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NŒVUS

Film d'animation expérimental / Exposition

À propos du projet

Bienvenue sur la page du projet du film NŒVUS

un film d’animation expérimental, réalisé par Samuel Yal.

Nœvus est un mot-valise.
Nævus « grain de beauté ».
Vénus « déesse de la beauté ».
Fœtus, œuf, planète...
C’est une Odyssée.

La naissance d’un poème.
La métamorphose d’une fragilité.

Nœvus n’est pas un film. C’est une sculpture.
Une sculpture qui se déploie sous la forme d’un film, image par image.

      J’ai grandi au bord d’une rivière, jouant comme tous les gamins de mon âge à construire des moulins et malaxer la terre glaise. C’est ainsi que j’ai fait, à 6 ans et les pieds dans l’eau, la rencontre qui devait décider de ma vie: le modelage. Depuis que j’ai 15 ans, je sais que je n’ai pas fini de passer au crible de la sculpture: argile, cire, porcelaine... autant de médiums qui me modèlent plus sûrement que je ne puis le faire d’eux.
    À 20 ans, alors que je poursuis la sculpture, c’est l’animation qui me rattrape : en réalisant mon premier film en stop-motion, je parviens enfin à mettre en mouvement le volume, après l’avoir fait naître de mes doigts. C’est fascinant!
Et après des années de gestation, le projet s’impose: il me faut poursuivre une exploration conjointe des multiples possibilités de l'animation elle-même et de la céramique... autour de mon thème de prédilection, tant plastique que philosophique: le corps, sa fragilité, sa malléabilité, ses métamorphoses.

Nœvus est un film sur l’apparition de la forme, l’advenue d’un corps, l’éveil de la conscience, de son mouvement, la fragmentation de sa matière, sa corrosion et sa disparition. Entre abstraction et figuration, création et destruction, le film se poursuit comme une métamorphose qui suit les évolutions de la matière céramique.
Je conçois donc ce projet comme une sculpture qui se déploierait sous une forme filmique ; il en découle un processus de production collant à celui de mon travail de sculpteur.
Le tournage se passe ainsi à l’atelier, le plateau est à côté du four, les éléments sont créés au fur et à mesure des directions que prennent le film et beaucoup de latitude est laissée aux accidents. Tout se construit dans le moment où les choses se font.

      Le film est actuellement en cours de tournage, il est structuré autour de plusieurs pôles.

  • CORPS

        Dans ma démarche plastique il est question de corps et d’espace. Du corps dans l’espace. Le corps se tend, se meut, explose pour habiter l'espace.
L'enjeu est de poursuivre ce questionnement ; matérialiser l’espace que le corps habite, l’air qu’il  meut,  jusqu’à l’éclatement.

  • CORRUPTION

       Saturation, épanchement, disparition, oxydation, putréfaction / purification....
L’ensemble du film relève d’un processus à l’œuvre où les matières et les mouvements engendrent des formes qui se déploient, se métamorphosent, puis s’altèrent, se désagrègent pour finir par disparaître et advenir à nouveau. Création et destruction sont imbriquées, le film s’envisage comme une œuvre alchimique dans laquelle les matières entrent en résonances.

  • FRAGMENT

       Le fragment tient une place particulièrement importante dans la manière que j’ai de travailler et finalement de penser. Et l’animation en stop-motion est justement constituée par le fragment même du cinéma à savoir l’image fixe. Dans le film, les métamorphoses successives, l’avènement de chaque forme, sont conçus comme le développement de fragments conjugués les uns aux autres.

  • IMAGE

       Si l’appareil numérique est un « enregistreur » il convient d’en faire un outil en lui imposant des contraintes et des intentions. Ainsi les objectifs sont-ils "préparés" en utilisant des plaques de verres, brisées, enduites de gras, du tissu, des loupes... qui, suivant les scènes,  viennent accentuer la matérialité de l’image.

  • SOUFFLE

       Ma recherche tend à “ouvrir Vénus”, à en répandre les fragments sans en tuer l’énergie, avec en tête la réflexion que Didi-Huberman développe dans son livre ainsi intitulé. Il s’agit à tout prix d’éviter la dissection en rétablissant le rythme qui lie toutes choses.
Et d’ouvrir le film sur le mouvement de va et vient d’une mer immaculée, morcellement mouvant de visages, seins, fleurs... Autant de fragments épars, de pensées et de fantasmes à l’origine des choses qui affleurent dès les premiers instants du film.

   Le projet est une synthèse entre mes recherches en céramique, ma démarche de sculpture et mon travail en animation. Très tôt dans le projet j'ai souhaité décloisonner le projet du film en tant que tel. Nœvus est une sculpture fragmentée et doit pouvoir se déployer dans un espace d'exposition en collaboration avec la galerie Ariane CY qui représente mon travail de sculpture. La Galerie a présentée Spumosité en avril 2014, sculpture à l'origine des premiers plan de Nœvus. La video expérimentale Spuma est dévoilée au public en octobre 2014 par la galerie. Elle annonce Nœvus. C'est donc naturellement que le film se déploiera au travers d’une exposition courant 2016.

Dans une alchimie nouvelle, l’animation se transmute, se fige et s’imprime dans la céramique.

L'exposition sera accompagnée de l'édition d'un catalogue en tirage limité reprenant le processus de création du film et les sculptures qui en sont issues.

Nœvus, c'est aussi et surtout des personnes qui se sont lancées dans l'aventure :

Samuel Yal,  Réalisateur / Animateur

Florian Duval,Producteur
    "Véritable laboratoire d’expérimentations, Nœvus sera un film d’animation et une œuvre plastique tout à la fois. Dans un tel projet, le rôle du producteur est de faciliter l’émergence de l’œuvre, en associant toutes les compétences techniques et artistiques. C’est pourquoi je suis très attaché à ce financement participatif qui permettra à Samuel de terminer ce magnifique projet."

Ariane Chauffert-Yvart, Galeriste

"Ma première oeuvre d’art contemporain était une sculpture de Samuel Yal. De collectionneur, je suis devenue agent puis galeriste. Pendant des années, j’ai vu Samuel allier sculpture et animation. Une hydre à deux têtes : réalisateur et sculpteur. Elles partagent un seul corps, tout empli des mêmes préoccupations philosophiques et sensibles. Ce projet conjugue ses deux expressions et les  unifient. L'exposition, prolongement du film, souhaite marquer fortement cette nouvelle étape dans l'oeuvre de l'artiste."

                                Raphaël Maréchal, Compositeur

     "Après L'Oiseau, pièce acousmatique baroque où les bruitages deviennent musique, la composition de Noevus s'orientera vers une radicalité plus brute, plus massive. Mes recherches s'orienteront davantage vers la matière, l'espace, la lumière et la sensation du spectateur. C'est un travail très intéressant et un vrai défi que de créer une musique à la hauteur des superbes images que nous offre le prochain film de Samuel. Je suis très impatient de voir le résultat !"

                                Juliette Murgier, Danse /Chorégraphie

    "Trouver des qualités de mouvement qui inspireraient l'animation, nous accorder pour chercher la chorégraphie de la marionnette, ses tensions, ses élans, son souffle....Cette rencontre m'a déplacée dans un endroit encore inconnu : donner corps à un personnage, l'incarner grâce à des images évoquées par l'artiste ainsi que par mes propres projections."

Olivier Gillon, Consultant lumière

   "Lorsque j'ai rencontré Samuel pour la première fois j'ai été très impressionné par sa détermination à réaliser ce film dont il détenait les tiroirs secrets. Je l'ai encouragé tout en sachant que le chemin serait vraiment rude pour lui et aussi pour ses proches.
Il faut espérer maintenant qu'un large public pourra découvrir ce film dont les images devraient parler au plus grand nombre.
"

Marie-Zoé Legendre, armature.

"Nous avons simplifié les process en les adaptant au plus près de la pratique de Samuel à l'atelier afin de trouver les solutions les plus adéquates pour que l'animation se situe dans la continuité de sa démarche, avec la liberté que le tournage requiert."

Léa Haouzi, assistante décoration

  "Ce qui m'a plu c'est la délicatesse des pièces à réaliser. Ça a été un travail minutieux et prenant avec de véritables challenges techniques. Le résultat est très poétique et plastiquement très plaisant."

Flore Gervais, ENSAD, stagiaire déco / animation

 "Un stage avec Samuel c'est une aventure en soi. On y découvre un monde peuplé de créatures émaillées s'éveillant parmi des fleurs de porcelaine, un monde où la feuille d'or vient déposer son écume sur des plages de rouille, un monde où des rifs de guitare électrique remplacent les chuchotements de la mer. Bref, tout un univers fascinant."

Marion Jamault,DMA animation Clermont-Ferrand, stagiaire déco / animation

   "Ce projet m'a permis d'explorer l'utilisation d'un matériau inédit dans la réalisation d'un film d'animation: la céramique. L'idée d'animer une matière solide telle que la porcelaine était captivant. A cette occasion, j'ai aussi appris à manier le Dremel 4000 comme un chef et à mouler des poitrines de filles avec de l'alginate."

A quoi va servir le financement ?

Une somme globale de 7000€ est nécessaire pour réaliser ce film, voici le détails des frais engagés :

• la musique pour 22%
• les retouches et nettoyages d'images 8%
• la post-production (montage, étalonnage, mixage) 33%
• les stagiaires (encore merci à eux) 17%
• l'inscription aux festivals, projections spéciales) 12%
• rémunération Ulule 8%

Pour produire le film, nous avons obtenu un soutien de la Région Midi-Pyrénées. C’est bien! ... mais pas suffisant.
Aujourd'hui, compte tenu de ma démarche et tout simplement de l'ambition du projet nous sommes à la recherche de compléments de financement qui vont nous permettre de le finir ! Le film est tourné aux deux tiers et il reste toute la post-prod à assurer. Nous avons donc besoin de votre participation pour pouvoir rémunérer les stagiaires qui ont grandement contribué à la fabrication des milliers de pièces en porcelaines du film ; pour financer un complément pour la post-production qui nécessite un étalonnage de grande qualité ; pour financer la composition musicale etc.
Donc, à tous ceux qui nous aideront : un grand MERCI d'avance !

Si nous dépassons le montant de la cagnotte, le financement supplémentaire servira à parfaire le tirage du catalogue de l'exposition.


J'espère que nous aurons l'occasion de nous retrouver lors de l'avant-première en fin d'année pour échanger autour d'un verre et vous faire découvrir ce film hors du commun qui aura nécessité plus de 3000 heures de préparation et de tournage.

À propos du porteur de projet

      Diplômé en Arts appliqués (ENAAI , Chambéry, 2003) et d’un Master II en Arts Plastiques et de Sciences de l’Art à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne (2008), j'expose régulièrement depuis 2004 en France et à l’étranger.

Je pense honnêtement que j’ai un cerveau plus orienté plasticien que cinéaste, c’est pourquoi je ne peux envisager le cinéma d’animation que dans un rapport de plasticien. Mais on ne peut pas tout faire en sculpture. Et la pratique du cinéma d’animation a fait bouger mes lignes. La sculpture n’est plus une forme figée dans le temps, elle est un élément d’un processus. Mon intérêt pour le cinéma d’animation est plus lié à la forme filmique qu’à la narration. Idéalement, j’aimerais que l’animation soit une sorte « d’opéra » sculpté, que ma sculpture puisse se déployer dans le temps, dans le mouvement, dans la couleur...


      En 2009, j’écris et réalise mon premier court-métrage d’animation L’Oiseau en marionnettes animées. Le film est diffusé dans de nombreux festivals en France et à l’étranger ( FIFA d'Annecy, Premiers Plans à Angers, FICAM à Meknes....) Il reçoit plusieurs prix.


        En 2011, je crée avec différents professionnels du cinéma d'animation Barybal animation, qui me permet d’intervenir sur des ateliers de réalisation en cinéma d’animation avec l’expérimentation de multiples techniques: papier découpé, sable animé, pâte à modeler, marionnettes, pixillation...
J’ai ainsi la chance de travailler avec des publics variés dans des structures diverses: option cinéma en Lycée, écoles primaires et maternelles, festivals, cinémathèque française, maison d’arrêt... Et avec différents partenaires, tels que Centre Pompidou, École des Beaux-Arts de Versailles, Cinémathèque française, Forum des images, Festival Image par Image, Festival de Meknès...

En 2014 naît la galerie Ariane C-Y, avec laquelle je travaille étroitement.
La galeriste Ariane Chauffert-Yvart, comprend la contemporanéité de ma vision du corps, du rapport à l’espace et à l’autre. Elle m’encourage à toujours plus explorer la forme humaine et l’énergie qui s’en dégage. Pendant un an, j’ai décidé de ralentir le rythme de création de nouvelles sculptures pour me consacrer à la réalisation du court-métrage, ce projet faisant partie intégrante de mon travail de sculpteur. L’animation est un medium qui me permet en fait d’enrichir ma sculpture: c’est pourquoi la galerie est un partenaire important, qui prévoit une exposition autour de Nœvus courant 2016.

Site personnel:

www.samuelyal.com

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