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Documentaire sur la fusée géante N-1

Un documentaire technique inédit sur le lanceur géant soviétique.

  • Documentaire sur la N-1: le premier semestre 2020

    Bonjour à tous,

    Je pense que depuis le mois de mars, la période a été très étrange pour la plupart d'entre nous. Elle l'a également été pour ce projet et pour moi-même, les deux étant très liés. Je fais partie des gens qui ont eu des difficultés personnelles depuis le début du confinement, avec des journées trop chargées et des nuits trop courtes. Concilier la vie personnelle et professionnelle a été un gros défi, et je regarde avec beaucoup d'espoir (et de fatigue) le lent retour à la normale.

    L'impact direct de cette période a été de réduire mon temps disponible pour ce projet quasiment à néant. L'ensemble du secteur audiovisuel a été touché, mais ce projet l'a été encore plus tant il repose beaucoup sur une personne. Si je viens à être indisponible pendant un moment, le projet devient quasiment à l'arrêt, ce qui a été le cas depuis 3 mois. Mais ça n'est pas forcément un drame, 3 mois de retard me direz-vous... et vous avez raison. Par contre, il y a eu d'autres impacts sur ce projet qui sont autrement plus pénibles:

    • J'avais réussi à obtenir toutes les autorisations pour un tournage à Baikonour la semaine du 1er mai, à avoir des professionnels qui m'accompagnent et à avoir accès aux zones que je souhaitais. Tout a été évidemment annulé, et l'autorisation n'est pas juste reconductible comme on reporterait un simple billet d'avion, tout est à recommencer. Des mois (en fait des années) de discussions interminables pour obtenir ces autorisations sont à reprendre depuis quasiment zéro. C'est une grosse déception pour moi, et un vrai découragement après tout le temps et les efforts investis, et entre l'épidémie qui continuera à sévir et l'organisation, rien ne sera possible avant au moins 1 an à Baikonour. Si c'est de nouveau possible un jour.
    • De la même façon, des mois d'organisation ont été anéantis pour visiter des lieux précis en Russie en collaboration avec Roscosmos. Là encore, tout est à refaire, la Russie subit aussi des mesures de confinement qui fait que toute visite sur place et toutes les discussions sont reportées sine-die. Je m'attends donc là aussi à tout reprendre depuis zéro, notamment avec le changement de direction à la tête d'Energia et les mois qui seront passés depuis les dernières autorisations obtenues.
    • Des entreprises avec qui je commençais à collaborer en France ont fait faillite.

    Vous l'aurez compris, la période a été dure et terriblement frustrante vis à vis du documentaire. Déjà qu'il faut souvent se démener pendant des mois pour obtenir 3 fois rien, ces revers ont été un vrai coup dur pour le documentaire (et pour mon moral).

    Maintenant, pour regarder ce qui nous attend, depuis la dernière news il y a quelques bonnes nouvelles:

    • J'ai pu consacrer depuis le 11 mai quelques heures pour rechercher des animateurs 3D en plus de la team BEAM dont je parlais dans le trailer du documentaire. Cette recherche est elle aussi frustrante, bien que je commence à avoir des contacts sérieux avec des professionnels pour avancer sur le sujet.
    • Le moteur NK-15 a été entièrement modélisé à partir de photos et informations disponibles sur internet, dans des publications scientifiques et dans des bouquins. Ce travail de fourmi de modélisation 3D, basé sur ces sources publiques, a en grande partie été réalisé par l'entreprise Mecaset basée à Toulouse, avec qui on a pu rentrer ensemble dans les méandres de ce moteur et aboutir à ce fabuleux résultat qui permettra de superbes animations pédagogiques. Ci-dessous, une mini-animation que j'ai faite rapidement et qui ne rend pas encore hommage à la qualité de ce modèle 3D dont vous profiterez pendant le documentaire.

    • J'ai trouvé une personne impliquée directement dans le projet N1-L3 qui accepterait peut-être d'être interviewée pour le documentaire. Cette interview aurait du avoir déjà lieu, mais forcément on reporte à... on ne sait pas quand, probablement dans longtemps. Pour finir je ne sais pas si ça se fera, mais aujourd'hui j'ai des bonnes raisons d'y croire. J'espère aussi que cette personne (agée, forcément) sera toujours disponible et en suffisamment bonne santé pour le documentaire. La dernière personne dont j'avais obtenu un accord de principe était Alexei Leonov... quelques semaines avant son décès.

    J'aurais aimé vous apporter de belles avancées et plein de bonnes nouvelles, mais malheureusement la période ne s'y est vraiment pas prêtée. Ce documentaire aura été un combat de longue haleine, et aura eu beaucoup, beaucoup plus d'obstacles que ce que j'imaginais.

    Je termine avec une belle image faite par Alan Baker avec les modèles 3D de la N-1 qu'il a réalisés sur commande pour le documentaire, qui représente une N-1F au décollage avec des moteurs NK-33 à poussée augmentée (le "F" de "N-1F" vient de "форсированная версия" et veut littéralement dire "version forcée", soit une augmentation de poussée). Et je tiens évidemment à remercier tous ceux qui m'aident directement et indirectement dans ce projet, votre aide et votre soutien me sont très précieux.

    A bientôt, je l'espère, pour plein de bonnes nouvelles !

    Grégory

  • Perspectives pour 2020

    Bonjour tout le monde,

    Je viens vous apporter des nouvelles fraîches après 4 mois de silence. Si vous avez suivi les point d'avancements jusqu'à présent, vous devriez savoir que ce projet est un mélange de plein de petites choses qui avancent et se concrétisent, et de choses qui n'avancent quasiment pas malgré de gros efforts. Et bien c'est toujours d'actualité, et voici les principaux points depuis la dernière fois:

    • Les modèles 3D sont complètement terminés, et ils sont magnifiques ! J'ai bien envie de me lancer dans d'autres modèles (versions préliminaires de la N-1, reste de Baikonour, etc) mais l'essentiel est là. Merci à Alan Baker pour ce très bon boulot.

     

    • J'ai mis la main sur des vidéos exclusives grâce à une archiviste Russe, ou en tout cas que je n'avais jamais vues, en rapport avec le complexe L3 (la charge utile). Ce sont des images exclusives du module lunaire, de ses tests, etc, ainsi que sur le Block-G, l'étage supérieur principal. Ces vidéos ont été numérisées, et je suis actuellement en train de discuter des aspects financiers et légaux pour leur utilisation avec les ayant-droits. Toutes ces vidéos, même quand elles viennent initialement de projets étatiques, appartiennent en fait aujourd'hui à des particuliers ou à des entreprises et il faut rémunérer ces ayant-droits.
    • Cela va faire un an que je fais des demandes explicites de tournage aux Russes, et après avoir enfin eu quelques réponses définitives (des "non" qui furent très, très durs à arracher), je continue à relancer, re-relancer et re-re-relancer ces gens qui semblent me dire plutôt "oui" mais qui ne répondent en fait presque jamais. J'envoie des tas de documents officiels, je promets de payer le juste montant si c'est nécessaire, mais il y a une inertie qui semble insurmontable derrière. A force, j'aurai appris que même quand on reçoit une réponse de principe par mail, la norme est que tous nos mails suivants resteront sans réponse, et que même si au téléphone ils nous répondront ensuite poliment qu'ils sont toujours ouverts à la proposition, ça ne fera pas bien avancer les choses. Il faut garder la foi, parce que je dépense énormément d'efforts (avec l'aide d'un interprète à qui ce documentaire devra beaucoup) à lutter contre l'inertie.
    • Les nouvelles vidéos que j'ai obtenues montrent des détails inédits sur l'intérieur de la N-1, et contredisent complètement la compréhension que j'avais jusqu'à présent du fonctionnement de ce lanceur. En particulier, tout son système de pressurisation des réservoirs et du circuit hydraulique redeviennent un mystère passionnant à résoudre, et je suis donc reparti avec de nouvelles questions à la recherche des quelques personnes encore vivantes en Russie qui pourraient peut-être avoir des réponses. Je ne veux donc pas finaliser mon script tant que tout ça n'est pas limpide pour moi.
    • Je suis allé fin octobre à Dnipropetrovsk, en Ukraine, chez Yuzhnoye qui était en charge de la conception du moteur du module lunaire, qui servait à la fois à l'alunissage et au décollage depuis la Lune. Ils ont été très ouverts, d'une très grande aide, et pour les besoins du documentaire ont ré-assemblé un moteur complet en (quasi) état de marche ! J'ai ainsi pu filmer sous tous les angles le Bloc-E qui constitue le coeur du module lunaire (en arrière-plan dans la photo ci-dessous) et son moteur et toute sa tuyauterie (posé devant sur le sol). En plus de ça, j'ai eu droit à une interview technique de 2h de personnes qui ont été en charge du développement et du test de ce moteur. J'ai donc maintenant beaucoup d'informations exclusives (à ma connaissance du moins) sur les méandres du RD-858 et RD-859... et de première main, puisqu'ils ont directement travaillé dessus. C'est, pour l'instant, le seul voyage que j'aurai réussi à faire pour ce documentaire, et je ne saurai assez remercier les ukrainiens pour leur acceuil et leur ouverture, ils étaient vraiment fiers de ce qu'ils ont accompli dans le cadre du programme N1-L3... et ils ont bien raison de l'être. J'espère maintenant avoir le même type de collaboration avec les Russes qui, 50 ans plus tard, ont aussi toutes les raisons d'être fiers de ce qu'ils ont accompli à l'époque.

    Les quelques mois à venir vont surtout tourner autour de la recherche et de l'attente. L'attente de réponses sur les nouvelles images d'archives que je viens de trouver, sur des tournages en Russie et Kazakhstan, la recherche de spécialistes et de réponses sur des questions techniques, sur la recherche de nouvelles images d'archives. Si j'ai au moins un de ces points qui se déverrouille et aboutit à des réponses ou des autorisations, ça sera déjà un beau succès. Dans ce projet, les récompenses sont rares par rapport à l'énergie déployée, mais elles sont toujours savoureuses et sauront, je crois, vous plaire une fois le documentaire finalisé.

    Le corrolaire c'est que les prochaines nouvelles seront probablement moins riches que cette fois-ci, mais ça ne veut pas dire que le projet ralentit, c'est juste que les avancées ne sont pas toujours aussi visuelles. Quelles que soient les nouveaux succès ou les nouvelles déceptions, je vous tiendrai au courant de tout ça.

    A bientôt !

    Grégory

  • Des nouveaux documents inédits

    Bonjour à tous !

    Cela fait seulement 10 jours que je vous ai fait un long compte-rendu sur l'avancement de ce projet. Oui, mais il y a du nouveau, et c'est assez exceptionnel. Dans le dernier numéro du magazine de Roscosmos, il y a un article page 74 qui nous intéresse directement: il y est écrit qu'un grand nombre de documents (autrefois) secrets et inédits sur la N-1 ont été déclassifiés, et que Roscosmos s'apprête à les publier. On parle de milliers de documents, dont des compte-rendus de réunions et des schémas techniques. Il y a un seul bémol à cette opportunité: on n'a aucune idée d'où ni surtout quand ces documents vont être rendus publics.

    Pour des raisons évidentes, vous comprenez bien que je veux absolument avoir accès à ces documents pour vous offrir non seulement un documentaire techniquement correct, mais aussi à jour sur l'état des connaissances de ce programme. Il est possible que dans les mois qui arrivent, on ait la plus grande quantité de documents déclassifiés d'un coup sur la N-1 depuis de nombreuses années.

    Ceci implique donc un choix cornélien pour la production de ce documentaire: d'un côté, je veux continuer la production pour éviter de la transformer en arlésienne du documentaire web, d'un autre côté je veux avoir accès à ces documents. J'ai donc décidé de continuer toutes mes demandes de tournages et d'interviews, quitte à regretter plus tard de ne pas avoir filmé tel ou tel élément ou de ne pas avoir posé les bonnes questions. En parallèle, je suis prêt à attendre quelques mois de plus (par rapport au planning actuel qui est déjà long) si ça permet de vous fournir de très nombreuses informations fondamentales et inédites, à modifier les modèles 3D dans quelques mois, voire à refaire un voyage en Russie si nécessaire. Vous serez nombreux à me dire de prendre mon temps et je vous remercie, mais il faut aussi que ce film sorte un jour. Ma philosophie est donc d'attendre "un peu", mais que si cette attente dépasse quelques mois je vais faire avec ce que j'aurai à ce moment-là, tant pis si je rate des choses. Je vous tiendrai au courant de tout ça évidemment en temps réel, et on pourra échanger sur ce sujet puisque votre avis m'intéressera beaucoup si je dois faire un choix définitif.

    Je vous invite donc à laisser un commentaire ci-dessous sur cette page Ulule si vous avez déjà des réflexions particulières à ce propos. En attendant je suis râvi de pouvoir partager cette superbe nouvelle avec vous. Si tous ces documents sortent dans un délai raisonnable, j'aurai eu la chance de lancer ce projet pile au bon moment sans le savoir. Je croise les doigts très fort pour que cette opportunité se transforme en beau documentaire.

    A bientôt tout le monde,

    Grégory

  • Avancement après 6 mois.

    Bonjour à tous,

    Cela fait (déjà) 6 mois que la campagne de financement participatif s'est achevée, et je dois dire qu'ils ont été riches. Ces 6 mois se sont passés sous les signes de la découverte et... de la frustration aussi. J'ai pu apprendre beaucoup de choses sur ce lanceur qui ne sont publiés dans aucun ouvrage occidental ni disponibles sur internet. J'ai pu récupérer des photos HD inédites du programme, et elles sont magnifiques. Pour les vidéos d'archive, j'ai déjà payé certaines d'entre elles dont quelques séquences au sol inédites, mais pour les autres je paie actuellement des archivistes russes qui cherchent ça sur place. Le travail est bien plus ardu que prévu, mais on ne désespère pas de trouver quelque chose. Les modélisations 3D sont terminées à 95% et promettent vraiment de belles animations très détaillées.

    Maintenant, le côté frustrant: la production avance doucement. Trèèèsss doucement, alors même que je travaille dessus activement plusieurs heures par jours, quasiment tous les jours. Je dois en permanence repousser les dates de collaboration avec les différentes personnes qui m'aident, puisque l'avancement se fait au ralenti. J'ai de nombreux contacts officiels avec les russes, à la fois avec Energia, Progress, TsENKI, Kuznetsov, etc..., mais leurs portes ne s'ouvrent que très (très) difficilement. Quand on est étranger et qu'on arrive pour demander des autorisations de tournage, des images d'archives, des infos techniques ou des demandes d'interview sur un programme spatial des années 60, c'est presque mission impossible pour avoir des réponses positives. Mais à force de persévérance quelques portes pourraient s'entrouvrir et après que mes ambitions pour ce documentaire se soient presque anéanties dans les 4 premiers mois, j'ai quelque espoir d'avoir des petites choses malgré tout en Russie pour des tournages. En parallèle, j'ai un tournage prévu en Ukraine à la fin du mois d'octobre, et je sais déjà que je vais vous ramener des choses très intéressantes de là-bas sur ce programme. Il me tarde de vous montrer ça.

    Un autre point de ce documentaire qui est à la fois ce qui le rend intéressant et ce qui le rend si frustrant, c'est que trouver la moindre petite information, même dérisoire, est souvent le fruit de douzaines de mails, de 3 mois d'attente, et de 400 pages d'un vieux livre russe (mal) traduites dans Google Traduction. Alors oui, je connais maintenant l'utilité de tel vieux batiment en ruine dans le cosmodrome, ça me prendra 5s à dire à l'écran et ça aurait été une info simplissime à récupérer pour n'importe quel lanceur occidental, mais ici je galère. Ce documentaire ne sera donc pas le documentaire le plus complet qu'on puisse faire sur un lanceur, il sera même assez sommaire selon mes standards. Mais ça sera celui le plus complet et technique jamais sorti sur le sujet, et de très loin, et dès que vous entendrez une explication un peu technique qui n'a l'air de rien, elle m'aura probablement demandé beaucoup de travail.

    Je pourrais donc résumer l'avancement du projet sous la phrase "beaucoup d'efforts pour pas grand chose à chaque fois", mais c'est ce qui fait la beauté de ce projet atypique. Et ces petits bouts de "pas grand chose" sont vraiment succulents quand on sait l'effort nécessaire pour les récupérer, et quand on est simplement intéressé par cet incroyable lanceur. J'espère que vous apprécierez autant que moi découvrir tous ces petits détails qui rendent cet engin, comme je le découvre un peu plus chaque jour, vraiment exceptionnel.

    Ah, on me demande dans l'oreillette la date de sortie ? Mmmh.... Pour vous donner une idée, je suis en train de demander des autorisations de tournages pour... l'été 2020. Je veux prendre le temps qu'il faut pour essayer d'avoir toutes les infos et images que je voudrais rassembler, et vu le labeur associé à chaque démarche, ça prend vraiment longtemps. Aujourd'hui, j'espère honnêtement une sortie pour l'automne 2020, mais je vous tiendrai au courant si c'est plus tard que ça. Je découvre qu'avoir simultanément les casquettes de producteur, de réalisateur et de scénariste (et d'un peu tout le reste aussi en fait), c'est pas simple pour un projet de cette taille mais c'est super enrichissant.

    A bientôt tout le monde, et merci pour votre support.

    Greg

    PS: en bonus, une petite image de synthèse qui vous montre un aperçu du travail qui a été réalisé sur la modélisation 3D. Le résultat est vraiment chouette.

  • Le marathon a commencé

    Bonjour tout le monde,

    Plus d'un mois après la fin de la campagne, le projet commence à prendre forme. Pour être honnête je n'ai quasiment pas touché au script jusqu'à aujourd'hui, je me concentre sur tout le reste d'abord. L'essentiel de mon boulot jusqu'à présent a consisté à contacter la moitié du monde russophone pour demander des autorisations de tournage, avec l'espoir que je pourrai peut-être aller tourner des choses sur place.

    J'ai ainsi contacté des dizaines de sites, d'organismes, d'ambassades et d'entreprises en Russie (pays mère de la N-1), au Kazakhstan (pays d'où elle a décollé) et en Ukraine (constructeur du moteur du module lunaire). Je ne vais pas vous le cacher, mais même avec l'aide de certaines personnes sur place, obtenir quoi que ce soit comme autorisation de tournage est extrêmement difficile. C'est bien simple, alors que le nombre de mails que j'ai échangé avec eux a depuis longtemps dépassé la centaine, aujourd'hui je n'ai toujours aucune autorisation de quoi que ce soit mais je vais continuer à essayer de convaincre tous ces gens autant que je le peux dans les mois qui arrivent. Je vais ainsi par exemple aller au salon du Bourget pour rencontrer en personne différents acteurs du spatial russe pour une fois de plus tenter de les convaincre de m'aider. J'ai réussi à obtenir le support officiel des autorités françaises en Russie et au Kazakhstan, ce qui est déjà une grande nouvelle, mais ce support n'a pas encore permis d'aboutir à une collaboration. Si un jour j'arrive à avoir des accès quelque part, dans tous les cas ça va demander du temps. Beaucoup de temps, et beaucoup d'énergie.

    Au niveau des images d'archives, j'ai pu payer pas mal d'images qui sont toutes magnifiques, surtout en ce qui concerne la zone de tir. Je suis aussi depuis en discussion avec des archivistes russes qui ont déjà travaillé pour des documentaires de ce genre, je vais continuer à investiguer pendant encore au moins quelques mois pour savoir si on arrive à déterrer des nouvelles images, ou même acheter des images déjà connues (ce qui serait déjà génial). Plus d'infos dans les mois à venir.

    La modélisation 3D du lanceur a bien commencé. J'ai embauché un graphiste 3D pour réaliser ces modèles, qui s'avère être aussi un passionné de la N-1 qui a le goût des détails et des choses bien faites. Il s'agit d'Alan Baker de la société "AEB Digital", et c'est exactement une rencontre de ce genre que j'espérais pour réaliser ce travail. Vu la qualité de ce qu'il est en train de faire, les animations 3D n'en seront que plus agréable à regarder... et surtout justes et précises techniquement.

    Comme vous l'aurez compris, ce projet rentre dans un rythme de croisière où les nouvelles ne seront peut-être pas spectaculaires pendant quelques temps, mais où énormément de choses sont en train d'être organisées. La tentative de collaboration avec les Russes et les Kazakhs demande une grosse quantité de travail à laquelle je ne m'attendais pas, mais qui pourrait apporter un "plus" indéniable au documentaire. Je n'ai aucune idée de si j'arriverai à obtenir quoi que ce soit, mais soyez convaincu que j'y passe mes soirs et mes week-ends, et que quel que soit le résultat il y a peu de chances que j'aurais pu avoir mieux.

    Je vous laisse sur un premier visuel 3D qui vous montre l'état d'avancement de la modélisation du lanceur. Il s'agit d'une vue éclatée du lanceur N1-3L, le premier des 4 modèles à avoir décollé.

    A bientôt,

    Grégory