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Meunier, tu dors ?

Et si on fournissait les cantines scolaires entre Montpellier et Sète avec des pâtes sèches issues du blé de nos champs ?

À propos du projet

Aujourd'hui, nous sommes nombreux à nous tourner vers une agriculture paysanne,
plus à même de nous fournir des produits sains, traçables, sans pesticides.
Cette agriculture paysanne permet de nous nourrir et de recréer aussi le lien avec le territoire :
ce sont nos "pays" qui peuvent nous nourrir.
Soutenir les initiatives de retour à la terre et organiser les circuits courts
permet de répondre à nos attentes de proximité et de mieux manger.

Si nombre de maraîchers s'organise à produire local et durable, on manque d'initiatives autour des filières céréales pour manger du pain et des pâtes d'ici.

Le moulin est installé dans les collines de la Moure, en surplomb de l'axe Montpellier - Sète.
Il cultive des parcelles de Lavérune à Poussan / Balaruc.
Il collabore directement avec des collègues agriculteurs, afin de partager les terres,
les savoir-faire, le matériel et les débouchés.

Plus largement, le Moulin de la Moure est impliqué dans des circuits courts, de Montpellier à Sète
(les Colis d'Orques : https://app.cagette.net/group/1197,
les Pouss'en faim : http://paniersdethau.fr/poussan--les-poussen-faim.html).
Il échange avec plusieurs associations environnementalistes et agri'culturelles
par exemple, l'association Saint Jean Environnement (côté Montpellier Métropole Méditerranée)
et le groupe de travail Abalafriche (côté Sète Agglomération Méditerranée). 

Aujourd'hui, nous gageons qu'il est possible de manger local. Et nous sommes convaincus qu'il est nécessaire de faire manger nos enfants plus sainement : avec une garantie 0 pesticides.

Pour cela, il y a deux enjeux. D'une part, il s'agit de s'organiser entre producteurs pour produire suffisamment et durablement (sans pesticides !). D'autre part, il faut refaire le lien entre le produit fini et la matière première. On a encore trop de mal à penser que des coquillettes, c'est d'abord du blé dur qui pousse dans un champ. Avant d'être un paquet plastique dans les rayonnages d'un distributeur.

Le Moulin de la Moure est là pour ça : organiser la filière, refaire le lien au territoire. Et concasser le grain en farine, bien entendu !

Quand on dit que le Moulin de la Moure est un acteur de la filière agricole locale, on n'exagère pas. En plus de l'objectif de cette collecte qui peut changer la manière de faire manger nos enfants dans les cantines scolaires, le Moulin de la Moure s'engage auprès des artisans de notre quotidien. Par exemple, nous avons développé du pain 100% local et garanti sans pesticides avec des artisans boulangers engagés dans le Mieux manger. Le premier d'entre eux : Fabien, artisan boulanger à Pignan. Il a façonné le Pain de le Moure. De nos cercles proches, Fabien a été le premier artisan boulanger à s'intéresser à notre farine. Il l'a travaillée et le résultat a été à la hauteur ! Fabien a montré que les artisans boulangers sont capables de travailler des farines locales, autres que celles des grands minotiers.

Le Moulin de la Moure est donc à la fois un acteur de notre alimentation et un acteur de notre territoire. En plus de l'objectif de conquête des cantines, en plus du développement de pains paysans chez nos artisans boulangers, le moulin participe aux circuits-courts de notre bassin de vie, notamment par la confection des raviolis.


Depuis plusieurs années, Guillaume cherche à s'installer agriculteur,
autour de cet axe péri-urbain Montpellier - Sète.
Il a l'envie de faire des pâtes et, en particulier, des pâtes farcies.
Car quoi de mieux qu'un ravioli pour concentrer les productions du Languedoc ?
En effet, un ravioli, c'est 5 cm² de céréale (le Languedoc est un bassin historique du blé !)
et de farce alliant fromages des éleveurs fromagers (pélardon...) et légumes des maraîchers.
Ajoutez une pincée de thym des garrigues et un trait d'huile d'olive.

Il achète un petit moulin tyrolien pour expérimenter la meunerie.
Il ouvre son petit magasin de raviolis et farines en juin 2015, à Lavérune.


Il s'insère peu à peu dans les circuits-courts à proximité,
Les Pouss'en faim (Poussan : http://www.paniersdethau.fr/poussan--les-poussen-faim.html), les Colis d'Orques (St Georges d'Orques : https://sites.google.com/site/lescolisdorques/home),
les paniers de Saint-Jean-Environnement (Saint Jean de Védas : https://www.st-jean-environnement.fr/).
Là, il rencontre de nombreux producteurs et consommateurs engagés dans le Manger local. Il investit dans un moulin Astrié, beaucoup plus performant.
Il s'installe paysan fin 2017

 (Plus de détails dans la partie "A propos de vous")

A quoi va servir le financement ?

Mieux manger, c'est déjà savoir ce qu'on mange : du champ à l'assiette.
Ici, il s'agit de développer les pâtes sèches : les Mourettes !

Nous avons réservé celle de Julien (Florac, 48), qui cherche à acheter une machine plus grosse
vu son activité croissante. En particulier, Julien a beaucoup de demande des collectivités
pour ses pâtes sèches : via le site www.agrilocal48.fr .
Visitez le site du réseau national des "agrilocal" (http://www.agrilocal.fr/) ! Et regardez leur vidéo, pour terminer de vous convaincre que fournir les cantines scolaires est un objectif réaliste et réalisable. Voilà où nous en sommes : nous acquérons l'extrudeuse et lançons la production des Mourettes. Alors, nous proposerons nos pâtes sèches aux collectivités, via le site agrilocal 34 et aussi via nos contacts dans les écoles de Lavérune, de Cournonterral, de Fabrègues, le lycée de la Mer de Sète et le lycée Champollion de Lattes.

Valoriser les productions locales, c'est les transformer, les cuisiner.
C'est ce que nous faisons avec nos raviolis, cannellonis et lasagnes. Il s'agit de respecter les normes d'hygiène lors de la transformation.

Concrètement, lors d'une discussion à la Boutique Paysanne de Gignac, "L'Escale locale",
nous réalisons qu'une partie des viandes fraîches de qualité des éleveurs locaux sont invendues.
C'est la règle, dans tout commerce.
Or nous, nous savons quoi en faire : l'intégrer dans nos cannellonis et lasagnes.
Un passage par la mijoteuse avec quelques légumes de saison...
Puis passage par la cellule de refroidissement avant façonnage dans les feuilles de pâte
et stockage au froid (+3°C).  

Cela passe par des techniques de cultures adaptées à la "0 chimie".
Nous avons déjà parlé de la nécessité de faire des rotations de cultures.
Pour cela, nous valorisons des parcelles de toute taille, même petite,
même au bout d'accès étroits.
Et malgré l'entre-aide agricole que nous défendons, il nous manque un peu de matériel.

Nous cherchons à investir dans un tracteur 80 CV et une petite moissonneuse-batteuse.
Ces équipements rejoindraient le semoir, l'andaineuse et l'emballeuse que nous avons à disposition.
Ces équipements serviraient spécifiquement à l'îlot de cultures de Poussan / Balaruc.

Nous avons identifié un moissonneuse chez un collègue de Gignac : la barre de coupe
est suffisamment petite pour se faufiler sur tous les chemins qui mènent à nos parcelles
!
Quant au tracteur, un 80 CV, 2 roues motrices, est adapté à nos besoins.

Nous prévoyons un besoin de 9500 € pour ce matériel, que nous financerons progressivement selon nos fonds

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En résumé, le moulin est en place, l'activité a démarré,
mais des investissemets restent nécessaires pour renforcer la durabilité du projet.

À propos du porteur de projet

Je m'appelle Guillaume Chirat. Trentenaire. J'habite au coeur du village de Pignan (34570)
avec Frédérique et nos deux filles, Garance et Coline.

Agronome de formation, j'ai travaillé pendant 7 ans sur des projets de recherche
et dans l'enseignement agricole.
Fin 2013, je décide de suivre mon instinct : devenir paysan.
J'ai l'intuition que c'est probablement ce que j'ai toujours voulu faire.

Tâtonnant entre 2014 et 2015, je ne sais pas vraiment par quel bout aborder
mes nombreuses idées de productions agricoles et développer un réseau de partenaires.

Devenir paysan : vaste programme !
Ce que je sais dès le départ : je veux travailler la pâte. En particulier la pâte farcie,
car c'est une manière d'y agréger plusieurs productions locales, entre la pâte et la farce.
C'est donc une manière de collaborer avec plusieurs producteurs. 

Car dès le départ, je ne veux pas simplement développer ma petite entreprise :
j'aspire à une aventure collective.

Alors, en juin 2015, j'ouvre mon commerce de raviolis, à Lavérune. Je suis artisan.

Je passe mes journées devant ma machine à pâtes et certaines nuits au moulin.
Je travaille la farine, la pâte. Et en parallèle, je multiplie les rencontres.
Je développe mes circuits de commercialisation.

Il y a Irène, avec qui je mutualise le nouveau moulin Astrié. 

Je rencontre des gens passionnés et passionnants.
Je me nourris de leurs projets et de leurs succès. J'avance grâce au soutien de mes clients.
Puis, je rencontre aussi Terres Vivantes, l'Airdie...
Des collectifs solidaires qui aident à l'installation agricole.
Le schéma ci-après situe certains de mes partenaires régionaux, qui m'ont apporté du savoir
et des semences !

C'est grâce à ce cheminement que j'ai gagné la confiance de partenaires
tels que la Mairie de Lavérune, qui me loue des terres aujourd'hui,
et que des collègues paysans m'ont accueilli.

J'ai la prétention de penser que ma petite entreprise est une aventure collective.
Avec une idée : Produire local, Consommer local. C'est là le combat de ma vie,
sans aucun doute.
Car manger local, c'est protéger l'environnement. C'est recréer du lien social.
C'est mieux se connaître. C'est développer des chaînes de valeurs tangibles et concrètes.
C'est rechercher le bonheur.

Avec des partenaires agriculteurs, des artisans et des citoyens,
nous avançons à faire du Manger local une réalité.

FAQ

  • Peut-on contribuer autrement qu'en ligne ?

    Oui ! Pour ceux qui sont frileux pour toute opération bancaire en ligne, vous pouvez m'adresser un chèque que je m'engage à reverser dans la cagnotte. Il faut donc me l'adresser : Guillaume Chirat - 34 rue de la Villette - 34570 Pignan.

    Dernière mise à jour : il y a 8 mois, 1 semaine

  • Entre sollicitations multiples et distance au projet, est-ce que j'aide votre projet si je ne donne que 10 ou 20€ ?

    C'est une question très pertinente ! Le financement participatif s'ancre dans nos habitudes : nous sommes plus sollicités qu'avant eu égard à ce type de démarche. Ou encore : on est parfois éloigné du produit ou du territoire où le projet se développe. On adhère à la démarche mais on ne peut pas "tout donner".

    Quelles qu'en soient les raisons, n'apporter qu'une "modeste" contribution reste une contribution nécessaire. Le parallèle avec l'essence de mon projet est simple : la collecte n'a "que" pour but d'acquérir une extrudeuse à coquillettes. Oui mais ce matériel est un outil pour valoriser une recherche de production locale durable. C'est un outil pour réfléchir à ce qu'est le Manger local. C'est un outil pour Manger durable. Donc : c'est un rouage de ce qu'on appelle la transition énergétique et la transition écologique. 

    Les petits ruisseaux forment les grandes rivières...

    Dernière mise à jour : il y a 8 mois, 1 semaine

  • Il y a des produits frais ds les contreparties et je ne suis pas sur place: comment cela peut se passer?

    En effet, pour des questions évidentes de transport et de chaîne du froid, il est impensable d'expédier des raviolis...

    Toutefois, au cas par cas, on peut envisager des opportunités de rencontre où je vous livrerai mes pâtes. Par exemple, je sais que j'aurai des occasions d'aller entre Aude et Pyrénées-Orientales. Egalement, il sera possible de se rencontrer dans le Gard. Et un peu plus loin, je pense aussi passer par l'Isère, les Savoies, le Rhône. Et aussi autour de Marseille.

    Voilà... Appelons-nous !

    Dernière mise à jour : il y a 8 mois, 1 semaine