherche du chaland Lyon Saint-Georges 4, dans une université Parisienne, sur les tissus employés pour l’étanchéité des embarcations gallo-romaines du IIème siècle après Jésus-Christ, que ce projet est né. A la suite d’échanges avec le public, un étudiant sénégalais c’est présenté à nous en nous disant qu’il était issu d’une famille de constructeurs de bateaux et que cette technique était encore un peu utilisée chez eux, sur les rives du fleuve Casamance, mais tend à disparaitre au profit de nouvelles méthodes.

Pour en savoir plus sur l'étanchéité du chaland gallo-romain Lyon Saint-Georges 4

C’est pour cela que nous avons choisi de partir à la découverte de ces personnes qui utilisent encore cette technique sur des chantiers de construction afin de sauvegarder, au travers d’un reportage ethnographique, cette technique encore usitée et de comprendre leurs manières de procéder.

Aujourd’hui, ce point du globe est très probablement le dernier au monde à utiliser cette technique ancestrale. Nous avons un devoir, pour l’humanité, de conserver cette mémoire immatérielle du geste technique avant qu’il ne disparaisse à tout jamais !

Ce projet et en lien avec l’étude archéologique du chaland Lyon Saint-Georges 4, issu de la fouille du parc Saint-Georges à Lyon en 2003-2004.

Pour en savoir plus sur l'étude du chaland gallo-romain Lyon Saint-Georges 4 

A quoi va servir le financement ?

L’ensemble du financement de la collecte Ulule servira à l’achat de matériel vidéo-photographique nécessaire à la sauvegarde documentaire, à la post-production et à une participation financière à notre guide-interprète pour payer les déplacements sur place.

Il permettra ensuite de produire un film de 13 minutes ouvrant un regard sur cette technique d’étanchéité disparue sous nos latitudes, jusqu’alors oubliée. Ce film permettra de sensibiliser les futurs visiteurs du musée Lugdunum, à Lyon-Fourvière, autour de l’exposition permanente du chaland gallo-romain Lyon Saint-Georges 4, restitué au public en 2021. Le film sera également partagé avec les calfateurs que nous aurons rencontrés au Sénégal, en tant que témoignage d'un patrimoine immatériel en voie de disparition, et une version allégée sera mise en ligne, dans le site Archéofluviale et dans Youtube.

Si le budget cible est dépassé, une tranche optionnelle sera ouverte pour la réalisation d’un carnet de bord de l’expédition sous la forme d’un livre photographique à ceux qui auront contribué à hauteur de 50 € et plus.

À propos du porteur de projet

Diplômé de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, option histoire et archéologie, Marc Guyon est archéologue subaquatique professionnel, rattaché au bureau d'archéologie navale d’une Unité Mixte de Recherche du CNRS. Il évolue dans le domaine de l'archéologie fluviale depuis 1986. Tout d'abord intéressé par les ponts, il s'intéresse très rapidement aux bateaux. Depuis, il a étudié une soixantaine de ponts, et une trentaine de bateaux de toutes périodes. Avec plus d'une vingtaine de publications dans ce domaine, en un peu plus d'une décennie, il s’est lancé dans un vaste programme de recherche concernant un grand chaland de transport gallo-romain du IIème siècle après J.-C. depuis 2014.

Diplômée en Master 2 recherche en Histoire des Techniques de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Laure Meunier est actuellement restauratrice chef de projet du chaland gallo-romain Lyon Saint-Georges 4 depuis fin 2013. Après être intervenue sur les restaurations du chaland Arles-Rhône 3 et des bateaux antiques de Marseille depuis 2011, elle s’est intéressée aux techniques d’étanchéification des bateaux, et notamment à celle des tissus enduits de poix, présente sur les chalands Arles-Rhône 3 et Lyon Saint-Georges 4. L’étude des textiles remployés pour cet usage est le reflet de la société qui les a produits, et leur technique de mise en œuvre permet d’aborder l’organisation du travail de calfat.

Nos principaux partenaires et soutiens dans ce projet et dans le programme de recherches et d’études du chaland gallo-romain Lyon Saint-Georges 4.