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Du côté des femmes

Court Métrage

À propos du projet

Il s’agit d’une fiction, écrite suite à la rencontre de femmes d’horizons et d’âges variés à l’association « Faire Face », rattachée à la l’A.P.I.A.F et au Planning Familial. A cette occasion, des rencontres fortes m’ont permis de tisser des relations de confiances avec certaines femmes,  et d’avoir des échanges personnels, portant sur leurs expériences. Ces échanges ont fait écho à mon quotidien de jeune femme mais aussi à mon quotidien d’animatrice, familière à l’univers brut de l’adolescence, avec ces épreuves et questionnements. Je crois qu’il est préférable de parler de ce qu’on connait. Traiter de choses que l’on à digérées et en même temps on l’a encore dans le ventre. Pendant ces quelques mois, j’ai vécu avec ces témoignages, jusqu'à ce qu’un trop plein me pousse à l’écriture. Une écriture crue et directe prenant sa source directement dans l’expérience vécue.

Aujourd’hui, quelques mois plus tard, une équipe et moi-même travaillons d’arrache-pied pour faire voir le jour à ce projet.

Le titre du projet m’est venu quelques jours après l’écriture de ce texte. Il est le fruit de mes lectures antérieures, notamment « La psychanalyse des contes de fée » de Bruno Bettheleim. Un chapitre est consacré au conte de la Belle au Bois Dormant. Il y relève notamment que la malédiction jetée par la méchante fée sur la future jeune femme, est centrée sur le mot Quenouille, objet qui la piquera à l’adolescence et la plongera dans un profond sommeil. Fascinée par la danse du fuseau, poussée par sa curiosité, elle saisit la quenouille et commence à tirer le fil, un picot de chanvre « pénétra sous son ongle et aussitôt elle en tomba morte sur le sol ». Quenouille, mot qui en anglais se dit « Distaff »,  et qui s’applique également, dans le langage populaire, aux femmes en général. En vieil anglais on dit d’ailleurs « On the distaff side » pour désigner « le domaines des femmes, le côté des femmes »… Bien que ce sens n’existe pas en allemand (chez les frères Grimms) et en français (avec Perrault), filer et tisser étaient dans tout les pays d’Europe des préoccupations typiquement féminines.

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Gravure de Gustave Doré

SYNOPSIS

Il s'agit d'un portrait croisé de trois femmes de trois âges différents. Elles se rencontrent dans les différentes étapes de leur féminité, comme autant de rituels choisis et subis. L’adage nous prévient «  On ne naît pas femme : on le devient » ( Le Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir )

PERSONNAGES

J’ai envie d’être au présent, dans la cruauté de certain âges, de travailler sur des sensations plus que sur la restitution d’état d’âmes. C’est la raison pour laquelle je suis partie sur un film à trois têtes. Trois personnages c'est-à-dire trois problématiques. Il s’agit aussi bien de faire une radiographie de la naissance de la féminité, que de sa chute, avec des problématiques plutôt archétypales au départ. Cela me plait de jouer avec les codes du film adolescent, c'est-à-dire la question de la beauté, de l’incertitude, de la chrysalide, de la sexualité.

Morgane

Morgane, c'est un mélange de grâce et de gaucherie. A travers elle, je veux parler des premières fois subies. C’est un personnage qui évolue dans l’univers de la danse classique. Un sport où l’ont produit énormément d’efforts tout en devant les gommer. Cela doit sembler facile. Les ballerines sont comme des petits soldats maquillés comme des poupées avec leurs impératifs de séduction et de combat.

Morgane sera interprétée par Sophie Plet, collégienne en classe de 5 ème spécialité théâtre, pratiquant le théâtre et la danse classique depuis de nombreuses années.

Camille

Camille, c’est l’objet de désir. Jeune femme, solaire et gouailleuse. Etudiante boursière issue de  la middle classe, elle doit travailler pour boucler ses fins de mois. Elle entretient avec morgane une relation de baby sitting, avec ses ambivalences : entre affection non feinte d’une grande sœur et légères manipulations. Sortant d’une relation amoureuse difficile, à l’origine de troubles qui l’empêche d’avoir une vie sexuelle paisible,  Camille est Incapable de s'attacher ou d'éprouver de l'amour et du désir à nouveau.

Clarice Boyriven interprète Camille, étudiante à l'école de théâtre (Léda) à Toulouse.

Séverine

Séverine, infirmière proche de la cinquantaine, voit partir sa jeunesse et sa beauté avec angoisse. Tombée dans le piège du mythe de la beauté et de la jeunesse, elle est frustrée par le sentiment de perte. Perte de sa désirabilité, de sa féminité. Prisonnière de ce système dont elle fait la propagande auprès de ses patientes, elle se refugie dans les anxiolitiques. Car aujourd’hui si l’on ne considère plus qu’à la ménopause, une femme cesse d’être disponible, on exige d’elle en retour qu’elle soit éternellement disponible et séduisante

Corinne Mariotto interprétera le rôle ; Comédienne professionnelle depuis plus de vingt ans, elle travaille principalement au sein de la compagnie "les vagabonds" dirigée par Francis Azéma, mais aussi avec d'autres metteurs en scène, tels que Maurice Sarrazin, Jean-Pierre Beauredon, René Gouzenne...  Depuis huit ans,  elle joue en France et à l'étranger le monologue de Jean-Luc Lagarce, "Les règles du savoir vivre dans la société moderne".

La Gynécologue

Cécile Carles interprétera le rôle. Elle a 14 ans lorsqu’elle rentre au Conservatoire d’art dramatique de Montauban. Elle entre ensuite au Conservatoire d’Art dramatique de Toulouse, puis au Conservatoire d’art dramatique du Xème à Paris. Elle joue plusieurs fois sous la direction de Francis Azema. Elle travaille aussi avec différents metteurs en scène toulousains, Jean-Louis Hébré, Jean-Pierre Armand, Maurice Sarrazin, Eric Vanelle, Christian Eveno, Laurent Perez…  A son parcours théâtral, s’ajoute plusieurs rôles dans des films et téléfilms avec notamment Christophe Douchand pour M6.

Clément

Clément est un collégien ordinaire, élève en classe de quatrième. C’est un adolescent bien intégré à son environnement, entourés d’amis et de parents aimants. Il s’agit du béguin de Morgane.

Clément est Interprété par Melvil Henriques.

Nicole

Nicole est la mère de morgane. Elle est la discrétion et la gentillesse incarnée. C’est une femme au visage apaisée, que les ondes d’inquiétudes on toujours traversée sans laisser de trace. Nicole n’aime pas les conflits et laisse couler les choses. Elle aspire à une vie sereine avec sa famille réunie autour d’elle. Toutefois derrière son côté routinier et affable, c’est un personnage sensible à son entourage, protecteur, doté d’une certaine finesse psychologique

Nicole est interpétée par Jeanne Pailler.

TRAITEMENT

Il y a une volonté d’intemporalité qui devrait se manifester à tout les niveaux, sur les décors et costumes notamment. Concernant les vêtements, les filles sont habillées de façon contemporaines mais elles auraient pu êtres habillées comme ça il y a dix ans, surtout avec le revival des années 90.

Le travail de l’image du film crée un mélange de naturalisme et de stylisation. Au cadre, je souhaite privilégier une caméra fixe qui manifeste très peu sa présence, un traitement frontal, des séquences très découpées.

A la lumière, des partis pris engagés avec un travail autour de la couleur :  tantôt teintes bleutées et froides, tantôt chaudes et pourpres.

Cette volonté de stylisation s’applique également au choix des lieux :  Ce sont des lieux que je connais bien, issus d’une ville sans histoire, qui ne charrient aucune fiction, qui restent assez vierges et que personne n’a vraiment filmé.


Pour moi la banlieue que je filme raconte la middle class. C’est un lieu qu’on peut investir et qui raconte quelque chose d’aujourd’hui. Visuellement c’est un lieu qui à grandi comme des champignons, au gré des projets d’architectes, qui propose des assemblages de cités quasi HLM, de pavillons et de maisons plus différenciées. Une ambiance qui pousse à la stylisation. Il s’agit de trouver un équilibre entre la vraie personnalité d’un lieu et la mise en scène qu’on peut créer autour.

Croquis préparatoires :


  Par Léa Ellinckhuÿsen, élève à l'ISDAT.

INTENTIONS

Le cinéma est souvent le lieu où l’on parle de femme mais c’est aussi le lieu du fantasme. Ce sont souvent les hommes qui en parlent et j’ai envie de donner un point de vue féminin sur ces trois femmes. Prendre le contrepied de ce qui se fait en général, c'est-à-dire la nostalgie l’émerveillement des premières fois.

Je souhaite rester au plus près des expériences vécues de ces femmes avec qui j’ai échangées. Leurs expériences c’est celle d’individus, celle de nous tous. Mon projet porte sur le dit et le non dit. Il s’agit de dire. D’affirmer une parole. La leur. Tue par les convenances et les conventions.

INFLUENCES

Deep End par Jerzy Skolimowski's

La Naissance Des Pieuvres par Céline Sciamma

The Hours par Stephen Daldry

Nuit N°1 par Anne Emmond

Broderies par Marjane Satrapi

Les Monologues du Vagin d'Eve Ansler.

  • L'EQUIPE TECHNIQUE

Réalisatrice : Iris Rossiquet

1ère assistante réalisatrice : Coline Dumayet
2nde assistante réalisatrice : Phi Vo
Scripte : Malou Lévêque

Régisseur général : Hugo Moreau
Régisseuse adjointe : Maud Mascré

Cantinières : Céline Abadie et Emy Martin Baillet

Chef opératrice image : Manon bluet
Assistante caméra : Marie Cavaillès

Chef électricien : Pierre Roques
Electriciens : Simon Armengaud, Louise Bruyère, Jeannik Barrot

Chef Machiniste : Clémentine Carrié

Chef opératrice son : Méryl Blavet
Perchman : Antoine Paolicchi

Chef décoratrice : Sarah Vallez

Chargée de communication : Juliette Bidard

A quoi va servir le financement ?

Nous essayons le plus possible que le tournage de Distaff soit ralisé à moindre coût. Toute l'équipe et les acteurs sont bénévoles. Les lieux (nombreux !) nous sont prêtés. Le matériel lumière, la machinerie et les accessoires caméra nous sont fournis par l'ESAV. La caméra (un Canon 5D mark II) et ses objectifs nous sont également prêtés.

Malgré tout, pour que le tournage se passe dans de bonnes condition, il nous faut nourrir l'équipe technique et les acteurs, transporter le matériel, acheter certains consommables pour l'équipe technique... L'aspect logistique (soit la régie) est le budget le plus important du tournage. Nous avons estimé les frais de régie à 1250€.

Nous devons également acheter certains éléments de déco et des accessoires. Les frais de déco sont estimés à 250€.

Une fois le film tourné, nous devons remercier ceux qui nous ont aidé en leur fournissant un DVD. Nous devons également prévoir des copies Blu-ray et/ou DVD pour les festivals. Et nous devons acquérir un disque dur 1To pour stocker les rushs. Ces frais de post-prod sont estimés à 130€.

Nous réservons également 200€ pour les imprévus et 120€ de part Ulule (8% des fonds demandés).

Ce qui nous fait un budget total de 1950€. 450€ viennent de fonds propres. Pour les 1500€ restant, nous comptons sur vous !

À propos du porteur de projet

Jeune réalisatrice, issue de l'univers du théâtre, de passage à l'école des Beaux Arts de toulouse, l'ISDAT, je suis actuellement étudiante à l'école de l'ESAV, l'Ecole Supérieure d'Audiovisuel de Toulouse.

Quelques réalisations antérieures :


Mythologies personnelles, 2012

Les Assis, 2013

Sur le plus haut trône du monde on est jamais assis que sur son cul "Montaigne"2013

Reversion, 2013