Attention, notre site pourrait mal s'afficher ou mal fonctionner sur votre navigateur.
Nous vous recommandons de le mettre à jour si vous le pouvez.

Mettre à jour
Je ne peux/veux pas mettre à jour mon navigateur
BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB CorporationBcorp /* ULULE BRAND LOGOS */

Un toit pour Madame Blanche

Projet d’installation de nichoirs

À propos du projet

Pourquoi protéger la « chouette effraie » ?

C’est dans son article intitulé « La Chouette effraie », paru sur le site Oiseaux.net, que Gilbert BLAISING nous présente avec passion cet animal et nous explique les raisons de sa disparition en Lorraine :

"La chouette effraie mérite bien son surnom de Dame blanche. Les couleurs très claires dominent sur les parties de sa robe les plus exposées:le masque facial en forme de coeur, le dessous de ses ailes ouvertes, les pattes et le ventre gris blanc à peine piqueté de petites tâches brunâtres. C'est dans cette robe blafarde qu'elle apparaît furtivement comme un fantôme dans la lumière d'un lampadaire ou des phares de nos voitures.

En effet, elle ne sort généralement de son gîte qu'à la tombée de la nuit et à l'aube. En cela, elle s'est adaptée aux moeurs de ses principales proies : campagnols, souris, mulots et musaraignes. S'y ajoutent occasionnellement, rats, chauve-souris, batraciens et oiseaux au repos.

Afin de pouvoir chasser dans l'obscurité, la dame blanche, comme tous les rapaces nocturnes, possède des atouts particuliers : la vue nocturne, une ouïe extrêmement fine et le silence du vol. La position frontale des yeux et la vision binoculaire qui en découle permettent une très bonne appréciation du relief et des distances. Leur anatomie (forme, taille et richesse de la rétine en bâtonnets) entraîne une sensibilité à la lumière des dizaines de fois supérieure à la nôtre. Cette acuité est de plus concentrée dans un champ visuel restreint qui est compensé par une mobilité totale de la tête pouvant tourner de 270 ° sans bouger le corps.

L'ouïe n'est pas moins perfectionnée et rend la chouette effraie capable de localiser dans la nuit profonde une proie, rien qu'à ses émissions sonores ou aux bruits, les plus faibles, de ses déplacements. La victime est perçue sans entendre elle-même son prédateur dont les battements d'ailes sont silencieux. Cette parfaite discrétion du vol est imputable à des structures particulières des plumes.

Essentiellement crépusculaire, la chasse de cet oiseau, à l'affût et surtout en vol, est rarement observable. Dans sa quête de nourriture, il se déplace pourtant sur plusieurs kilomètres à faible hauteur au-dessus de champs, prairies, haies et vergers suivant des itinéraires souvent réguliers, parcourus lentement, ailes souples, et entrecoupés de pirouettes ainsi que de brefs battements sur place lorsqu'une proie est perçue.

Cependant la chouette effraie n'est pas inconnue du public. Fascinante, elle est beaucoup représenté en images, en statuettes et en photos prises à son gîte qui se situe dans les granges et les remises, les combles des vieilles bâtisses et des clochers. Le fait d'apprécier particulièrement ces derniers, lui valent également d'être appelée effraie des clochers. Il lui faut un coin couvert et tranquille, situé à une bonne hauteur et pourvu d'une entrée dégagée. Ce rapace nocturne, comme aucun autre, a lié son existence à celle de l'homme et de ses édifices.

Autrefois, dans les campagnes, ces paisibles et très utiles « locataires « étaient fréquemment tués par superstition. On les crucifiait sur les portes de granges pour éloigner de prétendus esprits. Aujourd'hui, ils dérangent encore certaines personnes par leurs chuintements sonores, leur plainte aigre en vol et les pelotes de débris inconsommables rejetées dans le gîte après la digestion des proies avalées entières le plus souvent. Dans nos cadres de vie compulsivement nettoyés, ripolinés et aseptisés, un petit coin pas absolument propre, est souvent mal supporté. Les hirondelles des fenêtres sont également victimes, ça et là, de cet excès.

Commune et répandue en Lorraine dans le passé, cette espèce a vu ses effectifs baisser depuis des années. Les vieilles granges agricoles disparaissent ou sont transformées, les ouvertures de clochers sont en grand nombre grillagées contre les pigeons, les rongeurs trop systématiquement éliminés par empoisonnement. La circulation routière fait le reste en tuant beaucoup de ces chouettes volant bas au cours de leur chasse qui les oblige à traverser de nombreuses routes. Occasionnellement, ils peuvent également succomber à un manteau neigeux prolongé. Leur aptitude à accumuler une réserve de graisse est limitée et ne permet pas de supporter un jeûne de plus de neuf jours."

Madame Blanche, film de Franck VIGNA et Michel Ribette

Pour en savoir plus sur cette espèce, nous vous invitons à lire le dossier Projet Protection de la Chouette Effraie sur notre site dans la rubrique “Nos actions”.

Détail du projet :

Il est donc essentiel de mettre en place des actions pour lutter contre sa disparition. L’association TORCOL a choisi de lutter contre la disparition des lieux de nidification en installant des nichoirs.

Nous pensons en effet, que la sauvegarde de cette espèce passe aussi par l’information et la sensibilisation des citoyens. C’est pourquoi plusieurs actions seront réalisées par l’association autour des nichoirs avec les enfants …

À quoi va servir le financement ?

Le financement aidera l’association à fabriquer et installer des nichoirs à chouette effraie.

Pour cela nous vous sollicitons afin de rendre ce projet possible. Le budget sera réparti de la façon suivante :

  • 1500 € seront dédiés à la fabrication des nichoirs
  • 500 € seront affectés à la pose de ces nichoirs

Les nichoirs seront posés dans plusieurs communes en Lorraine. Les actions de sensibilisation seront réalisées par des bénévoles de l’association.

À propos du porteur de projet

Notre association a pour objet la protection de la nature et de l’environnement à travers la conservation et la restauration d’espaces naturels, la protection des ressources et des espèces animales et végétales, ainsi que la promotion de l’éducation et la sensibilisation à l’environnement.

L’association a déjà réalisé de nombreuses actions en faveur des milieux naturels et de la biodiversité, notamment l’entretien d’un milieu naturel depuis près de 15 ans et qui regroupe aujourd’hui plusieurs types de milieux comme des vergers, des mares ainsi que des espèces protégées : salamandre tachetée …Elle participe à de nombreuses actions avec le Parc Naturel Régional de Lorraine, le Centre de soins de la Faune Sauvage, les communes et les autres associations, comme des conférences, des chantiers participatifs ou des journées d’action en faveur de l’environnement.

Cette année, l’association TORCOL souhaite mettre en place plusieurs projets ayant pour objet la sensibilisation à l’environnement, qui est un élément indispensable de la protection des milieux naturels et des espèces.

L’environnement appartenant à tous, il nous semble nécessaire que le plus grand nombre de personnes, en particulier les enfants se sentent concernés par sa protection.

Nous remercions des membres de notre association pour leur collaboration à notre projet :

  • Franck VIGNA coauteur de la vidéo « Madame Blanche » et réalisateur de nombreuses autres vidéos.
  • Gilbert BLAISING, ornithologue pour son beau texte sur la « chouette effraie ». Gilbert publie régulièrement des articles sur les oiseaux dans les pages du REPUBLICAIN LORRAIN.
  • Michel RIBETTE, ornithologue et photographe pour ses photos

POUR NOUS SUIVRE :