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Maraîchage aérien à Grenoble

Cultiver des légumes en ville ? Et avec une belle vue ?

À propos du projet

BRAVO & MERCI

Et comme il faut toujours avoir de la suite dans les idées, on fixe un nouvel objectif : 110%

Si on arrive jusque là, on dévoile la culture un peu spéciale qu'on va tester sur le toit de la Casemate.

Petit indice : c'est alimentaire également, mais on n'a pas l'habitude de la voir pousser dans un potager ;)

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Les faits sont là : la plus grande ville française ne survit que trois jours si les camions qui la nourrissent tombent à court de pétrole, et la qualité de notre alimentationest remise en question par les scandales sanitaires qui éclatent régulièrement.

En réponse à cette insécurité alimentaire, on voit émerger en ville des projets de production végétale comestible : jardins partagés, serres productives sur les toits, jardinage guerilla...

C'est de cet univers que pousse le toit-potagerdans différents endroits très peuplés sur la planète : au Canada, aux Etats-Unis mais aussi en France et notamment à Grenoble.
La pression foncière grandissante rend aujourd'hui difficile l'accès aux terrains cultivables au niveau du sol, et les cultures potagères suivent la piste des plantes grimpantes pour s'établir sur les espaces perdus que représentent les toits. Déjà investis par les installations de panneaux photovoltaïque permettant la production locale d'électricité, les toits plats sont une opportunité pour re-localiser la production potagère tout en traçant sa qualité. Et même de développer un type d'agriculture spécialement adapté aux petites surfaces, en bénéficiant des apports récentes des initiatives agriculturelles comme la micro-agriculture bio-intensive ou la permaculture.  Et pour rester cohérent, tout ça est distribué en circuit court : culture personnelle, paniers paysans, ...

Un toit-potager pousse aussi à la Casemate, le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle à Grenoble. Après une première saison plantée tardivement sur la petite surface qu'on voit sur la photo (mais qui a quand même permis quelques gros plats collectifs) Cultivons nos toits  augmente sa surface de production pour mettre les 2/3 du toit en culture : 300 m².

Avec cette surface à notre disposition, nous avons de l'espace pour diversifier les modules de culture : bac en bois, bacsac, murs jardins et bioponie. Ces techniques de culture sont relativement nouvelles car elles sont adaptées à l'environnement particulier où le potager s'implante, et les cultivateurs de toits ont dû faire preuve d'imagination et d'inventivité pour faire germer le béton et le gravier. Nous pourrons ainsi comparer les techniques de culture pour pouvoir les améliorer la saison suivante, mais surtout de concevoir un espace cultivé en profitant de cette diversité pour protéger au mieux les plantes trop exposées au soleil et exploiter les différences de hauteur pour l'irrigation gravitaire. Le tout bien sûr cultivé selon les principes de l'agriculture écologique et de la permaculture.

Cette production n'est pas comparable avec celle d'un maraîcher car son espace cultivé est beaucoup plus important. En revanche, on trouve facilement 300 m² de toiture plate, il suffira donc de reproduire cette installation sur les bâtiments capables de les accueillir. Et commencer ainsi à augmenter le volume de production et distribution potagère ultra-locale. Et in fine, améliorer la résilience alimentaire grenobloise.

Bon, produire des légumes en ville d'accord, mais précisément ? Pour qui ? Combien de personnes ? Concrêtement, on va en faire quoi ?

Production locale, distribution locale, nous avons choisi le système des paniers paysans, et pour renforcer notre action sociale, nous souhaitons à terme alimenter le dispositif des paniers solidaires. Leurs tarifs sont adaptés aux revenus des consommateurs, et permettent aux foyer à faibles revenus de bénéficier de produits sains et locaux. A Grenoble, c'est l'association Episol qui organise la distribution des paniers, dont une part du financement est assuré par la mairie.

Notre objectif sur le toit, la tonne de production, est un premier pallier mais ne permettra pas d'alimenter un nombre significatif de paniers : il faudra voir pousser d'autres toit-potagers à Grenoble, ce qui ne manquera pas d'arriver. Pour cette saison, nous réservons donc notre production pour l'utiliser de deux façons :

  • Pour les contreparties : vous pourrez être parmi les premiers consommateurs de légumes perchés, juste retour des choses ! 
  • Pour des ateliers de transformation culinaire, afin de suivre le fil de la graine à l'assiette. C'est l'occasion pour tous d'apprendre à mieux manger, plus sainement et plus écologiquement, et permettre à tous d'expérimenter la cuisine de saison, les pratiques de conservations, de cuisson solaire, d'utilisation des déchets de cuisine. Ces ateliers seront organisés en partenariat avec la Mixture et Episol dans les centres sociaux de Grenoble, et s'inscrivent dans la démarche de sensibilisation et d'expérimentation portée par Cultivons nos toits

Crédit : Nolwenn Lenir


Plan d'action

  1. Du 6 au 12 février : chantier participatif de construction des bacs de culture co-encadré par l'association Entropie et Cultivons nos toits
  2. Début Mars : chantier participatif de construction de bacs de culture à partir de matériaux de récupération
  3. Courant Mars : installation des smartpots, de la bioponie, du système d'irrigation
  4. Fin Mars : installation du mur jardin
  5. Fin Mars - Début avril : fin de l'aménagement, mise en terre
  6. Mai : plantation
  7. Juin : premières récoltes, début des ateliers de transformation culinaire et des envois de paniers-contreparties
  8. Fin septembre : fin de la saison, c'est l'heure du bilan !

Cette page sera régulièrement mise à jour avec les avancées de l'aménagement du toit, mais vous pouvez aussi suivre l'évolution sur notre page Facebook

A quoi va servir le financement ?

Le financement servira à acheter les différentes éléments dont on a besoin pour construire et installer l'ensemble du toit-potager, produire les contreparties et verser la contribution à la plate-forme Ulule.

Plus précisément :

  • 4800 € pour l'aménagement du toit : le bois pour les bacs, les smartpots, les tuyaux pour la bioponie, le mur végétal
  • 1120 € pour la mise en culture : terre, compost, plants, bâches
  • 640 € pour le système d'irrigation : pompe, tuyaux, gouteurs
  • 800€ pour la matière première des contreparties (notre logique DIY fait le reste)
  • 640 € pour Ulule

Et si on dépasse l'objectif ?

D'abord, MERCI BEAUCOUP !

Ensuite, nous aimerions qualifier mieux les intérêts d'un toit-potager : on prête beaucoup de vertus aux toitures végétalisées, comme leur pouvoir isolant thermiquement et phoniquement, leur capacité de rétention d'eau, l'amélioration de la biodiversité qui les peuple...

Quelle chance, nous avons sous notre sol (comprenez, leur toit) un centre de culture scientifique, qui est intéressé par notre projet et qui souhaite le soutenir même au-delà de la mise à disposition du site.
Avec leurs connaissances en instrumentation et votre surplus de soutien financier, nous pouvons installer différents dispositifs de mesure pour avoir des chiffres plus précis sur ces vertus...

De quoi trouver encore d'autres avantages au toit-potagers !

À propos du porteur de projet

L'association Cultivons nos toits cultive dans le vaste champ de l'agriculture urbaine sur Grenoble et ses alentours. Nous avons à coeur d'utiliser les espaces urbains perdus ou délaissés, comme les toits, et avons vocation à animer des potagers participatifs, espace de pratique et d'apprentissage du jardinage écologique et de l'autoconstruction, et à cultiver des espaces pour créer une production potagère au cœur même de la ville.

Nous avons plusieurs projets :

  • nous animons un jardin pédagogique à Vif aménagé selon les principes de la permaculture dans le sud de Grenoble,
  • nous avons installé un espace vitrine d'agriculture urbaine sur un toit au sein d'une copropriété et réfléchissons à investir les espaces verts de la résidence pour les transformer en espaces de culture et nourrir les habitants de la résidence,
  • nous investissons progressivement le toit du centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble. Mais vous connaissez tout du projet maintenant.

D'autres projets sont à l'étude : nous souhaitons développer étendre encore notre production en 2017 en réplicant l'expérience Casemate sur des toits adéquats.

Cultivons nos toits est une association, vos dons sont ainsi déductibles d'impôts sur le revenu, à hauteur de 60 %, dans la limite des 5 pour 1000 du chiffre d’affaire de l’exercice pour les entreprises, et 66 % à 75 % des sommes versées  pour les particuliers, le plafond étant de 20 % du revenu imposable, le solde est reportable sur les 5 années suivantes.

Ils nous soutiennent ou nous ont soutenu :
Institutions publiques : Région Auvergne Rhône Alpes, Département de l'Isère, Communauté d'agglomérations grenobloise (Métro), Ville de Grenoble, Ville de Vif
Organismes privés : Fondation Suez Environnement, Fondation Macif
Partenaires projet : La Casemate (CCSTI Grenoble), Entropie, La Mixture, Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (CFPPA), Clara Chambon

Encore plus d'infos : le site internet et la page Facebook