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Un monument pour ne pas oublier

Noël14 et la Communauté Urbaine d'Arras vous invitent à soutenir la construction d'un monument hommage aux fraternisations de Noël 1914

À propos du projet

UN MONUMENT À LA MÉMOIRE DES FRATERNISATIONS DE NOËL 1914

Christian Carion et Dany Boon sur le tournage de "Joyeux Noël"

Mercredi 17 décembre 2014 :

Après Guillaume Canet et Diane Kruger, GARY LEWIS nous exprime son soutien au projet de construction d'un monument hommage aux fraternisations de Noël 1914...

La date anniversaire des fraternisations approche à grands pas, nous avons encore besoin de vous !

Nous avons dépassé les 50% de financement, continuez à parler de ce projet autour de vous !

et n'oubliez pas de liker notre page facebook: www.facebook.com/monumentnoel14

Jeudi 4 décembre 2014:

** DIANE KRUGER SOUTIENT NOTRE PROJET **

et elle nous le dit en vidéo !

Diane Kruger, également actrice du film "Joyeux Noël", nous livre son soutien en français et en allemand !

Beau témoignage, représentatif de notre cause fraternelle.

Mercredi 26 novembre 2014:

** GUILLAUME CANETSOUTIENT NOTRE PROJET **

et nous le dit en vidéo:

Guillaume Canet, acteur du film "Joyeux Noël" de Christian Carion, soutient notre action: bâtir un monument en hommage aux soldats ayant fraternisé sur le no man's land à Noël 1914. Le film "Joyeux Noël", sorti en 2005, raconte cette histoire.


Vous aussi, comme Guillaume Canet, soutenez-nous et partagez l'information autour de vous !

Jeudi 20 novembre 2014 :

" Un monument pour Noël 2015! "

La Voix du Nord publie un article sur notre monument, que nous voulons bâtir pour répondre au voeu du

soldat Barthas:

"Qui sait! Peut-être un jour dans ce coin d'Artois, on élèvera un monument pour commémorer cet élan de fraternité entre des hommes qui avaient horreur de la guerre et qu'on obligeait à s'entretuer malgré leur volonté"

Mercredi 19 novembre 2014 :

Les Fraternisations de Noël 1914 sont à l'honneur dans Le Monde du 10 novembre 2014

Lundi 17 novembre 2014:

 - L'Hymne des Fraternisés -

 Le 7 avril 2007, la Reine Elisabeth II inaugure la réouverture du mémorial de Vimy, à  l'occasion du 90ème anniversaire de la bataille. Durant cette célébration, "l'Hymne des Fraternisés", musique originale du film "Joyeux Noël" composée par Philippe Rombi, paroles écrites par Gary Lewis, est reprise par la chanteuse inuite Susan Aglukark et 45 choristes de la "Confederation Centre of Charlottetown Youth Chorus".

La video -> ici

Vendredi 14 novembre 2014:

Guillaume Canet, acteur du film "Joyeux Noël" réalisé par Christian Carion en 2005, invité sur BFMTV pour faire la promotion de son prochain film, parle de notre monument, de notre action !

Cliquez ici pour écouter l'émission

Comme Guillaume Canet, soutenez la construction du monument à la mémoire des fraternisations !

Mercredi 12 novembre 2014:

LIKEZ notre page FACEBOOK, partagez notre projet autour de vous!

Lundi 10 novembre 2014:

Redécouvrez l'émission "2000 ans d'histoire" de Patrick Gélinet sur France Inter, dans laquelle Christian Carion et Marc Ferro parlaient des fraternisations de Noël 1914:

-> cliquez ici <-

Description du projet

" Dans le petit coin de l'Artois où je suis né, le souvenir du premier conflit mondial est partout.

Après s'être retirée, la guerre a laissé au milieu des champs des cimetières au gazon impeccable. Les cultures ont appris à épouser les contours de ces espaces où reposent des gamins de 20 ans venus d'Australie , de Nouvelle-Zélande , du Canada , de Grande-Bretagne et d'ailleurs.

Chaque automne, mon père et moi ramassions des obus ramenés à la surface par les labours. Nous les portions dans nos bras pour les déposer à l'entrée de nos champs. Ensuite, une 4 L de la préfecture venait les charger comme des pommes de terre pour les emporter mystérieusement. Des chercheurs ont estimé que pendant sept siècles encore, la terre racontera, à sa manière, la guerre de 1914-1918.

Les 11 novembre, j'allais chanter La Marseillaise avec mes camarades de classe sous le regard glaçant d'un poilu en pierre, juché sur une colonne dont nous devions lire , à haute voix, chaque nom et chaque prénom.

Nous habitions dans des maisons dont aucune ne datait d'avant les années 1920.

Parfois l'une d'elles s'affaissait car construite sur une ancienne sape souterraine creusée par les soldats. Ces sinistres étaient considérés comme un dommage de guerre et l'Etat indemnisait la famille …1914-1918 n'était pas seulement une date inscrite sur les pages de mon cahier d'écolier. C'était le décor de mon enfance.

Plus tard, j'ai lu des témoignages de soldats, des livres d'histoire sur cette guerre qui a changé le monde.

En 1992, j'ai découvert les fraternisations de Noël 1914, dans le livre d'Yves Buffetaut, Batailles de Flandres et d'Artois (Tallandier, 1992). J'apprends que des soldats français ont applaudi un ténor bavarois le soir de Noël, que d'autres ont joué au football avec les Allemands le lendemain, qu'il y a eu des enterrements en commun dans le no man's land, des messes en latin.

Benno Fürmann dans "Joyeux Noël"

Alex Ferns, Guillaume Canet et Daniel Brühl dans "Joyeux Noël"

Je n'ai pas voulu le croire, pas pu.

J'ai rencontré l'auteur et lui ai demandé des preuves. Il m'a emmené à Londres, au Musée de la guerre, et m'a présenté les lettres écrites par les soldats britanniques, leurs croquis et photos…

J'en ai eu les larmes aux yeux. Quel choc !

Sans doute les tommys pouvaient-ils se permettre une telle récréation, car ils ne se battaient pas sur leurs terres pour reconquérir des provinces perdues.

Le doute achève de s'évanouir après ma visite au château de Vincennes, aux archives des armées françaises. Yves Buffetaut m'a permis d'accéder aux témoignages des soldats français qui ont pris part à ces fraternisations. Non sans difficultés à l'époque, il faut le dire.

Clairement, sans la connaissance qu'avait l'historien des us et coutumes de ces lieux placés sous l'autorité de militaires, je n'aurais jamais pu lire les rapports et les comptes rendus.

J'ai complété ma documentation en me rendant à Nanterre, où se trouvent les archives de l'armée allemande de la première guerre mondiale, dans les murs de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC).

Les documents consultés exprimaient le même désir de se rencontrer, de chanter le soir de Noël, d'échanger des adresses pour se revoir après la guerre…

Diane Kruger et Gary Lewis dans "Joyeux Noël"

Rentré chez moi, j'ai compris plusieurs choses. Les fraternisations de Noël 1914 impliquèrent un nombre considérable de soldats, en plusieurs endroits du front, toutes nationalités confondues.

Les états-majors ont été pris de court par ces « débordements ».

Ils se sont employés à remettre de l'ordre en déplaçant les unités «contaminées», selon l'expression d'un officier supérieur de l'époque.

Des Ecossais, engagés volontaires, furent renvoyés chez eux après deux semaines passées à prendre le thé avec les Allemands, à jouer au foot ou à organiser des visites de tranchées de part et d'autre pour comparer et améliorer les conditions de « travail ».

Personne ne fut passé par les armes pour fraternisation, car trop de gens étaient mêlés à l'affaire. Le « fusillé pour l'exemple » n'avait pas encore été inventé.

Il fallut tout de même casser les fraternisations et, côté français, leur mémoire surtout. N'avait-on pas éduqué tout un peuple pour qu'il puisse, le moment venu, offrir sa jeunesse au champ d'honneur ?

Et, l'espace d'un soir, tout ce travail a été réduit à néant à cause d'un chant venu d'en face, du son d'un harmonica ou d'une cornemuse, d'une bougie qu'on a allumée là-bas pour guider ceux qui s'avançaient, sans armes, sur le no man's land.

Partis le 3 août, ces hommes avaient tout oublié à la Noël ? C'était à n'y rien comprendre .

En Grande-Bretagne et en Allemagne, les journaux ont relaté les phénomènes des fraternisations. Sur les rives de la Tamise, des photos furent publiées par la presse.

En France, pas une ligne sur le sujet. Les journaux avaient été transformés en outils de propagande au service de l'armée et du pouvoir.

Les fraternisations ne pouvaient trouver un quelconque écho.

Mais pourquoi personne n'avait-il parlé de ces fraternisations, une fois le conflit terminé ? Aucun ouvrage sur le sujet, aucune recherche… Je ressentais ce silence comme une deuxième punition à l'égard des hommes de Noël 1914.

Ce sentiment d'injustice a fait naître en moi le désir profond de réaliser le film Joyeux Noël.

J'ai alors retrouvé les mêmes postures qu'à l'époque, toutes proportions gardées. Une minorité au sein de l'armée française m'a empêché d'avoir accès à un terrain militaire pour reconstituer le champ de bataille.

La Grande Muette ne pouvait être « partenaire d'un film sur des rebelles », m'a-t-on expliqué.

Rebelles…

Le même mot se retrouve dans les comptes rendus de 1914.

La mort dans l'âme, nous nous sommes exilés en Roumanie et le film s'est fait, malgré tout, avec l'énergie de tous, acteurs et techniciens.

A la sortie du film, j'ai été pris à partie par quelques historiens qui se sont sentis visés lorsque je disais ne pas comprendre l'absence de recherches sur le sujet.

On m'a reproché d'en faire trop à propos d'une anecdote. Il n'y aurait eu que deux soldats qui se seraient serré la main, mon film portait sur ces deux-là…

Quelques mois après la sortie du film, on m'a demandé de réaliser un documentaire, afin d'authentifier les faits de fraternisation présentés dans le film.

J'ai voulu retourner aux archives militaires pour filmer les preuves. A Vincennes, je fus accueilli par un jeune civil qui avait préparé tous les dossiers que j'avais consultés, avec quelques difficultés, treize ans auparavant. Il me demanda si je voulais voir d'autres choses.

Et il me montra les archives du 2e bureau, les services secrets français.

Je fus abasourdi en découvrant que l'état-major avait dépêché sur les lieux des fraternisations des officiers des services secrets, pour savoir et comprendre.

Leurs comptes rendus étaient précis, concis, édifiants, magnifiques…

Je me souviens d'un mot rédigé par des soldats allemands, arrivé dans la tranchée française et rapporté par l'officier du 2 bureau.

Ce message, écrit dans un français approximatif, avertissait les soldats français qu'un colonel allait passer dans leur tranchée et qu'ils allaient devoir tirer vers 14 heures. Mieux valait baisser la tête à cette heure-là. Mais cela ne remettait nullement en cause le pot prévu vers 17 heures. Et c'était signé :

« Vos affectionnés camarades allemands ».

Les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale ont commencé. Il faut se souvenir de Lorette, Vimy, Verdun, Passchendaele et de tant d'autres endroits où le sang a coulé. Ces noms font partie de l'ADN historique des trente-cinq nations emportées dans le tourbillon du premier conflit mondial."

A quoi va servir le financement ?

"Allons-nous oublier, une fois de plus, ces hommes qui ont sympathisé à Noël 1914 ?

L'un de ces soldats nous a laissé un témoignage exceptionnel sur l'esprit des fraternisations. Il s'appelle Louis Barthas, tonnelier dans l'Aude avant la guerre, caporal pendant les quatre années du conflit dont il est sorti vivant.

Barthas a écrit : « La même communauté de souffrance rapproche les coeurs, fait fondre les haines, naître la sympathie entre gens indifférents et même adversaires. Ceux qui nient cela n'entendent rien à la psychologie humaine. Français et Allemands se regardèrent, virent qu'ils étaient des hommes tous pareils. »

Et puis il adressait, du fond de sa tranchée près d'Arras, une demande.

 « Peut-être un jour sur ce coin de l'Artois on élèvera un monument pour commémorer cet élan de fraternité entre des hommes qui avaient l'horreur de la guerre et qu'on obligeait à s'entre-tuer malgré leur volonté. »

Nous devons donner raison à Louis Barthas, porte-parole de tous ceux dont on a nié les actes, les témoignages, la mémoire, et édifier un monument pour ceux qui eurent le courage du geste fraternel.

A nous maintenant d'avoir le courage de concevoir, financer et construire, à l'endroit où Louis Barthas a écrit ces lignes, le seul monument sur la planète commémorant un acte de paix pendant un conflit.

La Communauté Urbaine d Arras et la Région Nord-Pas-de-Calais ont décidé d'accompagner le projet et sont les partenaires financiers majeurs.

Des fondations de grandes entreprises françaises vont s’y associer également.

Nous vous proposons de devenir, vous aussi, partenaire du projet.

Au delà des institutions publiques et privées, nous souhaitons profondément que de « simples citoyens » de France, Grande Bretagne, Allemagne et d’ailleurs, puissent participer à la construction d’un monument commémorant un acte « populaire » réprimé par les autorités de l’époque.

Emparez vous du projet…"

Christian Carion (cinéaste).

À ce lien, vous trouverez la plaquette de présentation de notre action:

--> informations sur l'emplacement du monument <--

https://dl.dropboxusercontent.com/u/10813959/PLAQUETTE%20N14%20ET%20CUA-%20monument.pdf

Soutiennent cette démarche

Mickaël Barker, coprésident de Sony Pictures Classics ; Lucas Belvaux, comédien ; Philip Boëffard, producteur, membre fondateur de l'association Noël 14 ; Dany Boon, comédien ; Daniel Brühl, comédien ; Guillaume Canet, comédien ; Jean-Paul Delevoye,président du Conseil économique, social et environnemental, président d'honneur de Noël 14 ; Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière de Lyon et délégué général du Festival de Cannes ; Diane Kruger, comédienne ; Gary Lewis, comédien ; Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille ; Claude Michelet, écrivain ; Christophe Rossignon, producteur, membre d'honneur de Noël 14 ; Bertrand Tavernier, réalisateur, président de l'association Noël 14.

À propos du porteur de projet

Pendant la préparation du film « joyeux noël », Chrisian Carion et Christophe Rossignon, le producteur du film, ont eu l’envie de créer une association (Noël 14), pour concrétiser le rêve du soldat Barthas : construire un monument à la mémoire de ceux qui fraternisèrent.

Suite à une tribune écrite par Christian Carion et parue dans Le Monde, La Communauté Urbaine d’Arras a proposé d’assurer la maîtrise d’ouvrage du projet.

Ainsi, ce monument dont rêvait Louis Barthas et que nous nous sommes donné pour but d’ériger sera soutenu par la Région, le travail conjoint de la Communauté Urbaine d’Arras et Noel14, et vous, le socle citoyen et populaire de ce projet.

Communauté Urbaine d’Arras           -                 Noel 14