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New Eyes / Une Femme

Le cinéma, c'est aussi s'engager.

À propos du projet

Une Femme / New Eyes est un court-métrage de fiction. C'est le premier film professionel de Hiwot Admasu Getaneh, une jeune réalisatrice éthiopienne. Le film est produit par Les Films de l'Après-Midi, qui porte le projet et sera diffusé par la ZDF/ARTE. L'idée de ce court-métrage est de faire comprendre à de jeunes adolescents que la puberté et ses changements, que la découverte de la sexualité, que sa compréhension et sa maîtrise, ne sont pas des choses qui doivent rester taboues ou être réprimée.

Synopsis

En Ethiopie, près de la capitale Addis-Abeba, une jeune fille en pleine adolescence est témoin d’une expérience qui va éveiller sa sexualité pour la première fois de sa vie. Troublée par cette révélation, elle essaie de comprendre et de maitriser cette nouvelle émotion.

Note d’intention de la réalisatrice

Ma première inspiration pour cette histoire est une expérience vécue à 12 ans. Bien que mon expérience soit différente de l’histoire de Selam, toute la confusion, l’excitation mais aussi la culpabilité ressentie à cette époque est reflétée dans ce film. À l’époque, j’étais très pieuse et je me sentais coupable de ces nouvelles émotions. Aujourd’hui, je considère cet éveil comme étant un bel événement qui a changé ma vie.

Une Femme raconte le parcours d’une jeune fille, lors d’une journée ordinaire, de la puberté à la prise de conscience de sa sexualité, et de la place de celle-ci dans sa nouvelle vie de femme. L’histoire s’achève dès le moment où elle prendra conscience de son désir et du plaisir, sans même encore se rendre compte que cela sera l’un des tournants majeurs dans sa découverte d’elle-même et dans la perception de son environnement.

Tout au long du film, c’est le regard de la jeune fille qui nous guide, entre la réalité de son monde et ses émotions. Et comme ses yeux sont maintenant « ouverts », elle percevra des détails et indices qui paraîtront amplifiés, comme sous l’effet d’une loupe. Derrière elle, la caméra fera des gros plans intimes de ses points de vue. Les objets, les matières qui l’entourent, les mouvements, les formes et les sons affectent et se reflètent dans ses émotions. Mêmes les évènements les plus communs, les plus ordinaires dépeignent sa sexualité.

La découverte de cette nouvelle émotion la trouble, cette excitation rythmera le film. Elle ne reste pas en place et cherche à comprendre et à trouver des réponses autour d’elle. La caméra saisira ses réactions au travers de ses yeux désormais ouverts, son visage rougissant et sa gestuelle nerveuse face aux évènements qui lui arriveront.

Le film ne sera pas réaliste dans la perception de son environnement et des autres personnages. 

Sa famille ainsi que son environnement ne seront pas conscients de ce changement et elle devra continuer ses activités domestiques habituelles. Elle n’osera pas faire part de son expérience. Elle emprunte donc ce voyage seule, comprenant que tout se passait sous ses yeux et que seul son regard a changé.

Bien qu’elle ne sache pas vraiment ce qu’elle recherche, son envie grandissante de comprendre la guidera vers des rencontres difficiles où ses émotions et son désir sexuel grandissant seront de plus en plus insatisfaits. Elle ne semblera pas pouvoir retrouver la paix tant qu’elle n’aura pas retrouvé son émotion première.

Ce qui arrive à la jeune fille est le déclic dans son esprit qui lui fera prendre conscience de la différence entre les filles comme elle et les garçons de son village qu’elle connait. Dans son cas particulier,  à l'image de sa robe emportée par la rivière, elle est maintenant consciente qu’elle avance vers l’âge adulte et le monde mystérieux de la sexualité. Une Femmeest un tournant dans le voyage d’une nouvelle découverte, d’un moment précis à un début de véritable conscience de soi et de son corps.

En Ethiopie tout le monde prend le parti d’ignorer les changements qui viennent avec la puberté, par pudeur, par gêne, par honte. Lorsque les gens prennent conscience de cela, ils réagissent généralement d’une façon négative. J’ai décidé de faire ressortir ce bouleversement intérieur au travers des rêves de Selam et du symbolisme du décor et des objets. La rivière de son village, le miel de l'apiculteur, la ferme et toute la nature autour d’elle décrivent sa transformation naturelle. Ses songes et ses fantasmes sont aussi là pour montrer sa frustration et son évolution.

Hiwot Admasu Getaneh

Nos objectifs pour le film :

Un des premiers objectifs que nous avons atteint a été de vendre le film à une chaine (la ZDF/ARTE) assurant ainsi au projet d’être vu (c’est un peu ce que l’on veut tous non ?).  Les objectifs suivants sont d'accompagner Hiwot pendant et après le tournage avec des techniciens européens expérimentés : un chef opérateur ainsi qu’un ingénieur du son (tournage) et un mixeur et un étalonneur (post-production).

Le film prêt, nous aimerions l’envoyer dans des festivals, européens comme américains mais surtout africains. L’idée étant de diffuser un cinéma qui peine à se faire voir alors qu’il a tant d’histoires à raconter.

Derrière ce film il y a aussi l’idée de servir à des ONG et des associations dans le cadre d’activités culturelles et éducatives en Afrique, autour de l’égalité des femmes et des hommes, et de l’éducation de la sexualité des plus jeunes.

Enfin, nous espérons que ce premier travail ensemble aboutisse sur un long-métrage, et que Hiwot soit ce qu’elle souhaite être, une réalisatrice de films.

À quoi va servir le financement ?

Le financement nous servira à compléter l'apport de la ZDF-ARTE, qui s’est intéressée au projet.

Avec 5.000 € nous pouvons tourner le film et payer la réalisatrice pour qu'elle puisse se concentrer à 100% sur la préparation et la réalisation de son film. Avec cet argent, nous pourrons également payer l'équipe technique.

Si nous parvenons à convaincre suffisement d'entre vous et que nous obtenons 8.000 €, voire plus, nous pourrions nous permettre d'engager un directeur de la photographie expérimenté et si possible un ingénieur du son expérimenté.

A partir de 11.000 €, le film pourra obtenir la meilleure qualité d'image possible, grâce à un vrai étalonnage ainsi qu'un mixage son dans un auditorium.

Si nous recevons ENCORE plus, et bien, mes amis, en plus d'être terriblement heureux et chanceux, nous pourrons faire exister le film sur tous les continents, nous donnant aussi la possiblité de faire une véritable promotion du film !

C'est vous, et seulement vous, qui pouvez donner vie à ce projet.

À propos du porteur de projet

Hiwot Admasu – la réalisatrice

Hiwot est une jeune réalisatrice de 26 ans, née à Addis Abeba, en Éthiopie.

Pensant à assurer sa vie, elle a suivi des études d’ingénierie électrique et informatique, obtenant une licence en 2009. Finalement, elle céda (pour le meilleur) à l’appel du cinéma et enchaîna avec un diplôme en réalisation et écriture de scénario à la Blue Nile Film School à Addis obtenu en 2012.

Outre plusieurs court-métrages qu’elle a écrit et réalisé (fiction et documentaire), Hiwot a été sélectionnée cet été au Talent Campus Durban, en Afrique du Sud, lors du Durban International Film Festival. Cet atelier est un partenariat entre le festival de Durban et la Berlinale qui réunit pendant une semaine les 40 voix les plus innovantes du cinéma africain autour de rencontres professionnelles, masterclasses et ateliers.

Elle participera également au workshop du Festival de Louxor pour le film africain, qui a lieu en mars cette année.

La société de production

Suivez-nous sur Facebook

Les Films de l’après-Midi est une société de production cinématographique fondée par François d’Artemare et active depuis plus d’une dizaine d’années dans la production de long-métrages.

Nous produisons des films de réalisateurs du monde entier : Bosnie-Hérzegovine (Djeca, et Premières Neiges, de Aida Begic), Portugal (L’Etrange affaire Angelica, Singularités d’une jeune fille blonde, et Christophe Colomb, l’énigme de Manoel de Oliveira), Brésil (Le Diable à quatre, de Alice de Andrade), Chili (La Francisca, Rodrigo Litorriaga – en développement), Roumanie (L’Etage du dessous, de Radu Muntean – en préparation) .

Aujourd’hui nous accompagnons de jeunes réalisateurs tels que Balint Kenyeres en Hongrie et João Salaviza au Portugal - dont nous venons de terminer le tournage de Montanha - sur leur premier long-métrage.

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