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Projet Motetan Mamo de Nation à Nation

Marche solidaire au Québec fin juillet 2017

À propos du projet

 LE BUT DE LA MARCHE MOTETAN MAMO (QUEBEC)

MARCHONS ENSEMBLE

L'instigateur de cette marche est Richard Moar , secrétaire du CAAL (Centre d'Amitié Autochtone de Lanaudière) http://www.caalanaudiere.ca/

Cette marche de 186 km (25 à 28 km environ par jour ), a pour but de sensibiliser la population aux problèmes de santé vécus par les Autochtones vivant ou qui sont de passage en milieu urbain.

Ce projet vise à soutenir les Autochtones aux prises avec des soins de santé récurrents (dialyse par exemple) en collectant des fonds pour les aider  à accéder aux services de santé, aux services de transport etc ...

Motetan Mamo veut dire « marchons ensemble » en langue Atikamekw.

Afin de favoriser le rapprochement entre les nations et de combattre le racisme dans la région, Motetan Mamo est devenue Motetan Mamo de nation à nation.

Cette marche est également une action pour prouver qu’il est possible de marcher ensemble autochtones et autres nations.

Lors du parcours, des échanges et des liens se tissent entre les participants. Ce qui fait le succès de Motetan Mamo de nation à nation.

Pour la 4ième édition , du 30 juillet au 06 août 2016, les marcheurs ont été encore plus nombreux (37 personnes ). Ils ont effectués les derniers kms avec le grand chef de la communauté de Manawan Jean Roch Ottawa qui les a mené jusqu'au Pow wow de Manawan.

Petite vidéo de la marche

Motetan Mamo de Nations à Nations 2016

UN PEU D'HISTOIRE ET DE GEOGRAPHIE

1) Les Atikamekws 

Les Atikamekws sont des autochtones originaires du Québec. Leur territoire ancestral couvre environs 80000 Km et est situé au dessus de Montréal .

La langue Atikamekw, qui est un dialecte « cri »,appartient à la famille des langues algonquines et est toujours utilisée quotidiennement par la majorité de la population.

Les Atikamekws ont des liens traditionnels avec le peuple Innus, qui était leur allié historique contre les Inuits. Ils auraient été les découvreurs du sirop d'érable.

En 2010, leur population était estimé à 6729 individus. Ils sont établis sur 4 réserves dont Manawan. On trouve des minorités en milieu urbain.

Ils sont divisé en territoires familiaux utilisés pour la pratique des activités traditionnelles comme la chasse, la cueillette, la pêche.

Depuis 1978 ,le CNA (conseil de la nation Atikamekw) ,qui est un conseil tribal représentant les 3 communautés, est en négociation avec les gouvernements du Canada et du Québec.

Les revendications visent généralement 3 buts :

Obtenir plus d'autonomie, avoir des territoires plus grands et sauvegarder l'identité et la culture.

2) La Loi sur les indiens 

De 1868 à 1956 , la mise en application de la loi sur les indiens s'est traduite par l'imposition forcée des valeurs religieuses et culturelles occidentales dans le but avoué de «  civiliser » et « d'assimiler » les amérindiens considérés comme des sauvages.

Les pensionnats chrétiens ont joué un rôle important dans cette mission de civilisations et d'assimilation.

La loi canadienne obligeait en effet les parents autochtones, sous peines de poursuites, à envoyer leurs enfants dans ces institutions, ou l 'on interdisait l'usage des langues et pratique des traditions et des coutumes autochtones. Les enfants qui n'obeissaient pas étaient punis, souvent par des châtiments corporels.

La loi sur les indiens considérait les amérindiens comme des mineurs, des citoyens de seconde zone dont l'état devait s'occuper.

Cette loi restreignait les déplacements des Amérindiens en dehors des réserves.

Jusqu'aux années 1960, des agents du ministère des affaires indiennes, présents dans les réserves, ont exercés un pouvoir absolu, réglant presque tous les aspects de la vie quotidienne des Autochtones, de la naissance à la mort.

La loi sur les indiens est devenue inexorablement un véritable paternalisme qui a entrainé une perte d'autonomie et la dépendance des Premières Nations.

3) Les réserves Amérindiennes

Une réserve est une parti de territoire ou les Amérindiens habitent et exercent leurs activités quotidiennes.

Aujourd'hui, il existe 2793 réserves amérindiennes. Cela représente moins de un pour cent de la superficie totale des terres au Canada, que les Autochtones contrôlaient pourtant en majorité avant la colonisation .

La loi sur les Indiens stipule que seul les indiens inscrits peuvent résider en permanence dans une réserve.

Dans les réserves amérindiennes, les conseils de bandes sont responsables de l'administration des services à la communauté dont la santé et l'éducation. Ils ont également un rôle politique en représentant la population auprès des gouvernements fédéral et provincial et en négociant avec eux des ententes sur leurs droits.

Les conseils sont composés d'un chef et de conseillers.

C 'est un territoire qui appartient exclusivement à la couronne. Le confinement en réserves débute, semble-t-il , en 1636 , à Sillery, tout près de Québec.

Des terres sont mises de côté par la couronne Britannique en vertu de traités numérotés ou par des ententes spéciales avec des bandes individuelles ( une bande désigne une collectivité) .

C'est en instaurant des alliances ou en signant des traités que les autochtones en sont venus à céder leurs terres aux colons européens.

La pauvreté des réserves (encore aujourd'hui), l'éloignement et l'isolement de la plupart des réserves contribuent au fort taux de chômage chez les amérindiens.

En dépit des conditions déplorables qui y règnent, les réserves représentent pour de nombreux Amérindiens la dernière preuve tangible qu'ils étaient les premiers peuples du canada.

Pour bon nombre d'entre eux malgré les privations qu'on y trouve encore, la réserve est un foyer physique et spirituel.

4) La communauté de Manawan

Manawan est une réserve du peuple Atikamekw dans la région de Lanaudière au Québec.

Sa superficie est de 797,26 hectares et sa population s'élève à 1496 habitants.

La ville la plus proche est St Michel des Saints (environ 72 km de route non goudronnée /piste).

C'est le 29 aôut 1906 que Manawan devient officiellement une réserve.

Depuis sa création, le milieu économique a évolué, il existe maintenant différents commerces et industries.

SOURCE https://fr.wikipedia.org/wiki/Attikameks

Site officiel de Manawan avec son histoire: http://www.manawan.com/historique.cshtml

Autre site a découvrir: http://www.atikamekwsipi.com/historique

LA PRISE EN CHARGE DES PERSONNES DIALYSEES

La dialyse est un procédé thérapeutique permettant d'éliminer les toxines (urée, acide urique) et l'eau, qui sont contenues en trop grande quantité dans le sang, lorsque les reins ne sont plus en mesure d'assurer leur fonction de filtres.

C'est un traitement lourd, à vie (le plus souvent ), qui demande un accompagnement humain par la famille en général.

La dialyse s'effectue dans un centre médical , plusieurs jours par semaine. Chaque séance dure environ 3heures.

En France, la prise en charge est de 100 % que ce soit pour les soins ou le transport.

Au Québec , c'est différent.

Portrait de la situation au Québec

La clientèle qui doit être traitée en dialyse augmente d’année en année. Au cours des dix dernières années, c’est-à-dire de 2005 à 2014, l’augmentation a été de 44,4 % en hémodialyse . En cinq ans, de 2009 à 2014, l’augmentation a été de 14,9 % en hémodialyse.

LA PROBLÉMATIQUE DU TRANSPORT

L’organisation des transports pour les personnes recevant des traitements d’hémodialyse en unités satellites, en centres externes ou en centres principaux de dialyse présente de nombreuses difficultés.

Les usagers, les gestionnaires des unités de dialyse et les représentants de l’Association générale des insuffisants rénaux (AGIR) nous confirment que les problèmes soulevés en 2006 sont les mêmes qu’aujourd’hui, soit :

• l’organisation du transport et les coûts qu’il représente freinent l’accessibilité aux services;

• les difficultés d’organisation du transport ont pour effet de diminuer le temps consacré au traitement d’hémodialyse de certains patients dans différentes situations;

• les proches de certains patients s’adaptent difficilement à la régularité, à la fréquence et à la durée des traitements;

• le transport adapté présente des irrégularités dans ses horaires et délais;

• la condition physique des patients nécessite un transport adapté, ce qui entraîne un problème de recrutement des transporteurs;

iniquité : - il existe des écarts dans les indemnités de déplacements associés au statut de la personne, selon que ces indemnités proviennent de tel ou tel programme offert par différents organismes (ex. : Société de l’assurance automobile du Québec, Commission de la santé et de la sécurité du travail, Anciens Combattants, Affaires autochtones, Sécurité du revenu, MSSS);

Il y a des différences notables de services qui sont liées au territoire, des différences entre les régions et à l’intérieur même des régions;

• transport en soirée : - il s’avère difficile de trouver un transport adapté en soirée;

• la dialyse en soirée est exigeante pour les patients âgés qui présentent plusieurs comorbidités, qui sont instables pendant leur traitement, ou qui ont besoin de transport adapté.

Toutes les publications consultées considèrent que le transport représente un facteur associé à l’observance du traitement.

Notons qu’actuellement les services d’hémodialyse hospitalière en unités satellites, en centres externes ou en centres principaux de dialyse devraient être accessibles en moins de trois heures (aller et retour dans des conditions optimales : beau temps, circulation fluide non entravée par des travaux routiers).

Doc source: http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2015/15-928-01.pdf

 PETIT ECHANGE AVEC UN AUTOCHTONE DE LA COMMUNAUTE DE MANAWAN

En france les soins de dialyse sont pris en charge que cela soit la dialyse en elle meme ou le transport. J'aimerais savoir comment cela ce passe au Québec dans ta communauté la vie au quotidien d'une personne dialysée? Combien de fois par semaine la personne va au centre de dialyse et comment elle y va?

Tu connais la loi sur les indiens mais on est pris avec ça depuis des années imposer par le gouvernement du Canada ou on est des mineurs jusqu'à notre mort.

Exemple pour la journée d'une dialysée lundi matin je l'amène à l'hôpital pour une dialyse de 3 h 30 et je retourne le chercher c'est avec mon auto et je paie le gaz et c'est de même 3 jours/ semaine soit lundi- mercredi et vendredi

le trajet pour aller jusqu'à l'hopital est long ?

Non on essaie de se rapprocher de l'hôpital mais nous avons dû quitter notre communauté depuis 5 ans. Laisser la maison et c'est plus le loyer qui nous coûte cher en fait

de la communaute c'est combien de temps le trajet a peu près ?

3 h 00 en auto aller-retour max 6 h 30

Asphalte et gravelle

ok

Et Santé Canada n'assume pas ses responsabilités selon la loi sur les indiens

il est dit quoi dans la loi sur les indiens sur la prise en charge des malades ?

Que Santé Canada doit assumé

Il y a un transport pour autochtone en ville sauf que quand tu es rendu en appart tu es considéré comme citoyen de la ville et ton statut d'indien ne s'applique plus

sante canada doit assumer que si la personne reste dans la communauté ? mais plus si elle habite en ville plus près c'est ça ?

En plein ça

Tu es sur réserve Santé Canada assume, tu es en ville tu es hors réserve Santé Canada paie si tu reste pour 3 mois dans un foyer d'accueil pour autochtone santé Canada, plus de 3 mois tu dois prendre un appart Santé Canada n'assume plus le loyer et transport

sauf que la c'est un traitement à vie …

C'est bien ça

À quoi va servir le financement ?

Don pour la marche : 598 € et plus si les donateurs pour la cause sont nombreux

Commission ULULE 8% : 52 €

TOTAL 650 €

À propos du porteur de projet

 QUI SOMMES-NOUS ?

L'Association "L'Appel de la Nature" est régie par la Loi du 1er juillet 1901 et du Décret du 16 août

1901 à but non lucratif. Son siège social est fixé dans le Sud Est de la France (Alpes Maritimes) à Saint Jeannet.

Un des buts essentiels de notre association est de mener des actions d’aide aux communautés des Premières Nations et aux associations sur place , afin de les soutenir dans leur lutte pour conserver leurs valeurs ancestrales et protéger leurs culture et traditions.

C'est pour ces raisons que nous souhaiterions apporter notre soutien à l'action de Motetan Mamo.

journal officiel des associations: http://www.journal-officiel.gouv.fr/association/index.php?ACTION=Rechercher&HI_PAGE=1&HI_COMPTEUR=0&original_method=get&WHAT=+l'appel+de+la+nature&JTH_ID=&JAN_BD_CP=06640&JRE_ID=Provence-Alpes-C%F4te-d'Azur/Alpes-Maritimes&JAN_LIEU_DECL=&JTY_ID=&JTY

PETIT MOT DU PRESIDENT

Un peu avant la création de notre association, j'ai eu la chance de faire un voyage jusqu'au Québec que nos ami(e)s des Première Nations appellent « l'Ile de la tortue ». 3000 km à travers ce beau pays allant à la rencontre des habitants de ces communautés. Ce sont tous des gens merveilleux qui, même après un passé très difficile, sont restés eux même et ont su garder et protéger leur culture et traditions bien ancrées dans leur coeur. Je ne regrette pas ce long voyage que j'ai eu la chance de faire avec mon épouse. J'avais retrouvé comme une deuxième famille. De retour nous avons créé notre association et depuis nous essayons le mieux que nous pouvons malgré la distance, de faire connaître ces communautés tout en respectant qui ils sont avec humilité respect patience et écoute. Nous essayons de mener des actions concrètes, comme celle- ci, pour les aider. Il y a deux ans une amie m'a parlé de cette marche et de son but. Du coup j'en ai parlé aux membres de notre association et essayons avec grande motivation de récolter des fonds pour ce projet (pas si facile qu'on croit). Beaucoup de gens me demandent pourquoi nous faisons des actions aussi loin. Cela me fait rire car je n'ai pas de mots pour expliquer, cela s'appelle juste de l'humanité... Si nous ici nous rencontrons des difficultés d'autres personnes ailleurs en ont aussi et surtout n'ont pas les mêmes moyens que nous pour y faire face. Je ne pense pas que cela peut venir que de la compassion mais bien que nous sommes tous enfants de la terre.

Comme dit si bien Richard Moar, instigateur du projet Motetan Mamo et membre du Conseil d'administration avec qui je suis en contact : « C'est aussi une opportunité de connaître et d'en apprendre davantage sur la culture autochtone. »

Oui, et il y a beaucoup de choses à revoir pour faire changer la vision des plumes et tipis.

Si un jour nous voulons essayer de changer certaines choses, il faut être à l'écoute de l'autre et non comme font beaucoup ici faire du business sur les autres traditions et cultures. Ce n'est pas ça que nous devons faire pour avancer, mais bien être à l'écoute de celui qui est en face de soi avec respect.

La maladie est partout sur la terre.

Nous pouvons imaginer ce que peut être la vie de ces malades dialysés qui doivent vivre loin de leur communauté et de leur famille pour pouvoir survivre. Le fait d'être isolé en tant que malade est une épreuve supplémentaire et quand il existe des actions comme Motetan Mamo nous nous devons d'être solidaire et tendre une main de soutient où que nous soyons.

Fréderic Delforge (président de l'association « l'appel de la nature »).

Lien pour nous suivre :

https://www.facebook.com/LAppelDeLaNature/

 LES 3 FUTURS MARCHEURS