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No(s) fautes

court-métrage

À propos du projet

Court-métrage de fiction d'une durée de 12 minutes.

Synopsis

Un groupe d'étudiants installé dans un amphi pour suivre un cours d'orthographe. Le professeur est absent et ils doivent lui envoyer un mail pour choisir une autre disponibilité. La difficulté qu'ils ont à écrire ce message devient pour eux l'occasion de se livrer à des anecdotes sur leurs problème en orthographe. Des anecdotes qu'ils ont vécus et qu'ils rejouent à la manière d'une pièce de théâtre. Mais leurs problèmes en orthographe pourraient soulever d'autres interrogations.

D'où est venu l'idée ?

Quand je suis arrivé à la consultation des copies d'examen en première année de licence, j'ai constaté que j'avais perdu la moitié des points de ma note à cause de l'orthographe. L'université propose des cours d'orthographe, j'ai sauté sur l’occasion et c'est la première fois que j'ai pu constater les dégâts. Mes phrases je ne les relisais plus, j'écrivais comme je parlais.

Et au collège comme au lycée, on ne s'attarde plus là-dessus, le programme est dense et si jamais il y a trop de fautes on vous retire simplement deux points. C'est à partir de l'université que l'orthographe est devenu un obstacle et mon talon d’Achille dans ma vie quotidienne : Envoyer un mail à un professionnel ou un ami, envoyer un texto…

Je me suis très vite aperçu que cette difficulté concernait énormément de personnes à l'université. D'ailleurs, plusieurs sites internet ont vu le jour sur le sujet de l'orthographe ( « Bescherelle ta mère »…), des articles de presses évoquent le niveau d'orthographe, notamment un article dont le titre m'amuse et me semble approprié  : « Faire des fautes c'est comme porter des chaussures de ville avec un survêtement. »

Un groupe 

Dans un monde où l'individualisme est montré comme une qualité : « Tu ne peux faire confiance qu'à toi même », j'ai voulu m'attarder sur un groupe.

C'est cet aspect de la choralité, du collectif qui me semble intéressant. Voir, observer comment des individualités vont se répondrent entre elles. Un groupe me permettait ainsi de ne pas avoir qu'une seule réflexion, de révéler différents grades de difficultés en orthographe ainsi que l'incompréhension de certaines personnes, face à ce sujet, qui n'y attache pas d'importance.

Ce désir de contrepoing est venu suite au casting où j'ai été amené a rencontrer des personnes qui ne se sentaient absolument pas touchés par ce sujet.

Par ailleurs je veux travailler avec les acteurs sur le développement de leurs personnages respectifs. J'ai écrit des personnages, mais je veux qu'ils évoluent pour aboutir à un jeu plus « Naturel » et travailler différemment les scènes jouées de façon plus théâtrales.

Je veux qu'il ai une cohésion de groupe afin d'avoir un attachement pour ce groupe et sentir que les personnages se connaissent bien avant que le film commence.La cohésion du groupe est un peu similaire à THE WE AND THE I de Michel Gondry(2012) ou BANDE DE FILLES de Céline Sciamma(2014), deux groupes formés dans un contexte, l'école, et s'exprimant avec un franc parler qui donne cet effet naturel aux scènes. Dans ce court-métrage, le groupe est formé dans le cadre de l'université et le défi est de donner le ton le plus juste à leurs répliques sans utiliser un langage trop familier.

De gauche à droite les acteurs du court-métrage ( Karim, Melvin Coppalle,Louison Yvin, Mariane Rocchi, Marie Camille Le Baccon et Martin Jaffre)

L'amphithéâtre

L'intrigue se déroule dans un amphithéâtre et tout en situant les personnages à l'université, il renvoie à la salle de spectacle, de façon générale, comprenant scène et gradin déjà existant aux premiers temps du théâtre.

Entre Cinéma et Théâtre

Le jeu des acteurs sera de manière très contrastée entre Théâtre et Cinéma.

Les anecdotes et les souvenirs liés aux difficultés en orthographe seront traduits de manière théâtrale, et les scènes jouées dans les rangs de l'amphi s'orienteront vers un jeu que je qualifie de "plus naturel". Le genre théâtral sera marqué par la mise en place des accessoires ainsi que les changements de costumes par les personnages eux même, lorsqu'ils prépareront une anecdote qu'ils joueront ensuite. Performant alors sur la scène de l'amphithéâtre, le lieu représenté changera en fonction de la mise en scène et par un jeu de lumières.

Ce goût pour ces mise en scène théâtrale me vient sûrement du film de Lars Von Trier, DOGVILLE sorti en 2003, et de la même façon que les films de Jacques Demy, comme LES DEMOISELLES DE ROCHEFORTde 1967, je veux que les transitions entre les scènes dans les rangs de l'amphithéâtre et les scènes jouées  face à ceux ci, soient très rythmées, dynamiques et presque chorégraphiées.

Dogville de Lars Von Trier, 2003

Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, 1967

Orthographe synonyme de manque de liberté et de remise en question sur un « avenir potentiel ».

L'orthographe sera montré dans ce court métrage comme un manque de liberté. Il est traduit chez les personnages par un sentiment de honte les amenant à s'interroger sur ce qu'ils vont advenir après leurs études ?

No(s) fautes, le titre du film, fait référence au slogan associé au punk : « No future ». Certes, le groupe d'étudiant n'a rien de punk mais ils expriment un début de rébellion ou plutôt un début de réflexion sur l'avenir.

Influences esthétiques 

-Fôret de la trilogie du quatuor le sang des promesses mise en scène de Wadji Mouawad, 2009 : cette pièce de théâtre m’intéresse quant aux rapports entre la couleur du mur et le costume du personnage. Je souhaiterais aller rechercher cet effet d'une peinture très colorée et une exagération des couleurs provoquant une sensation d'absurdité pour les anecdotes.

-Les rencontres d'après minuitde Yann Gonzalez, 2013 : ce film me sert de référence au niveau de l’absurdité du récit et de la mise en scène. Les protagonistes racontent des histoires de leur vie, le tout retranscrit par une mise en scène absurde, par la théâtralité avec les costumes et les décors qui ne sont pas représentatifs de la réalité.

-Faits (Fragments de l'Iliade) mise en scène de Daniel Jeanneteau, 2014 et La trilogie Buchner mise en scène de Ludovic Lagarde, 2011 : ces deux pièces de théâtre utilisent la lumière pour définir un espace ou pour créer une atmosphère. Ce type de mises en scène m'intéresse pour le traitement des deux espaces de jeu de l'amphithéâtre.

A quoi va servir le financement ?

Le financement

Nous disposons déjà d'un soutien provenant de l'université ( Association Scèn'art) à hauteur de 200 euros. Cette somme devra être complétée pour aboutir à un budget estimé à 600 euros.

Nous faisons donc appel à vous pour nous permettre de réunir les 400 euros manquant.

Votre soutiens servira, pour le bon déroulement du projet, à l'achat/location de :

Accessoires: (comme des chaises, tables, assiettes, verres, machine à écrire…).

Costumes: pour les parties théâtrales principalement.

Maquillage: dans certaines scènes les acteurs auront des maquillages spécifiques.

- Une partie du matériel de tournage.

Nourriture: les acteurs sont peut-être bénévoles mais il faut tout de même les nourrir.

Imprévus: Un tournage sans imprévus n'est pas un tournage alors le financement peut permettre de les gérer.

À propos du porteur de projet

Qui sommes nous ?

Nous sommes un groupe de huit étudiants en dernière année de licence de cinéma à l'université Rennes 2. Ce court métrage va nous permettre de mettre en pratique ce que nous avons acquis de façon théorique pendant ces trois années, nous auront alors la possibilité d'utiliser et de développer nos différents savoir faire acquis lors de précédents projets et tournages. Ce projet nous tient à cœur et nous envisageons, si nous estimons que le film à du potentiel, de le diffuser dans des festivals. Par ailleurs le film sera noté et comptera dans l'évaluation de notre année, il sera également diffusé au cinéma de l'université, « le Tambour », ce qui ne fait que renforcer notre motivation.

Réalisateur/ Scénariste : Thibaut Madani

Producteur : Kevin Repussard

Assistant réalisateur - Technique : Maxime Barreau

Assistante réalisateur - Acteurs : Morgane Cholet

Directeur technique : Alexandre Nerzic et Clément Piétron

Régisseur/Repéreur : Jérôme Coulais

Cadreur : Morgan Horel  

ACTEURS:

MARIE CAMILLE LE BACCON

MARIANE ROCCHI

MELVIN COPPALLE

KARIM

MARTIN JAFFRE

LOUISON YVIN