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nolwenn_febvre

nolwenn_febvre Rennes

Présidente de l’association Les P’tits doudous : voilà quelque chose que je n’avais pas imaginé en entrant à l’école d’infirmière !

Un parcours Parisien pour connaître cette grande ville, j’ai découvert les hôpitaux de l’APHP et puis j’ai commencé à travailler en réanimation neurochirurgicale à l’hôpital Necker enfants malades. Une expérience incroyable, de sacrées grosses claques aussi pour mes 20 ans…Parfois la vie est belle et parfois tout bascule, c’est la douleur la souffrance morale et physique, la mort. De ces années-là j’en ai retiré beaucoup : des amis, des collègues, de bons souvenirs et d’autres plus difficiles. Avant tout des enfants qui m’ont marquée par leur courage, leurs mots, l’importance de la vie. De ce milieu très technique il est resté en moi des moments humains incroyables. Beaucoup de paires de chaussures achetées en sortant du boulot pour se remonter un peu le moral parfois, beaucoup de batailles d’eau entre collègues et pas mal de larmes aussi.

Après  cinq ans, je me spécialise en anesthésie : encore un peu plus de technique. C’est notre réputation car c’est très facile pour nous de nous cacher derrière l’anesthésie.  Des moments très rapides mais un relationnel intense avec les patients juste avant qu’ils nous confient leur vie.

Retour à mes premiers amours après quelques temps au bloc des urgences du CHU de Rennes. Et maintenant l’anesthésie pédiatrique !

Au bout de quelques années, les difficultés apparaissent. Maman moi aussi de deux enfants, je ne supporte plus ces moments de séparation, les pleurs des enfants qui deviennent envahissants. Que faire ? Le doute s’installe : changer de métier ? De discipline ? Pour faire quoi ??? Mais en fait ce métier je l’aime alors non je ne baisse pas les bras on va essayer de faire différemment.

Aujourd’hui ce métier me passionne mais j’ai toujours du mal à supporter les pleurs des enfants. Pourtant les progrès sont là et tous au bloc vont dans le même sens pour améliorer les conditions des enfants et des parents. Sortir de nos murs pour montrer que derrière la technique il y a des hommes et des femmes. C’est cela qui me motive maintenant et les P’tits doudous c’est une aventure humaine pour moi, pour le personnel, pour les parents et surtout pour les enfants.